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 hide and seek (arsène)

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MessageSujet: hide and seek (arsène)   Lun 29 Fév - 16:10

dark paradise
I could recognize him by touch alone, by smell; I would know him blind, by the way his breaths came and his feet struck the earth. I would know him in death, at the end of the world.
Contrat. Silhouette traquée depuis des jours, abattue. Corps disloqué. La chute de dix étages. La poupée baigne dans son sang. Les membres retournés. Peinture étrange. Il observe quelques temps, s’assure de son méfait. Les doigts se posent au front, écartent les mèches blondes. Une gosse, la vingtaine à peine effleurée. Harley ne s’occupe pas des vies assassinées. Ce sont des numéros. Les noms sont rayés. Ne pas leur octroyer d’identité, de marqueur, de quoi lui rappeler qu’il y a un humain après les ordres. Mignonne. Un gâchis.  Il trace sa route dans l’autre sens, rejoint son véhicule. Grogne la voiture sillonnant les rues bondées de monde. Déchéance de population. Richesse et perdition. Le casino surplombe et dégueule l’argent encaissé. Crachats de lumières, paillettes des égarées sur les robes déchirées. Il observe quelques secondes, le lieu qu’il n’a jamais fréquenté. Toujours éloigné. La voiture trace sur un autre chemin, le retour au domicile, heure tardive. Alignement des propriétés superbes. Clinquantes possessions attirant les voleurs. Plusieurs qui se sont fracassés les dents contre les sécurités. D’autres déchirés par les molosses à l’entrée. Deux cerbères dressés, bestioles à la mâchoire de requin. Voiture solitaire sur l’allée du garage. L’épouse encore absente pour la nuit. Quelques occupations à l’hôpital. Des gardes qu’elle s’invente, tout un monde dont il n’a pas connaissance. Garance idéalisée. Garance aimée. Garance… Garance. Bâtisse absente de vie. Les canidés approchent le maitre, d’aucun qui ne signale l’erreur. La présence d’autrui. Bestioles dupées.

Pénombre des lieux. Inutiles lumières qu’il n’allume pas. Le sang tâche son visage, les gants qu’il n’a pas retiré. Tissus qu’il enlève au chemin de la salle de bain. Manteau, cravate, chemise. Une arme se maintient à la paume gauche, instrument à ranger rapidement. Les pensées chahutent à la caboche fatiguée d’une journée trop longue. Quelques bruits qu’il ne remarque pas immédiatement. Des pas, des portes ouvertes, grinçantes. Jusqu’à l’éclat d’un objet contre le sol. Le cœur ne tiraille pas. Aucune embardée du myocarde. Calme des pulsations. Un voleur. Un charognard de plus. Un soupir vole entre les lèvres. Il n’a pas de temps à perdre avec ça, plus l’envie. Quota de mort atteint pour la semaine. Arme abandonnée, détour par la cuisine pour trouver une lame, objet de silence. Déplacements furtifs. Maison connue. Ombre qu’il aperçoit à plusieurs reprises. Salon dévasté. Rien n'est volé. Quelques toiles pour un marché noir florissant, mais tableau trop encombrant. Evidemment. Au bureau qu’il trouve l’abruti. Silhouette malhabile qui fouille aux tiroirs. Chacal qu’il agresse de dos. Couteau sous la gorge. « Il fallait voler une toile, une statue… pourquoi s’embêter à détruire mon bureau ? » Hargne aux paroles. Vol qu’il aurait accepté, mais pas dans cette pièce là. Lame prête à assassiner l’autre. Recul soudain. Une odeur prenante. Reconnue. L’unique qu’il garde en mémoire. L’arme s’échoue au sol. « Fais comme chez toi »
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TON AGE: cinquante-deux années.
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MessageSujet: Re: hide and seek (arsène)   Mar 1 Mar - 17:46

