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 savoir ou ne pas savoir, telle n’était d’ailleurs pas la question. + (joe)

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All things truly wicked start from innocence. ☾
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Bang bang.
TON JOB: gérante de sex shop & nettoyeuse
TON AGE: trente-deux ans
TES ENNEMIS, TES ALLIES:
MessageSujet: savoir ou ne pas savoir, telle n’était d’ailleurs pas la question. + (joe)    Lun 11 Jan - 21:01

† josefina moriarty
Il y aura toujours quelque chose pour détruire nos vies, la seule question c'est qu’est ce qui va nous tomber dessus en premier.
ton âge : trente-deux années d'emmerdes, et de soucis à fleur de peau, à vivre et survivre dans un monde qui l'a bien trop souvent recraché.
ton surnom : joe, le surnom qui colle à la peau, le surnom qui devient prénom, bien trop dégoûtée par un passé si difficilement oublié. ses sœurs l'appellent encore josefina, par habitude, tout les autres ou presque la connaisse sous ce surnom. autrefois, on la surnommait joe the cat, funny joe ou morta. aujourd'hui, on l'a connait plus familièrement sous le surnom de j.j, ou... oui, joe. tout simplement.  
ton job : dealeuse de plaisirs, honorable patron de commerce, elle gère un love-shop, ancien sex-shop ayant décidé de s'ouvrir à une clientèle plus vaste et à rendre un peu plus hype et mainstream la vente de babioles pour adultes. elle a repris l'affaire lorsque la boss s'est faite un peu trop vieille et a décidé de prendre une semi-retraite bien méritée. couverture parfaite, bien mieux qu'un magasin d'aspirateurs, c'est la façade parfaite pour occulter l'autre côté : effaceuse de vies, et de mémoires. c'est vil, c'est sale, nettoyeuse de scènes de crimes, se débarrasse des cadavres un peu trop gênant. le crime, elle a pas vraiment ça dans le sang, alors elle fait comme maman, elle assiste les mécréants.
feat : eva green
statut : putain, amante, du bout des doigts elle effleurait les cœurs et les corps. Solitaire par choix, célibataire par défaut, milles et une réalité pour chacune de ses vies, auxquelles elle se conformait. parasite, vivait à travers l'amour non partagé, les illusions, les perspectives. Un peu plus sage désormais.

the player.
ton pseudo : vox populi.
ton âge : vingt-deux ans
inventé, pv, scenario ? : inventé
ton avis sur le forum ? : sublimirifiquement génial. vous m'avez fait craquer, je vous hais.   :cute:  

