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 mascarade (noé)

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MessageSujet: mascarade (noé)    Dim 31 Jan - 20:14

† Blanca & noé
I'm in the middle of the madness, the live and lose, finding who I'm gonna be, from the start till the end, I'm still learning the road between.


Retrouves-moi ce putain de salopard. L'ordre de son boss résonne encore dans sa mémoire. Elle repense à cette nuit. Un règlement de compte face à un collaborateur qui a cru bon d'essayer de doubler Alfio. Ça c'est soldé comme toutes les autres fois. Une balle entre les deux yeux dans une ruelle désaffectée. Sauf que ça n'a pas tourné comme ça aurait dû. Un bruit dans la pénombre. Une ombre qui a sursauté au coup de feu. Elle l'a vu Blanca. Ce gamin qui se tirait, le visage choqué. Grimpant dans sa bagnole sous les ordres de son chef, elle a foncé à une allure démesurée. Assez pour le voir courir, ce salop. Mauvais endroit, mauvais moment. Il courrait si vite que l'envie de cracher ses poumons devait naître. Elle l'a suivi sans même qu'il ne réalise. Assez pour voir où il rentrait. Et ça a continué ensuite. Elle devait s'infiltrer dans sa vie comme lent poison. Elle devait retrouver sa trace. Pas le choix. Alfio – colérique au possible – s'impatientait déjà. Alors, Blanca se devait d'entrer dans la lumière. Réussir sa mission comme toutes les autres. Elle avait réussi à avoir la confiance de ses pairs. Pas question de faillir maintenant. Son époux travaille. Personne ne se trouve dans la grande demeure. Elle est dans la chambre. Statique. À peine maquillée. Les cheveux attachés en bataille. Un jean qui ne met aucune de ses formes en valeur. Un gilet en laine pour parfaire le tout. Son plan est complètement rodé. Elle sait très bien comment agir. Comment faire pour que cet imbécile tombe dans ses filets. Attrapant les clés de sa bagnole, la brune quitte sa demeure.

Elle roule d'un air déterminé. Elle écume les rues en observant qu'à moitié les ombres qui défilent sur les trottoirs. Seul son but compte. Son seul son envie de le retrouver et de le ramener chez Alfio compte. Alors elle arrive vite à bon port. Assise dans sa voiture, elle prend une grande inspiration. Il est temps que la grande comédie commence. Elle sort, verrouille les portes et cale sa clé dans une poche. Marchant lentement, elle se cache dans un coin et observe la devanture de la fameuse boutique. Il est là. Il s'affaire à mettre quelques articles en rayon. On lui donnerait le bon dieu sans confession. Il a l'air calme. Trop calme même. Un air d'innocence qui file la gerbe à Blanca. Elle prend une inspiration. Puis, elle engrange son rôle. Celui taillée sur mesure qui va lui permettre d'obtenir son gain. Elle se donne volontairement un coup de poing dans la joue. Ça fait mal. Son échine chauffe. Se rougit. Elle déchire un morceau de son gilet dans un coin à l'abri des regards. Elle est prête. Prête à l'attirer comme une sirène sur son rocher. Il va quitter cette innocence à la con pour réaliser que la vraie vie, c'est pas ça. Puis, elle entre dans la boutique, feignant d'être essoufflée. Les cheveux en bataille. L'air complètement perdue. Elle regarde autour. Aucun client. Personne. Le champ est libre.