hide and seek
He was depressed. He was addicted to heroin. And I think there comes a time when all the beauty in the world just isn’t enough.
Juron craché sous la chemise blanche, sous le vêtement moqué par les congénères de celui qui se cache en-dessous. Ça brûle sous la peau basée. Ça brûle dans le sang contaminé. Il pousse un gémissement et passe une main tremblante sur sa face trempée de sueur, baignée de larmes. Héroïnomane rongé par la douleur du manque, par la gangrène qui marque ses bras. Cinq heures. Cinq heures depuis la dernière dose, depuis le dernier orgasme sous-cutané. Cinq heures qui ressemblent à cinq putain de jours pour le drogué allongé sur un canapé éventré. Arsène marmonne dans une langue de son passé - allemand oublié au gré des années, remémoré pour quelques crachats suintant de rage - avant de repasser ses bras dans ses manches. Ne pas rester là, ne pas rester comme ça. Pantin qui se lève, chancèle, et tombe sans la présence du père. Appuyé contre un mur, il s'arrête, cherche où il pourrait récupérer ses ficelles, récupérer de quoi s'en fabriquer des nouvelles. Argent qui manque, dépensé pour des conneries, dernièrement arraché de ses poches par une main baladeuse. Il abandonne son appartement, coince une cigarette entre ses dents alors que sautent dans sa main les clés de sa voiture.

Bâtisse immense, qui ne lui appartient pas. Il passe à côté des bêtes aux gueules béantes, marque un arrêt à leur approche. Gourmandises lancées aux animaux abusés par une ressemblance cassée. Œil pâle pour le jumeau traîné dans la boue. Ses pas le mènent à la demeure qui pue des richesses contenues. Harley et son amour pour le paraître. Ça pue le mensonge entre ces murs, ça pue d'un mariage empoisonné, d'un bonheur monté de toutes pièces. Garance, la femme aimée du premier né. Garance, la femme haïe du second. Succube à la fente maculée du sperme de ses amants. Le plus jeune renâcle de dégoût et passe son chemin pour se rendre dans le salon. Il s'en fout de tout ça, s'en fout de son frère qui se cache derrière des apparences mensongères, s'en fout de la pute qui lui a coupé les couilles. Il ouvre un tiroir, le retourne, cherche de quoi payer la seule chose qui puisse le soulager, le faire tenir, le faire mourir. Rien. La rage aveugle, relève la lèvre supérieure, découvre les dents cabossées. Le bureau où empeste Cuir de Russie. Il se penche sur le meuble qui trône en son centre et laisse ses mains chercher. Que dalle. Que dalle. Elles ne rencontrent que des enveloppes renfermant des documents au vocabulaire dénué de sens pour sa caboche tourmentée par le manque. Lame qui se glisse sous la gorge. Hargne qui se glisse entre des dents serrées. Il soupire en penchant la tête en arrière. Jugulaire présentée au bourreau. « Je préfère la chaleur des femmes qui passent entre mes draps, pas celle des femmes représentées dans tes peintures ou par tes bustes. » La jalousie qu'il provoque au souvenir de ses amantes chassées, de l'épouse qui occupe la place qui était la sienne. Couteau qui tombe sur le tapis. « Tu dis ça pour me souhaiter la bienvenue ou je peux vraiment faire comme chez moi ? » Œil esquinté qui harponne les ambres alors que le plus jeune se tourne pour faire face à son double. Danger de la demande. Il serait capable de faire comme chez lui, de prendre les vêtements de la femme et de tout jeter dans la cheminée. Jalousie aspergée de mépris. C'est encore plus dangereux quand il s'agit de Garance. Pute qui crache dans le dos de cet être adoré. Rire qui s'échappe d'entre les lèvres. Il secoue la tête, passe à autre chose. « Je ne serai pas long. J'ai besoin que tu me prêtes une certaine somme. On m'a volé mon portefeuille et mon putain de concierge n'arrête pas de me réclamer le loyer. » Mensonge. Le manque est passé sous silence à cause de la promesse qui marqué leur première fois. Je ne me droguerai plus. Je ne me droguerai plus mais promets-moi de ne plus me laisser tomber. Promets-le. Promesse rompue des deux côtés. Ramassis de conneries. Les promesses ne sont que des mots pour des lâches comme eux. Ils se sont aimés pendant quelques heures puis, la morphine a abandonné la carcasse abîmée, provoqué le retour à la réalité. Bulle éclatée, parenthèse refermée et promesse écrasée sous des mocassins de luxe. Harley s'en est retourné à sa sorcière alors que le plus jeune a de nouveau chuté dans les bras de la seule qui arrivait à faire taire la rage qui enserrait son cœur rempli de noirceur. Douce et enivrante héroïne.  