tes tics, tes manies, tes envies : (i.) saloperie tenace, échapper à la mort est devenu une habitude pour Joe. Coup du sort ou tout simplement coriace, joe a failli y passer à plusieurs reprises, tendance qui lui a valu l'un de ses surnoms. Le chat. Il n'est pas rare qu'elle se blesse, parfois gravement. Disons que c'est une habituée des urgences. (ii.) narcoleptique depuis son enfance, ces périodes de sommeil soudain sont assez rares si elle se cantonne à ses petites pilules. parfois elle oublie alors elle s'endort. Cette tendance à toujours amusé ses sœurs qui la surnommait la belle au bois ronflant. (iii.) maman moreau, femme respectable d'un âge avancée, l'a pris sous son aile lorsqu'elle a descendu l'un de ses protégés. sicaire, résolve-problème, et nettoyeuse, "femme de ménage" de la mafia, elle a appris à Joe ce qu'elle savait. Pas par altruisme. Juste dans l'esprit que celle-ci avait bien besoin de lui rembourser la vie fauchée par la jeune femme, et que faire le tapin ne serait pas la meilleure façon d'exploiter les capacités de la petite. (iv.) La protectrice possède un petit empire à sa façon, sex-shop, donjons, peep show, un bon moyen d'investir, et de couvrir quelques activités moins biens légales. Désirant profiter d'une retraite tranquille, elle a passé la main à Joe qui s'occupe désormais de la petite affaire, plus précisément de la boutique principale, le Folie à Deux. Charmante petite boutique, on est loin du lieu crue, vulgaire et sombre. Non, non. Maman a tenu à ce que les lieux reflètent d'une certaine... distinction. Rideau de velours pourpres, étagères anciennes, ce lieu jouit d'une clientèle privilégiée. Certains préfèrent le nom de love-shop, c'est plus sexy, plus romantique, même si dans le cas de la petite affaire on est loin de retrouver uniquement les produits glamours des concurrents. Au sous-sol, on peut trouver les salles réservées au peep show. (v.) Discrète, tranquille, aussi opaque que du goudron, la présence de la jeune femme se remarque... puis s'oublie. (vi.) L'amour, le sexe, la vie, la mort, tout ça s'est entremêlé dans la vie et la tête de Joe. C'est sale, c'est cru, c'est pas beau tout ce ramassis de fracas. Pour la jeune femme et ses deux sœurs, les choses ont toujours été ainsi. On les surnommait les Trois Parques, ça faisait un peu gonflé l'ego en plus, des gosses qui semaient sur leur passage ces signatures démentes pour effrayer la ménagère  lorsqu'elle irait chercher le journal sur le pas de la porte le lendemain. Nona, Decima, et Morta. Porteuses de mort, et vengeresses sans pareil. (vii.) A force d'être toujours sur route, elle n'a eut le temps nécéssaire pour dévelloper un grand nombre de passion; si ce n'est le violon. Associée à son second hobby, la collection, elle aime le toucher des vieux instruments qui reposent dans les dépôts, oubliés de leurs anciens propriétaires. Depuis petite, elle aimait collectionner les petits objets, capsules de bouteilles, bris de verre, ficelle, cartes à jouer écornées. Ces intérêts ont grandis et touchent désormais des babioles avec un peu plus de valeurs. Elle traîne parfois dans les cabinets de curiosités, regardant avec attention chaque objet, frôlant leurs aspérités, et leurs défauts avant de se décider d'acheter. Avec sa petite sœur, Joe collectionnait - continue - les papillons, et autres insectes au plus grand dam de leur aînée, alignant monarques et scarabées dans des bocaux poussiéreux, scrutant le sol lors de leurs arrêts à une aire de route pour trouver un rare spécimen. (viii.) Fragilité invisible, Joe était une enfant imaginative, trop vite brisée par les retords d'une famille gardienne des lois divines; elle a grandit un peu de travers, tentant de faire un peu accorder la réalité à ce qu'elle pensait être l'idéal à vivre. Tout ça n'a pas vraiment fonctionné, alors elle ne sait pas vraiment ce qu'elle veut la petite. (ix.) elle bosse pour la mafia par procuration, la protectrice précédemment nommée pour qui elle travaille (et envers qui elle a une dette de vie), s'occupe de passer derrière les bavures. Qu'il s'agisse de se débarrasser d'un témoin gênant, ou de faire le message derrière un meurtre un peu trop sale,  Joe est là. Des sols ensanglantées elle en a briqué, ça elle peut vous l'assurer.    

dans tes souvenirs, raconte-nous la première fois où tu as été confronté au « mal ». quelles étaient alors tes options et quel a été ton choix ? ✚ Le mal, l'enfer, tout ça, c'était les autres. nous on était le petit coin d'Eden, les intouchables, les beaux et les vertueux. Papa, maman répétaient sans cesse qu'il fallait être bon, prier le seigneur, et il accorderait le pardon. Parce que le mal c'était les mauvaises pensées, les sales petites actions. mais le mal, le vrai, celui avec une sale gueule, c'était lui. Mais, le mal c'était aussi elle. Alors qu'est-ce qui est vrai dans l'histoire ? Joe n'en n'a aucune idée, parce que le mal, ça n'existe pas vraiment. Le monde lui, il est rempli de nuances. tes choix de vie t'ont-ils déjà apporté des ennuis ? ✚ L'existence lui a amené son lot de galères et d'emmerdes. Côté moralité, elle est pas trop mal placé, elle et ses sœurs ont toujours su que c'était elles contre tous. Au diable les lois, au diable les bonnes mœurs. quelle importance accordes-tu à l'humanité dans son ensemble ? comment te comportes-tu socialement ?  ✚ Dans ses mauvais jours, l'humanité elle lui cracherait bien à la gueule. Dans les bons, elle la tolère, va presque jusqu'à l'apprécier. Petite animal sauvage, Joe préfère rester à l'écart, pourtant elle va chercher le contact, les étreintes, les poignées de main parfois, comme une drogue. En société, elle sait se comporter, des années à côtoyer tout les types d'individus forge le caractère, amène à savoir être agréable.  serais-tu plutôt la « tête » ou la « main » ? ✚ Sans conteste, la main. Parce que c'est bien plus facile d'obtenir sagement, et que Joe est beaucoup plus efficace de cette manière. La tête, ça a toujours été les autres, elle aurait les capacités pour bien sur, mais préfère déléguer cette tâche à autrui. Plus simple. quelles sont tes pires craintes et tes plus grandes angoisses ? ✚ L'impuissance, le sentiment que tout nous échappe, le temps qui passe... des peurs plus terre à terre aussi, comme la noyade, ou les lieux étroits et cette sensation d'étouffement qui la prend quand l'espace commence à manquer La perte aussi, des êtres chers, ses sœurs, les seuls qui lui restent. Pas tellement la mort en elle-même, qui elle est la vieille amie, la mére, qu'elle ne cesse de côtoyer depuis sa naissance. Parfois, elle lui fait si peur, que Joe s'accroche à la vie, s'y agrippe dans les bras d'un quelconque inconnu, en quête d'une chaleur éphémère. dans ces adjectifs, le(s)quel(s) te définis(sent) le plus ? (indique les en gras)  improvisation, impétuosité, rêverie, instabilité, adaptivité, sens pratique, intuitivité, négligence, gaspillage, passivité, habitude, introversion.

