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 Tout art est parfaitement inutile [Harley]

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C'est la nuit qu'il est beau de croire à la lumière
CARTOUCHES : 89



Bang bang.
TON JOB: Garde du corps, femme de main, tueuse à gage.
TON AGE: 34 ans
TES ENNEMIS, TES ALLIES:
MessageSujet: Tout art est parfaitement inutile [Harley]   Mar 1 Mar - 12:32

† Harley & Joy.
Le corps, déjà grandement délabré et souillé de sang grumelé, se tenait droit devant les yeux des spectateurs. Sur sa tête, avec la gueule rouge dilatée et l'oeil unique flamboyant, était perchée la hideuse bête dont l'astuce m'avait induit à l'assassinat, et dont la voix révélatrice m'avait livré au bourreau. J'avais muré le monstre dans la tombe!



Tout art est parfaitement inutile
   Comme elles sont sombres les pensées des nuits blanches. Boulot fini, elle déambule dans les rues, capuche relevée sur les cheveux d'or. Pas un mot, juste le bruit de ses derbies martelant le sol, métronome de la rue. Elle leva les yeux vers le ciel tout en sortant une pomme de la poche de son manteau, à côté d'elle croupissait la misère, mais les étoiles laissaient échapper leur gaz luminescent. La beauté jaillit et éclaire la misère, pendant un instant le tableau lui semblait parfait, reflet d'un auteur tant estimé.
Elle continua sa route, sourde à ce qui l'entourer, borgne au royaume des aveugles. Le monde est aveugle si préoccupé par le prosaïsme, manquant cruellement de lyrisme, se voilant la face devant la vérité crue, elle, elle savait. Elle voyait ce monde, ces personnes, leurs failles, leurs faiblesses. Elle observait les situation, implacable, chirurgical. L'homme n'est qu'un mammifère, une bête parmi tant d'autres. Il veut s'élever, se revendiquer Humain car doter de la pensée et du choix. Cette. Humanité, savent-ils seulement qu'elle n'est pas innée. Être un. Humain, cela se mérite, se gagne, si peu mérite cette appellation, le reste, elle les voit comme des cochons, et le cochon, on le saigne et on en fait du boudin. Était-elle inhumaine ? Personne ne peut savoir ce qu'elle en pense, relativement lucide sur elle-même et sa manière de fonctionner. Joy était différente, elle l'avait toujours été, assumée. Horloge, parfaitement régler Quelque grains de sable venaient de temps à autre corrompre les rouages, mais pas ce soir.
Sa vie était rangée depuis quelques années, au service d'une seule femme qu'elle considérait comme sa petite sœur. Protéger, voilà ce que Joy savait faire de mieux, voilà la mission qu'elle avait toujours voulu avoir. Avalon l'avait tiré de ses années d'errances. Une traversée du désert qui débuta à son départ de chez les Clearwater. Ils ne l'avaient pas mis dehors, pas comme ses parents, c'était elle qui avait eut besoin de partir, pour ne pas leur faire subir ce qu'elle était. Marginale. Elle déambule dans ces rues qu'elle a côtoyé au sein de la pègre, des sales boulots qu'on lui donnait, les bagarres qu'elle a mené et terminé, les boulots qu'on bien voulu lui donner, pas toujours légal, incluant du sang de temps à autre. La loi des hommes, elle ne la reconnaît pas de toute manière. Joy, un corps de femme, mais le mental de mec. Pas le mec lambda, un à la mesure de ses héros trouvable dans les comics, Conan Doyle et Fleming. Amusant comme elle aime les héros sans pour autant en être une. Elle n'est pas une héroïne. Les héros se batte pour quelque chose de plus grand qu'eux, elle, elle pense à sa gueule. Les gens ne sont pas méchant, ils ne sont pas contre toi, ils sont juste pour eux-même. La vérité qu'elle a toujours su.
Elle lève les yeux et sourit de ses lèvres en coin, c'est génétique. Elle reconnaît la rue, les murs. C'est chez lui. Artiste en manque d'inspiration, elle retourne chez celui qui forma. Incompréhensible, différent. Ils se tolèrent, bien au-delà de ce que le terme annonce. C'est étrange, cela leur ressemble. Elle frappe à la porte. Elle attend qu'il lui ouvre. Elle sait qu'il est ici. Voir son visage la rassure, il fait parti de son décor, le temps a passé, ils ont vieilli, ça se voit davantage sur lui à la vue des ridules au coin de ses yeux perçants. Figure d'autorité, il la laisse venir et partir, sans la comprendre, il ne juge pas, il la laisse faire. C'est tout ce qu'elle aurait voulu de son père et qu'elle n'a jamais eu.
Elle entre, sans un mot, juste un regard, un léger mouvement de la tête.
L'homme était élégant, un goût sûr, une palette de choix bien qu'elle trouvait sa manière de procéder si expéditive, elle l'avait si souvent houspillé de laisser une chose si laide traîner derrière lui. C'était de bonne guerre, il critiquait tout autant sa manière de faire, ça faisait un sujet de conversation.

