AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 through glass. (arsène)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

† Invité
Invité

MessageSujet: through glass. (arsène)   Mer 9 Mar - 18:42

palpitant qui s'agite. palpitant qui réagit, ne souffre pas sous l'effort.
palpitant vivant.
les boucles rousses qui se soulèvent au rythme des saccades. boucles rousses qui sont malmenées par des mains qui viennent s'y accrocher. corps qui se cambre sous les coups de reins. paupières closes, lèvres déchirées par des dents acérées. les prunelles fixent le visage du client-amant. il est blond, elle le voit brun. ses prunelles sont aciers alors qu'elle ne voit que le bleu de celles de son géniteur.
jouissance des deux corps entrelacés quand ginévra s'imagine être adorée dans les bras du paternel, lorsqu'elle oublie qu'elle n'est qu'un réceptacle pour le foutre de cet être immonde qui la paie pour un peu d'amour temporaire.
elle se relève, s'échappe dans la salle de bain où elle s'empresse d'aller se rincer. dégoût. le miroir lui renvoie son reflet qu'elle réprouve. secret qui fait de sa vie un enfer, un calvaire. visage aux pommettes hautes qui s'inscrit dans son esprit, gueule abîmée par les années, arsène qu'elle brûle de retrouver.
l'eau démêle ses muscles alors qu'elle entend l'homme se rhabiller. fermeture éclaire qui se remonte, bruissements d'une chemise enfilée. pas besoin de lui rappeler l'argent qu'il doit laisser ; il a déjà payé. il ne s'agirait pas de se faire entourlouper.
ginévra quitte le cocon apaisant de la douche pour s'envelopper dans une serviette chaude et molletonnée.
elle s'arrête un instant devant le miroir embué, fixe l'endroit où est censé se trouver sa poitrine. l'eau ruissèle le long de ses jambes alors qu'elle se concentre sur son myocarde.
il bat. lentement. normalement. léger sourire qui s'affiche sur les lippes de la rouquine, émotion qui resserre son étau sur le palpitant en bonne santé.
ginévra quitte ses pensées pour aller s'habiller. rien d'extravagant, juste l'envie d'être élégante pour aller retrouver arsène. il n'est pas tard et elle n'est même pas certaine qu'il se passera quelque chose entre eux... mais elle sent poindre l'excitation. pourtant, il n'est pas si différent des autres...
mais il est peut-être bien le seul qui garde quelques-uns de ses traits quand elle le regarde. il est peut-être bien l'un des seuls à ne pas prendre l'apparence du complexe d’œdipe.

et puis ginévra, elle est effrayée. parce qu'elle aimerait bien qu'il vérifie si elle est toujours vivante ; si la greffe prend bien, si elle s'habitue à l'organisme qui n'est pas le sien. comment réagira-t-elle s'il lui annonce que la rémission est un échec, une aberration ?
elle hausse les épaules, passe une main dans ses cheveux courts et auburns, sort dans la rue en grimaçant face au froid mordant.
à gauche, des hommes qui la sifflent, la huent, lui font des avances grossières. ginévra qui les foudroie du regard, qui monte haut son majeur. ils rient comme des porcs, se gaussent d'avoir une réaction.
- quelle bande de cons, elle murmure pour elle-même.
ses talons claquent sur l'asphalte. elle resserre son manteau duveteux autour de son corps frêle, de son corps amaigri. elle a perdu une taille de bonnet, passant de C à B à cause de la maladie, à cause de l'appétit qui fuit.
arrivée à la demeure délabrée, la main frêle s'abat avec violence contre la porte.
toc. toc. toc.
elle rentre, n'attend aucune invitation. silhouette noire parmi les étoiles dressées dans les lampes. rendez-vous improvisé, ginévra qui cherche le visage buriné d'un arsène manqué. elle se souvient de ses mains froides sur sa peau embrasée. y'a l'image de la prunelle écorchée qui la fixe, malsaine. le corps porcelaine, qui ne demande qu'à être brisé, qui se tend pour être davantage analysé. la langue moîte qui la frôle, lui arrache un gémissement.
ginévra n'a rien ressenti pour son dernier client. ginévra ne ressent jamais rien. ce n'est qu'arsène qui lui offre les portes du paradis sur un plateau.
alors quand elle le voit, son palpitant manque un battement. pas d'amour, peut-être même pas d'affection. juste ce petit quelque chose qui la fait frémir quand elle pose le regard sur sa tignasse poivre et sel dans laquelle ses mains viennent se perdre.
elle s'approche, vient minauder autour de son maître. elle n'est pas docile ginévra, si ce n'est peut-être avec lui. elle le contourne, vient chuchoter à son oreille :
- tu veux bien m'ausculter ?
en ronronnant, l'envie de le sentir au plus profond de sa chair venant embraser son bas-ventre.
ses mains qui furettent, viennent se perdre contre la chemise. les doigts qui jouent avec les boutons, prunelles assombries par le désir. elle soupire, se recule. elle veut savoir si elle va bien alors elle ouvre son manteau, le pose nonchalamment, retire le bustier en dentelle qui lui couvrait la poitrine.
y'a la cicatrice sous son sein qui lui rappelle toujours l'épée de damoclès. y'a la cicatrice qui lui rappelle l'arrangement qu'ils ont passé, la dépendance qu'elle aura à jamais.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

