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 our animal impulses ▬ eaque

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The badder they are, the bigger the reward.
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MessageSujet: our animal impulses ▬ eaque   Jeu 14 Avr - 21:28

Wilder than lions, louder than sound
The birds and the bees are getting older now
Eaque ✧ Adonis
Le gamin avance doucement dans la nuit, il se traîne plus qu'il n'arrive à déambuler dans les rues que la lumière incertaine du phare des lampadaires allume d'une aura ambrée donnant à l'asphalte cette texture de pétrole fumant. On a quitté les débuts de l'industrie depuis des siècles, devenus lointain par l'ère de twitter alors qu'ils sont plus proches qu'on en a vaguement l'impression, l'homme du 21 qui ressent parce que sentir ça devient trop compliqué pour ses narines graisse des odeurs de frites et de burgers bon marché, mais il reste encore c'te véritable parfum qui embaume le monde, le parfum de la fumée des clopes et de la sueur qui coule, un monde où on continue de trimer avec plus de faux sourires et le costard un peu plus propre qu'on paye un bras, l'autre gardé sagement pour embrasser les femmes et l'air de vie qu'on se donne alors que sous les paupières la nuit t'a déjà donné ta claque. Le gamin avance parce que de toute façon il ne peut pas reculer, il ne fait pas face à son ombre et au passé, ça ne doit pas le rattraper, pas maintenant, il s'en sort comme il peu avec les remords qui grincent mais la tête hors de l'eau, il sait nager, il ne sait pas d'où, mais ces détails c'est ceux qui se nichent et qui finissent pas empêcher les rouages de bien fonctionner et il a l'aiguille du temps qui joue contre lui. Sans doute qu'il a hérité de l'apathie de son père mais il en doute, parce que lui il a l'impression que le monde part en vrille et il sent, il sent parfois la terre qui tourne sous ses pas mais il sait pas si c'est vraiment le sol qui se dérobe où juste ses nerfs qui lâchent, y a de quoi péter les plombs de c'te monde débile qu'il aime parfois. Tout se joue dans l'instant, rien qu'un instant parce qu'on peut tout perdre dans la seconde qui suit.

La seconde elle est dans son dos, cette seconde qui craque, les cailloux qui roulent, être seul dans la rue c'est devenu un luxe faut croire, maintenant tout le monde se fait suivre dans l'noir. Mouvement furtif qui ne lui échappe pas, c'tun espèce de flippé de la vie sa ville il la connait parce qu'il y vit lors il sait quand tout va bien et quand le mal sort de sa tanière, il veut pas s'identifier comme eux, c'qu'il fait c'est juste pour les toutous qui veulent bouffer, qui méritent des soins et de l'attention d'la vraie. Le bonjour en société, il faut lui arracher des lèvres, de toute façon personne ne s'intéresse à lui, c'est l'avantage de n'être rien, d'être transparent et visiblement "normal". Les gens ne se soucient pas de vous, vous pouvez crever ou vivre que le soleil se lèvera tout de même, aucun poids à porter sur les maigres épaules si ce n'est sa propre existence et on s'en satisfait. Elle est déjà lourde avec ses années et ses marques qu'elle vous laisse sans rien demander, à vous faire souffrir parce que vous êtes pas né du bon coté. Il a une vie c'est déjà pas mal, combien de personnes finissent le couteau sous la gorge par les temps qui courent ? Il pourrait être le prochain, il sait même pas s'il sera triste quand ça arrivera, de toute façon il ne sera plus là. Pour un billet et une pinte de bière on a les barreaux comme seul maison et la potence pour amie d'infortune si ce n'est le coeur perforé des coups de couteaux du destin.

Il bifurque et se planque, pas à l'aise, putain. Il préfère rester dans ses murs qui sont sains, tant pis s'il doit croiser la tête d'un renard où d'un cerf chassé, ceux là ne parlent jamais et de toute façon sont déjà immortalisés. Ils se lèveront plus la nuit pour venir le hanter, c'est bien l'homme son soucis et son incapacité à aimer, t'façon il trouvera jamais personne pour l'accepter. C'est le soucis quand l'existence t'a trop épargné de la connerie, quand tes malheurs t'ont permis d'être heureux, faut bien payer. Comme s-il pouvait y échapper à c'tunivers balafré... Lui il veut une mère, quelqu'un qui saura peut-être lui donner ce dont il a besoin, mais vu le profil de sa daronne c'bien possible que l'âme soeur ait un visage plus sombre, la douleur aussi ça à du bon, ça maintient en vie. Ça comble le putain de vide qui lui bouffe les tripes, il comprend pas comment c'est possible d'être toujours si indifférent, après tout le temps, il aurait déjà du se désagréger comme la poussière tellement y a rien dans sa carcasse. Il rêve d'une jolie fille aux boucles blondes, tout le monde aime les blondes hein ? il veut juste rentrer dans le moule, ce qu'il cherche il aura du mal à le trouver au fond. Faudrait avoir l'idée.

Là il a besoin de se défouler, il plonge une main dans sa veste, il donnerait cher pour une tasse thé, ça le soulagerait mais tout ce qu'il a c'est des clopes qu'il a acheté au cas où. Si les idées noires croisaient sa route. C'est le cas, alors autant fumer, c'est pas de l'herbe il se le permet.  Mais pire qu'elles, c'est un visage carré qui lui barre la route, il relève la tête mais il est calé contre du béton et il ose pas se redresser de peur de voir tomber une comète sur son nez. Il veut pas se battre, mais se faire dominer ça l'énerve aussi. Pourquoi qu'on vient l'emmerder aussi ? Il cherche un truc à sortir, un "belle soirée, non ?" mais il n'ose pas. Parler c'est une lente torture avec ces inconnus. Il baisse les yeux sur la lame dressée vers lui. Quand il parlait d'instants à vivre, il pensait pas que ça viendrait si tôt la fin. « File-moi ton fric. » Il pourrait vider ses poches mais il  a juste un briquet et son paquet, comment lui dire, qui  le croirait en cet instant ? Que plus aucune tune passe dans ses doigts de fée, quand une main l'empoigne et le force à se redresser. Ce serait simple d'attraper son poignet et retourner le couteau contre son propriétaire, il le tient si mal, débutant, sans doute un drogué en manque de sa dose, un vrai bulldog qui veut mordre, pas le genre à aboyer. Mauvaise pioche décidément. Son père lui disait toujours de tenir fermement le couteau quand il s'en servait, incliner comme il fallait, avec plus d'entrain. Son fils n'est pas une pauvre vierge effarouchée. Te rate pas, ça tâche le sang. Il a trop peur de l’hémoglobine dans ses mains maintenant. Il est pas un tueur, nan. Il chercher à se débattre par la lame flirte avec son ventre.Il sait pas sur qu'il est tombé, mais qu'il l'éventre et s'arrête là, pitié. Mais personne n'ira les remarquer. Personne n'ira  le pleurer, au moins il peut s'en aller sans regret, les toutous s'en sortiront sans doute, c'est plus intelligent que les caboches humaines. C'est dommage que la peur l'empêche d'avancer, parce qu'il aimerait agir, hurler. A la place il donne à l'agresseur tout ce qu'il a jamais convoité, il le laisse glisse une main sous son pull et il ose pas bouger un millimètre de plus. Décidé à crever mais pt'être avec l'espoir de trouver de quoi respirer.
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MessageSujet: Re: our animal impulses ▬ eaque   Jeu 14 Avr - 23:33

