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 loup y es-tu ▬ kalidasa

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Et ma vie pour tes yeux lentement s'empoisonne
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TON JOB: clown.
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MessageSujet: loup y es-tu ▬ kalidasa   Jeu 17 Mar - 21:54

LOUP Y ES-TU
Une dernière parade dans le costume multicolore, un dernier rictus avant l'obscurité, rideau noir. Fin de l'acte, son acte. L'extase d'un dernier tour d'arène avant que le véritable visage ne reprenne place, que le personnage s'efface et laisse prospérer l'être qui sommeille dans les rides de ses sourires. Les rires résonnent, tonnerre dans la nuit d'encre qui s'allonge sur la ville. Ne lue que les quelques  lampadaires, la pollution lumineuse qui cache les étoiles convoitées, l'empreinte humaine de ferraille et de béton. Un sale paysage dans lequel la pire des bêtes ne voudrait pas habiter, territoire des humains et leurs gueules cassées, de travers, de bois, leurs sales gueules, la crasse de l'humanité. Se réunissent dans le théâtre des rêves gens de tous horizons, trop honnêtes pour l'être, des regards d'ennuis, des esprits fragiles comme les glaciers des yeux du Mal. C'est marrant de se dire que dans la foule bien et mal coexistent, ne forment qu'un tout, s'acceptent, s'imbriquent en une seule voix affolée, quand à la lumière du jour ils s'arrachent, se crèvent. C'est...ridicule. Jason prend la fuite, il quitte son public adoré, les applaudissement et ces regards trop joyeux qu'il voudrait éteindre. Dans le silence imposteur, reflet contre reflet, il repense à la soirée. Une représentation  comme une autre, encore et encore un même show qui se répète, qu'il connaît sur le bout des doigts, effectue aussi naturellement que respirer. Pour autant il ne lasse jamais du spectacle, de la chaleur des spots contre la peinture blanche qui zèbre ses joues abîmées de coups et baisers volés. Il se sent comme chez lui dans les vêtements beaucoup trop grands, dans les couleurs trop frappantes pour être les siennes. C'est chez lui, il n'a nulle autre maison de toute façon, les rivages enfantins sont partis, balayés. Oubliés.  Il laisse sortir l'autre lui dans la magie du cirque, celui qui aurait pu éclore si il avait, comme tous les autres, ces putains d'autres, vécu dans une famille normale. Mais heureusement il n'existe aucune normalité et le vice est venu, a pris ses aises, s'est installé dans le fauteuil du salon et répandu sa parole. Il s'est logé dans son crâne, contre les parois vides de son cœur, dans ses veines, pulsant comme un vilain poison dont il ne peut se purger. Et ça ne l’empêche pas de se regarder dans le miroir, de sourire. De se sentir bien, assez pour respirer sans problème et pour avoir de temps en temps les crocs de la douleur dans son corps.

