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 les mots sont allés ▬ art

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Et ma vie pour tes yeux lentement s'empoisonne
CARTOUCHES : 150



Bang bang.
TON JOB: clown.
TON AGE: quarante deux ans.
TES ENNEMIS, TES ALLIES:
MessageSujet: les mots sont allés ▬ art   Lun 4 Avr - 21:18

LES MOTS SONT ALLÉS
De toutes les choses que les hommes peuvent craindre, la plus grandiose, celle qui le dévore plus que la faucheuse, que les phobies individuelles et insidieuse, c'est sans doute Dieu. Dieu pour qui le petit homme construit les plus grandes bâtisses, en l'honneur du Seigneur, il fait couler la sueur et le sang pour qu'il se repaisse dans des villas épargnées de la caresse du soleil, baignant dans la lueur blafarde des vitraux qui projettent leurs ombres colorés sur le sol qui comme les murs est brut. Roche. Les arcades gothiques que les esclaves ont élevés de leurs mains mortelles, certains parfois au prix de leur vie quand la pierre tombait, à cette sainte époque où le béton ne coulait pas dans les villes, ou l'asphalte n'avait pas recouvert la peau terreuse de la planète mère. Epoque de la paille et de la misère, des riches robes et des rois, remplacée par des maisons de verres, des guignols en costard, la seule chose qui est restée, c'est la catin du coup coin de rue et les sales gueules fardées des bourgeoises, la misère des pauvres, le monde putréfié. Ses maisons, au Créateur négligeant, des cités de pierres, grimpantes vers les cieux, comme avec cette envie de toucher les nuages, pénétrer des univers édénique et tout ça dans l'espoir de rendre grâce au Divin, être pardonné, dans le but de rejoindre les autres après trépas. D'aller au paradis, continuer à boire, niquer, beugler dans un joli paysage d'arbres et de fruits, l'herbe de ta maison américaine, le cri de tes gosses, le sourire faux de ta femme, alors que l'homme s'en bas les couilles de la nature et ne s'intéresse qu'à son propre nombril, ce monde qu'il a déjà, qu'il veut en plus beau, mais qui ne le sera jamais à cause de sa simple présence. Autant crever dans le sauna de l'enfer, avec le rire des démons et Lucifer toujours prêt à te serrer la main, saluer ta perversion, respecter à quel point ton âme est corrompue par la fumée de cigarette et l'essence de ta bagnole. Le paradis n'existe nulle part ailleurs que dans l'enfer terrestre, ça fait juste peur de se regarder dans le miroir. Les cathédrales, maisons de Dieu, comme leurs jumelles églises. Des lieux de respect où Jason aimait parfois s'égarer, où il errait, fantôme parmi les autres, mais pas de pardon pour les hommes comme lui, il n'est pas à sa recherche, rien à se reprocher, définitivement aveuglé, dans le déni de la bête grinçante sous le parquet de son esprit.