Le vendeur ne se rend pas compte de la présence de Blanca. Elle a presque envie de sourire de la situation. Puis, elle se rend auprès de l'homme. « J'ai. J'ai besoin d'aide. » commence-t-elle à dire en sentant des larmes dévaler sur ses joues rougies. Pleurer sur commande. Une énième chose que la brune sait faire sans soucis. Le type a l'air surpris. Presque abasourdi de sa présence. « Un homme a tenté de me voler mon sac. Je. J'ai cru mourir. Il m'a frappé. Je. Je suis venue me réfugier ici. Et. » Un blanc apparaît. Elle fait mine d'avoir du mal à respirer. Passe une main dans sa chevelure. Elle pleure de plus belle pour amadouer l'homme. La succube qui prend le rôle de l'innocence incarnée. La comédie est rondement menée. « Je – je peux rester un peu avec vous ? Le temps de me calmer ? J'ai vraiment peur. » Elle a envie de rire. Elle a envie de se foutre ouvertement de la gueule du vendeur. De lui dire, si tu savais qui je suis, tu prendrais tes jambes à ton cou. Au lieu de ça, elle tremble sur place. Son corps est frêle. Son visage appelle à la douceur. On a envie de la serrer, de lui souffler que tout ira bien à la gamine. De poupée maléfique ; elle devient ange déchue. Elle attend. Elle attend qu'il parle ; qu'il dise un truc. La première étape est lancée. La suite ne sera que plus morbide.
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MessageSujet: Re: mascarade (noé)    Dim 31 Jan - 21:30

† Blanca&Noé
the shadows on my wall don't sleep. they keep calling me, beckoning.


Les images de la veille se répétaient en boucle dans ton esprit. Chaque souffle, chaque craquement, chaque parole te revenait à l'esprit. Tu aurais tant voulu ne jamais voir ça, disparaitre sur place. Mais tu avais tout vu, tu te souvenais de tout, de chaque seconde passée là-bas, immobile, les bras ballants et les yeux écarquillés. Tu avais simplement voulu te vider la tête, t'enfuir là où il n'y avait personne, là où les gens ne te dévisageraient pas, où tu ne verrais plus tous ces fantômes qui marchent, la tête baissée, qui marchent sans savoir où aller. Parfois, tu n'en pouvais plus, tu voulais te rouler en boule sur le sol, te boucher les oreilles très fort, comme un petit garçon. Tu voulais être quelqu'un d'autre, porter un autre nom, avoir d'autres souvenirs. Mais à la place, le train-train quotidien se répétait, encore et encore. Alors parfois, quand tu en avais assez, assez de rester planté là à les regarder vivre, ou plutôt exister, tu roulais, tu roulais jusqu'à un endroit calme, où ton silence pourrait alors arrêter d'hurler. Un endroit où tu ne vois personne, où tout est calme et tranquille, où ce brouhaha continuel cesse enfin. Tu étais arrivé là-bas, tu ne savais pas où t'étais, mais tu t'en foutais. Ici, seuls les bâtiments pourraient t'observer, mais eux au moins savaient fermer leurs gueules. Tu t'étais adossé contre un mur gris et froid, la tête entre les mains. Tu étais resté comme ça, une éternité te semblait-il. Mais même l'éternité n'était pas suffisante. Après de longues minutes, tu avais entendu des pas crisser sur le sol, des feuilles être foulées, des voix, des mots glacials prononcés. Tu avais vu ces ombres sur les murs et tu avais pris peur. Tu t'étais relevé silencieuse, mais rapidement, et t'étais parti te cacher dans un coin, là où tu pouvais voir sans être vu.  Tu n'aurais pas dû, tu le savais, t'aurais pas dû. T'aurais dû repartir, allumer le moteur et rejoindre les beaux quartiers, là où tu vivais désormais, t'aurais dû rejoindre cet appart' que ton père te payait. T'aurais dû te rouler dans tes draps blancs trop propres, fermer les yeux et tomber dans les bras de Morphée. Mais à la place, t'étais resté planté là, à observer du coin de l'œil. T'étais resté là à observer, comme si de rien n'était, toute l'immondice humaine qu'on pouvait trouver en ce monde. Des coups, des injures, un coup d'feu et du sang, du sang qui coule sur le bitume éclairé par la faible lueur de la lune. T'étais terrifié, t'étais horrifié. Déjà, t'avais senti les larmes te monter aux yeux. Tu les avais fermé fort, très fort, jusqu'à voir des étoiles, jusqu'à voir des couleurs. Tu tremblais comme une feuille, la fraicheur nocturne n'aidait pas. Tu savais clairement pas quoi faire, t'étais partagé entre l'idée d'appeler les flics et celle de te barrer en courant, de prendre ta voiture et de te tirer d'là. Appeler les flics, c'était une drôle d'idée qui t'avait traversé, le temps d'un instant, l'esprit. Du sang, tout les jour il en coulait. Personne n'y faisait rien, c'était pas nouveau. Les flics étaient plus là pour faire le mal que pour y remédier, en vérité.
T'avais réfléchi un instant. Un seul instant, tu ne t'en étais donné qu'un. T'avais déjà perdu assez d'temps. Le lâche, celui qui avait abandonné son père des années auparavant, refaisait surface, le temps de quelques minutes. Tu tu prenais tes jambes à ton cou, la voiture était loin, trop loin. T'avais eu besoin de marcher, de sentir le vent frapper ta peau trop pâle. T'avais eu besoin de respirer de grandes bouffées d'air et de fermer les yeux. Mais dans quelle merde tu t'étais mis, Noé ? Maintenant, t'étais là, à courir à en perdre la tête, à courir à en perdre le souffle. Tu courais et ne te retournais pas, tu fuyais ce que tu avais pu voir de l'autre côtés, là où il faisait plus sombre et où les bâtiments étaient plus gris. Tu courais plus vite que tu n'avais jamais couru, par peur. Par peur de quoi ? Tu savais pas.  
T'avais rejoint ta voiture assez rapidement, ton cœur battait à mille à l'heure, t'avais l'impression qu'il allait jaillir de ta poitrine. Tu avais allumé le contact et étais parti, t'avais roulé, tu savais toujours pas où, t'avais roulé jusqu'à te retrouver, jusqu'à ce qu'enfin, tu retrouves la raison, tu retrouves ton sang froid. Et t'étais rentré chez toi. T'étais rentré chez toi et t'avais pas fermé l'œil de la nuit, trop effrayé par les ombres qui dansaient sur les murs, qui semblaient se moquer de toi. Trop effrayé par les soupirs de la nuit. Trop effrayé par la mort, par les images qui s'enchainaient dans ton esprit, comme un film qui se répète inlassablement.