Mais ce n'est pas son visage qu'il contemple dans la glace, il voit celui d'un autre. Un éclat repéré il y a quelques instants de cela, un sourire furtif, un corps absolument désirable qu'il pourrait ajouter à sa collection d'âmes écorchées. La prochaine proie à l'air rêveur, la tête dans les étoiles, un pied en enfer déjà, cette face qui ne veut pas le quitter. Il lui tarde de pouvoir la posséder, il doit se laver de l'affront de l'évadé. Il se traîne jusqu'à l'extérieur, aux alentours du chapiteau où ressortent les dernières salves d'applaudissement avant le grand final. Encore une soirée qui fait presque salle comble, l'avenir assuré. Il brûle une cigarette, emportant avec elle quelques bribes d'existence. Et puis ça n'a pas d'importance, il ne vit pas pour vivre une éternité, il n'a pas de femmes à chérir, pas de gosse à nourrir, il se complaît dans son errance, dans sa propre noirceur, le temps il peut bien le gaspiller. L'obscurité c'est toujours mieux à deux, paraît. Alors il s'invente l'autre, s'autorise un peu de joie, s’autorise de se bousiller la santé pour une bout de machin-chose, les yeux rivés sur la foule, hypnotisé par défilé humain. Non, ces conneries d'âme sœur ça n'existe pas, pas dans le vrai monde et ce n'est as ces rêves qu'il goûte. Son attention est captivée par l'un des corps de la marée humaine, le visage convoité, l'innocence désirée. Il sort de sa tétanie, s'avance tranquillement en terre conquise. Il est chez lui, dans son palais, où tout son être résonne. Le visage est un habitué, depuis quelques temps il se hasarde autour, une, deux fois même pas ? Juste l'échange d'un regard qui détermine la suite, mais maintenant qu'il l'a dans ses filet, qu'il est à portée de main, il ne peut plus attendre. L'autre semble distant, un peu dans son monde, ils sont meilleur comme ça. « Tu en veux une ? » Il tend le paquet par civilité, il veut bien se les garder pour lui tout seul, mais ça met en confiance. Les gens se font avoir par des conneries. On se méfie pas de ce qui nous saute dessus, plus c'est énorme, plus ça passe, parce qu'on cherche le petit détail. Toujours. « Ça t'a plût ce soir ? » Tutoyer pour passer pour quelqu'un de simpliste, les gens heureux ne s'entête pas avec de belles paroles. Pas le temps, une saloperie de genre et quand on s’intéresse à leur avis, c'est encore mieux. .
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MessageSujet: Re: loup y es-tu ▬ kalidasa   Dim 20 Mar - 2:52


LOUP Y ES-TU ?
─ promenons-nous dans les bois ─
Le cirque. Il n'y a pas meilleur endroit dans ce pays. Là-bas, je retombe dans cet enfance que j'ai jamais connu. Je redeviens insouciant, me sentant à l'aise dans ce monde pourtant si unique. Divers personnages défilent devant nos yeux. Certains nous touchent, d'autres nous font rires. Mais pour moi, je les trouve tous incroyables. À chaque fois que je reviens - car oui, je reviens souvent pour admirer le même numéro -, je suis toujours autant aussi obnubilé par ce que je regarde. À côté de ses autres enfants, mes prunelles innocentes se portent en direction des artistes, la bouche grande ouverte, les yeux qui pétillent, laissant mon esprit divaguer dans cet univers si magique. On espère alors que le spectacle dure encore et encore mais hélas, tout à une fin et on doit finalement quitter la salle pour revenir chez nous. Lorsque les lumières reviennent et que le rideau se ferme, je frotte alors mes yeux comme si l'on venait de me tirer d'un long sommeil. Comme si je fus la petite Alice quittant son pays imaginaire. Oui, cet endroit se présentait comme une place merveilleuse où l'on faisait la rencontre de personnes hors du commun tel que des dompteurs ou des magiciens voir des acrobates ou même des clowns. Je me suis alors demandé qu'est-ce qui les avait poussé à avoir un tel métier et comment ils avaient pu en arriver à un tel niveau. Si moi aussi, qui sait, je pourrais un jour les rejoindre pour faire la même chose qu'eux. Qu'est-ce que j'aurais aimé pouvoir approcher un gros félin d'aussi prêt... !

