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 nuit étoilée ▬ aédé

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Et ma vie pour tes yeux lentement s'empoisonne
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Bang bang.
TON JOB: clown.
TON AGE: quarante deux ans.
TES ENNEMIS, TES ALLIES:
MessageSujet: nuit étoilée ▬ aédé   Dim 20 Mar - 18:09

NUIT ÉTOILÉE
Le soleil s’éteint, terrez vous donc chez vous, passants. C'est l'effervescence avant la mort du jour, ça grouille, ça court partout et dans tous les sens entre klaxons et insultes, il faut vite aller se cacher chez soit pour ne pas voir la ville quand c'est la lune qui gouverne. Ils ont tous honte de l'ombre qui sévit, mais passifs, il laissent faire le mal puisque sans lui ils ne peuvent pas se sentir bien, bons, honnêtes. Tout le monde est pressé de rentrer à la maison après la sale journée journée de travail, du petit cadre au baron des affaires, puis il y a ceux qui commence juste, qui vont pas tarder à flirter avec les trottoirs, toutes les catins et les rois de la nuit qui n'attendent que la dame blanche pour commencer leur job à eux. Et ça marche comme ça en ville, c'est la nature, la jungle, t'a les fauves d'un coté et les proies de l’autre et de temps en temps c'est le bain de sang, les coups de surin, les injustices, parce que la loi ne protégera ton teint de porcelaine. Jason est libre ce soir, c'est un de ces énièmes soirs où il peut enfin relâcher la pression, se reposer un peu, même s'il ne dort pas.  Les habitudes mordent, elle s'encrent dans la peau, indélébiles, elles laissent des traces, quotidien qu'on ne peut chasser simplement en changeant de chemise. Le sommeil ne vient pas, les paupières se figent, les yeux grands ouverts, impossible de fermer l’œil et les cigarettes et l'alcool et ces choses n'arrangent rien. Autant ne pas gaspiller le temps tant qu'on le peut encore, alors il a cette habitude qui n'en est pas une, plus un caprice, une échappée dans les rues, dans les villes, dans le ventre du monde, parce qu'il est beau la nuit. C'est con d'aimer les étoiles quand ailleurs tu les éteint dans des yeux un peu trop désireux. Jason se traîne, il marche sans raison, pour la forme, pour ne plus penser bien que son esprit ne soit pas envahit, ça reste le calme plat là dedans, pas de regrets, que des envies, pas d'espoirs, juste des trous béants, des cicatrices qu'on ne referme pas, mais ça ne fait plus mal, plus depuis qu'elles servent à d'autres dessein, la douleur passe dans le corps et le coeur des autres, c'est une façon de se soigner, une façon comme une autre et tous les moyens sont bon pour arriver à ses fins, aussi égoïste que cela soit. Ce se monde, c'est chacun dans son coin, on peut se mélanger, on se mélange une nuit, deux nuits, des années, on fait naître d'autres qui se mélangent, mais ça ne dure toujours qu'un instant, qu'une éternité et on se lasse toujours de l'infini, l'infini c'est ce qui ne s'arrête pas, c'est sans danger, sans risque, sans coeur qui saute, sans sang qui coule, il n'y a que l'éphémère qui libère, c'est dedans qu'on vit éternellement, de commencements, de fins, de vies.