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Dernière édition par Josefina Moriarty le Mar 12 Jan - 18:59, édité 15 fois
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MessageSujet: Re: savoir ou ne pas savoir, telle n’était d’ailleurs pas la question. + (joe)    Lun 11 Jan - 21:01



be quick... or be dead.

(ONE)  Peau bleue, respiration sifflante, peine à crier, peine à pleurer, la petite était née presque avec un pied dans la tombe. À peine sortie du ventre de sa mère que les médecins s’agitaient ; l'infirmière paniquée, et la sage-femme désœuvrée. Alors que le nourrisson reprenait avec peine quelques couleurs, les parents bienheureux soufflèrent à l'adresse de leur deuxième fille nouvelle présentée au monde : « un miracle, c'est un miracle», exclamation suivie d'un chapelet de remerciements en direction des forces qui les dépassaient. Pas un regard pour le personnel qui s'affairaient à quelques centimètres d'eux. C'était un miracle voilà tout, la main de l'homme n'avait été présente que pour exécuter la volonté divine. On pardonna facilement au couple épuisé par l'épreuve, qui prit la peine de laisser un petit panier de fruits garnis, quelques étreintes reconnaissantes, et une brochure pour une chapelle de province. Sur ce, la nouvelle mére était en route : mari au volant, bébé dans les bras, gosse boudeuse à l’arrière, ils filèrent vers d'autres horizons.

Dans l'esprit de la petite, quelques années plus tard alors qu'elle poussait comme un jeune bourgeon, c'était sans conteste ce qu'elle aurait voulu. D'autres perspectives, d'autres horizons... Les côtes de la Floride, par exemple, qui brillaient sur les postes décolorées de l'unique agence de voyage de la ville, seul semblant d'exotisme aux yeux de la population du petit village. Blodgett. Missouri. Patelin comptant deux-cents âmes, et auxquelles vint se rajouter une nouvelle à la naissance de la petiote. C'était la fameuse "ville pieuse", comme on l’appelait dans le coin : avec une criminalité au taux zéro et étant le repaire d'une petite communauté protestante vierge de tout pêché, la vie gravitait autour du dimanche, des habits blanchis, et de la petite église rutilante qui trônait au milieu des hautes herbes.

Avec un père pasteur, et une mére femme au foyer, presque prédestinée comme elle se le plaisait à dire, leur belle petite maison impeccable, un vieux cabot fatigué, et un tricycle rouge étendu sur une pelouse émeraude parfaitement taillée, ils étaient la petite famille parfaite. « Voici les Burnett ! » chuchotait-t-on avant d’ôter son couvre chef, saluant sur son passage le père de famille derrière lequel se trouvait la petite tribu, les femmes du foyer vêtues de belles robes blanches que la petite Josefina s'empressait de salir lorsque l'envie lui prenait d'aller galoper sur les chemins terreux de Blodgett.

Une troisième petite vint s'ajouter à la petite équipée. Sans trop de mal, Monsieur Burnett réussit à occulter au regard la déception qu'il ressentait. Un fils la prochaine fois... peut-être ? Après tout, il avait été gratifié à trois reprises d'heureux événements et sa femme était aux anges, fière des trois petites.


(TWO)
Les trois terreurs. Voilà comment elles se surnommaient. Josefina, Joe pour ses sœurs - un sobriquet qui était loin de plaire à la matrone - Becca, et Judith, ou Judy, parcouraient les bois qui cerclaient les environs de Blodgett. L’aînée perchée sur une branche d'arbre, elles s'inventaient milliers d'histoires avant de retourner à l'ennui du quotidien. Elles taillaient des épées, déchiraient quelques rideaux pour s'inventer capes ou robes, se prenant pour des pirates, des mousquetaires, ou bien d'impitoyables cow-boys. Qu'on leur coupe la tête, braillait Becca dans le rôle du juge alors que, du haut de ses trois ans Judy gambadait, piaillant à l'adresse de ses sœurs. Elles revenaient toutes égratignées, se faisant remonter les bretelles par  les parents furieux. Les échappées sur les sentiers forestiers furent bannies, les épées de bois brisées, et les interdictions de sortir du périmètre de la maison tombèrent comme un verdict odieux.