Dans mes mains, je jette un coup d’œil à ce qu'il fut une barbe à papa il y a quelques heures de cela. Maintenant, c'est un bâton de bois avec quelques nuages roses trainant ici et là. Je me dis alors que ce n'est pas grave si je ne l'ai pas fini, je pourrais toujours la manger en revenant chez Isobel une fois que j'aurais quitter l'Eden Circus pour reprendre la route. Une étape plutôt inquiétante à passer mais à faire si je ne voulais pas dormir ici. De toute manière, on m'aurait chassé si j'avais osé me coucher sur les sièges des spectateurs. Alors c'est décidé, j'entreprends déjà de faire la route, suivant le reste du publique, lorsque finalement, je finis par m'arrêter, comme perdu même si moi, je ne prends en réalité pas le même chemin qu'eux. C'est alors que dans ce brouhaha mortel, une voix s'élève parmi les autres. Une voix qui s'adresse à ma personne... ≪ - Tu en veux une ? ≫ Je me tourne vers l'individu et le dévisage jusqu'à ce que mon attention se porte en direction de la petite boite qui tend dans ma direction. Un parfum répugnant s'élève. Ce genre d'odeur qui s'accroche à votre peau et s'insinue dans vos poumons tel un poison. Le tabac. J'aurais voulu lui refuser poliment son offre, mais au lieu de cela, je grimace en plissant le nez et faisant un geste négatif de la main tout en rajoutant. ≪ - Non merci, je ne fume pas... ≫ Et si seulement tu savais pourquoi. J'ai du mal à croire que l'on puisse arriver à avaler pareil vapeur lorsque l'on connait parfaitement les effets qu'ils ont sur l'organisme. Si pour ma part, je n'ai jamais fumé, je sais que l'odeur m'est tellement familier que mes organes doivent être dans le même état qu'un accro de la cigarette... Sans parler de ces points roussis que l'on retrouve parsemés sur mon corps ici et là. Non, pour moi, il est hors de question que je touche à ces engins-là, encore heureux, il n'est pas là à me menacer avec ses mégots, ce qui me rassure un peu même si je garde malgré tout mes yeux fixés sur le paquet. Là alors, je remarque que pour ma part, je n'ai rien à lui proposer en retour outre ma pauvre barbe à papa toute maigre que je lui tends silencieusement comme une proposition de dégustation. Il y a de fortes chances qu'il se moque de moi après cela, mais tant pis, j'assume. C'est alors qu'il enchaîne.

≪ - Ça t'a plût ce soir ? ≫ ≪ - ... Et comment ! ≫ répondis-je vivement, joyeux. C'est alors que je fais part d'une longue analyse quant à tout ce que j'ai pu apercevoir ce soir les jours précédents, lui contant mes sentiments. Cette sensation de revenir en arrière, dans le passé, de se sentir rajeunir face à des numéros que je n'ai jamais pu apercevoir auparavant. Ce soir, peut-être que cet individu remplacera Isobel qui n'aura pas à supporter ma longue tirade concernant ma grande et belle journée joyeuse alors que je me trouvais enfin libre d'agir comme je l'entendais de faire. Souvent aussi, je lui disais si j'avais des soupçons sur des mauvaises personnes que je rencontrais, mais peu à peu, j'avais le sentiment que les choses s'arrangeaient progressivement. Qui sait, je n'aurais peut-être pas besoin de quitter le pays et de m'envoler vers une destination inconnue pour prospérer, finalement. Évidemment, ce soir n'échappait pas à la règle. Cet endroit dégageait quelque chose de fantastique et le visage de l'individu me laissait croire que j'avais face à moi l'un des artistes que j'avais pu contempler précédemment. S'il m'avait posé la question, c'est que peut-être voulait-il un avis quant à ses prouesses techniques...? M'enfin, après l'ovation qu'ils avaient reçus, on pouvait imaginer très sincèrement qu'ils avaient également plu à tout le monde !

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k a l i .
(/ˈkɑːli/), also known as Kālikā, is the Hindu goddess associated with empowerment, or shakti. She is the mighty aspect of the goddess Durga. The name of Kali means black one and force of time, she is therefore called the Goddess of Time, Change, Power, Creation, Preservation, and Destruction. Her earliest appearance is that of a destroyer principally of evil forces. Various Shakta Hindu cosmologies, as well as Shākta Tantric beliefs, worship her as the ultimate reality or Brahman; and recent devotional movements re-imagine Kāli as a benevolent mother goddess.

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MessageSujet: Re: loup y es-tu ▬ kalidasa   Lun 21 Mar - 21:19