- Je suis en manque d'inspiration, je sais que tu as nombre de livres en ta possession, sans doute auras tu de quoi ranimer ma muse.


Disant cela, elle se tourne vers lui, enlevant son manteau. Elle ne demande pas si elle dérange, s'il avait quelque chose à faire. Si telle était le cas il le lui aurait signifié. Joy n'est pas voyante, si on ne lui dit pas clairement les choses elle ne va certainement pas les deviner.

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Je suis exubérant, impardonnable. Rien ne peut m'arrêter. Rien ne me fait honte. Je suis irréfléchi, sans espoir, sans cœur, le vice incarné, un enfant sauvage, intrépide, impénitent, perdu à jamais.   @Anne Rice ≈©️ alaska.  

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MessageSujet: Re: Tout art est parfaitement inutile [Harley]   Mar 1 Mar - 15:54

† Harley & Joy.
I didn’t say I liked it. I said it fascinated me. There is a great difference.



sin in a suit
Les aiguilles se moquent, tournent au ralenti. Il observe depuis des heures, incapable de s’en détacher, incapable d’une autre pensée. Le sang coule entre les doigts. Il ne peut pas l’enlever, ne peut pas le regarder. La peur reprend le dessus, rogne, saccage tout sur son passage. Bête furieuse que la peur. Paralysie. Ce n’est qu’une coupure, lacération d’un couteau aiguisé. Repas perdu. Harley sait que le rouge aux phalanges est une erreur, qu’il s’y perd toujours. Ne pas revenir là-dessus, ne pas retomber dans le schéma de la folie. S’en sortir. Immédiatement. Des boites sont alignées à sa gauche, gélules par dizaines. Quelques unes et c’est le sommeil pour plusieurs heures, c’est la fin de la terreur. L’horloge cogne seize heures. Garance n’est pas là. Partie pour un séminaire, en dehors de la ville pour une semaine. Personne. Tétanisé. Portable, crayon, carnet, arme, il s’est bien entouré. Incapable d’un geste. Arsène, Arsène ! Il ne peut pas l’appeler, lui expliquer. Le rouge me rappelle que je l’ai tué, que je suis responsable. La conscience s’éveille lorsque les paumes sont maculées. L’humanité revient, chasse les voiles, éclate les masques. Misérable. Carcasse aux émotions vivaces. Il faut se lever, continuer, avancer, mais l’homme reste prostré, absorbé par le temps. Une semaine, et elle sera de retour, une semaine et elle l’aidera. Sa femme. Les paupières abandonnent, l’esprit s’embrume. Chute du corps pour plusieurs heures. Le réveil est un animal couinant à ses côtés. Molosse cherchant son maitre, réclamant sa présence. Le sang a disparu. L’animal a effacé, lavé l’atrocité. Les souvenirs de la tétanie se sont dissipés. La crise passée se range à la boite de Pandore, dans sa caboche construite sur une architecture parfaite, aux pierres aujourd’hui branlantes.

Les vêtements tachés sont abandonnés, jetés. D’autres qu’il passe, d’autres pour prétendre à l’immaculé du corps. Chair endommagée. Les habitudes reprennent. L’heure qu’il regarde encore, avec moins d’intérêt. Vingt-deux. Le temps de promener les cerbères, de laisser gambader les terrifiants. Activité au trépas. La sonnerie fait dévier son schéma. Heure tardive. La liste des possibilités se dresse, de ces noms qui oseraient venir le déranger. Arsène. Jumeau qui n’emprunte pas la porte, ou ne s’octroie pas la politesse de sonner. D’autres identités probables sont aussitôt éliminées. N’en reste qu’une seule. Joy. Figure qu’il n’a pas revu depuis plusieurs mois. Ombre qu’il scrute parfois, observe ses folies nouvelles. Joy. Une égarée sous son aile, recueillie, formée, menée sur les chemins de la mort. La porte s’ouvre et c’est bien elle. L’allure inchangée. Garçonne. Maison dans laquelle il tolère sa présence, la laisse passer, et écoute sa demande. De l’inspiration. Scintille l’amusement dans les billes d’ambre. « Tu as un corps à disposition, ou tu cherches une idée pour ton futur méfait ? » Connaître le temps imparti. Cadavre dans un placard. Rigidité qui empêche les manipulations. « De qui t’es-tu inspirée pour le dernier ? » Il l’emmène à son bureau, étalage de livres. Collection impressionnante, récoltée avec les années, parfois dérobée à quelques malheureux au crâne percé. « Toujours dans cette recherche de beauté ? » Il sillonne la pièce, observe les tranches des livres, cherche une idée, se remémore des toiles, des noms, des assassinats glorieux. « Héliogabale, le nom n’est pas resté dans les mémoires, mais il avait pour habitude d’organiser de grandes fêtes, terminant en orgie… où au petit matin, les convives étaient enfermés dans une cage, ou parfois assassinés durant leur ivresse » Ouvrage poussiéreux qu’il attrape entre ses doigts. Un qu’il n’a pas consulté depuis des années. Aucun intérêt pour ces peintures ridicules. Art abandonné aux autres, à sa femme qui tente de l’intéresser. Lui n’observe que d’un œil discret, retient, mais sans approuver. « L’idée devrait te plaire... » Page ouverte où s’étend la reproduction d’une toile mensongère. Banquet, corps baignant à des roses sublimes. L’idéal du rêve. La duperie de la mort. Cadavres enroulés dans les pétales.