Les crises de Josefina s'étaient intensifiées. Elle eut le malheur de s'échapper avec Becca, cherchant les vestiges d'une petite cabane qu'elles avaient construits l'été précédent. La gamine chuta d'un arbre, prise par le sommeil traître, la narcolepsie rampante, et se brisa une jambe. Les choses ne furent plus les mêmes après le retour à l’hôpital. Est-ce de ma faute ? se demandait-t-elle, honteuse. Le mariage de ses parents se distendait, mais ils restaient ensemble pour faire bonne figure. Les vilains secrets s'agglutinèrent, tout comme les silences gênants... La discipline régnait chez les Burnett et Joe, comme Becca, étouffaient.

Les petites tentatives de rébellion étaient prises comme un affront envers une autorité qui les dépassait. On menaçait de l'enfer, la perdition, alors que l’aînée revenait du village voisin, l'haleine empestant la gnôle bon marché. Joe était  un peu obéissante. Toutefois, âgée de quatorze ans, elle s'aventura à piquer quelques cigarettes à un des habitués de l'église de son père. Vite confisquées par la sœur aînée. Puis, une allumette craquée, entre des doigts tremblants, la voix rugissante de sa mére qui disputait le mari, une hésitation, et elle fit tomber quelques flammèches sur des planches bien trop sèches. Ce fut bientôt l'incendie. Les petites, quant à elles, survécurent au désastre, désormais orphelines blotties les unes contre les autres dans le froid, alors qu'elles voyaient une vie partir en cendres. Elles étaient seules désormais.

(THREE) Elles s'agrippèrent chacune aux autres comme si leur vie en dépendait. C'était surement le cas d'ailleurs.On ne les sépara pas. De famille d'accueil en famille d'accueil, les sœurs Burnett finirent par voyager à travers tout le pays, croisant tour à tour les tendres, les mauvais, les négligents, les affectueux. Aux dix-sept ans de Joe, elles prirent leurs clics et leurs clacs et taillèrent la route. Fugueuses désœuvrées, sans le sou, elles eurent bien du mal à subsister. Les petits boulots au noir, les tâches payées en cash leur permettaient à peine de sortir la tête hors de l'eau. Elles se firent vagabondes, abandonnèrent le seul lien qui subsistait encore avec leur ancienne vie : leur nom de famille, pour adopter celui du personnage iconique de Kerouac, un soir planquées dans un motel où Becca feuilletait l'édition écornée qu'elle trimbalait constamment. Cette décision fit l'unanimité. Un nouveau départ se présenta enfin à elles.

La réalité ne tarda pas à les rattraper. Les rêves de voyage et d'aventures firent place au quotidien moribond, bientôt violent. Joe, qui traînait dans des bars en quête d'un petit job de ménage, fut rapidement accostée. Jeune fille de dix-neuf ans épanouie, elle attirait les regards avec cette démarche lascive et éthérée. On lui proposa des petits cadeaux, les petites attentions de ces amants réguliers, ou non, permit de combler un peu le manque. Elle n'en souffla mot à ses sœurs  mais celles-ci comprirent rapidement. Ce fut l'escalade, une prostitution qui ne se dit pas. Puis, il y eut l'homme. D'abord sans nom, juste un visage, un regard traînant, un regard sombre. Cet homme avec une fascination lugubre au coin des yeux. Il ne lésinait pas sur les petites attentions, les liasses de billets. Parfois, juste pour la regarder étendue, assoupie. Parfois pour plus que ça. L'étau se resserra. Elle ne pouvait plus dire non à cette présence malsaine, par besoin. Elle serrait les dents, puis il l'a mise en cage. Sequestrée dans cette petite maison lugubre, elle perdait le goût de vivre, chercha le repos, chercha la mort. C'était peine perdue. Le salut vint un soir de décembre.

Ses sœurs la retrouvèrent et réglèrent son compte au monstre. Judy lui brisa le crâne avec un bibelot qui traînait, alors que Becca l'acheva avec son vieux .44. Sur le pas de la porte, tremblante, Joe respirait l'air frais du soir pour la première fois depuis des mois. Ses deux sauveuses s’engouffrèrent avec précipitation dans une vieille voiture volée sur le chemin qui les avaient mené jusqu'à Joe, elles firent de grand geste indiquant à l'ancienne captive de les rejoindre. Elle ne se fit pas prier.