our animal impulses
adeaque
Il laisse la fumée bouffer ses poumons, jubile du goudron dans son organisme l'histoire de quelques secondes avant de récupérer sa veste dans un coin de la pièce, il ne sait même plus comment elle est arrivée là, tant pis, c'est comme ca et puis c'est tout, le plancher craque sous ses chaussures et il tourne la tête vers la silhouette endormie, esquisse une moue de dégoût au léger ronflement qui s'en suit. En un léger soupir il l'enfile et termine de ce rhabiller convenablement avant de se barrer d'un appartement qu'il connaît pas, sans remords. Quand il gâche pas une vie, Eaque il reste pas, il se contente du sexe et il se casse ensuite, parce qu'il cherche pas plus, c'est pas le mec qui cherche une famille, de toute manière il ne pourra jamais en construire une, alors le temps de quelques heures, quelques minutes, il s'abandonne dans les bras d'un autre, gémit sous les mains calleuses des hommes et ferme les yeux en soupirant de contentement.

Ses pas sont rapides dans la nuit, les ruelles c'est pas son truc, mais il a pas le choix, il doit rentrer, parce qu'il sait qu'il devra payer tarif s'il dépasse les heures de gardes pour sa sœur. Ses mains s'agitent dans sa veste tandis qu'il baisse la tête, légèrement rentrée dans les épaules. Il a pas peur Eaque, il tient juste à pas avoir d'ennuis, alors il marche et ignore ce qu'il se trouve autour de lui. Le silence de la nuit est inquiétant ici, à Cliffshire, alors il préfère ne pas s'y attarder. Les fumées de la nuit se mêlent au rayonnement de mère lune, un parfait décors pour un meurtre, ou un viol. Ici, personne ne dit jamais rien, parce que c'est la loi du plus fort, chasser ou être chassé, la nature reprend peu à peu ses droits dans la ville, qu'on le veuille ou non.

Eaque, il ralentit, son regard se déplace devant lui alors qu'il marche moins vite, soudainement, il s'arrête et bifurque dans une autre ruelle, sans doute plus sombre que la précédente, mais pas aussi sombre que la suivante, comment savoir ? Son souffle s'accélère imperceptiblement, Eaque c'est pas le mec le plus clean de la terre, mais il a horreur qu'on s'en prenne à plus faible que soit -ce qui en soit est totalement paradoxale aux vuee de ses 'activités' nocturnes- sans raison. Il se rapproche dans l'ombre de la nuit « Hey ! » Il ricane quand le mec se retourne, réflexe pitoyablement humain. Il observe avec une fascination certaine son propre poing atterrir sur le visage de l'autre « On t'as jamais appris à t'en prendre à quelqu'un de ta taille ? » Il attrape sans mal le couteau et le retourne contre la gorge de son propriétaire sans une once d'hésitation, son regard croise celui de son homologue « Rentre chez ta mère si tu veux pas finir au plus mal. » Il crache de dégoût sur le sol avant de laisser son genou rencontrer les parties de l'autre homme avant de le laisser reculer, la queue basse. Eaque, il ricane légèrement, il tire une clope de son paquet et l'allume, observe la fumée s'évanouir dans le ciel avant de se tourner vers la victime de cette histoire, il hausse un sourcil et l'observe un moment. « Ca t'arrive souvent d'être à sdeux doigt de te faire butter dans la rue ?»
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MessageSujet: Re: our animal impulses ▬ eaque   Ven 15 Avr - 0:06

Wilder than lions, louder than sound
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Eaque ✧ Adonis
La vie file en flashs, des flashs rapides parce qu'il a vécu si peu de choses, trop jeune pour partir, que ses souvenirs sont couverts de tâchés de cafés ou de sang, les couleurs s’évaporent dans les clichés bichrome du monde, il revoit son sourire de gamin qui n'a duré que cinq ans, une fourchette dérisoire quand on voit toutes les années que l'attendent. L'attendaient plutôt. Il ne peut pas empêcher la mémoire de se figer sur le paternel, le visage de l'homme au couteau prend ses formes, il le revoit toujours là pour le frapper. « Hey ! » Sa voix lourde qui envahit l'espace et qui lui rappelle sans cesse qu'il n'est rien. Elle gronde comme le tonnerre ou le fracas d'un torrent et il ne peut pas retenir l'eau qui s'engouffre. Pour la première fois, Adonis à l'impression qu'il va se noyer dans ses ténèbres tellement le désespoir à finit pas l'emporter. C'pas d'un coup de couteau dans le palpitant qui va l'achever, c'est lui même et cet amour incertain qu'il a à son égard « On t'as jamais appris à t'en prendre à quelqu'un de ta taille ? »Adonis relève la tête, surpris. C'est pas la voix du type qu'il entend depuis tout à l'heure et c'est pas celle de son père non. T'façon, il est parti loin ce connard et il serait pas revenu juste pour lui rappeler à quel point il est minable. Parce que c'est ce qu'il est.

Quelqu'un serait venu le sauver ? Faut pas rêver. Ici les gens s'aident pas, sauf s'il y a un truc à la clé, sexe, argent, l’intérêt ça passe avant l'humain, tous des putes, tous à se vendre d'une certaine manière. Alors il voudra quoi celui là ? Et puis merde, il aura ce qu'il veut, là Adonis il veut juste que ce cauchemar s'arrête, passer à un autre. Il n'aime pas ce mauvais rêve là. Lui qui vit constamment dans des songes trop sombres pour ses petits yeux brillant, il aime bien croire qu'il peut choisir entre les affreux songes. Il est tellement faible, il se sent redevable bien sur, mais il voudrait s'enfuir maintenant et laisser l'autre se démerder. C'est déjà humiliant d'avoir été pris comme ça par surprise, si en plus un bon samaritain s'en mêle.... Il veut pas faire de vague, il veut juste mener une putain de vie normale, aussi normale qu'il le peut, avec un peu de vice pour s'en sortir et beaucoup d'humanité, autant qu'il pourra en repêcher quand il est capable de l'apprécier. C'est pas tous les jours qu'il s'en sors, mais quand ça va bien, il fait en sorte d'en profiter. « Rentre chez ta mère si tu veux pas finir au plus mal.» Il pense à sa propre mère, elle n'aurait pas pris soin de ses blessures quand bien même il serait rentré pissant le sang. Son agresseur s'est tiré en courant, lui n'a pas pu bouger. C'est con, il faisait une tête de plus que lui, maintenant qu'il s'est redressé, et pas foutu de lui en foutre une. Malgré sa volonté de disparaître il n'a pas pu se résoudre à s'en aller comme un voleur. Quelqu'un l'a regardé, quelqu'un a prit sa défense.