Assis sur le rebord du bureau, il observe la plus jeune, se remémore l’oisillon écorché. « ...elle est peut-être complexe à mettre en place » Intonation toujours neutre. Aucune émotion. La mort n’est que son métier, leur métier.


blabla:
 
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TON JOB: Garde du corps, femme de main, tueuse à gage.
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MessageSujet: Re: Tout art est parfaitement inutile [Harley]   Mer 2 Mar - 16:03

† Harley & Joy.
Le corps, déjà grandement délabré et souillé de sang grumelé, se tenait droit devant les yeux des spectateurs. Sur sa tête, avec la gueule rouge dilatée et l'oeil unique flamboyant, était perchée la hideuse bête dont l'astuce m'avait induit à l'assassinat, et dont la voix révélatrice m'avait livré au bourreau. J'avais muré le monstre dans la tombe!



Tout art est parfaitement inutile
L'obscurité calfeutre boucle d'or dans son manteau, c'est ici qu'elle s'y sent le mieux, aucun bruit pour assourdir son oreille, aucune odeur trop prononcée pour lui donner la gerbe. Transpiration, hormones, l'odeur de chacun souvent non senti par les autres. Une truffe de chien en péninsule. La lumière n'est pas trop forte, aucune odeur prononcée. Le lieu aseptisé la réconforte. Halte au milieu de l’opprobre. Comme chez elle, elle se dévêtit de son manteau, le posant avec une négligence étudiée. C'est l'art de la difficulté faite simple, ballerine de la gestuelle. Tout est savamment travaillé pour donner une illusion de vie. Robot. Sa chevelure blonde ondoyante volumineuse se pare sur un côté pendant que l'autre est tondu. Pelouse. Elle formule l'objet de sa venue.
Artiste dans l'âme, amoureuse du beau.. Le corps d'un homme, d'une femme, d'un mort. Elle porte l'esthétisme en bannière, souffrant de tout sauf de du mauvais gout. Il n'est rien de plus impardonnable que la laideur, la laideur d'une pensée, d'un visage, d'une mort.

-Tu sais bien que je ne procède pas comme toi, mon œuvre se prépare en amont
.

Donner la mort. L'acte requiert de la beauté, de la finesse. La mort est son travail, son art, faucheuse, ange noir qui recueille les âmes. Il lui pose une question, sa dernière inspiration. Joy est en dualité, fan de Marvel et d'Edgar Allan Poe, ses gouts sont éclectiques. Elle ferme un court instant les yeux et songe à nouveau à sa dernière victime, elle était dans sa phase sombre. Atrophie émotionnelle. Ne rien ne ressentir pour ne pas souffrir. Les gens comme elle ressente tout plus fort, elle arrivait à se déconnecter, revenir était plus difficile. Fut un temps, elle y arrivait seule, aujourd’hui elle avait besoin d'aide, de la sienne, de celui qui la connaissait par cœur, ou presque. Nul ne saurait se targuer de la connaitre complètement. Dans les méandres du lethe, elle avait tué sous des airs de doubles assassinats dans la rue morgue. Froid. Noir. Elle ne le connaissait pas,mais il gênait, menaçait. Grossier personnage, il ne saurait manquer à qui que ce soit. Pas à elle en tout cas... et encore moins à son compte en banque.

-Edgard Poe, j'avais une phase plus littéraire.


Cela lui arrivait de temps à autre. Oscar Wilde. Edgard Alan Poe, Edmond. Rostand. Des noms illustres et tant d'autres. Elle s'inspire, cela lui donne des idées, mais elle n'est pas une vulgaire copiste, de ces moines qui en ligne droite e contente de reproduire les œuvres, non, elle crée, elle impose sa marque. Silencieusement, elle le suit jusqu'à son bureau. Ombre derrière les pas de cet homme à la carrure impressionnante. Il est impressionnant. Elle connait le lieu, par cœur. Les yeux fermés, elle pourrait décrire avec exactitude la salle et compter de mémoire le nombre de livres et d'objets s'y trouvant.

