AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Ad vitam æternam... Ft. Isobel Fraser.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar

The badder they are, the bigger the reward.
CARTOUCHES : 13


MessageSujet: Ad vitam æternam... Ft. Isobel Fraser.   Jeu 14 Avr - 0:13

     

Isobel ♦ Fitzgerald

Ad vitam æternam...
T
erreurs nocturnes récurrentes. Odeur enivrante, odeur féminine. Son parfum... A elle, à Isobel. Cette fragrance qui ne le quitte plus, qui le rend fou. Fou d'envie, fou de jalousie. Penser à elle pour ne plus penser à ses cauchemars. Bouée de sauvetage qu'il ne pensait plus voir arriver. Sourire de circonstance. Fitzgerald s'étire et tourne la tête vers son réveil. Bien sûr que ce dernier indiqué une heure bien trop précoce pour se lever. En ne dormant seulement que trois heures, il était logique de se réveiller avant que l'alarme ne sonne. Comme tous les matins, Fitz aurait pu gueuler, pester à cause de cette nuit de misère. Mais pas aujourd'hui. Non il n'en avait pas envie. Rien que la seule pensée de se savoir tout prêt d'Iso le rendait heureux. Passer une soirée entière à ses côtés. A épier le moindre de ses faits et gestes. Premièrement pour la surveiller. Être son bouclier, celui sur lequel elle peut compter. Lui faire oublier tous les autres pour qu'elle ne le voit que lui. Deuxièmement pour connaître son quotidien. Pour ainsi pouvoir lui voler ce qu'elle a de plus cher à ses yeux. Être son ombre et l'envelopper petit à petit. Tout doucement pour ne pas qu'elle sente la lame du poignard rentrer dans la chaire. La rendre faible et prendre possession de ses biens. Mais vouloir également son corps. Pourquoi cette envie soudaine ? Lui qui ne croit pas en l'amour. Juste un moment d'égarement ou seulement une envie charnelle rien de plus.
Passant sa main droite dans ses cheveux, Monsieur Spencer se leva hâtivement, sans prendre la peine de saluer sa sœur, qu'il entendait farfouillait dans sa chambre personnelle. Vêtu d'un seul bas de pyjama posé sur ses hanches, il se dirigea en direction de la salle de bains où il alluma d'un geste vif la musique. L'anglais était surpris par cette énergie soudaine alors que la nuit n'avait en aucun cas était réparatrice. Il entendit au loin une voix féminine lui dire gentiment d'aller se faire foutre. Ce n'était pas la première fois que sa jumelle essayait de couvrir la musique en le remerciant de ne pas lui avoir dit bonjour. Selina pouvait être si poétique de bon matin. Il sourit amusé et laissa s'échapper sur son corps une eau glacée qui le fit frissonner. Il avait besoin d'une claque bien fraîche pour se remettre les idées au claire. Tout en se lavant, il pensait aux habits qu'il pourrait enfiler. Il savait pertinemment qu'il n'avait pas de soucis à se faire pour la soirée qui arrivait à grands pas. Isobel avait toujours de quoi le fringuer. Quand bien même il ressemblait à un croque-mord, il était fière de bien présenter de la sorte. En aucun cas il ne désirait faire honte à cette dame. Nombre de personnes était au courant qu'il était le garde du corps choisi personnellement par Isobel Fraser pour  sa sécurité. Alors il ne pouvait se permettre de paraître gauche lorsqu'il était en sa compagnie. Et ce soir ne dérogeait pas à la règle. Isobel  avait prévu depuis des mois maintenant, une soirée qui risquait de rester gravée dans les mémoires. L'alcool coulerait à flot et sa fameuse drogue serait bien évidemment mise en avant. Toutes ces choses qui faisaient tourner la tête de certains mais que Fitzgerald n'avait  aucunement le droit ni l'envie de toucher. Ces moments là le faisaient stresser plus que de coutume. Les invités devenaient tous des dangers en puissance. Chaque corps, chaque esprit possédé par la drogue pouvait mal tourner. Et Isobel était la cible première de cette folie furieuse.

La journée de Fitz commençait dans trente minutes et il se trouvait toujours sous la douche. Le garde du corps décida de couper court à cette douche des plus vivifiantes et s'empressa de s'habiller. Une fois vêtu d'un polo et d'un jean habillé, il alla embrasser sa sœur, quelque peu bougonne et s'en alla en direction de la demeure d'Isobel Fraser.
Les deux jeunes gens avaient pas mal de points à voir ensemble avant que les festivités ne débutent. Tout d'abord, Fit, malgré le fait qu'il soit l'employé, avait quelques recommandations à faire à Isobel. Bien sûr son rôle de garde du corps lui donnait le droit de se comporter de la sorte, mais son envie de la protéger elle et son corps était bien trop grand pour rester à sa place. Tout en lui parlant, ses yeux la dévisageait. Un léger sourire s'était logé sur ses lèvres, mais il arrivait à faire de tout cela une simple envie de bien faire, un moyen de montrer son respect et sa bonne foie à Isobel.
« Madame... » Quand bien même Fitz connaissait tout sur sa patronne, le respect et cette relation seulement professionnel l'empêchait de la tutoyer. Cette n'était pas l'envie qui manquait. Mais il craignait que Madame Fraser n'apprécie pas la démarche.