LOUP Y ES-TU
Le paquet retrouve ses poches, il sera bien plus à se place dedans. Au final, il n'aura pas à partager, c'est pas qu'il n'en a pas envie mais que ça coûte quand même et bien qu'il ne soit pas sur la paille, il n'a pas de tunes à jeter par les fenêtres. Il est plus attristé par de l'agent perdu que des années, il se tue assez à petit feu sans cigarettes, ça a commencé avec l'alcool, très jeune, tout ce qui est interdit l'attirait. L'interdit c'est toujours tentant, c'est la porte d'un monde nouveau fait de dangers où l'on ne sait pas comment demain sera, et n'est-ce pas un des buts favoris de l'être humains ? Vivre pour voir de quoi sera fait son lendemain de cuite ? Par simple curiosité de voir s'il y survit ? Un truc du genre sans doute, avec la connerie d'espoir au milieu, cette chose que l'on avoir sous la main quand tout va mal pour se dire que tout ira mieux, se convaincre soit-même des choses quand les autres ne le peuvent plus – encore faut-il avoir ces autres qui vous soutiennent, ce qui ne dure pas. Ces choses sont éphémères, nouvelles un instant, dangereuse parce qu'elle n'ont rien des habitudes, mais elle finiront un jour où l'autre par se muer en quotidien et devenir une part entière des vies. Aujourd'hui ça ne lui fait plus rien de consommer, c'est rentré dans l'habitude. D'autres gens le font et ne se font pas chopper, d'autres gens font toujours pire, on s'éprend des limites, ce sont les seules qui ne déçoivent pas, les seules qui sont fidèles. En retour le gamin lui tend une barbe à papa, comme-ci il échangeait son goûter avec un autre ado, Jason ne sait pas s'il doit rire ou pleurer, ça crève tellement d’innocence et de gentillesse que s'en est touchant… Ce type n'a aucune idée de sur qui il est tombé, il est de ceux qui se font toujours avoir par la vie et avec le sourire, merci ! Ils prennent des coups mais se relèvent jusqu'au coup fatal, il serait ravis d'être ce coup fatal. Jusqu'où peut-il encore rêver d'un beau monde aussi sucré que son goûter ? C'est ridicule. D'un geste de la main il repousse tranquillement sa sucrerie, il ne la jette pas par terre, l'idée lui a traversé l'esprit mais il se retient. Il n'a pas envie de l'envoyer bouler de cette manière, mine de rien, il a trouvé une nouvelle proie. « Garde la, je n'ai pas très faim »

Son regard se perd dans les étoiles, comment peut-on être gentil ? C'est un concept qui lui échappe, parce que personne ne lui a appris. Il paraît que l'on reproduit ce que nos parents nous ont toujours montré, alors comment se montrer bon, intègre quand on n'a connu que compétition et haine ? Le monde est si léger quand nous n'avons pas besoin de conscience, quand nous laissons les pulsions s'éveiller, quand on vit simplement sans se soucier des règles de la société, de ce qu'elle pensera de nous. Vivre avec de la douceur dans l'âme c'est comme vivre avec cancer, un putain de cancer qui te pourri la vie, qui te force à faire gaffe, à te soucier de choses qu'on peut facilement éviter si on arrête de chercher une valeur à l'existence. C'est un peu dégueulasse sur les bords, mais le prix à gagner vaut toutes les peines, les souffrances, les sacrifices. Cela ne sert à rien d'exister si on ne peut pas faire ce que l'on veut, rien d'être libre si l'âme même inflige des règles. Il y a des gens qui vivent dans les rangs, qui arrivent à se satisfaire du peu qu'ils ont, tant mieux, ils sont heureux, c'est le principal. Mais il y a des gens qui ont besoin de vrai, de sensations, parce qu'il ne connaissent pas de douceur, pas de subtilité et la seule chose qui les touche, ce sont des balles, des lames, pas les larmes. Des gens comment Jason, que la pitié même craint. Il aime les compliments, aime quand on s'occupe de son ego surdimensionné, lui qui se prend pour Dieu quand il s'occupe de ses petites poupées. Il s'imagine pouvoir faire des autres ce qu'il faut, façonner à son image lui aussi, prendre des gens qui ont encore tout à gagner pour qu'ils perdent tout, comme on s'occupe des roses, pour qu'elles fleurissent de plus belle il est nécessaire de les tailler, de manière radicale. Il ne détruit pas, il construit. Mais toute renaissance laisse des séquelles. « C'est la première fois que tu viens dans le coin ? » La réponse est déjà connue, mais il a besoin de l'entendre, le type à l'air d'être assez bavard si on arrive à lui tirer les vers du nez, un peu de conversation c'est toujours agréable. « Je suis content que ça te plaise, les gens ne nous le disent pas assez. Tu as apprécié un numéro plus qu'un autre ? » A la recherche de reconnaissance, il aimerait entendre son nom dans les réponses, il doute que l'autre puisse choisir un seul numéro. Mais qui sait, il en serait bien surpris et il aime les surprises, les belles surprises. Pas celles d'une absence dans les draps. Il sourit aux yeux joyeux, au petit corps qui se dandine, devine les formes sous les vêtements.
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MessageSujet: Re: loup y es-tu ▬ kalidasa   Mar 5 Avr - 15:33