melt my bones, enter my blood & take my heart.
CARTOUCHES : 189



Bang bang.
TON JOB: trafiquant (organes)
TON AGE: cinquante-deux années.
TES ENNEMIS, TES ALLIES:
MessageSujet: Re: through glass. (arsène)   Ven 18 Mar - 15:47

through glass
i must confess, i'm addicted to this. shove your kiss straight through my chest. i can't deny, i'd die without this. make me feel like a god. music, love and sex. adrenalize me.
manque qui épuise. manque qui achève. la faucheuse plane au-dessus de la carcasse tremblante. quarante-quatre heures et cinquante-sept minutes. il a compté. il a compté les heures qui se sont écoulées depuis la dernière dose, a continué à compter quand il était assis sur le canapé de son aîné. il a continué à compter quand il était au volant de sa voiture pour se rendre chez sa dealeuse, a continué quand il se démenait entre ses cuisses pour les emmener tous les deux à la jouissance. il a continué en faisant le chemin inverse et il continue encore, allongé sur son propre canapé. quarante-quatre heures, cinquante-huit minutes et dix-neuf secondes. manque qui consume. manque qui assassine. endorphines absentes. organisme qui en réclame, encore et encore, gueule au moindre coup, à la moindre blessure. c'est la mort qui l'attend s'il continue ainsi. qu'est-ce qu'il espère ? arsène plonge sa main dans sa poche, récupère son téléphone. écran défoncé suite à une mauvaise chute. il s'en fout tant que ça marche. les contacts parcourus jusqu'à trouver le sien. harley. premier né qui le possède corps et âme, jusqu'à ce que la mort les sépare. le pouce caresse le prénom, marque son hésitation. appeler, ne pas appeler. il jure, crache dans sa langue maternelle. ne pas appeler. oublier le double. oublier celle qui se trouve à ses côtés. tout oublier. la tête bascule sur le côté et les ambres à la gémellité cassée contemplent ce qui est posé sur la table basse. nécessaire sordide dont la simple vue soulage le drogué. le bras tendu où est noué un garrot. il renâcle de dégoût à la vue de la tuyauterie abîmée. nécrose au stade premier. acide qui ronge un peu plus ses veines à chaque nouveau shoot, menace de tuer le bras ainsi que la main qui lui permettent de gagner son putain de salaire, sa chienne de vie. injure balancée à la vue des mains tremblantes. il tremble du sevrage forcé et de la peur occasionnée. on ne déconne pas avec le mélange. on ne déconne pas avec la substance qui rongera les veines déjà abîmées par de précédentes injections. on ne déconne pas... bras qui sera amputé. acide versée sur une feuille de papier. ne pas en mettre trop, ne pas en mettre peu. puis viennent les étapes mécaniques, celles qui sont devenues des automatismes. combien de fois a-t-il passé son briquet sous la cuillère pleine de poison ? combien de fois a-t-il passé un morceau de ouate alcoolisé sur sa peau ? combien de fois a-t-il desserré le garrot avant de planter la seringue dans la veine ? combien de fois a-t-il pressé le piston avant de laisser sa tête basculer en arrière ? combien de fois a-t-il entendu son râle de plaisir résonner dans sa caboche alors que son esprit se déconnectait peu à peu de la réalité ? il ne sait plus, ne compte plus car plus rien n'a d'importance maintenant que la douleur s'est envolée...