Quelqu'un l'a remarqué.

Il relève la tête. « Ca t'arrive souvent d'être à deux doigt de te faire butter dans la rue ?» Son amalgame de palpitant rate une bonne dizaine de battements. Ce type est beau, putain. Il aurait jamais cru penser ça de quelqu'un, ou alors c'est parce qu'on vient de lui sauver la vie que ça s'affole là dedans. Ca doit être ça. Le sexe tout ça, c'est pas son truc, il est pas attiré. Il sait qu'il trouvera pas ce qu'il cherche, il veut pas souffrir inutilement. Son visage à une expression qui inspire une émotion qu'il n'arrive pas à pointer, des mots t'façon il en a jamais eu beaucoup. Beau ça suffit bien. Une émotion qui le prend aux tripes, qui vient des tréfonds de son passé, des pièces scellées. Il a déjà vu cette personne. Où ? Il ne sait pas, mais il sait que son chemin et le sien se sont déjà croisés. Bien sur, l'autre ne doit pas se souvenir...Tant mieux. Il aura pas de mal à l'oublier... « ... Pas vraiment. » Pathétique. Adonis se mord la lèvre inférieure, il n'a rien d'autre à dire alors ? « Merci je suppose ? » Autant aller droit au but. Un type aussi classe et beau n'est pas dans le coin juste par charité. Il sait se battre, il a l'air d'en avoir l'habitude, Adonis n'est pas con. Il sait reconnaître un loup quand il en croise un. Qui qu'il soit, ce n'est sans doute pas la meilleure rencontre qu'il aurait pu faire. Mais c'est lui qui lui est tombé dessus, alors peut-importe, il fera avec. « Que..Qu'est-ce que je peux faire pour te remercier ? Je n'ai pas beaucoup d'argent alors... désolé. » Il l'observe à son tour, il fait pas gaffe, se noie dans ses yeux. Si ça se trouve c'est juste un type bien et il va passer pour un con, ça changera pas de d'habitude.
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MessageSujet: Re: our animal impulses ▬ eaque   Ven 15 Avr - 12:11

our animal impulses
adeaque
Ca le calme, de fumer, ça l'a toujours calmé, il sait pas pourquoi, d'ailleurs, parfois Eaque il se dit qu'il est accro à la clope, qu'il fume trop pour que ce soit normale et de manière indépendant, mais il s'en fiche, il sait que sa vie ne sera pas aussi longue que celle de monsieur tout le monde. S'il existe encore dans ce bas-monde corrompus jusqu'à la moelle, alors pour être honnête, il s'en fiche pas mal de ce bousiller de l'intérieur, c'est pas le seul truc qu'il fume d'ailleurs, parce que son corps est déjà rongé par toutes les merdes qu'il a pu faire au cours de sa vie, ronger par la culpabilité et les coups, la honte, le dégoût, alors Eaque, il est pas à ça près, il va pas culpabiliser parce qu'il fume sans doute un peu trop, parce qu'il a fait des trucs bien pires dans sa misérable vie. Mais il avait pas le choix, Eaque, ou tout du moins il a jamais voulu le prendre, il a fait ce qui était nécessaire pour survivre et faire survivre sa famille, point.

« ... Pas vraiment. » Tiens, il l'avait oublié l'autre, perdu dans se réflexion presque existentielle comme ça lui arrive souvent. C'est pas un rêveur Eaque, il sait que la vie s'arrangera pas comme ça, d'un claquement de doigts, il sait que ça se passera pas comme dans les films, y'aura jamais quelqu'un qui débarquera pour proposer un truc de fou qui va révolutionner sa vie. Eaque, il est coincé dans ce bled de merde, parce qu'au fond il a jamais eu le courage d'en partir vraiment, Eaque, c'est la qu'il est né et même s'il l'avoue pas, ça reste le seul endroit qu'il n'a jamais connu et Eaque, il a peur de l'inconnu qui pourrait se dresser devant lui. « Merci je suppose ? » Eaque, il se contente de hocher légèrement la tête, il ferme les yeux un très court instant tandis qu'il se calme lui-même, parce qu'il peut la sentir la fumée empoisonnée dans ses poumons, en train de lui refiler un cancer s'il a un peu de chance, mais après tout, il est pas à ça près ... « Que..Qu'est-ce que je peux faire pour te remercier ? Je n'ai pas beaucoup d'argent alors... désolé. » Il esquisse un rictus moqueur, parce qu'il aurait très bien pu profiter de ce mec, lui demander quelques faveurs en échange de ce sauvetage in-extremis, il est plutôt mignon, mais Eaque, il a pas de quoi se protéger sur lui, plus maintenant et il maudit une énième fois le mal qui coule dans ses veines et qui empoisonne ses cellules, parce qu'il a pas su faire gaffe, il c'est mis dans la merde tout seul après tout, alors il ne peut que ce blâmer, personne d'autre. Il rentre légèrement la tête dans les épaules avant de soupirer. « J'ai pas encore fais ma dose de bénévolat cette année. » Eaque, il ricane presque, parce qu'il sait même pas ce qu'il dit et qu'il a l'impression de plus dire de la merde qu'autre chose, c'est con parce qu'il a pas bu ce soir. « Alors j'suppose que j'ai rien à te demander ce soir
»
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MessageSujet: Re: our animal impulses ▬ eaque   Ven 15 Avr - 16:23

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Eaque ✧ Adonis
Il fixe sans doute un peu trop sa pomme d'adam qui se mouve pour recracher la fumée, t'façon il a toujours aimé les détails chez les autres, ce qui rend un être si unique, c'est pas ça sa faute. Il a trop bouffé de foule pour aimer encore les grands standards, il a vécu trop seul pour apprécier la banalité, il se cherche dans les petites choses qui rendent étrange, des manies instinctives. Quand il le voit il se dit qu'c'est beau fumer, quand t'a la vie qui s'évapore, quitte les lèvres, la vie qu'on voudrait toujours avoir avec nous mais qu'on torture bien quand même. C'est donnant, donnant. Il aime bien t'façon les impulsions électriques qu'il ressent quand le danger le guette, certains dangers sont moins appréciés que d'autre. Mais la preuve, il arrive toujours à s'en sortir. L'inconnu perdu dans ses pensées qui à l'air de déjà l'avoir oublié... Adonis laisse échapper un soupir, il s'attendait peut-être à plus. En fait, c'est sur, il aurait aimé plus, mais quoi il n'en sait foutrement rien. Quelque chose, un prénom, une question du genre "ça va ?" mais nan. Putain de paradoxe, il veut qu'on lui foute des couches mais il veut bien du bisou magique Il devrait peut-être juste partir.