Tu sursautais. La porte du magasin claquait. Tu secouais très fort la tête pour te sortir de tes pensées. C'est pas l'moment Noé, pas l'moment pour les pensées. Une jeune femme en larmes se précipitait vers toi. Tu la regardais, d'un regard où se bousculaient méfiance et étonnement. Des gens pleurer, tu n'en voyais jamais dans cette volière à connards, comme il disait papa. Ceux qui le faisaient avait souvent une idée derrière la tête. Mais cette femme là, cette femme là avait l'air si chétive, inoffensive, si frêle et impuissante. Entre deux sanglots, elle alignait quelques mots. Te comprenais peu à peu ce qu'elle voulait me dire. Te restais immobile quelques instants, indécis. Tu haussais finalement les épaules avec nonchalance puis posais une main qui se voulait rassurante sur son épaule. Tu finissais par lui demander, d'une voix hésitante et un peu trop tremblante « Mais, vous n'êtes pas blessée, tout va bien ? » Évidemment que tout n'allait pas bien , Noé. Tu te sentais très maladroit, ne savais pas quoi faire, ne savais pas quoi dire. Et elle allait devoir se contenter de ces simples mots.
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MessageSujet: Re: mascarade (noé)    Mer 3 Fév - 15:48

† Blanca & noé
I'm in the middle of the madness, the live and lose, finding who I'm gonna be, from the start till the end, I'm still learning the road between.