-La beauté est dans les yeux de celui qui regarda et peut prendre bien des formes.

Elle le trouve beau. Il est de ces visages imparfaits, les yeux porcins, les pommettes tranchantes et la bouche ciselée au scalpel. Son visage est animal et chirurgical. Létal. Elle, la beauté de l'ange, un visage en finesse, un regard polaire, et la chevelure or. Elle se savait belle sans avoir vraiment conscience de ce que cela pouvait impliquer pour les autres. La beauté n'est pas juste l'archétype autour du chiffre d'or, autour d'un consensus général. La beauté est intime, personnelle.
Elle observe les doigts longs et fins d'Harley parcourir le papier, l'écoutant parler. La scène qu'il dépeignait était glorieuse, grandiose. Elle en avait des odeurs qui lui venaient au nez de myrrhe et d'encens. La rose de damas, l'autre musqué. Vision de draperie, de corps d'opale mortuaire. Elle esquissa un léger sourire. Le sourire de Joy a quelque chose de défiguré, bouche in capable d'être droite, symétrique, elle part complètement sur un côté. Elle complexait fut un temps, et comme pour tout, un jour elle se réveilla et n'en eut que faire.
Elle observe la toile, se penchant sur le livre, l'effleurant avec respect du bout des doigts pour se l'approprier. Elle songe. Ferme un court instant ses yeux et laisse échapper un soupire d'extase. Des fleures. Des odeurs mascquant celle putride de la mort. Des formes. Un lieux. Des ruines. Jeux de lumières. Elle se sent vivante face à la gloire mortuaire.

-Si j'y parviens je gage que tu m'aidera à trouver autrement plus complexe pour la prochaine fois.


Elle ne se reposait jamais sur sa précédente victoire, chaque œuvre devrait dépasser la précédente, la compléter. Chaque œuvre est une pièce d'un jeu de patience. Un jour cela fera sens. Lentement elle rouvre les yeux et les plonge dans les siens, un regard direct, pénétrant.

- L'idée est somptueuse, pour autant ce n'est pas sa complexe réalisation qui me dérange... Tu me donnes néanmoins une piste... La mort en extase.


D'un indexe, elle se tapote la lèvre inférieure, restant un temps indéfinissable dans sa réflexion avant d'en sortir. Un bruit horrible. Son ventre. Elle leva les yeux au ciel. Elle avait pourtant mangé une pomme avant de venir, mais ce dernier ne semblait pas satisfait du maigre repas. Pourquoi Ellis n'était pas là pour lui faire à manger...


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Je suis exubérant, impardonnable. Rien ne peut m'arrêter. Rien ne me fait honte. Je suis irréfléchi, sans espoir, sans cœur, le vice incarné, un enfant sauvage, intrépide, impénitent, perdu à jamais.   @Anne Rice ≈©️ alaska.  

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MessageSujet: Re: Tout art est parfaitement inutile [Harley]   Ven 4 Mar - 15:24

† Harley & Joy.
I didn’t say I liked it. I said it fascinated me. There is a great difference.



sin in a suit
Joy. Il ne peut s’empêcher d’observer le rituel, l’impeccable des gestes, la maitrise qu’elle met dans chaque mouvement. Incroyable ballerine voltigeant d’un pas à l’autre, aisance qui n’en est pas une. Un fait qu’il a remarqué depuis le début, qu’il continue d’étudier. Une vie au millimètre. Fauve se déplaçant avec majesté. Il lui octroie la beauté singulière. De ces femmes qu’il observe parfois, se fustige la seconde d’après. Les yeux abandonnent la blonde. Les pas mènent à son bureau.

Les expressions sont infimes, difficiles à apercevoir au visage taché des années passées. Fantôme d’un sourire aux lippes charmantes. Il n’est pas comme elle, il n’est pas de ceux à prendre le temps afin de créer l’improbable après l’assassinat. Un mort est un objet, un inutile, de la poussière. Harley ne veut rien en tirer. Passion qu’il laisse à d’autres. Criminels trop heureux d’exposer un talent non reconnu. Des toiles, des incroyables, elle peut lui vendre une Descente de Croix revisitée par ses soins qu’il n’y trouverait pas la beauté offerte. Corps disloqué, sanglant, crucifié. Rien de plus. « Tu établis des calculs parfaits, des schémas qui t’empêchent certainement d’apprécier l’acte en lui-même » Impulsivité de l’acte, adrénaline furieuse au cœur, battante dans les veines. C’est ce qu’il aime, ce qu’il appréciait déjà au job ancien. Appréhender, ne pas savoir, craindre, savourer et sauter. Il ne pourrait pas prévoir, constituer tout un plan. La beauté est pour d’autres, comme Joy, ces curiosités cherchant un intérêt à la mort. Lui n’y voit que des pourritures. Tuer est pour l’argent, pour le pouvoir, la sensation d’effleurer le droit divin, de moquer les lois célestes.