« J'ai pas encore fais ma dose de bénévolat cette année. » Il aimerait accompagner le rire, c'est même son genre de se moquer un peu et même de lui même. Il apprécie l'verbe de la personne d'en face, elle a une sincérité putain de touchante et fraîche, plus que la brise nocturne dans ses cheveux chaotiques. Mais ça le fous mal quand même, bien sur c'est sympa d'être sauvé par charité mais si c'est pour être sauvé par pitié en plus, autant se faire éjecter d'la route du monde et bouffer les pissenlits par la racine. C'est plus rapide, ça fait un boulot de moins. En clair, c'type à juste perdu cinq minutes de sa vie. Avec un peu de chance il aura au moins apprécié taper sur un type, mais il a sans doute pas b'soin de sauver la veuve et l'orphelin pour dégommer des fils de pute. « Alors j'suppose que j'ai rien à te demander ce soir » C'est l'genre d'appel à se revoir. Pourquoi pas, il a envie de dire Adonis; mais, non. C'est pas un jouet, il est pas là juste pour satisfaire l'ego d'un type aux intentions aussi douteuses que bonnes. Pourtant ça le vexe un peu, il aurait bien aimé pouvoir rendre la pareille. Socialement parlant, il sait pas comment s'adresser aux gens.

Il apprend le monde dans les films et à la télé, il essaye de copier les autres, voir comment ils font pour s'approcher, se saluer, s'aimer, se haïr, parce que tout seul il a autant de discussion qu'une carpe. Muet. Il a rien à dire, il se trouve pas intéressant en plus. Il pourrait bien parler de son job mais peu de gens partagent sa passion un poil morbide, c'est sur qu'on immortalise pas les humains et v que la seul chose qui intéresse l'homme, c'est lui même... « C'est par pitié ou parce que j'te plait pas ? Sinon... » Sa voix meurt. Sinon quoi ? Sinon rien pauvre gars. Comment il pourrait plaire de toute façon, il est trop maigre, trop grand, trop moche même. Il essaye de se détacher de paroles sèches de sa famille oubliée mais tu recouvre pas une plaie béante avec un p'ti pansement. Lui il aurait besoin de l'hosto du coeur. Le problème c'était lui, qu'il aime une fille ou un mec ça changeait rien pour son père, puisqu'il était un minable et qu'il trouverait jamais personne, que personne ne devrait s'attacher à lui, cet être immonde et stupide. « Oublie ça... » Il pourrait fuir maintenant, que faire d'autre ? il s'est assez ridiculisé, il voulait se rattraper et il a tout gagné. C'est dans ce genre de moment qu'il a plus que son nom à balancer et ça y est, c'type se souviendra de lui comme un abruti qu'il a sauvé en pensant bien faire. Non, personne peut s'attacher à lui autrement que par pitié. Mais il se souviendra au moins, il aura existé pour quelqu'un. C'est ce qu'il pousse à rester. « Moi c'est Adonis. » Quand t'a tout joué et tout perdu, t'a plus rien d'autre à perdre que toi même.
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MessageSujet: Re: our animal impulses ▬ eaque   Ven 15 Avr - 22:54

our animal impulses
adeaque
Eaque, au fond, il sait pas ce qu'il fou sur cette Terre, il sait pas pourquoi il est là, parce que tous ceux qui lui sont cher meurent un par un. D'abord, y'a eu sa mère, qui les a laissés, son père, lui et surtout, sa petite sœur qui n'avait même pas un an. Eaque, il a longtemps maudit le ciel pour ça, pour lui avoir pris la plus belle femme au monde, à ses yeux, Eaque, il a fait des conneries pour ça, il a bu un peu plus, à commencer à mettre de l'herbe dans ses clopes pour oublier. Mais il a finit par se rendre à l'évidence, ça la ferait pas revenir, rien ne le pourrait. Jamais. Il allait devoir vivre avec ce poids sur le cœur, celui de ne plus pouvoir voir cette femme sourire même quand ça ne va pas, rire parce que le rire détend et apaise, plus jamais, le corps redevient poussière au fond d'un cercueil en bois. Il préfère se dire ça que de se dire qu'il est bouffé par des vers et des asticots. C'est moins beau, d'un coup. Et si Eaque il avait pu, il aurait fait brûler le corps, pour en garder précieusement les cendres. C'est pas le mec le plus sentimental du monde, Eaque, mais on touche pas à sa famille, son point de repère, d'ancrage dans ce monde de merde. Puis ensuite y'a eu son paternel, cinq ans plus tard. Mort. Empoisonné. Parce que celui qui l'a tué n'a pas eu les couilles de le faire face à face et non pas dans son dos, en versant quelques goûtes dans un verre. Eaque a été en colère, il n'a pas laissé les larmes couler, pas cette fois, il ne pouvait pas, parce qu'il devait s'occuper de sa sœur, se montrer fort, expliquer pourquoi son papa ne reviendrait jamais à la maison avec les bon mots, sans être trop brusque, mais Eaque n'en a pas moins été en colère. Cette rage, elle le ronge, le brûle de l'intérieur et depuis, il cherche désespérément celui qui a fait ça, le salaud qui lui a arraché l'homme qui lui a tout appris. Eaque, il a pas eu d’autre choix que de s’occuper de Mélioné, de reprendre le bar merdique de son paternel pour essayer de rassembler les deux bouts de sa vie, pour vivre, ou plutôt survivre dans ce monde de merde.