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Dernière édition par Arsène Mahler le Mer 23 Mar - 17:44, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: hide and seek (arsène)   Mer 2 Mar - 21:08

dark paradise
I could recognize him by touch alone, by smell; I would know him blind, by the way his breaths came and his feet struck the earth. I would know him in death, at the end of the world.
Double. Le jumeau absent de sa vie depuis des mois, le numéro oublié sur le répertoire, le prénom raturé. Arsène. Les paupières se ferment à la pensée qu’il aurait pu le tuer. Une vie au trépas. La lame ricoche contre le plancher, son à s’en arracher le tympan. Horreur de l’objet rebondissant, métal hargneux qui se retrouve à mi-distance entre les deux. Harley s’adosse au mur. Retrouver son frère ici, en posture de voleur… la rage gagne les traits, séjourne au cœur. Il ne l’imaginait pas capable d’un coup aussi bas. Attaquer sa maison, s’introduire et défaire la vie qu’il a construite. Double tombé trop bas, dans la boue. La colère se faufile aux ambres. Tempête du regard, des actions à venir. Il voudrait reprendre la lame, lui enfoncer dans la chair, tordre jusqu’à le voir à genoux. Idiot suppliant. Pensées qui n’évoluent pas en actions.

Premières paroles qu’il écoute et ne tolère pas. Quel est le lien ? Pourquoi évoquer les femmes, ces putains qu’il côtoie chaque nuit, ces filles qu’Harley imagine égorgées de ses mains. Jalousie. D’aucune qu’il ne tolère trop longtemps aux côtés du sien. Tic nerveux au coin des lèvres. « Si tu es là pour me parler de toutes les catins qui passent à tes draps, je pense que la discussion est close » Si différent à l’idée des femmes. Son frère qui accumule les corps, ne retient certainement pas leur prénom. Et lui, qui s’est construit l’idéal, qui s’est marié à celle qu’il pensait parfaite. Garance la veuve noire. Sa toile qu’elle a tissée avec les années, affaiblissant l’époux, le rendant misérable pantin s’agitant sous ses commandes. Il y a les mensonges qu’il garde, le bonheur qu’il falsifie. Mariage heureux. Il se croit satisfait d’une relation où son échine son courbe, où les ordres sont déclamés. Garance la reine, la sienne.

Rictus. Idiot pensant que la maison lui est offerte, qu’il est le bienvenu. Plus maintenant, plus jamais. Voleur ! « C’était une formule de politesse » Il se détourne, s’abaisse pour ramasser l’arme scintillant au tapis miraculé de sang.

Excuse maladroite. Improbable. Harley n’y croit pas. Aucun ne peut mentir à l’autre. Un fait. « Evidemment… le loyer… » Jumeau qu’il sait à la dérive. Promesse d’arrêter, de ne pas rechuter aux limbes d’une terrifiante héroïne. Un diable dans les veines, un pacte signé avec la mort. Si l’argent est pour l’acheminement du tombeau, il refuse. « Si tu n’as plus de quoi payer des gamines, c’est ton problème, apprends à être moins gourmand » Dévier le sujet, se trouver une excuse, croire qu’il n’est pas retomber là-dedans, qu’il est clean depuis la promesse. Les bras seraient un témoin qu’Harley se refuse à regarder. Toucher. Les mains restent aux poches, éloignées de contact. « Il n’y a pas d’argent ici, je ne conserve rien » Mensonge. Il ne fait confiance à personne, ne donne ses liasses à aucun. Casino qu’il sait trop arnaqueur. Argent au sous-sol, cadenassé. L’amusement d’y avoir dressé des pièges. Pyramide infernale. Tombeau des pillards. « Tu peux prendre un objet, une toile, et tenter de le revendre… ou tu peux m’expliquer la raison de ta présence » Etre certain, avoir la certitude qu’il a replongé, encore et encore. Petit frère aux égouts, à la bordure d’une vie dissolue. Lui qu’il méprise autant qu’il adore. Conflit des émotions. Chasser le frère détesté, aimé. Hésitation des paroles à venir. Soupir. Il cède, il cède toujours pour lui. « Je t’offre un verre ? Peut-être que l’alcool calmera tes tremblements » Regard en biais vers les mains. « Je sais, c’est interdit… il arrive que je passe au dessus de certaines lois » Un sourire se loge, l’un des rares, moqueur mais amusé. Complicité partagée, retrouvée. Les pas s’évadent au salon.