Il vient par ennui, le pire fléau qu'il connaisse, le seul qu'il craint vraiment. Et ce n'est pas de la peur, c'est du dégoût, on est pas si loin d'un effroi, mais sans le frisson caractéristique, sans le sang qui se glace. Des péchés il en a, il collectionne les vices et les affres, c'est l'exemple même d'uns société pourrie, qui élève des gosses pourris pour être pourris et faire de la pourriture. La paresse n'est pas de ses codes, la paresse c'est l'ennemi, il ne se repose jamais, même la nuit lui est étrangère s'il ne vit pas sous son sourire étoilé, chaque seconde, chaque minute, chaque heure doit être aussi intense que la dernière, chaque instantané de vie doit être synonyme de plaisir, qu'il soit charnel ou matériel, qu'il s'agisse d'une peau où d'une page. Il n'y voit presque pas de différence, l'art à une place importante dans le trou béant de sa poitrine, le coeur endormi, assoupi. Parfois quand il ne sait plus où hasarder sa carcasse il se retrouve à écouter les concerts, comme aujourd'hui. Ces personnes qui viennent propager leur musique dans des lieux si saints, il n'y a pas meilleur endroit pour laisser les notes envahir l'espace. C'est bien mieux qu'une sale de concert avec des cris et de l'alcool qu'on cache parce que les lois viennent toujours rattraper la liberté, ici c'est silencieux et distingué. Juste le son, le son qui se répercute contre tous les murs aux dimensions stupidement immenses, qui s’infiltre partout, semble venir de partout, alors qu'il n'est produit que par une seule femme. Rien que de la musique, rien qu'une personne. Le violoncelle lui rappelle son enfance quand il écoutait de la musique classique en secret, il avait honte de ses goûts désuets, honte d'être si touché par des pauvres instruments. Aujourd'hui c'est le cadet de ses soucis, le regard des autres n'existe plus, il n'existe plus. La sensation de vide est la sensation la plus agréable au monde, quand on n'a plus à se soucier de rien, qu'on est le soucis des autres. Il se dit qu'il doit aller parler à cette femme, elle doit peut-être avoir le même âge que lui, elle doit avoir vécue dans ce même siècle foireux, dans ces mêmes jeunesses brisées, elle a peut-être enfanté des anges et des démons qui aujourd'hui se vendent aux plus grands. Il est curieux de ce qui l’amène ici, il suffit qu'une personne joue, qu'une personne écrive, qu'une personne dessine pour qu'il ait envie d'en connaitre plus. Sans arrière pensée. Il n'y aucun désir de dominer, de détruire là dedans. L'art c'est sa religion, le savoir c'est son pardon.  Quand les sons s'apaisent, que la magie retombe il s'approche doucement, le masque de l'homme sur le visage, la bête est réservée à d'autres êtres. Il ne ressent aucune timidité, il rentre dans le tas, il ne s'annonce pas, se contente juste de dire ce qu'il pense. « Vous jouez bien. Je ne vous avais jamais entendue avant, vous êtes nouvelle dans le coin ? »
(c) AMIANTE

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fleurs du mal
c'est le Diable qui tient les fils qui nous remuent!  aux objets répugnants nous trouvons des appas;  chaque jour vers l'Enfer nous descendons d'un pas,  sans horreur, à travers des ténèbres qui puent.. ©️ by tik tok
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COMME LA FUMÉE D'UNE CLOPE,
QUI PREND LE LARGE ET LA MER.
CARTOUCHES : 62



Bang bang.
TON JOB: chef(fe) du service de cardiologie.
TON AGE: trente-trois balles perdues.
TES ENNEMIS, TES ALLIES:
MessageSujet: Re: les mots sont allés ▬ art   Mer 6 Avr - 14:35