Edgar Poe. Charmante inspiration qu’il lui reconnaît, s’imagine déjà quelques idées. Textes dont il se souvient, la littérature en amour. Tableau qu’il a manqué. Harley ne peut suivre toutes les expositions de sa protégée, de celle qu’il a recueillie et formé. Souvent il est dans ses pas, et à d’autres, il l’oublie, l’égare dans un labyrinthe de connaissances. Une histoire lui est proposée. Il conte la mort, trouve les formules, est capable de la rendre fascinante. Juste des mots. Il lui vend ce qu’elle attend. Remarque à laquelle il ne s’attendait pas. Les billes scintillent, égo marqué. « J’ai quelques idées qui pourraient t’intéresser, mais elles sont grandiloquentes, peut-être trop dangereuses à mettre en place… je puise à l’histoire et à la religion, ils avaient d’intéressantes méthodes de torture » Mythologies connues, de chaque peuples. Intérêt pour ces dieux, ces prières, toutes ces croyances d’un au-delà qu’il ne considère pas comme existantes. Des sacrifices pour satisfaire les géants invisibles. Son attrait pour la religion n’en est que morbide. Curiosité qu’il cultive toujours, cherche les reliques des martyrs.

Ricoche des regards. Il soutient, ne se défait pas. La mort en extase. Il se tourne vers elle, reptile dans ses mouvements. « Ne tranche pas la gorge de tes amants, c’est une mauvaise idée… même si tu es déjà amoureuse de l’image… » Charmante toile de l’amant terrassé au plaisir atteint. Visage figé, expression éternelle et souillée par le sang giclé. Idée qu’il ne lui recommande pas. Idée qu’il ne l’imagine pas réaliser. Joy qu’il ne parvient pas à percevoir avec un homme, ou femme. Idée figée de la dame immaculée, les mains seulement baignant au vice. « Et… organiser des bacchanales… ce n’est pas la bonne époque, attends le printemps » Grand carnaval des péchés autorisés. Harley cherche d’autres idées, d’autres inspirations. Pensées troublées par un bruit reconnu. Millimètre d’un sourire. « Même la plus terrifiante des criminelles est soumise aux bas instincts de l’espèce humaine » Se joue un clin d’œil. « Je vais avoir besoin de ton aide si tu veux manger quelque chose » La main pansée qu’il lui montre, barrée dans sa totalité, couteau dont il se souvient. La douleur se propage, juste un fantôme. Les doigts sont serrés, ravivent la plaie. Crachat de sang contre le pansement malheureux. Des points seront nécessaires. Demain. Peut-être ce soir. Il ne se videra pas maintenant. Ne plus y penser. « Prends le livre à la couverture bleue, sur mon bureau, je pense qu’on pourra y trouver quelques gravures intéressantes » La maison est traversée. Musée. Mensonge. Rien n’indique que la vie sillonne entre les murs. Entrepôts d’objets fabuleux, de meubles aux matériaux nobles.  Photographie d’une vie heureuse. Vie plastifiée. A la cuisine qu’il la mène. Du sang sur le plan de travail, le couteau encore présent. Méfait présenté. Il efface les traces, enlève le carnage. Aucune parole. Aucune excuse à fournir.  

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MessageSujet: Re: Tout art est parfaitement inutile [Harley]   Mar 8 Mar - 12:47

† Harley & Joy.
Le corps, déjà grandement délabré et souillé de sang grumelé, se tenait droit devant les yeux des spectateurs. Sur sa tête, avec la gueule rouge dilatée et l'oeil unique flamboyant, était perchée la hideuse bête dont l'astuce m'avait induit à l'assassinat, et dont la voix révélatrice m'avait livré au bourreau. J'avais muré le monstre dans la tombe!



Tout art est parfaitement inutile
Enfant elle aimait observer les étoiles dans l'arbre qu'il y avait dans le jardin familiale. Le plus robuste, elle avait choisi. Une vérité l'avait frappée au détour d'une lecture. Auteur de génie. Esthétique décadente. Nous sommes tous dans les égouts, mais certains regarde vers les étoiles. Oscar Wilde. Le monde est putride. Vermines qui le ronge. Pègre. La beauté est l'arme contre cette ignominie environnante. Son glaive, son cheval de bataille.
Elle ne sens pas le regard sur elle. A-t-elle seulement conscience d'avoir un corps ? Elle l'oublie, comme une vieille robe acheté la saison dernière, comme une paire de chaussure qui fait trop mal au pied. Poussière. S'entassant dans un vieux cellier.

- Je l'ai apprécié fut un temps. Tu connais mes débuts dans le métier, c'est toi qui m'a tout appris.