La nature reprend ses droits dans le parc, toujours bridée, mais libre de danser dans les formes de son choix, on les tailles de temps en temps, mais la magie de la nature c'est sa volonté de toujours pousser à nouveau, de se relever sans broncher pour être plus forte. Face à cela, l'homme est plutôt misérable, lui qui flanche au premier coup, qui se meurt sans qu'on le touche, lui qu'une balle arrête, l'humain qui est si vulnérable, que des os protègent, des os que l'on peut briser, des os qui ne sont frontières de pas grand-chose, qui ne sont que ce qui maintient la peau, pur entourer la carne, qui empêchent la masse graisseuse, putride de l'homme de s'effondrer, comme-ci la nature avait eu pitié et crée les os pour donner plus d'allure à l'image de Dieu, cette image décadente, qui détruit abuse. Crée à son image, crée avec sa connerie, l'homme qui essaye de créer, qui crée des bêtes des monstres. La rêverie laisse place à la réalité, choc. Il s'enfuit de la nature, retour à la jungle urbaine, les croisements de rue s'enchaînent. Il ne regarde pas où il va, relève la tête quand il sent le choc, quelqu'un vient de lui rentrer dedans et ça énerve toujours sur le coup, il hoquette de surprise, il déteste ça, ce dont on ne s'attend pas, il trébuche, rage, parce qu'il voulait être tranquille. C'est pas courant, mais ça fait du bien que tout s'arrête, puis ça repart toujours. Naturel qu'on chasse, naturel qui revient au galop. « Fait gaffe ! » Il s'accroche aux épaules et repousse l'autre qui le dépasse d'à peine une tête. Pas foutu de voir devant lui. «   On t'a jamais appris à regarder où tu vas quand tu marches ? »  Il fallait pas le chauffer, pas maintenant.
(c) AMIANTE

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fleurs du mal
c'est le Diable qui tient les fils qui nous remuent!  aux objets répugnants nous trouvons des appas;  chaque jour vers l'Enfer nous descendons d'un pas,  sans horreur, à travers des ténèbres qui puent.. ©️ by tik tok
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un affreux soleil noir d'où rayonne la nuit.
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Bang bang.
TON JOB: chirurgien
TON AGE: trente-six années
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MessageSujet: Re: nuit étoilée ▬ aédé   Ven 25 Mar - 11:49

nuit étoilée
jason & aédé
Il y a ce genre de journées qui paraissent interminable, celle qu'on souhaite à tout prix voir écourter le plus vite pour une quelconque raison, on a oublié de donner à bouffer au chat, on est fatigué, on en peut plus de cette vie de merde, routine particulièrement ennuyeuse, engrenages qui se coincent à force de répéter les mêmes gestes de manière automatique, le corps qui prend un coup et qui dit stop, ce jour finit toujours pas arriver, qu'on le veuille ou non et, il arrive toujours lorsque l'on ne s'y attend pas, quand on est dans une période critique, la période où il faut tout donner. Chaque être humain à des limites, qu'il le veuille ou non, l'accumulation du manque de sommeil, celui de douleurs plus aiguës les unes que les autres et le refus de se soigner, de se dire que maintenant, on lâche tout et on prend un peu soin de soi-même, mais non, la plupart des gens attendent que le corps lâche. Des gens comme ça, Aédé a pu en voir défilées, des corps à réparer, des âmes à secourir, mais il n'est que chirurgien, pas même médecin, lui il ne voit que les corps brisés et à deux doigts de la rupture, les répares et les soignes minutieusement, du mieux qu'il le peut.

C'est bien plus tôt qu'il aurait dû se barrer, mais c'est comme ça ce job, il y a toujours cette éventualité de se retrouver face à une urgence et de n'avoir d'autre choix que de se lancer dans une de ces opérations qui peuvent durer de longues et lente heures. Aédé n'a pas eu le choix ce jour-là, de garde, comme souvent, car il faut avouer les Urgences sont souvent prisées de personnes en tout genre, réellement blessées ou non d'ailleurs. Mais c'est comme ça, à côté de tous ceux qui s'en foutent de leurs corps, il y a ceux qui ont peur pour le moindre bleu de leurs gamins, il trébuche et c'est la mort, faut venir aux urgences. Aédé est fasciner par la vision du monde de chaque être, comment deux personnes qui se ressemblent tant peuvent être si différentes ? Car au fond, tous les hommes sont battit de la même façon et pourtant personne n'est identique, qu'il s'agisse de quelque chose de physique ou de mental, chaque être à son histoire, son passé, le présent qu'il traverse et le futur qu'il forge, chaque personne à un petit signe qui la distingue de la masse d'être humain vivant sur cette Terre.