LES MOTS SONT ALLÉS
la Maison de Dieu accueille le chant des cordes, le plus beau qui soit à tes yeux. ce violoncelle représente tout ce qu'il te reste. il est tout ce que tu conserves de ton ancienne vie, de ton ancienne toi. de la serbie, de ton enfance. enfance volée, gâchée, arrachée. piétinée par un père intéressé, plus riche que tu ne saurais le dire et cherchant encore le profit. quelle aubaine d'avoir une fille. une jolie fille, docile qui plus est. du moins au début. paupières closes, tu joues sans hésitation, sans fausse note, parfaitement. tu joues pour oublier, tu joues et tes pensées se dispersent. les cordes sont la toile, ton archet le pinceau, et ta main guide le tout sans hésitation. l'oeuvre est auditive, éphémère. elle n'est qu'à celle foule d'inconnus, et toi. jamais plus elle ne sonnera de cette manière, ne créera cette atmosphère. ta musique est une peinture dont on efface chaque trait au fur et à mesure, que tu reproduiras sans doute, que d'autres ont jouée, mais qui a chaque représentation fut et sera différente. les notes se succèdent, tes mains s'activent avec professionnalisme, presque machinalement. on les dirait mues par leur volonté propre. tu souris malgré toi, il s'agit là de la seule chose capable de te faire sourire sans raison, par pure envie. plaisir de jouer. même sans partager, mais tu saisis toutes les occasions imaginables de t'exprimer à travers l'instrument. que l'on te regarde ou non, que l'on t'écoute ou pas, tu joues. même entourée, tu ne le fais jamais que pour toi-même.
la représentation se termine sur un air de Paganini. le grand. un air sur une seule corde, sol. mose-fantasia, arrachant une ou deux exclamations de surprises aux incultes de la musique. ne te laissant pas distraire, tu te délectes de ces dernières minutes. avant l'impact de la réalité, avant de retourner au monde terne et gris qui est le tien. le votre. tu t'es presque enfuie à notown blues, et tu t'es par la même occasion enfouie, ensevelie dans ce paradis de la magouille. avouons que les lieux collent assez bien à la vision que tu as de toi-même, à cet être que personne ne connaître vraiment. pas même toi. à première vue, pourtant, tu n'as rien avoir avec la pègre de cette ville gangrenée. tu es innocente, médecin, violoncelliste. blanche comme neige. s'ils savaient. lorsque tu tiens un cœur entre tes mains, le souvenir de celui que tu as, sans ciller, transpercé de la lame qui ne te quitte jamais s'impose inévitablement à toi. tu n'as rien d'innocent.
à nouveau sur tes pieds, tu salues brièvement sous les applaudissements avant de te détourner de ces regards rivés sur toi. tu en as croisé quelques-uns, tu en oublies la couleur dès que tes pupilles trouvent une autre distraction. tu ne retiens pas les visages, ni les noms, du moins la plupart du temps. les gens ne te marquent pas. à croire qu'il faut qu'on te fasse du mal pour que tu imprimes les traits. la vengeance, la violence, c'est à cela que tu fonctionnes depuis près de vingt ans. fonctionnais. les applaudissements se poursuivent, tu affiches un sourire pour remerciement. ta seule envie, à présent, et de tourner les talons. partir fumer, le besoin se fait ressentir.
un homme fend la foule, parvenant à ta hauteur avec un naturel presque désarçonnant. il ne ressent visiblement aucune gêne à t'aborder, te congratuler. il est à l'image de la ville, naturel, sans complexe. tu lèves les yeux sur lui, détaillant son visage. un court instant, t'y intéressant évidemment peu. bien que tu ne puisses nier le fait qu'il t'intrigue. prunelles dans les siennes, tu ne peux qu'esquisser un sourire lorsqu'il te complimente. « je vous remercie. pas tout à fait, je m'y suis seulement faite discrète. » tu t'abaisses pour ranger ton violoncelle dans son étui, ne prêtant plus vraiment attention à ton interlocuteur, trop soignée, refusant la simple idée d’abîmer ton précieux défouloir émotionnel. lorsque tu te redresses, tu tends la main à cet homme en signe de salut véritable. « Art, Miličević. » il n'y a pas si longtemps, tu répugnais encore à prononcer ton patronyme. en y réfléchissant, c'est tout de même celui de tes noms qui te répugne le moins. tu as été femme de polonais, d'italien, d'américain. mais tu es bel et bien serbe, comme l'indiquent ces neuf lettres.

(c) AMIANTE

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P H E N O M E N A L

⋆ honest to god, I'll break your heart


decide to be fine till the end of the week. make yourself smile because you're alive and that's your job. and do it again the next week. I call it being professional. do it right, with a smile, or don't do it. excelsior + tumblr + thirty seconds to mars + supernatural.
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Bang bang.
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MessageSujet: Re: les mots sont allés ▬ art   Jeu 7 Avr - 23:08

