AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Under your spell [Maxwell]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar

C'est la nuit qu'il est beau de croire à la lumière
CARTOUCHES : 89



Bang bang.
TON JOB: Garde du corps, femme de main, tueuse à gage.
TON AGE: 34 ans
TES ENNEMIS, TES ALLIES:
MessageSujet: Under your spell [Maxwell]   Jeu 3 Mar - 0:13

† Maxwell & Joy.
Mais pourquoi Maria, quand elle danse l'insolente, ses yeux de feux m'embrasent et me hantent?



Under your spell
Une journée de repos, Joy détestait cela. Droguée du travail. Adrénaline. Le risque, le danger. Joy n'envisageait pas sa vie dans la tranquillité, pourtant, ce jour était différent. Elle devait le voir. C'était hier, elle avait reçu une alerte pendant qu'elle prenait son bain. Maxwell. Imperceptiblement elle s'était mordillé la lèvre inférieure. Un lieu, une heure. Elle avait esquissé un léger sourire. Si seulement elle avait pu penser que cet homme qu'elle avait vu à table adolescente la côtoierait de manière régulière une fois adulte. Jamais. Quoi que. Elle se souvenait de la honte qu'elle avait ressenti devant son père, les paroles acerbes qu'il lui adressait en présence de l'homme de loi. Joy, un prénom si étrange pour une fille si triste.
Ce jour, elle se prépara. Non pas qu'elle fît plus d'efforts que de mesure, mais elle avait compris qu'il la mènerait sans doute au théâtre, aussi elle devait faire un effort vestimentaire. Un tailleur, pas de chemise, non, juste un petit top en soie, fluide, effleurant délicatement sa peau. Pas de soutien-gorge. Sa crinière ondoyante libre, elle était présentable en sortant de son dressing. La jeune femme avait du goût pour les matières nobles, les coupes soignées.
Allant dans sa cuisine, elle se prit une une pomme. Joy ne cuisinait jamais, c'était Ellis qui le faisait, le reste du temps, elle mangeait peu, trop peu. Elle ne savait pas faire, ses mains si habiles pour découper l'homme et le rendre sublime dans son trépas ne savaient pas casser un oeuf. Croquant dans le fruit défendu, cela lui fit penser à un autre. Un court instant, elle ferma ses yeux, son esprit vagabonda. Son passé. Cet homme qui passa la porte du domicile des. Svidrigaïlov. Elle était jeune, impertinente, le regard sauvage, et lui, l'homme de l'âge de son père. Elle l'avait trouvé beau. Sensible. La beauté était une composante de sa vie. Un beau visage. Une voix. Elle avait l'habitude des coups et de la voix dur de son géniteur. Semence qui coule dans ses veines. Il était différent. Il l'avait regardé et aucun mépris ne s'était lu dans son regard qui glorifiait sa finesse d'esprit. Sans un mot, elle avait senti que l'on valorisait sa réflexion poussée et sa force de caractère. Un regard qu'elle lisait encore aujourd'hui, et plus encore.
Un léger frisson parcourut son échine, laissant tomber la pomme dans la poubelle. Fini. Elle enfila sa veste. Sa démarche féline foulait le sol, le pavé. Elle y serait tantôt, toujours à l'heure. Précision, son métier le lui imposait. L'angle d'un mur, elle s'arrêta. C'était non loin du lieu donné, proche du théâtre. Elle voulait le voir, l'observer entrain de l'attendre, de guetter son arrivée. Il était là, beau, séduisant. Homme brillant, les épaules solides, son coeur s'accélérait imperceptiblement à le voir observer la foule. Quelques instants encore. Ne pas le faire attendre plus, elle prit cette démarche signature de la louve, naturelle, elle avançait vers lui. Sourire en coin, cette bouche qui ne savait pas sourire droit

- Maxwell...


Elle avait prononcé son prénom pondérément, le regardant dans les yeux, sans doute, avait-il deviné, ou pas. L'attente. Ils entrèrent ensemble. Cyrano de bergerac, Edmond Rostand. Il savait choisir. Joy était une intellectuelle, le cerveau prévaut. Le parlé était si séduisant. Cyrano n'était pas beau, mais sa force, son charisme, le puissant de son affection, cette pureté. Sublime. Glorieux. Le regard brillant, l'oreille tendue à chaque mot. 'Mais ce n'est pas une taille avantageuse, c'est mon âme que je cambre ainsi qu'en un corset'. L'âme. Joy se sentait galvaniser. Elle la lionne au coeur d'iceberg, ces paroles savaient-lui rappelaient qui elle fut et qui elle était encore. Marginale. Forte. Elle vivait pour son art, Comment, c'est inutile? Je le sais,mais on ne se bat pas dans l'espoir du succès, non, c'est bien plus beau lorsque c'est inutile.' Pouvait-elle seulement périr telle cyrano, la pointe à la langue. 'je me bats, je me bats.' Fébrile, elle était en extase, le regard passionnant, brillant.
De temps à autre elle avait tourné son regard vers Maxwell, l'observant à la dérobée, l'air de rien. Pourquoi? Elle ne savait pas, elle oubliait. Une vague idée. Sans doute, le texte magnifiquement restitué lui embrouillait les idées, les sens. Dehors, l'air frais frappa son visage, sa peau se faisait plus blanche. Elle respirait et pendant cet instant ou elle sentit l'air la glacer de l'intérieur, elle se sentit vivante. Elle se tourna vers l'homme qui l'accompagnait. Reine des neiges, le regard froid qui disait si peu de ce qu'elle pensait, ressentait.

- Tu as le don de savoir éveiller par les arts ma sensibilité.


Trop de souffrance, elle avait vécue pour vouloir souffrir à nouveau. Déconnectée. La pièce avait su lui rappeler la puissance des émotions, pourtant elle se sentait vide. Vide. Alors pourquoi le palpitant se débattait sa cage thoracique? Voulait-il à ce point hurlé? Prouver son existence? Était-ce cette proximité masculine qui l'agitait, le rendait soucieux? Joy secoua légèrement la tête, des boucles blondes venaient barrer légèrement son visage, son regard perçant.

- Tu veux qu'on se ballade? Si tu as du temps bien sûr...


Pourtant dans le fond elle serait déçue s'il partait maintenant Elle voulait qu'il reste avec elle. Elle dont le père l'avait si puissamment rejeté. Elle avait besoin de lui mais ne pouvait l'avouer. Elle avait besoin de sa présence rassurante, de la force de son regard, de ses épaules. C'était un homme. Un homme à sa mesure.

_________________
Je suis exubérant, impardonnable. Rien ne peut m'arrêter. Rien ne me fait honte. Je suis irréfléchi, sans espoir, sans cœur, le vice incarné, un enfant sauvage, intrépide, impénitent, perdu à jamais.   @Anne Rice ≈©️ alaska.  

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

Under your spell [Maxwell]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
who's the bad guy ? :: 03. Les origines du mal - Cliffshire. :: Honey Grove.-