toc, toc, toc. coups donnés au nombre de trois. ambres qui se découvrent et contemplent pensivement le plafond. il ne bougera pas pour aller à la rencontre de celle qui pénètre dans la pénombre, ne bougera pas pour ramasser ses merdes. poupée payante. poupée rayonnante. poupée larmoyante. il penche la tête sur le côté, laisse son œil pâle caresser sa carcasse décharnée, malmenée par une maladie inconnue. leur première rencontre a été marquée par le souvenir du mascara qui a coulé le long de ses joues pâles, du cœur abîmé qui peinait à suivre sous les caresses prodiguées par une bouche et des mains gourmandes. dans un mouvement ample, il se lève, déplace sa carcasse pour cacher ce qui repose sur la table basse. les ambres harponnent les bleues alors que la gamine se rapproche peu à peu pour lui tourner autour. sa gamine. possession mal placée. il ne devrait pas la considérer comme la sienne, elle, la pute qui se donne à tous ceux qui ont les moyens de passer un moment en sa compagnie. la demande chuchotée explique la raison de sa présence. expérience médicale réclamée, excuse pour les envies lubriques qu'il devine, ressent à la vue de son joli minois. belle et enivrante ginévra qu'il se languit de posséder, encore et encore, jusqu'à ce que son corps n'en puisse plus, jusqu'à ce que son esprit cesse de fonctionner. « bien sûr. » il susurre en sentant ses mains passer sur sa chemise. succube qui le tente, qui le charme. elle pourrait se vanter de posséder le cœur corrompu qui cogne contre ses paumes. inceste qui le gangrène depuis des années, ne sera jamais remplacé malgré garance qui se dresse entre eux, malgré la jalousie qui les dévore, malgré la douleur qui le déchire. ils sont deux âmes mariées à la naissance, condamnées à mourir ensemble. aîné aveuglé, qui plonge dans un océan de mensonges pour se cacher de la vérité alors que le plus jeune panse les plaies de son cœur malmené, enlacé dans la chaleur des bras de ginévra. recul qui arrache un grognement mécontent. le manteau s'ouvre, découvre le corps gainé dans un haut en dentelle, et arsène se retourne, se penche pour ramasser la seringue usagée tombée par terre. « enlève ton haut pendant que je vais jeter ça. » cuisine où il passe quelques instants à se demander si elle est au courant pour tout ça, pour la drogue, pour les veines rongées par une héroïne corrosive.

superbe dénudée dans la pièce principale. arsène se rapproche, permet à son regard de caresser sa peau de pêche. la main tendue doucement pour toucher la marque blanchâtre laissée par la lame qui a scindé le buste en deux. gueule béante et sanguinolente qui a dévoilé côtes et poumons. il se souvient du cœur cognant dans sa paume, de cette pompe inutile qu'il aurait dû jeter aux chiens, qui aurait pu la tuer s'il n'avait pas été là pour la sauver. index qui effleure le galbe du sein en traçant la plaie alors qu'il murmure contre ses lèvres. « la plaie a bien cicatrisé. tu es pâle, elle ne devrait plus se voir dans quelques années. » baiser déposé sur le coin de la bouche, sur la joue encore fraîche, puis sur la tempe. « comment ça s'est passé quand tu as baisé tes clients ? tu as ressenti quelque chose ? une gêne, une quelconque douleur ? » sa main remonte le long du cou gracile, caresse la jugulaire où passe le sang envoyé par un cœur qui a été arraché, dérobé à son propriétaire. cadeau pour lui donner plus de temps, pour la maintenir en vie le plus longtemps possible. égoïsme de celui qui a trouvé celle qui le soigne de sa solitude.

_________________

A mockingbird, I called you. Always changed your tune to fit the screams. How does your chriping sound when you are the one screaming ?
Listen to your pretty mouth sing.

remember when you loved me ? neither do i.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

through glass. (arsène)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Joshua Kyle Cooper | Raise your glass !
» Willy Glass
» Call Of Duty - Ghosts : VS Smart Glass (ou le jeux sur tablette et smart phone)
» Grimoire: Saturn, Vault of Glass & Mercury
» One Wine Glass to Rule Them All

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
who's the bad guy ? :: 06. Orange Mécanique. :: Usual suspect. :: Poubelle à RPs.-