La nuit est déjà tombée, il mérite un peu de repos, celui que certains qualifient de héros, parce qu'au quotidien il sauve des vies. La fatigue envahit déjà son esprit quand il termine de se laver les mains, il ne tarde pas à remballer ses affaires et donner toutes les informations nécessaires à l'équipe de nuit qui a pris le relais depuis quelques temps maintenant. Il ne fait pas attention au monde qui l'entoure, le nez dans son écharpe face au vent encore froid malgré les beaux jours qui arrivent à une vitesse folle. Il se perd dans sa propre contemplation du monde nocturne tandis que ses pas son mécanique dans la rue sombre, éclairée par quelques minables lampadaires. Perdu dans son monde, il ne fait pas gaffe à l'autre, choc et contact qui le réveille, c'est presque s'il s'écarte d'un bond, reprend ses esprits et calme la panique qui monte par vague, marrée intérieure qu'il doit contrôler. « Fait gaffe ! On t'a jamais appris à regarder où tu vas quand tu marches ? » Ses lèvres se pincent, lui qui pensait pouvoir rentrer tranquillement et aller s'enterrer sous sa couette, la vie ne s'arrête jamais. « On fait tous des erreurs. Je regardais pas ou j'allais, mais je n'étais pas le seul. » Il est mordant Aédé, quand il veut qu'on lui foute la paix, mais il est bien incapable de l'être au quotidien, ironie de cette putain de vie.
electric bird.


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I want to exorcise the demons from your past.
I know you've suffered. But I don't want you to hide. It's cold and loveless. I won't let you be denied. You trick your lovers. That you're wicked and divine. You may be a sinner. But your innocence is mine. Please me, Show me how it's done. Tease me. You are the one. (c)which witch
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MessageSujet: Re: nuit étoilée ▬ aédé   Mar 5 Avr - 23:07

NUIT ÉTOILÉE
Passe la haine. Il en a assez comme ça. C'est toujours chiant de se promener et se prendre des trucs dans la tête, contact humains puis insultes d'une humanité qui ne veut pas s'aimer, c'est jamais la faute des autres et pas la sienne non plus, on ne trouve jamais les coupables, ces crimes restent impunis, toutes les fautes doivent toujours être jugées. Ils peuvent passer des heures à chercher le coupable alors il abandonne, Jason n'est pas du genre à tout le temps chercher des noises curieusement.  Il regrette même de s'être énervé parfois, les nerfs qui sautent c'est jamais bon pour le palpitant, à chaque fois qu'il hurle c'est comme s'il venait de se tirer une balle dans le pied, ce n'est pas la meilleur des situation. ça n'a pas le nom de solution.  « On fait tous des erreurs. Je regardais pas ou j'allais, mais je n'étais pas le seul. » Il ferme les yeux, éteint ses putains de neurones miroirs. Il se retient de prendre le gamin par la col et le plaquer contre le mur le plus proche et puis lui faire sa fête, heureusement il n'y a pas de mur et l'autre à la chance d'être plus grand. Alors il y réfléchit à deux fois et souffle un bon coup. Le loup voudrait agir, mais il essaye de s'en empêcher, tente. Il sait qu'il n'arrivera pas toujours à vaincre les démons assoupis. Toujours plus facile à dire qu'à faire., Plus facile de penser que d'agir, les idées son là, la volonté présente, mais l'envie est si forte, l'envie à laquelle il a toujours succombé, pour le bien ou pour le mal. Son grand péché, ses limites qu'il tâche de ne pas transgresser, pourvu que l'envie ne s'y mêle pas.  Pas son jour, ça arrive. Même sa nuit on arrive à lui gâcher, comme-ci c'était déjà pas assez humiliant de ne pas réussir à garder son emprise sur un pauvre type. Les colères l'assaillent, parfois on a tous besoin d'exploser un peu alors il s'explose et tant pis, il lui prend son col de chemise et c'est le lampadaire le plus proche qui lui sert d'arène pour que sa rage se libère. Hors de contrôle. Des lucioles s'y accrochent, presque romantique, dégoûtant. La nature dort paisiblement, elle est bien trop belle pour être le spectacle de ses sautes d'humeur. « Tu crois ? » Le droit à l'erreur ?