LOUP Y ES-TU ?
─ promenons-nous dans les bois ─
Mes yeux se plantent sur le paquet qu'il me tend. Je n'ai pas envie d'en prendre une. Vraiment pas. J'ai tout simplement peur de me brûler. Que ces embouts s'enflamment tel des allumettes pour venir atterrir sur moi et me faire du mal. Aussi, je laisse échapper un léger soupire de soulagement lorsque l'individu finit par ranger l'objet au fond de sa poche. Mes prunelles suivent le geste avec attention jusqu'à ce qu'elles soient certaines que l'homme ne vienne à reprendre cette petite boîte maudite, reprenant alors leur concentration sur la face de l'inconnu. J'espère sincèrement qu'il n'ait point remarqué cette peur et qu'il vient à poser des questions par la suite. Peut-être pourrait-il s'en amuser... Après tout, personne ne semble conscient du danger de la cigarette. Certes, on vous dit que fumer c'est mal. Que l'on peut en devenir accro sans réellement le vouloir. Qu'on peut même en mourir... Mais tout le monde continue inconsciemment de fumer. Pire que ça, un simple mégot mal éteins peut provoquer un incendie dans un bois et brûler des parcelles de peau suivant les endroits où on l'applique. Mais une personne normalement constituée et n'ayant pas vécu une existence comme la mienne ne peut pas vraiment se douter du dernier point. Il faudrait être un pur sadique pour s'en amuser. Mais cet homme, pouvait-il être méchant ? Lui qui vit dans ce monde merveilleux ? Lui qui a pris la décision d'amuser les petits et les grands ? Non, je ne crois pas. Aussi, est-ce pour cela que je m'étais rapproché de lui aussi facilement sans même chercher à l'éviter. Après tout, si je pouvais avoir également l'occasion de découvrir l'envers du décor, cela pourrait devenir vraiment enrichissant, surtout si, pour plupart, je pouvais m'y intégrer... Je décide alors de lui tendre ma barbe à papa, afin de proposer également quelque chose en retour. Ce n'est pas empoisonné, c'est tout doux, tout sucré mais malheureusement déjà un peu entamé. Aussi, il finit par refuser ma proposition en repoussant le nuage rose d'une main tout en rajoutant. ≪ - Garde la, je n'ai pas très faim. ≫ Tant pis, me dis-je, au moins je pourrais continuer de la manger un peu plus tard. D'ailleurs, je ne me gêne pas pour croquer encore un bout tandis que l'homme pose ses yeux en direction du ciel. J'adore cette sensation de sucre qui vient se fondre dans la bouche pour disparaître presque automatiquement au contact des papilles... Répétant ce geste deux trois fois, je m'arrête soudainement lorsque l'individu reprend la parole pour me poser une question. ≪ - C'est la première fois que tu viens dans le coin ? ≫ Je souris, me disant alors que soudainement, il ne m'a très certainement aucunement vu dans le publique, caché dans la foule et dans la pénombre... À moins que justement, il ne m'ait déjà aperçu au moins deux fois, ce qui doit très certainement l'intrigué alors que je n'avais pu, moi-même, retrouver des spectateurs qui auraient eut la bonne idée de revoir toujours le même spectacle. Ils penseraient que cela doit être inutile outre si c'est pour accompagner des proches qui ne l'auraient pas vu. Mais je ne vois pas la chose comme cela personnellement. Non. Je pense qu'il est bien de revivre des instants que l'on a aimé passer autrefois. Surtout si on ne s'en lasse aucunement ! Peut-être qu'un jour, je finirais par ne plus revenir en ces lieux, mais actuellement, j'étais plus que pressé de revoir ce monde merveilleux dès que l'occasion se présenterait à moi. Peut-être y emmènerais-je aussi quelqu'un avec moi, d'ailleurs... Peut-être Isobel ou Josefina, qui sait ? Cela pourrait être amusant ! ≪ - Non, ce n'est pas la première fois... En réalité, je viens dès que je peux venir... ≫ Avouais-je en laissant échapper un petit sourire tout en baissant mon regard en direction du sol, les joues rougies. Peut-être allait-il être étonné ou touché, je n'en savais guère, mais je me disais que ça me faisait plaisir de dire cela directement aux artistes concernés. Après tout, c'était pleinement mérité.