Comédienne pleine de ressources. Elle se donne en spectacle. Elle mène la danse d'une poigne de faire. Son plan est écrit à la seconde près. Blanca doit réussir sa mission. Elle doit réussir à ramener ce type auprès de Alfio. Même si la suite, elle la connait très bien. Faire taire tous les possibles témoins. Règle numéro une dans la mafia. Et y a qu'une façon de le faire. Les amener dans une ruelle trop sombre. À l'abri des regards. À l'abri des oreilles qui pourraient traîner. Quelques mots à chaque fois échangés. Les supplications de la pauvre victime. Les ricanements de l'autre camps. Et bang bang. Un coup de feu puis deux et trois parfois pour la forme. Un corps gisant dans une marre de sang et puis plus rien. Le silence. Le néant. Et c'est ce qui finira par arriver à cet inconnu. Il s'imagine pas là dans sa boutique que toute son existence risque de s'écrouler bientôt. Il a pas idée de la merde dans laquelle son corps finira à cause d'une seule seconde au mauvais endroit. Blanca ricanerait presque tant ça l'amuse. Elle se sent puissante. Comme si elle détient le rôle clé à cette mascarade macabre. Elle ne laisse pas de place aux hésitations.

Il a l'air timide. Replié sur lui même. Trop calme. Trop mou. Il a l'air d'être dans sa bulle. Ou sur la lune, au choix. Il est pas vif. Dans ses prunelles, y a un truc particulier. Comme une mélancolie sans précédent. Il pue la tristesse à peine l'as-t-on approché. Il est ennuyant sans même ouvrir la bouche. Blanca se l'imaginait pas comme ça avant de débarquer. Elle se disait que pour traîner dans un sale endroit, fallait en avoir dans le froc. Fallait vouloir se tester, chercher des ennuis. Fallait vouloir se donner une putain de dose d'adrénaline à défaut de prendre ses couilles en main. Elle est bien loin du compte. Elle comprend même pas pourquoi, ce mec était là-bas. Il a rien de la gueule de l'escroc. Encore moins du salopard qui rancarderait une catin sur le trottoir. Encore moins du mafieux prêt à tout. Bordel. Y avait une inconnu dans l'équation. Et Blanca se devait de la résoudre. Alors elle reste stoïque dans la boutique. Elle attend qu'il réagisse. Qu'il vienne la prendre en pitié pour sa pauvre petite histoire. Simulant une agression. Simulant d'être terrorisée et esseulée. Les (fausses) larmes coulant sur ses joues rougies. Elle observe son interlocuteur. La seule phrase qu'il sort semble aussi ennuyeuse que lui. Un pauvre con. Un crétin de plus dans l'humanité. Elle a envie de le secouer. De le foutre une lame de poignard contre sa gorge. De lui dire de la suivre et de fermer sa gueule de bon à rien. Au lieu de ça, elle le regarde. Elle l'illumine de ce regard plein de tristesse. Tristesse factice. Tristesse de façade.

« Non. Je. J'ai seulement mal à ma joue. » Commence-t-elle à dire d'une voix brisée par des sanglots qui lui donnent envie de se marrer. Elle regarde autour, observant la boutique dans les moindres détails. Elle reste de marbre dans le fond. Elle reporte finalement son attention sur lui. « Auriez-vous un peu de glace ? Je. Désolée de vous déranger... » Désolée ? Elle ? Jamais. Elle n'a aucun remord. Elle n'a aucune semblant de remord à user de la vulnérabilité du gamin. Le boulot avant tout. C'est comme ça la mafia. On n'éprouve plus rien. On ne ressent plus rien. On avance. On se tient debout. On serre les poings. On exécute les ordres. On va au bout des choses. Puis finalement, on se fait une place. Une place qu'on ne quittera pour rien au monde. Elle se doit de rester craintive et perdue. Pas question de laisser son envie de meurtre prendre le dessus. « Dans quel monde vis-t-on ? La violence est de plus en plus présente. La colère, l'agressivité, le sang... » dit-elle un brin mystérieuse tout en croisant ses bras contre son gilet de laine déchiqueté par ses soins. « Vous n'êtes pas d'accord ? » Question loin d'être anodine. Elle veut le voir apeuré. Elle voit voir sur son visage ses traits se crisper rien qu'en repensant à cette funeste soirée. Elle sait. Elle sait qu'à ses mots, il sera obligé de le faire. Et ça n'en sera que plus jouissif.
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