(FOUR) La radio grésillait, égrenait quelques notes avant de s'éteindre. Une main vint entrechoquer le plastique brûlant, avant de tripoter les boutons, en quête d'un signal potable. La passagère soupira avant de se replonger dans la brochure de papier glace vantant les mérites d'une quelconque marque de protection solaire. La ceinture de sécurité pendait lamentablement à ses côtés, semi-entremêlée entre les doigts de pied de la jeune femme qui ne cesse de bouger ses gambettes. « arrête ju' » cria la conductrice, tentant tant bien que mal de couvrir le rugissement du moteur. « becca dit lui » hurla-t-elle à l'adresse de la silhouette floue vautrée sur la banquette arrière  qu'elle distinguait dans le rétroviseur crasseux de poussière. « taggle, jo' » marmonna-t-elle avant de se replonger dans son sommeil.

Bang. Bang. Deux coups de clé à molette et le gars était raide. Il gisait sur le sol du garage, tressaillant dans sa salopette bleue. Ordure. , jura Becca avant de cracher sur le sol, à quelques centimètres à peine de la tête ensanglantée de leur victime. Elle redressa rapidement la bretelle de son débardeur, et jeta un coup d’œil en direction de Joe, qui haussa les épaules, sans prononcer un mot. C'était fait. Cela faisait deux ans que la petite bande avait commencé leur joyeuse croisade, quelques mois à peine après l'évasion de la benjamine. Elles s'étaient cherchés, désespéramment en quête d'un sens aux événements qui les avaient frappés. C'était clair, désormais, tout était clair. Sur le sol d'un petit hôtel de province, assise en tailleur à fumer clopes sur clopes, les sœurs moriarty avaient trouvées leur but.  

De ville en ville, elles perpétraient cette mission divine. Les trois jeunes femmes avaient beau avoir quitter l'égide innocente de la religion, elles n'en voyaient pas moins une raison d'être, de continuer. Les opérations étaient balbutiantes au début, les meurtres... un peu crade. Elles ciblaient les ordures, les brutes, les mecs qui tabassaient leurs femmes ou leurs gosses. Justicières ratées, vengeresses looseuses, tueuses à gages improvisées, elles peinaient à se débarrasser des corps. Les disputes faisaient fréquentes alors qu'elles traînaient les traces de leur méfait pour le jeter dans le bayou. Les engueulades nombreuses lorsqu'elles conduisaient la vieille Pontiac en directement du lac pour disposer du corps. Parfois, c'était des petits contrats, l'initiative venait de la victime. A d'autres moments, elles loupaient le coche. Rien n'était parfait, rien n'était prévisible dans le monde qu'elles s'étaient crée.

(FIVE) L'imprudent émit un vague gargouillis, tel un animal blessé. Il agrippait au flingue déchargé, bredouillant, non pas une plainte, ou une quelconque demande de pardon, mais des avertissements. Distraitement, Joe feuilletait le portefeuille dérobé à la victime qui se vidait sur le sol, histoire de détourner le regard du spectacle pitoyable qu'offrait les derniers instants de cet individu. Elle plia les quelques billets verts, le butin arraché, et les glissa dans la poche arrière de son jean. Il ne bougeait plus. C'était fini. Elle roula des yeux avant d'empoigner le jerrycan d'essence, et d'en arroser la vieille cadillac d'une rose fanée écœurant. Une allumette craquée, un briquet jeté... la jeune femme s'y pris à plusieurs reprises avant de voir l'épave flamber. C'était beaucoup plus facile dans les films, se fit-t-elle remarquer alors repartait d'un pas un peu plus léger. Le gars n'avait peut-être pas mérité de mourir. Peut-être. C'était un bel abruti, un parfait connard. Oui. Il avait tué. Mais, avait-t-elle vraiment besoin d'une raison de plus que celle du fantôme qui était passé sur le visage rougit par les vapeurs d'alcool ? Des vagues souvenirs, de l'impression de déjà vu ? De la vieille baraque poussiéreuse, et des abus qui lui étaient si brutalement revenue. On leur avait glissé quelques billets, une misère pour se débarrasser de l’importun. Trois beaux brins de filles ça avait de la ressource, facile de jouer sur les faiblesse de l'homme. Mais cette fois ci, Joe avait décidé de prendre le boulot seule.