Oui, il lui a tout apprit, sale gosse dans ses pâtes de géant. Elle n'avait pas toujours comprit pourquoi il avait voulut la prendre sous son ailes. Oiseau écorché, rampant à terre à défaut de voler,. Albatros bancale. Avancer, elle avait toujours voulu avancer en dépit de la mélancolie aseptisée qui l'habitait à l'époque. Joy ne montre rien, ou si peu qu'il est difficile de la décrypter et de deviner ce qui se passe dans sa tête. Ellis n'y arrivait pas, il n'était pas comme elle.
Harley parlait, cette voix magique qu'il avait. Elle se souvenait plus jeune comme elle restait pendu à ses lèvres. Aujourd'hui encore. Il s'exprimait clairement mais d'une manière qu'elle trouvait tout à fait esthétique. Elle, elle n'y arrivait pas, ou alors c'était à grande peine.

- L'homme a toujours su être créatif en matière d'horreur, surtout au nom d'un quelconque Dieu.


Joy n'était pas religieuse. Une mère juive, un père chrétien orthodoxe russe. Elle n'avait adhéré ni à l'un ni l'autre. Du temps ou elle surjouait son rôle, elle aurait sans doute dis que sa religion, c'était ses flingues. Aujourd'hui, elle ne croit en rien si ce n'est en elle, en sa capacité à faire son travail. Son œuvre. La beauté pour religion. Impardonnable grossièreté.
La fine bouche prend une forme de dégoût. Image inadmissible de corps enlacés. Son corps. Le plaisir de la chair lui était inconnue. Aucun homme n'a réussit l'exploit de la mettre dans son lit, ou ailleurs. Par fois elle ressentait du désir, sans savoir que c'était cela. Elle refoule. Enterre. Les hommes sont trop nombreux sur terre pour se reproduire, elle se juge trop évoluée pour se laisser aller à de si bats instincts primaires. Elle ne se voyait pas comme une femme, pas plus que comme un homme. Son corps, elle l'oubliait, à l’exception de ses mains, de ses yeux. Des mains pour œuvrer, un regard pour apprécier le travail.
Elle esquissa un léger sourire en coin alors que son ventre la ramenait sur terre. Instinct primaire. Survie. Elle avait l'habitude de s'affamer, mettant son corps à rude épreuve. Le son si peu gracieux parvint aux oreilles de son maître Sith. Elle le voyait se léger sourire. Mais outre cela, c'était bien la suite des évènements qui firent frémir son nez. Nourriture. Elle manqua pourtant de s’étouffer en comprenant qu'elle devrait mettre la main à la patte. Quand il s'agit de tuer, ses geste sont sûr, précis, net. Mais elle remarqua alors sa main bandée. Elle s’en foutait de comment il s'était fait ça, mais sa main c'est son outil de travail.

- Tu ne veux pas que j'y jette un œil ? Même pour te soigner avec juste une main tu auras du mal.


Elle prit le livre à la couverture bleu, le bureau d'Harley à des airs de cavernes d'Ali Baba... Elle aimerait le dévaliser un jour, car elle appréciait chaque objet et saurait leur donner la considération qui leur est dû.
Elle entra avec lui dans la cuisine.Vague idée de carnage hémoglobine. Elle le laisse faire sans un mot. Ils ont le même travail et ce n'était pas la première fois qu'elle voyait du sang chez lui. Sans un mot elle l'aida, posant en suite avec précaution -Religieusement- le livre sur la surface propre.

- Tu vas me guider comme avant ?

Elle observait la cuisine, des ustensiles dont elle ne connaissait pas toujours les noms. Ellis cuisinait, il connaissait même sa cuisine bien mieux qu'elle. Elle enleva son gilet pour être plus à l'aise, découvrant ses bras lésés Contusions récente, cicatrices plus anciennes. Son corps ses histoire, sa vie. Ça ne l'avait jamais empêché d'attirer le regard des hommes sur elle.


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MessageSujet: Re: Tout art est parfaitement inutile [Harley]   Jeu 10 Mar - 16:03

† Harley & Joy.
I didn’t say I liked it. I said it fascinated me. There is a great difference.



sin in a suit
Apprendre. Quelques rares âmes se sont retrouvées à ses côtés. Des gosses quand il officiait comme main de la justice, comme homme droit.  Ils ont été plusieurs à passer sous ses ordres, sous l’implacable. Petites vies faussement malmenées, endurcies. Puis au revirement de situation. L’intérêt pour les plus jeunes ne s’est pas perdu. Oisillons écorchés. Désir de combattre, de ne pas finir écrasé sous un pneu, poing dans la gueule. Joy est l’une des seules qu’il a toléré. Main tendue. Viens avec moi. Gamine égarée dans les bas-fonds de la ville. Probablement qu’elle s’en serait sortie, qu’elle aurait réussi à abattre ses loups. Tout appris. Il n’est pas responsable de la hargne au cœur. Il a donné les outils, mais pas la raison. Création d’un monstre, d’une tueuse. Le terme est refusé. Façonnée. « Je ne t’ai pas appris à créer, simplement à tuer » Cette envie de transformer la mort, d’y extirper ce que lui ne saisit pas. Harley n’en est pas responsable, ne l’a pas entrainé sur cette voie là. Tuer, récolter l’argent. Lui se résume à ça, ne fait pas dans le grandiose, n’expose pas. Aucun besoin de reconnaissance. A s’en salir le moins possible les mains. Des autres, de chacun dont il abuse pour abattre les cibles commandées.