GleekOut!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

The badder they are, the bigger the reward.
CARTOUCHES : 138


MessageSujet: Re: Ad vitam æternam... Ft. Isobel Fraser.   Mer 20 Avr - 14:30

A demi allongée sur un transat au bord de la piscine, elle observe le monde s’activer autour d’elle sans bouger. Elle lance ses ordres d’une voix ferme mais vaguement désintéressée. Les préparatifs l’ennuient, elle a d’autres préoccupations en tête. Elle ira mieux ce soir, quand sa maison grouillera de monde, que les êtres se consumeront dans sa drogue, les corps alanguis par la musique, l’alcool, que dis-je, le champagne au bord de la piscine. Elle sera mieux quand tout le monde sera là. Quand sa maison ne souffrira plus du vide et du silence qui y règne. C’est trop calme, toujours beaucoup trop calme. Et cette solitude ! Oh c’est si angoissant, tu sais. Elle en tremble le soir sans pouvoir se calmer. La présence de ce jeune homme arpentant les lieux depuis quelques semaines n’y change rien. Ce n’est toujours pas suffisant. Kalidasa n’est qu’une ombre, une subtile présence. Elle a mal choisi. Mais le chasser, comme on chasserait un chat errant, elle ne s’y résoud pas. Qu’il reste, cela vaudra toujours mieux que rien du tout. Au moins ne s’immisce-t-il pas dans ses affaires, ne pose-t-il pas de questions ! Il ne suffirait que de ça pour qu’il soit exilé de son château. Fitzgerald s’en chargerait, pendant qu’elle détournerait le regard, comme si on l’avait terriblement déçue.

Le petit personnel s’active, court partout pour accomplir les demandes de la maîtresses de maison. La liste des choses à faire et longue et comme d’habitude, elle n’a donné ses instructions que la veille au soir. Le traiteur italien hurle son desarroi, mais il sera dans les temps, toujours. C’est pour ça qu’elle l’a choisi. Elle adore l’entendre jurer en italien toute la journée, il jure à cause du temps, il en manque, il court après. Tu l’aimais bien aussi, se souvient-elle. Tu conversais longuement avec lui après les soirées qu’elle organisait, en italien. Et elle vous regardait – te regardait – toujours avec fascination, elle qui ne maîtrisait que la base de cette langue si chantante.

Elle prend le soleil, Isobel, le visage en quête de vitamine D. Elle est loin d’être habillée encore pour ce soir, simplement vêtue d’un chemisier et d’un pantalon en flanelle. Elle a une robe à enfiler pour l’heure H, des boucles d’oreilles en or brut, un collier simplement paré. Peu de maquillages, cela ferait de l’ombre au diamant qui ornera son cou ce soir. La robe aussi, sera somptueuse, comme toujours. Isobel n’est pas tape-à-l’oeil, tu sais bien. La maison, ses richesses suffisent à en mettre plein les yeux. Elle préfère sa beauté au naturel pour faire sensation. La quarantaine et toujours aussi dangereusement belle. Elle n’a aucun doute dessus, même si tu n’es plus là pour le lui dire. Même si c’est un autre qui la complimente... Quand elle le lui demande. « Madame... » Elle ne l’avait pas vu arriver, pourtant cela devait déjà faire un moment qu’il était là, à faire le tour de la maison. Elle tourne la tête vers lui, relevant le menton pour mieux le voir. Elle enlève ses lunettes de soleil et étire ses lèvres en un délicieux sourire. Elle s’est toujours sentie mieux en sa présence, mais tu l’as sans doute déjà remarqué. Il te ressemble un peu. « Fitzgerald ! » Elle regarde sa montre et fronce les sourcils. « Mon Dieu, mais c’est que je vais être en retard, vous me suivez n’est-ce pas ? »

Elle bondit presque du transat, féline, elle quitte la terrasse pour retourner à l’intérieur de la maison, montant les marches des escaliers à pieds nus. « Les mêmes recommandations que d’habitude, je suppose ? » Demande-t-elle dans un geste de la main qui prouve à quel point elle se soucie peu de ses mises en garde. Il est là pour veiller sur elle, non ? Elle s’est toujours sentie aussi intouchable, aussi puissante, même quand tu étais encore là. Madame n’est pas la cliente la plus facile à faire écouter, elle ne tient pas en place, s’intéresse peu à ces mises en garde, cherche à détourner votre attention à tout prix. Tu en as déjà tellement fait les frais ! Mais c’est au tour de Fitzgerald de la subir à présent. Dans sa chambre, elle disparaît derrière le paravent japonais, où se trouve sa robe. Bientôt, son haut atterri de l’autre côté, presqu’aux pieds du garde du corps. « Je vous écoute mon cher, mais je vous en prie, je connais la sérénade par coeur. » Le soutien-gorge, lui atterri sur le lit immense qui trône dans la pièce. Ses formes se dévoilent à peine, derrière la fine paroi de tissu, une silhouette provocante, qu’elle sait provocante. Elle en joue, un peu. C’est tout naturel, Fitzgerald lui plait. Et qu’il continue à la regarder aussi stoïquement l’amuse, assez pour tenter le diable.  
Spoiler:
 

_________________

    FORGOTTEN TASTE OF YOUR KISS

    Il existe dans tous les sentiments humains une fleur primitive, engendrée par un noble enthousiasme qui va toujours faiblissant jusqu’à ce que le bonheur ne soit plus qu’un souvenir et la gloire un mensonge.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

Ad vitam æternam... Ft. Isobel Fraser.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» « all i want for christmas is you » ▪ isobel
» Malsoir à vous Nocere !

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
who's the bad guy ? :: 03. Les origines du mal - Cliffshire. :: East Glostbury. :: Habitations.-