LES MOTS SONT ALLÉS
Il lui faut un certain temps avant que la musique ne le quitte entièrement, elle continue de résonner dans son coeur, affolant son palpitant, que c'est beau. Le genre de beauté qui ne sait se flétrir, des fleurs d'un jardin éternel, eden. C'est comme s'il s'éveillait, hors d'un rêve magique, toujours un pied dans la brume onirique et les couleurs pastels, l'univers cotonneux où il pouvait entièrement se laisser aller à la paresse et la plénitude, un autre ancré dans la réalité et ses dents qui claquent. Il éprouve cette sensation chaque fois que quelque chose l'enivre réellement, il voudrait comme un gamin égoïste que cela ne cesse jamais ô grand jamais. Il revit encore et encore la scène dans sa tête alors qu'il s'avance déjà vers on avenir, mais le passé l'embarque dans ses vagues et il repasse les notes, il veut s'en souvenir. Il use le souvenir jusqu'à ce qu'il disparaîsse, trop rêvé. Heureusement il ne s'arrête pas là, reste la rencontre avec l'artiste, une belle femme qui en impose, de celles qui ne se laissent pas marcher sur les pieds. Il y a a notwon deux spécimen de nanas, les putes, les mères du vices qui font leur travail, qu'elle le veuille ou non, qui ne bronche pas et obéissent à la loi du plus fort, et les femmes comme la musicienne qui d'en regard savent contenir vos ardeurs d'hommes. Il n'est pas là pour profiter, pas dans ce sens là. Elle a cette aura intimidante, mystique, comme une petite fée. Le genre malicieuse aux affreux secrets, elle a sans doute déjà vu la faucheuse. C'est bien, elle n'est pas seule à avoir des cadavres dans le placard.

Mais qu'en sait-il ? Il se contente de juger une personne sur son apparence physique, pourtant bien placé pour savoir que ce n'est qu'un costume d'apparat qui cache les cicatrices et couteaux. Pourtant il est persuadé qu'il n'y a rien a briser chez elle. Elle l'évite, non, l'ignore presque, sa tâche est plus intéressante que lui. L'indifférence féline. Instrumentent d'abord, il se fait le serment d'être intéressant à partir de ce moment là. Elle éveille la curiosité, celle plus maladive, la mauvaise graine. « je vous remercie. pas tout à fait, je m'y suis seulement faite discrète. » Elle ne doit pas jouer ici souvent effectivement. Jason ne connait heureusement pas tous les habitants du coin, il ne doit connaître que quelques visages. Il sait quand quelqu'un n'est pas d'ici, ou parfois il se trompe, mais souvent on remarque les nouvelles têtes, aussi rares sont elles. Pourtant des gens viennent ici, on ne sait pas en quête de quoi. Ce qu'on sait c'est qu'ils trouvent ou finissent à manger les pissenlits par la racine. Pour être discrète, elle l'a bien été, parfois se fondre dans la masse est la meilleure cachette. Cela confirme qu'elle sait mettre certaines choses sous serrure, soit. C'est le but des secrets. Elle tend sa main accepte donc enfin l'échange et Jason y répond, tout aussi sincèrement. Et parfois, la vérité, c'est le plus beau des mensonges. « Art, Miličević. » Elle est d'ailleurs de terres de l'europe, les belles contrées fleurissantes. Un tout autre univers, un univers qui n'a rien à voir avec la disgracieuse notwon, son oeil au beurre noir. « Jason Morvan, enchanté. » La poigne est forte, il ne doute pas un seul instant de qui il est. « Vous n'êtes pas d'ici cependant, qu'est-ce qu'une si jolie femme vient faire dans le coin ? » Parce souvent, elles finissent dans les bordels. C'est brute comme approche, indiscret, mais ça à le mérite d'être clair. Il ne va pas la ménager, elle n'a pas l'air innocente et si elle est bien adaptée, elle doit s'être habituée au reste du peuple. Il cherche son regard, il aime bien les yeux Jason, c'est les plus beaux miroirs, les plus beaux reflets, les moins menteurs.

(c) AMIANTE

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