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MessageSujet: Re: hide and seek (arsène)   Mer 9 Mar - 14:57

hide and seek
He was depressed. He was addicted to heroin. And I think there comes a time when all the beauty in the world just isn’t enough.
Les amantes mentionnées provoquent la jalousie dans le cœur emprisonné. Ça se tend dans son dos, ça tremble de colère à la pensée des succubes penchées sur celui qui possède la même carcasse. Sourire tordu par une malice à peine dissimulée. Fou qui se joue de son aîné. Il ne devrait pas tenter le diable et sa lame qui lèche sa jugulaire, ne devrait pas tenter ses mains à venir comprimer sa gorge tendue. Tu veux me tuer pour coucher avec ces femmes ? Fais-le. Montre-moi à quel point tu m'aimes. Inceste réclamé. Son âme hurle, réclame sa jumelle. dépendante qui ne peut plus se passer de sa moitié. Le souvenir de la première fois hante la caboche. Encore et encore. Ils n'auraient pas dû le faire, n'auraient pas dû s'aimer comme ils l'ont fait cette fois-là, dans la chambre conjugale. Erreur qui demande à être recommencée. Encore et encore. Jusqu'à ce que la mort les sépare.

Excuse donnée pour accuser autre chose que le manque. Les gamines crachées par le plus âgé. Pas de ça. Pas des gamines, une seule, que le plus jeune a envie de corriger. Ginévra. Rouquine ensorcelante qui hante ses draps pour trois fois rien depuis le remplacement du cœur cassé, abîmé. Sourire éphémère à la vision de ses mains parcourant sa peau de marbre. Poupée de porcelaine dont la beauté surpasse celles de son double. Poupée de chair et de sang qui tremble sous ses caresses, gémit sous ses coups de reins. Poupée vivante qui est la sienne. « Ma gamine et moi avons un arrangement et je ne suis pas aussi gourmand que tu le crois. » Ma gamine. Singulier du terme. Désespéré qui pousse encore la jalousie, rêve de provoquer la possessive luxure. Baise-moi ou cogne-moi mais fais quelque chose pour que je me souvienne que tu es à moi et que je suis à toi. Le mensonge qui arrache un rire. Jumeau qui ne conserve rien dans une demeure aussi grande. Foutage de gueule. « Si tu ne veux pas me donner du cash, ose me le dire sans passer par un mensonge. » Comble de celui qui a menti pour en demander. Hôpital qui se fout de la charité. Depuis quand leurs échanges sont-ils pollués de mensonges et de sous-entendus ? Garance. Garance la salope. Garance le monstre. Garance la pute qui a tout gâché. Caresses des ambres dépareillées sur statues et tableaux. Le plus jeune pousse un soupir en sentant sa patience diminuer peu à peu. Il ne peut pas. Il ne peut pas perdre son temps à chercher une œuvre parmi toutes celles qui envahissent la demeure de son frère, ne peut pas perdre son temps à mesurer sa valeur, à trouver un acheteur et à négocier pour en tirer un bon prix. Carcasse qui se languit peu à peu au gré du temps qui passe, du manque qui se fait de plus en plus présent. « Parce que tu crois que je vais être capable de négocier la valeur de tel ou tel tableau ? Je m'en fous de tes putain d'œuvres, bordel, alors donne-moi du cash ou donne-moi rien du tout que je ne perde pas davantage de temps. » Morsure. Juron craché alors que passe une main dans les cheveux cendrés. Explication de la présence demandée. Arsène serre les dents, ne veut rien dire, ne veut pas avouer la rupture de sa promesse mais le manque délie la langue. « Il me faut de quoi acheter ma dose... » Marmonne le plus jeune. Honte avouée à celui qui a été le juge et le bourreau de son existence. As-tu honte, Harley ? Je suis sûr que tu as honte. Vas-y. Prend le bâton que je viens de te donner et frappe-moi avec. Frappe-moi pour avoir salopé ton image, frappe-moi pour me laisser ronger par un truc qui me fera crever sur mon canapé ou dans ma propre gerbe. Verre proposé. Alcool qui calmera les tremblements de ses mains. « Je ne pensais pas que tu pourrais braver les commandements du maire étant donné que tu as toujours ployé face à ceux du vieux et du monstre que tu as épousé. » Nouvelle morsure pour dénoncer la passivité. La complicité mise de côté, rongée par la rancœur. Ses pas le mènent dans le salon où il se laisse tomber sur le canapé. Il ne veut plus rester, ne veut plus faire face à celui qui est aveugle, continue à subir sans rien dire. Pendant un instant, il ferme les yeux, ferme les portes de son âme. Ça crève de douleur derrière les paupières closes. Ça crève de douleur à la pensée que son frère en aime une autre. Peut-on mourir de jalousie ? Il en est convaincu car il en crève depuis des années. Poison qui prend son temps, qui le poussera un jour à se planter une lame en plein cœur, à trancher les veines de ses poignets ou à se faire une injection plus chargée. Arsène soupire, cherche un moyen de soulager sa peine grâce aux femmes qui passent dans ses draps, grâce à la drogue qui le coupe du monde, mais ça ne marche plus. Première fois qui a tout gâché, qui le pousse à en réclamer davantage. Ressens-tu la même chose, Harley ? « Donne-moi quelque chose de fort si tu ne veux pas que je clamse sur ton canapé. » Donne-moi quelque chose pour apaiser mon manque de toi...