Les retombées vinrent à elle assez rapidement. On les chopa à un carrefour, c'était une belle fusillade comme dans les vieux films de gangsters qu'elles avaient pris l'habitude de voir à L.A, blotties au fond de vieux fauteuils encore collant du pop corn et du soda de la veille. On l'avait chopé, pas trop amochée aussi. Quelques coups dans la poire qui se verraient snas doute le lendemain, mais c'était pas si grave. Ce qui l'a pris au ventre, lui retourna les tripes, c'était la matrone. Maman, qu'on l’appelait d'un ton affectueux. Même les gros dures, ça ça l'avait fait sourire. Nouveau coup dans la poire. On lui avait demandé où les autres étaient parties, elle exhiba un sourire écarlate, se rappelant des pneus crissants sur le bitume. Elles avaient bien prévues le jour où la séparation viendrait, toute prête aux sacrifices pour le reste de la fratrie. A présent, elles devaient... être loin oui Surement quelque part sur les côtes mexicaines quand Joe nagerais avec les poissons au fond du fleuve, deux chaussures de béton aux pieds, gracieuseté de la mafia. Mais, la vieille n'appréciait pas les solutions définitives, c'était une femme d'affaires, et le pognon... ça poussait pas sur les arbres. Cette demoiselle maigrichonne avait descendu l'un de ses meilleurs gars. Eh bien... elle paierait.  

(SIX) Chevelure charbonneuse, teint de craie, elle détonnait au milieu de ces grands gaillards aux cuirs brûlés par le soleil. La femme, en retrait,  acquiesça avant d'indiquer la sortie d'un léger geste de la tête. Joe avait trouvé son usage. Désormais une dette la liait au petit réseau auquel appartenait la Moreau. Cela fut le fruit de nombreuses réflexions : le tapin, avec son air farouch, et ses regards brisées, elle aurait pu plaire à plus d'un, avait-t-elle constaté sa nouvelle patronne en la jaugeant tel un animal à la foire aux bestiaux. Mais, elle était fiable, silencieuse, savait se faire discrète et ne rechignait pas à mettre la main à la patte. La vue des cadavres ne la dégoûtait pas trop, sauf la purification peut-être trop avancement, et les odeurs qui l'agrémentait. La jeune femme était  souvent silencieuse, Maman s'en était bien vite rendu compte. Et ça l'arrangeait. Les causeurs n'étaient pas sa tasse de thé, alors la présence tranquille et effacée de Joe était appréciée.

Bien sur, nettoyer les sols tâchés de sang, transmettre les indications aux tueurs qui venaient d'abattre leur cible de manière un peu trop spectaculaire pour passer inaperçu, le maquillage tout ça, c'était de son ressort. Le cœur n'avait pas besoin d'y être, elle s'y était habituée comme chacun des changements qui avaient traversé sa vie depuis sa naissance. Être l'assistante d'une sicaire avait ses bons comme ses mauvais côtés, au bout d'un moment elle avait fini par s'habituer à cette petite vie, la vieille avait même fini par lui donner quelques astuces sur le métier. Tuer, c'était facile, le faire de façon nette, ce l'était bien moins, et les Moriarty s'en était bien rendu compte au fil de leurs péripéties. Becca et Judy ne revint pas. Leur absence lui pesait, mais elle s'y était fait. Elle avait même pris l'habitude de regarder les journaux en quête d'une quelconque mauvaise nouvelle, avant de laisser tomber cette habitude.

(SEVEN) Une certaine routine avait fini par s'installer. Les liens qui l'attachaient à ses nouveaux maîtres avaient fini par être accepté peu à peu, on lui accordait une certaine liberté, et bientôt elle n'était présente que par son propre chef. On l'appréciait au sein de la Famille. Maman était devenu comme la mére qu'elle n'avait jamais eut d'une certaine façon. C'était un peu bête, un simulacre d'une vie presque normale. Puis, celle qu'elle considérait comme sa mentor fit une mauvaise rencontre qui résulta en un séjour à l'hosto. « C'est le signe, petite. » annonça-t-elle à Joe sur son lit d’hôpital. Elle avait toujours été un peu superstitieuse, plus par habitude que par croyance véritable. Pour la forme, aimait-t-elle dire en évitant une échelle. Alors, elle remit les clés de sa boutique à Joe et lui fit promettre de bien la tenir. Les autres petits commerces, tous versés de prés ou de loin dans le commerce de la chair et du plaisir, seraient aux mains d'autres petits protégés de la matrone. Mais Joe le savait, c'était à elle que la sicaire avait remis la prunelle de ses yeux, parce que c'était elle sa préférée. Alors qu'elle quittait l'établissement, la jeune femme exhiba un sourire enfantin, le premier depuis des lustres : une sensation de fierté.