Évocation d’un dieu, de plusieurs, de religions diverses, de toutes ces histoires fabuleuses. L’intérêt a grandi dès l’enfance. Gosse tombé sur une Bible effeuillée, marquée, barbouillée. Les gravures ont suivi, les mosaïques, les lieux de cultes, de tous ces bâtiments érigés à la gloire d’inexistants. De noms. De symboles. Croire. Croire pour déverser sa colère, trouver le responsable des misères. Ils se sont inventés une figure, une persuasion qui continue encore aujourd’hui. Croyances qu’il ne veut pas juger. Harley les abandonne à leur aveuglement. « C’est le plus intéressant, qu’une figure devienne le réceptacle de leur violence, de toutes leurs pulsions » Massacres au nom d’un dieu. L’Histoire dégorge de faits. Et tous ces assassins qui foulent encore les pavés de l’église, cherchent l’excuse, le Pardon. Naïveté de l’homme.

Figure changeante, moue au dégout prononcé. L’étrange transparait chez Joy. Expressions toujours contrôlées, rien qui ne trahisse le chaos interne. Ecoeurement à l’évocation d’amants. Il ne dit rien, tait la question qui se cogne. Immaculée des chiens ? Les ambres séjournent plus de que raison, observent, calculent. La trentaine passée et aucun homme ? Pourquoi est la question qui manque, s’étouffe. Il n’a pas à demander.

Changement de pièce. Cuisine. Un regard vers sa main bandée. Pansement grossier. Tâche carmine d’une blessure encore ouverte. Refus de voir, de soulever le bandage malheureux. Paralysie qui l’attend. Les doigts se referment, provoquent la douleur. Grimace absente de son visage. Expressions minimes, inexistantes. Cire. « Rien d’inquiétant. Ce n’est qu’une coupure » Ce n’est qu’un mensonge. Pulse la chair écartée, tranchée. Médecins qu’il ira voir demain, fera peut-être la bêtise d’appeler Arsène.

Observation des bras dénudés, tâchés des années à combattre. Une main approche la chair tuméfiée. N’effleure pas, reste à distance. Respect de l’autre. « Tu me sermonnes pour une coupure, mais regarde l’état de tes bras… peut-être que tu apprécies de les garder comme des souvenirs, mais prends-en soin, tu n’es pas infaillible » Les mots n’accusent pas, cherchent le contraire. Prévenir. Prendre conscience que le corps n’est qu’une enveloppe, chrysalide fragile, pas d’évolution par la suite.

Vague impression d’un sourire. Il connaît ses tremblements, ses hésitations. « Je te donne les instructions, et tu réalises… rien de bien compliqué » Paume blessée qu’il ne peut pas utiliser. La peur de retrouver le manche d’un couteau. Les placards sont ouverts, tout se dispose sur l’ilot central. Cuisine. Il n’a jamais apprécié. Connaissances possédées mais sans intérêt, abandonnées pour d’autres. Plaisir inexistant. Les mots indiquent la marche à suivre, les ingrédients qu’il pousse vers elle, les ustensiles qu’il lui donne. Charme de la simplicité. Complicité. Il se glisse au dos de la plus jeune, attrape un mouvement brusque, retient le poignet. Ephémère présence.


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C'est la nuit qu'il est beau de croire à la lumière
CARTOUCHES : 89



Bang bang.
TON JOB: Garde du corps, femme de main, tueuse à gage.
TON AGE: 34 ans
TES ENNEMIS, TES ALLIES:
MessageSujet: Re: Tout art est parfaitement inutile [Harley]   Lun 4 Avr - 12:42

† Harley & Joy.
Le corps, déjà grandement délabré et souillé de sang grumelé, se tenait droit devant les yeux des spectateurs. Sur sa tête, avec la gueule rouge dilatée et l'oeil unique flamboyant, était perchée la hideuse bête dont l'astuce m'avait induit à l'assassinat, et dont la voix révélatrice m'avait livré au bourreau. J'avais muré le monstre dans la tombe!



Tout art est parfaitement inutile
-C'est bien ce que je disais,fut un temps dans mes début ou je me contentais de tuer.