≪ - Je suis content que ça te plaise, les gens ne nous le disent pas assez. Tu as apprécié un numéro plus qu'un autre ? ≫ Je relevais vivemen le regard en faisant les yeux ronds. Les gens ne le disaient pas alors qu'ils pouvaient profiter un beau spectacle ? Certes c'était en quelque sorte leur travail mais des fois, on ne choisissait pas ce que l'on voulait devenir. J'étais assez bien placé pour le savoir... Et je trouvais quand même dommage que l'on ne félicitait pas ces gens qui se donnaient tout de même en spectacle. Moi d'ailleurs, si j'aimais faire plaisir aux autres, ou du moins, rendre mon entourage heureux comme j'aimerais l'être, je pense que la timidité de l'exposition pourrait devenir un frein. Apprécier rendre le mondes des autres, d'accord... Mais s'afficher de la sorte ? Je ne sais pas vraiment... Certes, je suppose qu'avec le temps, on finit par avoir l'habitude, mais quand même... Toutes actions méritent d'être récompensées. Aussi, après mûres réflexions, je n'arrive pas à dire quel personnage a été mon préféré ce soir-là. ≪ - Je dois dire que vous avez tous été exceptionnels ! ≫ Fis-je, en affichant un grand et magnifique sourire.

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MessageSujet: Re: loup y es-tu ▬ kalidasa   Jeu 7 Avr - 19:07

LOUP Y ES-TU
Jason regrette vaguement de ne pas avoir pris de barbe à papa quand l'autre finit par mordre dedans, au final, la faim commence à ronger son estomac. Il aurait du s'en douter, ça creuse de travailler mine de rien, les gens se goinfrent alors qu'ils n'ont qu'à regarder pendant que eux ils se damnent pour finir au lit sans rien avaler la plupart du temps. Il prend une autre bouffée de cigarette pour étouffer la désagréable sensation, préfère se délecter du tabac et de ses arômes toxiques et bon marché. Il en est addict depuis un bon bout de temps, c'est le meilleur casse-dalle qu'il se permette, ça fait oublier, d'abord la faim un certain temps ce qui est tout l’intérêt d'un en-cas, puis les autres choses. Et c'est quand même mieux de s'oublier entier dans l'éphémère que dans des choses qui durent trop longtemps, c'est un peu plus brumeux, il a vraiment la sensation de partir, il n'y a que là qu'il trouve sa paix, quand il arrête de porter le poids de toute sa carcasse. La bouffe ça n'apaise qu'une infime partie de ses besoins, ça ne donne pas l'impression de soigner le reste. Et le reste est plus difficilement supportable qu'un petit creux. ≪ - non, ce n'est pas la première fois... en réalité, je viens dès que je peux venir... ≫ Un sourire illumine son visage. Ce n'est pas souvent qu'on lui fait cet aveux. La normale voudrait qu'on ne vienne qu'une fois par an et encore, il faut aimer venir ici, supporter la foule, la musique, l'honnêteté de la différence, après tout, leur spectacle ne change que chaque année, quel intérêt à venir voir les mêmes tours même s'il peut y avoir quelques divergences ? Voir les mêmes personnes, ça ne lasse pas ? Il y a des gens qui ne soucient tout simplement pas de la norme, ce type en fait partie, il est comme une bouffée nicotine le soirt avant d'aller se coucher, un petit coin de paradis. Quelqu'un de bien, quelqu'un de simple. Après tout, si ça fait plaisir, pourquoi se limiter ? Les autres recherchent toujours l'inconnu, ils se lassent, à peine ont-ils effleuré le sujet, qu'ils pensent avoir saisi toutes les nuances, ils regardent le monde comme un tableau, fixe, où rien ne bouge. Ils se figent eux même dans leur univers, ils sont fatalité. Si certains savent apprécier l'art et s'approprier les sens, d'autres préfèrent détourner le regard et chercher d'autres captures plus intéressantes. La course folle de l'humanité, qui veut toujours tout voir, tout vivre, tout découvrir et se lasse de la moindre découverte une fois entre ses mains. Elle s'habitue à ce qui ne devrait pas être une habitude, banalise la mort, désensibilise la vie, elle fait des actes héroïques et monstrueux, des actes d'une extrême banalité. Un monde où il n'y pas de méchant, pas de gentil, où il n'y a rien que des connards, des putes et des innocents au milieu, paumés. Elle ne connait plus la peur, elle n'en a plus peur. Les gens cherchent à s'impressionner, à réveiller leurs neurones endormies, leurs émotions de marbre. C'est la foire.