« C'est par pitié ou parce que j'te plait pas ? Sinon... » Il arque un sourcil, sinon quoi ? Eaque, il laisse un rictus se dessiner sur le coin de ses lèvres. Ce mec, il est pas si mal que ça, dans le fond. La courbe de sa mâchoire, son regard aussi innocent que celui d'un nouveau né qui a tout à apprendre du monde. S'en ai presque touchant. Et Eaque il sourit un peu, se pince les lèvres avant de répondre. « C'est pas plutôt l'inverse ? » Eaque, il a bien vu que l'autre le fixait pendant un petit moment et Eaque, il est pas complètement débile quand même. Y'a ce truc dans le regard de l'autre qui trompe pas, il en serait presque flatté. « Oublie ça... » Eaque, il hausse les épaules et hoche légèrement la tête, il a envie de voir ou peut mener cette discussion. Dans une situation similaire il aurait préféré se barrer le plus rapidement possible, mais cet homme l'intrigue. Beaucoup trop. « Moi c'est Adonis. » Eaque, il sourit doucement, parce que ça sonne beaucoup trop français et surtout, parce que son propre prénom sonne beaucoup trop dans une langue inconnue de la plupart des habitants de cette ville de minables. « Eaque. Faut croire qu'nos parents avaient un truc avec la mythologie. » Il ricane doucement avant d'écraser le mégot de sa cigarette sur le sol, épave de ce qui détruit sa vie.
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MessageSujet: Re: our animal impulses ▬ eaque   Ven 15 Avr - 23:20

Wilder than lions, louder than sound
The birds and the bees are getting older now
Eaque ✧ Adonis
Adonis il se la joue funambule, c'est un équilibriste au dessus d'un volcan, avec les flammes de l'enfer en contrebas prète à le happer, lécher les contours de tous les morceaux de conscience, verre brisé dans son esprit incertain, jusqu'à leur donner la forme qu'elles veulent. En haut c'est le ciel, c'te Paradis qu'il s'imagine accueillant, parce qu'autant il sait à quoi ressemble les ténèbres autant la lumière elle a jamais eu un visage reconnaissable, la paix le bien, quand il lève la tête pour s'y plonger entier il croise le ciel nocturne d'une liberté bridée. Seules des étoiles solitaires lui rappellent que noir et blanc se doivent de coexister et il avance sur le fil de la vie et il ne sait pas quand ni de quel coté il va tomber. Sa seule certitude, c'est que ça chute sera longue, longue et interminable jusqu'à son dernier souffle. Et du souffle il en manque, du souffle il en a besoin pour vivre parce que chaque seconde est une lente agonie solitaire. Une douce mort qui prend la forme d'une indifférence totale. La peur attisée par la pire des lueurs, le bon sens envolé, un instinct de gamin, gosse qu'il est. Il joue avec l'étincelle d'un briquet, il cherche à se brûler pour savoir ce que ça fera. Adonis c'est ça, il veut voir ce que ça fait, il est curieux des conséquences quand les actes ne l'atteignent plus.


. « C'est pas plutôt l'inverse ? » Le coeur fait une embardée imprévue. Il manque tellement de battement régulier qu'il se demande comment il tient encore debout. Il se trouve con parfois, mais là maintenant c'est la gêne, pourpre sur ses joues laiteuses. Parce que ça le gêne de savoir qu'il est attiré, c'est pas souvent qu'un corps lui fait de l'effet, faut dire qu'il croise si peu de monde dans son univers gelé. Alors forcément, le premier venu lui fait l'effet d'une étoile filante, l'espérance d'un bout de ciel rien que pour lui. Il veut pas tomber Adonis, il veut s'accrocher, il a fait le mal mais il croit qu'il existe un pardon, sinon il serait déjà mort nan ? Il détourne le regard, touché, coulé comme on dit. C'est ce qui se passe quand on a tout à cacher, on fuit les yeux miroirs. C'est l'autre qu'il veut fuir ou lui même ? Parce qu'au point où il en est, c'est bien sa propre stupidité qui le gêne. Être intrusif, il n'en connait même pas les frontières, où commence les jeux dangereux et où ils s'arrêtent... C'est nouveau. Tout ce qui est nouveau a un attrait magique. il revit, jouissif sensation que le creux du palpitant qui se remplit, quand quelque chose naît dedans. Il sait que ça fait mal un coup de foudre, parce qu'il reverra jamais ce type, mais il ne peut pas passer à coté de l'occasion, cet espoir précieux de pouvoir sentir un truc là dedans. S'il n'avait pas honte de lui, le moment pourrait être encore mieux. « Eaque. Faut croire qu'nos parents avaient un truc avec la mythologie. » C'est beau, ça sonne étrange, c'est pas d'ici. Une mélodie ancienne, une langue oubliée, morte dans les tréfonds des âges.

Il sait même pas d'où vient son prénom, ses parents l'ont juste nommés comme on nomme un chien, c'était bien pour l’appeler, ç'aurait été qu'un numéro que ça aurait fait le même effet. Adonis il a pas eu la chance de faire de grandes études, il est pas doué dans grand chose, il sait se servir de ses mains et c'est déjà bien. Quand il a les produits dedans, il sait quoi faire, c'est instinctifs, son petit talent caché qu'il a réussi à dénicher faute d'avoir pu exploiter sa caboche dans autre chose. Il aimerait bien apprendre ce que veux dire son prénom et ce qui le lie à Eaque. Un point commun, trop fort. Il a réussi à avoir un point commun avec un inconnu. P'têtre que ce soir la chance va tourner un peu. « Je ne sais pas... Je n'ai pas étudié ça et mes parents ne m'ont jamais rien dit. » Dans tous les sens du terme d'ailleurs, quand il y repense, il était juste la bobonne. Il comprend pas pourquoi on l'aime pas, il sait pas ce qu'il a fait mais il se plaint qu'à lui même. C'est mal vu d'aller pleurer, alors il pleure jamais non plus, il enferme toute la colère et la haine et la relâche dans la douleur. C'est sans doute pire, mais il ne lâchera pas une seule larme. Pas pour eux. Les géniteurs indignes. « Pourquoi tu m'as aidé ? » On y vient. « Tu aurais pu t'attirer des ennuis, j'ai du mal à croire que j'ai une bonne étoile tu vois. » Il ricane tranquillement. Nan. Il a pas de bonne étoile. « En général, quand les gens m'aident, c'est qu'ils veulent se servir de moi d'une manière ou du autre, alors j'aimerais que tu sois honnête avec moi, si c'est possible. » C'mignon parce qu'il lui demande presque gentiment d'être sincère, limite il est pas obligé. ça fait pathétique un peu.

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MessageSujet: Re: our animal impulses ▬ eaque   Sam 16 Avr - 0:11

our animal impulses
adeaque
Eaque, il rêvait des universités de lettres et des bouquins qu'il lisait sans jamais se lasser, il rêvait des grandes écoles qu'il aurait jamais les moyens de se payer, même s'il bossait toute une vie, mais c'était un gamin à l'époque, un gamin remplis de rêves et d'espoir avant qu'on ne vienne briser le miroir, sept années de malheur comme on dit, il arrive au terme de sa sentence, le destin va-t-il consentir à le laisser en paix maintenant ? Peut-être, ou peut-être pas … qui sait réellement ce que l'avenir lui réserve ? Personne et encore moins lui, le gamin paumé dans une vie qu'il n'a demandée à personne, une vie de débauche et de crimes, grands ou plus petits, plus discrets, ils passent inaperçus dans la foule, pour une fois. Eaque, il se fond dans le décor, il fait en sorte de pas se faire repérer, jamais, parce que ce serait trop dangereux qu'un pourri de flic reconnaisse son visage au coin d'une rue.