Jamais. Il s'est imposé lui même l'erreur parce qu'il ne voulait pas être une pâle copie de ses parents et personne ne l'a pardonné, il s'est enfoncé dans le péché jour après jour sans pouvoir se sortir de la marée noire dans laquelle il coulait, s'engluait, perdant la lueur du soleil, se laissant glisser dans les bras de Morphée, de la nuit, des étoiles à rallumer. Incapable de se ressaisir et de redevenir un gamin comme les autres, il était tombé, la main tendue il s'était laissé tomber, ne s'était jamais révélé, ne s'en était pas donné la force, se trouvant à l'époque coupable de choses futiles. Le pardon il ne pouvait pas l’acquérir, parce qu'il n'acceptait pas le pardon, parce qu'il ne pouvait se pardonner lui même de devenir quelque chose qu'il ne voulait pas être. Il relâche le faible corps et passe ses mains dans ses cheveux, il ne sait même pas ce qu'il fait. La nuit porte conseil à ceux qui ferment les yeux à sa cruelle noirceur, les murmures qu'elle chante aux iris éveillés ne sont jamais bons. « Trace ta route gamin. Avant que je t’amoches. » C'est un avertissement pour lui, comme pour l'autre. La nuit les chats sont gris, tous pareils, griffes sorties, crocs luisant à la pâleur lunaire. Impossible de savoir qui est bon et qui est mauvais.
(c) AMIANTE

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MessageSujet: Re: nuit étoilée ▬ aédé   Ven 15 Avr - 20:35

nuit étoilée
jason & aédé
La nuit magnifique, gardienne des pêchés de l'homme, de ses écarts, de tout ce qui fait de l'humanité ce qu'elle est. Tout le monde sait que la nuit, les bars illégaux s'agitent, profitent de la couverture brumeuse pour se dissimuler aux regards de tous et y'a les ivrognes qui en profitent, perdent leurs pensées dans quelques verres interdits. Les choses sont toujours meilleures lorsqu'elles sont faites dans l'illégalité, alors le peuple se réjouit encore plus de boire et d'enfreindre les règles, parce que c'est la nature humaine de faire ce qu'il faut pas, de violer les commandements et d'aller dire à sa conscience de se faire foutre. Profondément, de préférence. Aédé, il s'attendait pas à ce que l'autre empoigne le col de sa chemise et une vague de panique le frappe comme un frappe dans une pierre, son souffle se bloque quelques secondes alors que le poteau du lampadaire rentre dans ses omoplates. Ca lui apprendra, à Aédé, de vouloir être comme tous ces putains qui se rebellent contre ce monde, parce qu'ils ne s'y plaisent pas, mais ils ont pas le choix de vivre dans cette ville de merde, personne n'a le choix. « Tu crois ? » Aédé, il s'accroche au bras de l'autre pour le faire lâcher, il est plus grand que lui, il aurait aisément pu retourner la situation à son avantage, mais Aédé, il est pas comme ça, c'est pas le genre de mec à se battre à tous les coins de rues, parce qu'il aime pas ça, parce que les coups, il en a déjà trop reçut. Corps meurtri par les années, en plus de l'être par l'abus et par les coups.

Y'a la pression qui est relâchée, la panique qui reflue peu à peu quand le contact se brise, il a l'impression de respirer de nouveau, Aédé, il s'était même pas rendu compte qu'il retenait son souffle, que ses poumons réclamaient de l'air depuis de trop longues secondes et s'en ai presque à lui faire tourner la tête. « Trace ta route gamin. Avant que je t'amoche. » Aédé, au fond, il arrive pas à se dire qu'il va faire un truc bien dans sa vie, il peut pas se dire que lui aussi il va emmerder la vie et la vivre comme il le veut, parce qu'il a jamais eu le courage de le faire et il se demande s'il peut encore le trouver quelque part, ce courage. Sans doute pas. Ca doit pas être dans son caractère, tout simplement. Alors Aédé, il préfère s'faire petit, parce qu'il veut pas d'emmerdes. Aédé, il préfère disparaître dans la fumée de la nuit, silencieux et il évite les chats de la nuit, les loups qui rodent, sans pitié.
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