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 Car tu es poussière et tu retourneras en poussière ! Ft. Quinn.

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in carnage i trust
CARTOUCHES : 719



Bang bang.
TON JOB: Avocat et bourreau des temps modernes.
TON AGE: 54 printemps.
TES ENNEMIS, TES ALLIES:
MessageSujet: Car tu es poussière et tu retourneras en poussière ! Ft. Quinn.   Mer 2 Mar - 23:04

Quinn & Starrick.

C’est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain, jusqu’à ce que tu retournes dans la terre, d’où tu as été pris; car tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière.
Souffle coupé, respiration saccadée... Bouche sèche, membres tremblants... Pensées noires, cœur de pierre. Son cerveau a depuis bien trop longtemps maintenant laissé la place à son instinct animal. L'homme n'est plus. L'intelligence qui naguère prenait le dessus sur les gestes fut balayée d'un puissant revers de la main.
Dans cette pénombre glaciale, seul le bout rougeoyant d'un cigare se fait voir. Maxwell rejette à la gueule de ce cadavre, cette bouffée de cubain. Cette odeur que jamais plus il ne pourra sentir et ressentir. Ce suave mélange de révolution et de passion, prend possession de toutes les parcelles de son corps. Il sourit, satisfait du devoir accomplit. Un rictus froid se dessine sur ses lèvres. Un air de vengeance se lit dans son regard et ce sang, encore humide et chaud, encore emplit d'une vie qui petit à petit s'échappe de cet être damné, coule de ses mains, pour tomber en gouttelettes à ses pieds. Tel l'artiste contemplant son chef d’œuvre, Monsieur Starrick observe. Il observe ces yeux. Ces yeux sans vie qui le dévisagent encore. Ces derniers portaient encore en eux ce sentiment de surprise qu'avait eu son client, lorsqu'il avait compris que le bourreau de la justice n'était autre que son propre avocat. Ce jeune homme, d'à peine une vingtaine d'année n'avait que trop rapidement compris le sort que son avocat lui réservait. Ce bambin, encore sous un aspect juvénile, n'était en réalité que décadence et néant. Il n'avait que trop abusé de son apparence frêle et enfantine. Trop abusé de ce corps d’Apollon et de cette force Herculéenne contre des femmes en proie au doute et à l'abandon social. Trop abusé de ce sourire tant charmeur, dont ces lèvres si pures et rosées n'étaient plus que crispation et peur.
Le cuir de ses gants noirs crissa. Max plia et déplia ses doigts, ses phalanges criant à la douleur. Ils les savaient certainement meurtries pour plusieurs jours maintenant. Mais là était son seul moyen d'évacuer. Évacuer la pression d'un métier lourd et oppressant. Évacuer toute cette haine et cette rancœur que les gens sur son passage lui déléguaient bien volontiers.
L'autrichien pencha légèrement la tête sur le côté, son rictus malsain toujours présent sur son visage. « Et alors John ? On a été un mauvais garçon ? » Les doigts gantés de Max serrèrent la mâchoire sans vie du jeune garçon. Il l'observa avec dédain et soupira plus de pitié que d'autre chose. Il lâcha vivement son visage avec colère et lui tourna le dos. Encore un qui avait payé de sa vie pour rendre justice à toutes ses vies prisent sans que personne ne demande quoi que ce soit.
Tel Jésus sur sa croix, les innombrables plaies du cadavre vomissaient ce sang impur et souillé. Ses mains et ses pieds cloués à cette planche de bois commençaient déjà à prendre un aspect des plus morbides. Tout son corps n'était que cicatrices ouvertes et saillantes. Les coups de couteau infligés étaient tel qu'il en devenait difficile de distinguer leur forme et leur nombre exact. Un déchaînement de haine et de rancœur s'était versé aussi bien sur le torse que sur les différents membres de cet individu. Le coup signature, le dernier effectuait par Maxwell, se trouvait juste au niveau de son cœur. Lors du coup final le pauvre homme était mort depuis plusieurs minutes maintenant. Si Monsieur Starrick avait pu, il aurait de ses mains arraché le cœur de cet homme. Il l'aurait serré dans son poing de telle manière que ce dernier aurait explosé de par la pression endurée.
Sous la pression de son index droit, le son de la chaîne-hi fi augmenta légèrement et les notes de musique classique transportèrent Maxwell dans une sorte de transe. Toujours vêtu de sa combinaison noire, il entreprit de nettoyer le plus gros de la scène de crime. Le reste sera nettoyé, brûlé ou encore détruit par ses hommes qu'il payait une petite fortune pour éliminer toutes traces de ses meurtres sanglants et barbares. Une fois le plus gros nettoyé, il déposa au sol une bâche assez imposante. Dans un dernier geste inhumain, Maxwell entreprit d'arracher les clous de chaque extrémité des membres de sa victime. Le corps tomba au sol, tel un ramassis d'ordures. Un ricanement glacial sorti des lèvres de l'avocat. « Ce n'est que la triste histoire de ta vie. » De son pied droit, il le poussa plus au centre de la bâche et commença à envelopper ce corps froid et rigide. Bien heureux il était d'avoir pu trouver ce hangar à l'abandon. Il était certes squatté de temps à autre par des camés et des alcooliques, mais en ce soir sans lune, le silence y régnait. Il approcha sa voiture et en ouvrit le coffre. Non sans difficultés, il arriva néanmoins à hisser le corps sans vie du jeune homme dans son véhicule. Une fois la sale besogne terminée, il coupa la musique et éteignit la lumière. Les ténèbres prirent de nouveau possession des lieux. Pour un œil lambda, rien ne laisserait paraître qu'une vraie scène de film d'horreur avait occupé cet endroit. Mais pour un œil avertie, il restait ci et là des traces du passage du bourreau. Dans deux jours Max l'avait décidé, il se rendrait de nouveau dans ce hangar pour vérifier de par lui-même que toutes traces de son passage ne seraient plus visible.
Certain de ne pas avoir laissé d'indices compromettants derrière lui, il s'installa au volant et roula pendant plusieurs kilomètres. Son soulagement fut grand. N'ayant pas aperçue de policiers posté sur la route, il se permit à la rêverie. Double fut-il lorsqu'il vit que l'atelier de Quinn n'était pas plongé dans le noir. Il s'empressa de se garer et de frapper à la porte lui faisant face. Il fallait à tout prix qu'il lui ouvre. Il ne pouvait se permettre de garder une décomposition cadavérique dans son coffre toute une nuit.
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I believe in the god of carnage. The god whose rule has been unchallenged since time immemorial. ∞