C'était il y a longtemps... Bien longtemps. La chance d'une mémoire absolut qui lui permet de se rappeler de tout. Odeurs, images, sons, sensation. Elle l'avait trouvé si étrange cet homme. Il était plus jeune à l'époque et elle était une gamine. Sale gosse avec ses godillots, traînant derrière lui. Ombre. Apprentissage. Elle était rapide, précise. Silence. Un pas, un autre. Elle avait tracé son chemin, sortant des pas du maître. Elle aurait pu continuer à tuer froidement, rapide, efficace. Elle avait eut besoin de plus. Remplacer, dure châtiment pour les grossier que de devenir un œuvre sublime. Il lui avait tendue cette main. La tueuse ne savait pas encore marché, quand ses pas furent sûrs, elle laissa ses doigts s'éloigner des siens. Elle ne savait pas pourquoi il avait voulu la garder, la former. Pourquoi il avait accepté cette présence près de lui. Harley. Elle l'observait et le voyait solitaire. L'homme loup s'était encombré, ça n'avait pas l'air d'être son genre. Sans doute était-ce le fait qu'elle apprenait vite ou qu'elle savait quand être présente et quand partir. Fantomatique.
A la cuisine elle le suit, lieux de massacre... culinaire. Elle dépose le livre avec soit et mesure sur la table avant d'observer Harley, blessure. Le aléas de leur métier, corps disloqué de pantin. Elle esquisse un léger sourire, s'il pensait la berner si aisément.

- Une simple coupure ne saigne pas autant et ne t'empêcherait pas de cuisiner, à la place tu me condamnes à l'intoxication alimentaire.


Piètre cuisinière, elle a déserté le lieux commis d'office aux femmes d'un autre temps. La seule fois ou elle avait tenté de faire quelque chose elle avait mit le feu à sa cuisine. En même temps, personne ne lui avait dit qu'il fallait mettre de l'eau dans une casserole pour cuire des pâtes. Théâtrale, elle sait se mettre en scène. Représentation d'un semblant d’humanité.
Elle enlève le vêtement qui la gène, mise à nu des bras. Elle l'observe approcher cette main, sachant qu'il ne la touchera pas. Elle observe. Sublime main. Elle aimerait un jour avoir certaines parties du corps d'Harley exposé à ses uniques yeux. Musée d'anatomie.
Son corps est en sale état, elle le sait. Maigrichonne, ce sont ses muscles qui lui donne des formes. Elle se nourrit mal, sautant des repas, quand elle y pense elle prend une pomme, aujourd'hui ça ne suffit pas. Son corps. Cicatrices, blessures anciennes et ressente, un pacte de balle à son épaule, coups de couteau, brûlures. Elle peut les nommer, situer chacune d'elle aussi sûrement qu'un tatoué pour resituer tout les dessins qui parsèment sa peau. Marque encore rosé qui sillonne la peau d'albâtre, ca date de la semaine dernière, inflammation. Elle hausse les épaules.

- Je m'en occuperai, quand j'aurais du temps.


Du temps, elle en a, mais elle ne sait même pas où est la trousse de secours chez elle, l'hopital... elle préfère la morgue, fuit les médecins, elle a du mal. Il faut la toucher, chat sauvage, elle ne supporte pas n'importe quelle main sur elle.
Plan de travail, elle observe, hoche la tête et se met au travail. C'est naturel, saisissant chaque ingrédient qui roule à elle, prenant chaque ustensile qu'il lui tend. Elle en sourit. Légèrement. Souvenir de passé, les chose découle naturellement entre eux. Habitude. Elle se sent presque apaisé quand il est là. Habitué à la mort plus qu'à la vie, geste brusque, il la corrige doucement. Sourire. Elle se sent dans son dos, fige son mouvement et suspend son souffle. Entre leur deux corps un espace, elle sent la chaleur qui se mêle au vide.

- J'ai encore à apprendre de toi.


Il lui apprit la mort, elle sait qu'elle pourrait connaître plus. Cuisiner ? Appréhender son corps. Elle sait que son look masculin est son uniforme de travail. Bel en diable. Elle le porte tellement qu'il lui colle à la peau. Et pourtant elle tuerait pour être plus. Pourrait-il seulement lui apprendre ? Elle ne sait pas. Peut habile avec les demandes.

- Peut-être que je viens pour plus que de l'inspiration.


Elle adore l'appartement d'Harley, même standing que le siens mais décoré, semblant d'habitation, de vie. Chez elle, c'est vide, minimaliste. Elle doit apprendre. Habiter les lieux et son corps.




_________________
Je suis exubérant, impardonnable. Rien ne peut m'arrêter. Rien ne me fait honte. Je suis irréfléchi, sans espoir, sans cœur, le vice incarné, un enfant sauvage, intrépide, impénitent, perdu à jamais.   @Anne Rice ≈©️ alaska.  

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Tout art est parfaitement inutile [Harley]

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