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Dernière édition par Arsène Mahler le Mer 23 Mar - 17:45, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: hide and seek (arsène)   Jeu 10 Mar - 15:58

dark paradise
I could recognize him by touch alone, by smell; I would know him blind, by the way his breaths came and his feet struck the earth. I would know him in death, at the end of the world.
Gamine dans les draps de son frère, gamine couinant. Poupée qu’il s’imagine déjà assassinée. Foutue. Jetée. Disloquée. Maladie d’une jalousie qu’il n’exprime pas. Rarement. Les mots restent des pensées, des tourments, des horreurs qu’il voudrait lui cracher, mais le tout se fige au silence. Gamine. Ma. Possessivité. Unique qui aurait gagné le cœur percé. Harley laisse l’imagination voguer. Tangue la fureur « Ravi d’apprendre que Nabokov est ton livre de chevet » Maladresse des mots. Il voudrait cogner avec plus de force. Retrait. Lassitude des batailles pour obtenir capitulation de l’autre. Moquerie malheureuse à évoquer un auteur, un livre où la petite file entre les doigts du loup, s’évade et le laisse crever, seul. C’est la solitude qu’il veut pour le frère, c’est l’absence de catins, de toutes ces autres, de ces menteuses, hargneuses. Elles qu’il chassait par le passé. Ressemblance comme arme. Amusement faussé. Les filles éradiquées pour la peur de le perdre. Qu’aucune ne lui accroche le cœur. Qu’aucune n’arrive à la prouesse de Garance. Planter les griffes, retenir, scinder le myocarde. En faire une horloge déréglée. Séparation. Revenir vers le jumeau, franchir la ligne, croupir en enfer. Impossible. Pas encore, pas une seconde fois. Mais la nuit trahie, se fait alliée d’un autre. Les rêves d’une débauche, d’une faute.

Valsent les insultes. Neutralité des expressions. A ne plus avoir la force de laisser paraître quoique ce soit. « Tu croyais pouvoir trouver de l’argent en fouillant quelques tiroirs ? Un peu d’imagination… » Provocation. Toujours cette même envie de se faire cogner. Trouver une excuse pour frapper l’autre. Révélation. Les mots tombent. Aveu qu’il écoute, juge. Petit frère retombé dans la drogue, aux mains viciée, aux veines tachées. Jumeau prochainement dans le caniveau. Destruction. Les poings se serrent à l’évidence d’une mort planifiée. La fureur, l’envie de cogner, de lui rentrer dans le crâne la connerie qu’il consomme. Saccager le visage, le faire taire. Les ambres crachent la hargne. La colère. La peine de ne pas avoir su le sauver, l’extraire de là. Promesse qu’il lui avait faite. Rompue. Rechute. Jointures blanches de mains à l’éclat, prêtes pour les coups. Arme désamorcée. « Évidemment… tu viens ramper pour ta mort. Je me suis toujours demandé ce que tu y trouvais » Pourquoi être tombé, pourquoi… pourquoi. Les questions ne changent pas. La drogue, la misère, la fin.