« Je ne sais pas... Je n'ai pas étudié ça et mes parents ne m'ont jamais rien dit. » Eaque, il sourit doucement, il le prendrait presque en pitié, Adonis, parce qu'il a cet air un peu paumé de la vie, il sait pas trop ce qu'il fait là, ni pourquoi il est la d'ailleurs. Eaque, il connaît cette impression, celle de se demander ce qu'on fou dans un merdier pareil, comparables à des mouches, de misérables insectes assommés par une massue de fer. « Je n'ai pas fais de grandes études, voir pas du tout, mais je lisais beaucoup, plus jeune. » Il ricane, il est pas vieux Eaque, il a même pas 30 ans le gamin. « Adonis c'est l'amant d'Aphrodite, généralement il est associé à la rose et à la myrte. » Il sourit doucement, Eaque, c'est pas le mec à être prétentieux, d'ailleurs il ne l'est pas, il veut simplement aider, donner quelque chose, un point d'accroche, une origine. « Le mien est un peu moins cool, enfin, ça dépend du point de vue. Eaque c'est un des trois juges des enfers. » Il hausse les épaules, par moment il se demande s'il ne s'amuse pas à avoir ce rôle lorsqu'il tue ses victimes, mais il ne sait pas ce qu'il advient de l'âme, il s'en fiche même, il est pas croyant Eaque, il est loin de l'être. « Pourquoi tu m'as aidé ? Tu aurais pu t'attirer des ennuis, j'ai du mal à croire que j'ai une bonne étoile tu vois. » Eaque il sourit amèrement. « Personne n'a de bonne étoile de ce monde de merde. » Il a pas peur de dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas, de toute manière, ils sont seuls, personne pour les entendes et Adonis semble avoir comprit qu'Eaque, il sait se battre si le besoin est. « En général, quand les gens m'aident, c'est qu'ils veulent se servir de moi d'une manière ou d'une autre, alors j'aimerais que tu sois honnête avec moi, si c'est possible. » Eaque, il hausse les épaules, il sait pas vraiment pourquoi au fond. Parce qu'il en a eu marre de voir une énième personne se faire tabasser dans le coin d'une rue, sans doute. « J'en ai marre des mecs qui se croient au-dessus de tout le monde et qui font leurs lois. Sans doute pour ça. J'pas d'explications en faite. »
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MessageSujet: Re: our animal impulses ▬ eaque   Sam 16 Avr - 16:27

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Il doit l'aimer ou le détester ce p'tit sourire moqueur qu'il a l'autre ? Parce qu'il veut pas passer pour un con et souvent les gens ne daignent afficher un rictus que pour ce qui éveille tellement de méprise chez eux, les gens il les comprendra jamais. C'est fou de pas s'identifier à cette masse à ce point, parce qu'il y a des gens comme lui qui arrivent à s'en sortir pourtant, qui s'adaptent. Il pense aux artistes, eux ils savent se démarquer et être admiré à leur façon, qui font de la différence la plus forte des armes et qui s'élèvent en haut de l'échelle, comme quoi le monde appartient pas qu'aux vieux chauves avec des costards parfaitement taillés et des limousines, mais lui de ses mains, il ne sait rien faire d'autre que mettre sous cloche des animaux, il ne fait qu'exposer un peu plus de vanité humaine. Et il y adhère en plus, il adhère à cette idée de conserver la beauté à jamais, même s'il sait que c'est pas bien, on en devient narcissique et on finit seul. Enfin il est déjà tout seul alors peut-être qu'il devrait s'attacher à quelque chose, mais il arrive même pas à s'aimer alors...

« Je n'ai pas fais de grandes études, voir pas du tout, mais je lisais beaucoup, plus jeune. » Tiens, lui aussi ? C'est peut-être plus courant que ça, les gosses qu'on arrache aux bancs de l'école pour faire le sale boulot, ça se plaint des cours et des horaires mais c'est sans doute mieux que d'errer dans la jungle. C'est des jeunes qui se détruisent et cherchent la merde sans savoir qu'une fois dedans c'est plus l'enfer, c'est pire encore. Être dans le bourbier jusqu'au cou c'est quelque chose d’habituel, on s'y fait, on se fait à l'argent qui manque en fin de mois, aux trucs qu'on rêve de se payer mais qu'on pourra jamais acheter sauf peut-être si on tombe sur le bon ticket. Ça chercher le trèfle dans les jardin public, ça respire la vie la vraie quelque part, ces époques où on découvrait encore le monde, se satisfait des petits riens qui emballent les coeurs et réveille un peu d'humanité, mais ça voudrait plus. Mais l'argent ça te paye pas ton bonheur, ouais ça y contribue, mais tu laisses derrière toi t'a liberté, liberté de dire merde, liberté de gueuler. Y'a de rien mal à se révolter et sortir dans le rue hurler qu'on est pas d'accord, ça libère, quand les tunes te tombent dans les mains tu te ratatines, plus rien n'a de sens, tant que la paye arrive. Des petites vies de machines misérables et futiles, on s'répare chez le médecin et quand on est obsolète c'est l'oubli pur et simple. On ne plus ni être d'accord ni être contre, juste être, là, sans bouger, comme des plantes vertes mais pas foutue de servir de poumons à la terre, nan, des plantes cancers.

. « Adonis c'est l'amant d'Aphrodite, généralement il est associé à la rose et à la myrte. Le mien est un peu moins cool, enfin, ça dépend du point de vue. Eaque c'est un des trois juges des enfers. » Il connait vite fait aphrodite, il sait surtout que c'est une bonasse avec pas mal d'amant, mais sympa quand même parce-qu’il paraît que l'amour c'est beau quand c'est pas l'amour contraint des putes et l'amour complexe de ces gens qui s’entre tuent, qui se dévorent pas désir. Juge des enfers par contre ça devient plus ironique, alors lui qui oscille toujours entre le ciel et la terre il a trouvé son camp ? Ou plutôt, celui-ci est venu à lui... Il sait pas si l'idée doit le faire flipper ou s'il doit juste s'en foutre, parce que de toute façon ce n'est qu'un nom et que ça fait pas une personne, pas vrai ? « Personne n'a de bonne étoile de ce monde de merde. » Il acquiesce docilement.  Il voulait de l’honnêteté, il en a.  Il avait pas totalement faux dans ces idées reçues, ce type n'a pas eu une vie facile, sinon il se permettrait pas de le dire comme ça, de balancer la fatalité comme une cruelle évidence. . « J'en ai marre des mecs qui se croient au-dessus de tout le monde et qui font leurs lois. Sans doute pour ça. J'pas d'explications en faite. » Un "mais..." voudrait naître des lèvres mais il se résigne. Peut-être que pour une fois il pourrait croire que la bonté ça existe un peu. Juste une fois, tant pis s'il doit s'en mordre les doigts. « Tu trouves que ton nom te va bien ? » Être sauvé par un putain de juge des enfers... Adonis quitte le mur, c'est bon, plus de danger, il est plus obligé de s'y accrocher comme-ci sa vie en dépendait. Il s'approche du type et lui chope sa clope pour tirer dessus. Ne pas penser aux lèvres qu'elle vient de quitter. « J'peux ? » Mais il attend la réponse pour la porter à ses lèvres, plongeant ses yeux dans les siens. Parler avec les autres c'pas facile, mais agir comme ça de manière impulsive et provocatrice ne plus pas tant de problème, c'est comme-ci il ne savait que faire ça. Provoquer les flammes. « Parfois j'en ai marre de ses types et parfois je les comprend... c'est con hein. Je sais pas où je vais je pense... » Il sourit. « Tu te défends bien n'empêche... »
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MessageSujet: Re: our animal impulses ▬ eaque   Sam 16 Avr - 18:04