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Bang bang.
TON JOB: croque-mort au petit déjeuner.
TON AGE: dix ans. (okay, quarante-et-un)
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MessageSujet: Re: Car tu es poussière et tu retourneras en poussière ! Ft. Quinn.   Mar 8 Mar - 19:21

† car tu es poussière...
W/maxwell & valery
Quand on prend du retard, on travaille tard. Mais travailler avec les morts, ce n’est pas une corvée quand on s’appelle Valery Quinn. On prend du retard quand les morts s’accumulent. Quand les bourreaux ne prennent même plus la peine de prendre le temps de choisir sa victime, de choisir leur mort et leur mise en scène. Des morts gâchés. Par l’esprit défaillant d’un tueur en série qui se laisse ronger par son obsession, sa maladie. Ils sont malades ces gens-là, ils finissent toujours pas tout gâcher à cause de leur esprit malade. Et vient alors ce moment où je me désintéresse de leur œuvre que je trouve de toute façon bâclée. Vite fait, mal fait. Un talent prometteur, un esprit dérangé et des corps qui ne ressemblent plus à rien, ça va en crescendo. Alors ces corps déchiquetés ne sont plus des tas d’os, l’œuvre devient affreuse. On prend du retard à cause de ces gens-là. Et puis à cause de ces morts naturelles, de ces vieux qui crèvent seuls chez eux, de ces jeunes suicidés à l’héroïne. Du gâchis. Des morts idiotes et ennuyeuses. Alors oui, le travail en devient sans doute ennuyeux.

Le cadavre sur ma table appartient à un jeune dans la vingtaine. Un bon fils, c’était un bon garçon. Il voulait devenir avocat. Mort d’une overdose. Je ne sais ce qu’il voulait réellement devenir, mais il ne s’est pas vraiment bien pris pour s’assurer un avenir prospère. Peu importe ce que pense les parents, ce gamin-là n’était pas très intelligent selon mon point de vue. Putain de saloperie. Je n’ai jamais été un partisan de cette salope. C’est sans doute pour cela que je m’esquinte encore à sermonner Grim, à lui bousiller son plaisir évident de se bousiller le corps et l’âme avec sa putain Opium. Je ne voudrais pas l’avoir sur ma table à cause d’elle. Je ne voudrais pas l’avoir sur ma table du tout. Mais encore moins pour une pute pareille. Il sait qu’il n’a pas le droit de me faire ça. Mais Grim n’en fait toujours qu’à sa tête, n’est-ce pas ? Ai-je seulement mon mot à dire là-dedans. Je n’en sais rien. J’aime croire que oui.

Demain ce corps finira dans un trou, où il sera offert aux vers. C’est comme ça qu’il finira. C’est comme ça que nous finirons tous. En poussière sous terre, en poussière par le feu. « Car tu es poussière et tu finiras poussière… » Dis-je pour moi-même d’une voix lugubre. La musique résonne dans l’atelier, Stevie Wonder, pour rythmer ma fin de journée. Mon pied bat la mesure, assis sur mon tabouret roulant. Je fais rouler une allumette entre mes dents, à défaut d’une cigarette. Je ne fume pas quand je travaille mais j’ai besoin de ça pour que l’envie me passe. Je passe bien trop de temps sur ces cadavres que pour laisser la nicotine laisser sa trace. Je la mordille, la faisant passer d’un coin à l’autre de ma bouche, signe d’application de ma part. Le corps enfin préparé, je me saisis délicatement de lui pour l’installer dans le cercueil, avec respect. J’aime mon travail et les cadavres me fascinent, mais j’ai une grande déférence pour la mort, c’en est presque religieux. J’étais en train de réajuster sa chemise quand on sonna à la porte.

Un soupir, puis quelques pas en direction de l’entrée et la porte s’ouvre sur Maxwell Starrick. Je fronce légèrement les sourcils, regarde l’heure sur ma montre avant de le regarder à nouveau. « Maxwell Starrick, il est bien tard pour une visite de courtoisie. » Il n’y a pas d’animosité dans ma voix, plutôt de la curiosité en fait. L’avocat ne fait pas de déplacement inutile. Je suis curieux de connaitre la raison de sa visite, bien qu’à cette heure-ci, il ne devait pas il y a avoir trente-six milles explications : un cadavre encombrant, sans doute. Je lui offre un sourire et m’appuie contre le chambranle de la porte. « Vous avez de la chance, je viens juste de finir ma journée. » Ma voix reste légère, comme si je ne venais pas de rendre décent le corps d’un être cher. Comme si je ne venais pas de triturer un cadavre sous toutes les coutures.
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_________________

    On cherche à le saisir mais il s'échappe sans cesse, on croit le dominer et c'est lui qui nous tient. Alors, peu à peu, inexorablement, nous plongeons dans les abîmes insondables de la folie : la mort, ultime pulsion, n'est-elle pas la seule issue ?...
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