- je dois dire que vous avez tous été exceptionnels ! ≫ il est tiré de ses pensées par le compliment. Il passera le mot peut-être, ou il gardera pour lui. La moindre chose gonfle son ego, il doit la garder près de lui, la chérir, c'est sa fierté, son destin. Ce monde c'est peut-être le sien, celui dans lequel il aurait toujours du être, mais il a goûté au poison du réel. Il est condamné, comme les autres, à marcher le long de la ligne jusqu'au jour où il aura le malheur de la franchir. Putain d'agonie. « C'est gentil. Notre mission est accomplie alors. » Satisfaire les gens, voilà ce qu'il fait. Une pute parmis tant d'autres, mais il vend son âme au diable plutôt que son corps, et les corps il ne les payent pas, il les trouve seul. Et il profite. « Tu dois beaucoup aimer le cirque pour venir si souvent... ça te dirais de visiter l'envers du décors ? » Il n'a surement pas le droit mais il ne va pas se gêner. Il l'intrigue le môme un peu trop gentil. Sourire carnassier. « Tu voudrais voir les fauves ? Bien sur, ça reste entre nous... » Début des secrets, début du jeu. S'il accepte il vendra aussi une part de lui même, chantage, son art favori, non reconnu parmis les sept. Un jour peut-être.

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MessageSujet: Re: loup y es-tu ▬ kalidasa   Sam 16 Avr - 11:24


LOUP Y ES-TU ?
─ promenons-nous dans les bois ─
Le temps défile tandis que nous parlions tranquillement, maintenant heureux d'avoir au moins quelqu'un à mes côtés tandis que la nuit nous englobe et que chaque parcelles d'ombres peuvent cacher un être mortel. C'est en effet certainement à cette heure que les méchants rôdent. Pourquoi ? C'est plus facile de se cacher pour ensuite vous bondir dessus, arme au poing. Heureusement, même les âmes en peine tels que moi peut également s'y trouver... Même si c'est assez risqué. Personnellement, je deviens de moins en moins confiant pour repartir maintenant, moi qui était déterminé à retrouver Isobel, une barbe à papa dans le bec. Et si je ne partais pas maintenant mais que j'attendais encore un peu, peut-être allait-elle se faire du mourront pour moi ? Oh mais peut-être qu'elle viendra du coup avec sa limousine ? Comme je l'espérais. La marche à pied n'était plus vraiment conseillé. Même de jour d'ailleurs. Un jour, peut-être devrais-je essayer d'avoir le permis pour pouvoir conduire une voiture. Au moins, cela servira de carapace contre d'éventuels passants. Je serais intouchable, devenant à mon tour, plus ou moins dangereux, à bord d'un engin qui sert avant tout à transporter, certes, mais aussi bien plus encore. Loin de là l'idée de provoquer des maux inutilement cependant... Seulement à me protéger !