our animal impulses
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Les humains c'est comme les animaux, ça se bat pour manger et ça meurt de ne pas manger. Ca vitvit selon une règle prédéfinie qui s'impose à chaque espèce, chaque être vivant dans ce monde pour lui dicter sa véritable nature. Il y a tellement de possibilités, de choix possibles dans cet univers, mais l'humanité se résume aux mêmes actions, toujours, boulot, métro, dodo. Cercle infernal qui se répète à l'infini, aucun moyen d'en sortir ou d'en échapper. La misère entraîne la misère, c'est pourquoi les pauvres seront toujours pauvres et les riches toujours riches, parce que la nature les a fait comme ça. Les exceptions sont rares, trop peu nombreuses pour être soulignées. Mais lorsque l'humanité arrivera à sortir de ce cercle vicieux, lorsqu'elle y parviendra, alors on pourra dire qu'elle a fait un bon en avant, quelque chose pour améliorer le monde, enfin. Eaque, il fait parti de ceux qui veulent changer ce monde de merde, y apporter quelque chose, mais Eaque, il pourra jamais rien faire changer, parce qu'il est seul. Un homme seul ne peut pas devenir influent, c'est prouvé, il faut de quoi persuader les gens, les forcer à croire comme soit. Quelques hommes dans l'histoire y sont parvenu, grâce à la violence et au meurtre. Au gaz qui pourrit les poumons et bouffe la vie sans que l'on s'en rende compte, les familles séparées, l'or volé. Rien de plus. Destruction et néant, le carnage laissé derrière lui. Eaque, il rêve d'un monde normal, un monde ou vivre n'est pas un privilège, ou survivre ne devrait pas exister. Mais ce monde, il existe pas. Il existera jamais.

« Tu trouves que ton nom te va bien ? » Eaque, il juge pas. Ou peut être que si, il sait pas lui-même, il survit dans ce monde hostile, fait ce qu'on lui demande pour ne pas clamser dans la rue comme un clébard. Parce que c'est le sort qui lui est réservé s'il se bat pas, Eaque, il a pas d'argent, il est pas comme tous ces mafieux, avec du fric plein les poches, lui, il se bat et il fait en sorte de pas trop être dans la merde non plus. Sélection naturelle, finira bien un jour ou y'aura plus de place pour lui, alors il pourra juste compter sur les gens. Mais les gens, ils s'en foutent d'un gamin et de sa frangine paumés dans la rue, face aux lois de la nature, à plus fort qu'eux. Manger ou être mangé. Chasser ou être chassé. C'est la même morale, la même merde. Les riches chassent les pauvres et ça n'en finit plus. « J'suppose que ce dépend du point de vue. Je juge cette ville parce qu'elle me juge. Les enfers j'en ai rien à foutre, j'y suis déjà depuis trop longtemps. » Depuis sa naissance. Parce qu'il a pas le choix Eaque, depuis tout gosse il se bat pour survivre et pour manger et à plusieurs reprises il a faillit crever de ne pas manger. Il laisse la fumée et le goudron intoxiquer ses poumons et ses pensées, il garde un œil sur Adonis, parce que sait-on jamais, on est pas à l'abris d'un revirement de situation. Il s'approche, Adonis, il est trop proche sans doute et Eaque il il réagit pas quand il lui pique sa clope pour tirer dessus. Mimant une permission qu'il s'accorde seul. A quoi bon la demander si c'est pour la prendre sans attendre la réponse ? Eaque il esquisse un léger sourire, parce que ce comportement, ça lui plaît.

« Parfois j'en ai marre de ses types et parfois je les comprend... c'est con hein. Je sais pas où je vais je pense... Tu te défends bien n'empêche... » En réalité, Adonis c'est juste un autre gosse paumé qui sait pas quoi penser de la vie, parce que sans doute qu'elle l'a pas épargner non plus, il a du lui arriver des trucs sales, traumatisant et sans remords pour parler comme ça. Eaque, il pense pouvoir le comprendre, comme par moment il comprend aussi ces types dans la rue. Il est pas tout blanc Eaque, il a du sang sur les mains, beaucoup trop à son goût et y'a les jours où il a beau frotter ses mains sous l'eau, il a l'impression que l'odeur du sang y reste désespérément collé, qu'elle se fraye un chemin dans ses cellules pour ne plus le quitter. Et il a beau faire ce qu'il veut, y'a rien qui peut le laver de ses crimes, parce qu'il a pas d'excuses réelles, il fait juste ça pour survivre, parce que y'a ce traitement de merde qui le colle depuis plus d'un an. Et Eaque, il maudit la vie pour ça aussi. « C'était ça ou me retrouver dans le caniveau sans comprendre ce qu'il m'arrive. » Question de vie ou de mort. Sous la peau diaphane, y'a de quoi se défendre. Eaque, il est pas non plus particulièrement musclé, mais un minimum, parce qu'il a bien vite appris qu'il allait devoir se servir de ses poings s'il veut se faire entendre. C'est pas un bagarreur, mais encore une fois, il a pas eu le choix le gamin. Mais Eaque, c'est surtout sa rapidité qui l'aide à survivre. « Suffit pas d'être musclé pour se défendre. » Parce qu'il anticipe peut-être la question de l'autre, il esquisse un sourire et fait un pas en avant pour récupérer sa clope, il la coince entre ses lèvres rosées et s'adosse contre le mur, les mains dans les poches. « Le mec, je l'aurais sans doute pas foutu par terre comme ça sans l'effet de surprise C'est important. »