(EIGHT) Recroquevillée sur le sol, elle effleurait  doucement le linoléum frais sous ses doigts. Un, deux, trois... Le sommeil, traître, s'emparait d'elle insidieusement. Les crises étaient revenues, elles qui l'avaient quitté des années auparavant. C'était peut-être cette présence, ce visage aperçu au coin des rues qui venaient la hanter. L'idée de tuer n'était que répugnance, avec effroi elle se remémorait parfois les souvenirs sanglants d'antan. Mais, c'est lui. Lui, qui revenait sans cesse. Le ravisseur, le violateur l'impitoyable, il sortait des limbes pour venir parfois la tourmenter. Devenait-t-elle folle ? A voir le disparu. Il semblait si réel pourtant. Bientôt, elle le vit de plus prés, assis à son volant. Les ressemblances étaient bien là et faisait sans doute écho à une quelconque parenté. Joe était surveillée, elle redoublerait de prudence. Jamais un instant, son esprit ne quittait la pensée du petit revolver chargé qui se trouvait dans une boîte sous son lit. On était jamais trop prudent.

(NINE) La radio grésillait, égrena quelques notes avant de s'éteindre. Une main vint entrechoquer le plastique glacé, avant de tripoter les boutons, en quête d'un signal potable. Peine perdue. La voiture vint s'arrêter doucement à la place de parking habituelle, tout belle tout propre on ne profanait pas la place réservée à la patronne. Une petite silhouette se découpait dans la lueur des lampadaires. Une femme. Une cliente peut-être. Aucune annonce de boulot à pourvoir n'avait été posté mais il n'était pas rare que quelques candidatures spontanées venaient frapper à la porte. Joe farfouilla dans ses poches, en quête de la clé de la porte d'entrée, lorsque l'inconnue avança d'un bon pas vers elle, jetant en arrière la capuche qui dissimulait jusque là son visage. « Coucou sœurette. » s'écria Judith, un splendide sourire aux lèvres. Josefina ne prononça pas un mot, elle acquiesça légèrement avant de faire entrer sa cadette. Finalement, les choses n'étaient peut-être pas si tranquilles dans cette nouvelle vie.  

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Dernière édition par Josefina Moriarty le Jeu 14 Jan - 20:06, édité 38 fois
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MessageSujet: Re: savoir ou ne pas savoir, telle n’était d’ailleurs pas la question. + (joe)    Lun 11 Jan - 21:10

J'adore trop c'début de fiche, tu claques :uhuh:

Vive la concurrence, quand elle est aussi jolie :perv:

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    On cherche à le saisir mais il s'échappe sans cesse, on croit le dominer et c'est lui qui nous tient. Alors, peu à peu, inexorablement, nous plongeons dans les abîmes insondables de la folie : la mort, ultime pulsion, n'est-elle pas la seule issue ?...
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MessageSujet: Re: savoir ou ne pas savoir, telle n’était d’ailleurs pas la question. + (joe)    Lun 11 Jan - 22:14

Merci tout plein Valou. ohyeah

J'vais te distraire en faisant une danse du ventre, tu seras bientôt sur la paille mais tu le verras même pas venir. leche

clac

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MessageSujet: Re: savoir ou ne pas savoir, telle n’était d’ailleurs pas la question. + (joe)    Lun 11 Jan - 22:27

:bitch:





:bed:
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MessageSujet: Re: savoir ou ne pas savoir, telle n’était d’ailleurs pas la question. + (joe)    Mar 12 Jan - 15:56

Putain, c'est quoi ce début de fiche fabuleux ? :dead:
Je suis raide dingue de ton écriture, raide dingue de ton personnage, de tes idées, de ton écriture - oui oui, je le répète parce que waaaw. koeur Je t'assure qu'il nous faut vraiment un lien, et des rps aussi, beaucoup de rps, et puis des bébés peut-être, marions-nous. :bed:
Well, bravo, c'est une fiche sublime *-*
Allez, dépèche de continuer, que j'puisse baver encore un peu. :héhé:

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MessageSujet: Re: savoir ou ne pas savoir, telle n’était d’ailleurs pas la question. + (joe)    Mar 12 Jan - 20:31

:bed: N'empêche... avec notre discussion d'hier au sujet notamment du goût pour le glauque et la mort de Valou, j'imagine ça maintenant.  leche  :

Spoiler:
 

Avalon :  :kiss: Haan, merci pour tout ces compliments. :uhuh: Je me depêche de finir, mais tu tiens ta promesse pour le lien et les rps hein ? leche et le mariage et les bébés. :lèche:

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MessageSujet: Re: savoir ou ne pas savoir, telle n’était d’ailleurs pas la question. + (joe)    Mar 12 Jan - 21:02

On va se rebaptiser "Addams" Arrow :bed:


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MessageSujet: Re: savoir ou ne pas savoir, telle n’était d’ailleurs pas la question. + (joe)    Mar 12 Jan - 23:50

Je suis une femme de parole :perv:

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MessageSujet: Re: savoir ou ne pas savoir, telle n’était d’ailleurs pas la question. + (joe)    Mer 13 Jan - 22:25

hey jo :brill:
je n'ai encore rien dis, ici ?!
sacrilège !
j'ai lu ta fiche (sans l'histoire) hier... d'habitude je m'amuse jamais à lire de fiche sur mon téléphone parce que ça flingue mes pauvres yeux, mais cette fois j'ai été entrainé ! (mais c'est peut être à cause de toi que j'ai fais deux cauchemars par contre )
une merveille !
Je pense lire ton histoire de même ce soir, pour m'endormir !