Alors que nous continuions de papoter, l'homme sourit de part mes compliments. Ce qui me pousse à en faire de même, heureux que même si ce n'est que moi qui est fan de leur numéro, cela lui plaît malgré tout. Car après tout, je ne suis juste qu'une personne dans la foule. Je pensais que si toute la foule aurait la même pensée, cela le toucherait d'avantage. Mais qu'importe. Si ce que je dis peut lui faire plaisir, alors je suis ravi. Ravi car il mérite bien cela, quand même ! Même si, il est vrai, leur récompense doit être l'argent que l'on donne pour rentrer... D'ailleurs, je me demandais bien tout ce qu'il pouvait bien gagner sur ce que l'on donnait. Moi, je me souviens, je n'avais guère le droit à une paye... Parce que je n'en avais pas besoin à cette époque. Je ne sortais jamais, confronté au même monde de la luxure, ne recevant que comme récompense les mérites d'un proxénète, des bains, de la nourriture et une chambre où il m'arrivait parfois de dormir. Un minable animal de compagnie, dressé pour exécuter les ordres. J'avais honte en y repensant. ≪ - C'est gentil. Notre mission est accomplie alors. ≫ Je fis un signe affirmatif de la tête enjoué, vivement et rapidement. Maintenant qu'il le sait, pas la peine d'insister, mais quand même ! Je ne peux qu'appuyer ses paroles, réellement heureux de pouvoir partager mes sentiments et mes sensations, chose que je faisais que très rarement, jadis. Oh oui, comme je me rendais compte à quel point il m'était dorénavant plus facile de me confier. Sans aucune peur d'être un jour trahi. De se dire que l'on s'est fait avoir. Rien qu'à la connaissance de ce paysage et de ce monde merveilleux. Parce qu'il ne peut qu'avoir des personnes merveilleuses dans un monde merveilleux ! Mais peut-être que je me trompe peut-être même si rien ne semble me détourner de mes premières idées. Et la proposition qu'il me fait ensuite me pousse à continuer d'accepter cette opinion que je me fais du personnage.

≪ - Tu dois beaucoup aimer le cirque pour venir si souvent... ça te dirais de visiter l'envers du décors ? ≫ Mon regard s'illumine. D'un côté, j'ai peur que cela casse tout ce qui est montré devant nous et d'un autre côté, je me dis que cela me permettrait de découvrir quelque chose de nouveau. Quelque chose d'exaltant. J'hésite alors un instant, ne sachant si cela est bien raisonnable ou non. Car je dois rentrer un jour ou l'autre aussi. Et que dirais les autres membres du Cirque s'ils nous voyaient-là ? Profitant d'un spectacle que l'on n'est pas autorisé à voir ? Mais je suppose que l'individu est mieux placé que moi pour le savoir. ≪ - Ou..Ouiii ? ≫ Fis-je d'avoir hésitant avant qu'il ne renchérisse. ≪ - Tu voudrais voir les fauves ? Bien sur, ça reste entre nous... ≫ Une nouvelle fois, je suis en pleine extase, m'imaginant me rapprocher de prêt ces belles créatures que renferme le Cirque. Ces lions et ces tigres que je ne pouvais voir que de très loin... On aurait dit des gros chats ! Ces fauves pouvaient bien être dangereux, comme j'aurais aimé pouvoir les toucher ! Mettre mes petits doigts dans la crinière d'un lion et apprécier sa texture. Serrer ces animaux comme de grosses peluches ! ≪ - Oh oui alors ! ≫ Fis-je, tout excité de pouvoir aller à la rencontre de ces félins, sautillant donc sur place. Et qu'importe si je devais rester dans la confidence, j'étais prêt à rester silencieux sur ce que nous avions fait, si c'était pour attirer l'amitié de l'homme. D'ailleurs, pour commencer, il fallait peut-être se présenter. ≪ - Moi c'est Kalidasa, au fait... ≫ Annonçais-je alors soudainement.

_________________


k a l i .
(/ˈkɑːli/), also known as Kālikā, is the Hindu goddess associated with empowerment, or shakti. She is the mighty aspect of the goddess Durga. The name of Kali means black one and force of time, she is therefore called the Goddess of Time, Change, Power, Creation, Preservation, and Destruction. Her earliest appearance is that of a destroyer principally of evil forces. Various Shakta Hindu cosmologies, as well as Shākta Tantric beliefs, worship her as the ultimate reality or Brahman; and recent devotional movements re-imagine Kāli as a benevolent mother goddess.

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loup y es-tu ▬ kalidasa

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