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MessageSujet: Re: our animal impulses ▬ eaque   Sam 16 Avr - 19:55

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 « J'suppose que ce dépend du point de vue. Je juge cette ville parce qu'elle me juge. Les enfers j'en ai rien à foutre, j'y suis déjà depuis trop longtemps. » C'est le moment où il a la sensation que l'étoile brille bien, que peut-être cette chance que tous convoitent peut briller faiblement, c'est pas qu'elle vous tombe dessus comme la foudre, y a que le malheur et la mort qui tombe du ciel comme la pluie tombe sur la vie, faut croire que la chance elle se provoque, elle se façonne de paroles incertaines et d'audace, elle naît du sein du courage et de ceux qui veulent bien y croire. Tu te fais ta propre chance et tant pis si c'est pas une vrai tant que t'y crois et que t'a un truc, un pauvre navire, peut importe, au diable si c'est qu'une blanche pourri, tant que ça te permet d'affronter l'océan de monde, le tourment. Rester hors de l'eau toujours, c'est ce qu'il s'efforce de faire et quand il croit se noyer, quand il croit qu'il ne pourra jamais toujours le bord, que la rive n'existe plus, qu'il n'y a que l'océan et les abysses, y a une planche sur laquelle il peut s'accrocher. Une clope, un client, un rêve, un homme. C'est trop rare quand c'est un être vivant. Il n'a pas d'étoile apparemment et si un ange veille sur lui il a du se brûler les ailes depuis longtemps, mais qui que ce soit le dieu malveillant qui veille sur ses pas, il ne veut pas voir son cadavre traîner, pas encore. C'est à croire qu'il a encore des trucs à faire ici, alors qu'il a rien commencé, comment finir ce pourquoi t'es venu quand tu sais même pas pourquoi ? C'est drôle, c'est la vie, elle se résume principalement à trouver les réponses avant les questions, avancer à contre courant et jouer des coudes pour se faire une place. Et si t'a pas envie c'est la même, ah, tu peux bien essayer de t'en tirer avec des sourires et des belles paroles mais si tu penses changer le monde tu n'iras pas loin. Seul on est pas efficace, seul on est pas grand-chose d'autre qu'un grain de poussière, mais uni tu peux être une plage, un désert et tu peux bouffer le rester. Rester impalpable. C'est ce qu'il a de plus beau, la liberté, ne faire qu'un avec le monde, quand rien ne peut atteindre les opinions. Indépendance criée. On peut sans doute sortir des enfers, ça c'est déjà vu. Pour certains dans la solitude à la peine, mais il existe un bout au tunnel, une lumière. Il veut bien y croire pour la beauté du geste.

« C'était ça ou me retrouver dans le caniveau sans comprendre ce qu'il m'arrive. » Oh il comprend, il sait ce que ça fait quand on a pas d'espoir, quand y a pas d'autres solutions que de sortir les crocs et tout perdre, ou tout gagner, il avait pas eu le choix non plus, il voulait pas crever. Il a jamais su pourquoi, ça lui échappe, il voulait juste pas mourir là, comme ça, pas à cause de son père. C'est par égoïsme qu'il a agit, parce qu'il voulait pas que ce porc puisse partir en vainqueur, parce qu'il voulait, c'était un caprice, un caprice qui a coûté une vie. Mais en y repensant, l'homme a toujours gagné, qu'il vive ou meure, il gagnera toujours, sa voix est toujours là, son rire, sa méprise ont fait de lui ce qu'il est. Le paternel est dans l'ombre, il a façonné son gosse, ce qui est fait et fait et rien ne peut être changé, plus jamais. C'est trop tard. Ça ne l'a pas soigné, ni même apaisé, il est mort avec ce père de famille inconnu, à l'instant même où son coeur s'est arrêté le sien a arrêté de répondre, endormi, paralysé, parce qu'il avait fait un mal si immense, détruit ce qu'on avait chez lui par simple envie. Il n'avait pas de famille, sa famille l'avait renié, rejeté, craché et marché dessus, alors ça ne lui avait pas fait mal de s'en prendre à une autre sur le coup. Il pensait presque bien faire. Puis il a croisé des gens au parc, dans la rue, partout et il s'est rendu compte que ça existait des famille heureuse et qu'il avait juste agit par haine et colère. Comme son père. Il avait réagit de la même manière que son putain de « papa », adopté la même indifférence, trouvé les mêmes excuses pour justifier ce qui n'est pas justifiable. Il avait été minable et le pire c'est qu'il lui arrive de continuer et ça le tue, ça le ronge mais il est incapable de bouger ne serait-ce qu'un tout petit doigt pour arrêter , s'arrêter. Non. Il faudra que quelqu'un l'arrête, il ne sait pas se poser de limites, il n'en a pas, le volcan au dessus duquel il marche, les enfers qui chuchotent à son oreille c'est lui. Et ce type c'est son juge, sa tentation.

 « Suffit pas d'être musclé pour se défendre. » Pour sur, faut dire que l'autre en face n'a pas de muscle, enfin après il a pas vu en dessous Adonis. L'idée lui déplaît pas. C'est vrai qu'il est un peu gamin mais on l'a enfermé chez lui, on lui a toujours demandé de ressembler à un modèle et il s'y est tellement conformé qu'il n'a jamais cherché à savoir s'il existait autre chose, une autre alternative. Il n'a jamais désiré quelqu'un, il croise si peu de gens que de toute façon, il a longtemps pensé ne jamais ressentir d'envie à ce niveau là. Ca reste un homme pourtant, mais ça l'intéresse juste pas. Ou plutôt, l'intéressait pas. Parce qu'il a fallu que son sauveur soit un canon. Et vaguement provocateur en plus. Ou alors il sait pas lire les doubles sens ce qui est pas faut non plus. Mais t'façon il peut pas aller contre sa nature, il est effacé mais ça l'empêche pas d'avoir des idées. Et une grande imagination.  Le mec, je l'aurais sans doute pas foutu par terre comme ça sans l'effet de surprise C'est important. » Adonis à l'impression qu'il va exploser, il ne s'était rendu compte que la distance qui les séparait… n'en était pas une. Il sait pas ce qui lui prend et il fait volte face. « et j'aurai pu t'embrasser sans l'effet de surprise ? » Il reprend la cigarette et dépose un baiser chaste sur les lèvres qui l'obsèdent depuis trop longtemps sans laisser une seconde de réaction. Il veut surprendre, peut-être qu'il pourrait demander des cours d'autodéfense à ce mec ? C'est comme-ci il avait attendu une éternité. Mais sa conscience se réveille et il recule les yeux écarquillés. La clope est tombée par terre et il se retient de tomber aussi. « … Je sais pas ce qui m'a pris… » Il a prit des couleurs, rouge pourpre.
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