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MessageSujet: Re: savoir ou ne pas savoir, telle n’était d’ailleurs pas la question. + (joe)    Jeu 14 Jan - 14:05

Valery et Joe Addams... ça sonne bien. mouais


Avalon : Y a intérêt. MOUAH

Grim : Ohyeah, merci beaucoup, je suis ravie que ta fiche t'ait plu. Tu me promet aussi un lien hein ? Désolée pour les cauchemars, mais ça veut dire que mon travail est terminé. Arrow Enfin, c'est cool ça veut dire qu'elle est angoissante et flippante comme je le voulais ? :face:

Tu me diras si t'as refais des cauchemars. evilseksface

Bon, presque fini, plus que les deux derniers "chapitres" et la correction, j'espére pouvoir finir avant demain ! :luv:

/envoie du bonheur à tout le monde. :rainbow:

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MessageSujet: Re: savoir ou ne pas savoir, telle n’était d’ailleurs pas la question. + (joe)    Jeu 14 Jan - 18:33

T'inquiète pas, on va se trouver un lien qui envoie du lourd :keur:

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MessageSujet: Re: savoir ou ne pas savoir, telle n’était d’ailleurs pas la question. + (joe)    Jeu 14 Jan - 20:06

Ohyeah. ohyeah

Bon bah c'est tout bon je crois. :rainbow:

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MessageSujet: Re: savoir ou ne pas savoir, telle n’était d’ailleurs pas la question. + (joe)    Jeu 14 Jan - 20:42

Déjà, pardon, c'est quoi cette histoire qui tue tout ? :dead:
C'est magnifiquement écrit, c'est prenant, ça se lit d'une traite et sans problème, je dirais même avec beaucoup, beaucoup, beaucoup de plaisir. :hrt:
Au niveau du groupe, j'hésite à te mettre dans le groupe des mafieux, parce que si j'ai bien compris, c'est pour eux que tu bosses. Et en soi, je ne peux pas la mettre chez les "pervers", puisqu'elle n'éprouve pas pour autant de plaisir à son boulot. :siffle: Bref, je dirais donc "don't you ever try to fuck me.", si cela te convient bien sur ! *-*

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MessageSujet: Re: savoir ou ne pas savoir, telle n’était d’ailleurs pas la question. + (joe)    Jeu 14 Jan - 20:43

J'adore ta fiche :brill: :dead: :dead: langue :string:

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MessageSujet: Re: savoir ou ne pas savoir, telle n’était d’ailleurs pas la question. + (joe)    Jeu 14 Jan - 20:53

Merci tout plein merci, je suis vraiment méga CONTENTE que mon histoire vous plaise. :dead: ohyeah Sérieux encore merci à vous, je dois sembler radoter mais je le dirais jamais assez. :cute:

Pour le groupe des mafieux, ça me va ! ohyeah gnf

Valou. :kiss: Merci aussi à toi ! :cute: :cute: :cute: Pour la peine, tu me dois cent un rp. gnf gnf

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MessageSujet: Re: savoir ou ne pas savoir, telle n’était d’ailleurs pas la question. + (joe)    Jeu 14 Jan - 21:04

T'es bonne en noir, c'est une couleur qui te sied au teint. leche
et puis, merci à toi beauté fatale. :rainbow:

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MessageSujet: Re: savoir ou ne pas savoir, telle n’était d’ailleurs pas la question. + (joe)    Jeu 14 Jan - 21:13

C'est normal après tout  :
Spoiler:
 

Et je suis trop happy. leche gnf

Merci pour l'ajout de couleur. seksyface

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MessageSujet: Re: savoir ou ne pas savoir, telle n’était d’ailleurs pas la question. + (joe)    Jeu 14 Jan - 21:26

oh, une noiraude moustachio (clic)

avec plaisir, je n'attendais que toi leche

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MessageSujet: Re: savoir ou ne pas savoir, telle n’était d’ailleurs pas la question. + (joe)    Jeu 14 Jan - 21:29

MOUAH

Tu ne peux déjà plus te passer de moi. gnf

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MessageSujet: Re: savoir ou ne pas savoir, telle n’était d’ailleurs pas la question. + (joe)    Jeu 14 Jan - 21:34

Chut. Dis pas de bêtises. Tu vas nuire à ma réputation. :clop:

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