Se tordent les lippes d’une expression agacée. Évocation des genoux ployés, de sa femme. Encore et encore les mêmes paroles, la colère grondant, menaçant. « Sois heureux de son absence, elle a pour malheureuse habitude d’égorger les voleurs » Défense pour Garance. Épouse qu’il ne peut abandonner, dont il ne saurait se défaire. Harpie ayant son amour. Aveugle des tromperies. « Combien de minutes, d’heures, avant que tu sois à genoux, à supplier ? Juste pour savoir… l’idée me plait » Viennent les paroles acérées. Plus rien à perdre. Plus rien à sauver. Dérive des émotions. Petit frère qu’il laisserait crever à ses pieds ? Non. Illusion de l’atroce. Il veut se croire le plus fort, dominer, écraser. Misérable, tout autant que l’autre. « Savoure, car c’est tout ce que je te donnerai » Alcool pour panser les maux. Mots. Le mal qu’ils se font. « Tu avais juré, Arsène… » Prénom écrasé. Un murmure passe les lèvres, la barrière des lippes serrées, tremblantes. Le corps tout entier suit le mouvement. Le choc est là. Le verre vide se fracasse au parquet. Il ne regarde plus l’autre, fige les billes sur n’importe quoi. Pourvu que ça ne soit pas lui, qu’il n’en voit pas la réaction. « C’est elle qui t’a fait replonger ? C’est à elle que je dois m’adresser pour la remercier de tuer mon frère ? » Croire qu’un autre est responsable, que la chute est partagée. Arsène. C’est le refus de croire qu’il a sombré, encore, et seul. Trouver une cause, quelqu’un, accuser l’inconnue, sa gamine pour s’empêcher de le frapper, lui.

Mouvement d’un fauve. Précipitation. Les doigts remontent la manche, puis la seconde, fouillent à la chair du frère. Horreur présentée. Veines martyrisées. Le pouce passe avec précaution, effleure le sursis bleuté. Il se relève, abandonne, rejoint la fenêtre. C’est plus aisé d’abandonner la vue, de s’éloigner de son jumeau. Ailleurs. Ne pas s’en soucier, ne pas revenir là-dessus, ne pas l’aider, encore et encore. Trop tard. « Si je te donne de quoi l’acheter, tu vas te précipiter vers le premier venu, tu pourrais t’en injecter quelques grammes de trop vu ton état… Je ne peux pas, je ne prends pas ce risque de te laisser repartir » et mourir…


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MessageSujet: Re: hide and seek (arsène)   Mer 23 Mar - 15:48

hide and seek
He was depressed. He was addicted to heroin. And I think there comes a time when all the beauty in the world just isn’t enough.
Amour répugnant qui empoisonne les cœurs malades. La jalousie envenime les sentiments corrompus, provoque la dangereuse dépendance des âmes mariées à la naissance. Le plus jeune mentionne sa rousse, sa gamine, poupée de porcelaine aux cuisses maculées de sperme, pour pousser son double à le récupérer. Désespéré qui donnerait toutes ses possessions pour remonter le temps, réparer la tasse qui a été brisée des mains de Garance. Nobokov. Un nom que lui lance son frère. Auteur qui lui échappe, dont les œuvres ne lui reviennent pas. « Si tu cherches à me faire passer un message, je suis désolé mais je ne le comprends pas. Insinuerais-tu que ma gamine est un putain de chaperon qui me poussera dans les bras du chasseur à la première occasion ? » Colère assourdissante au sous-entendu dissimulé. Jaloux qui cherche à le séparer de sa belle, de celle qui semble lui voler la place qui sera toujours sienne. Arsène se recule, plonge ses mains dans les poches de son pantalon pour ne pas cogner la gueule de son aîné. Double qui condamne sa concurrente, lui donne le rôle de la sorcière alors que celui-ci est déjà occupé par sa propre épouse. Comble pour le bienheureux aveugle qui se cache de la vérité derrière des œillères invisibles.

Nouvelle moquerie balancée. Ça cherche à provoquer la colère du plus jeune, du double qui communique par ses mains et non plus par sa bouche. Sang carmin qui recouvre les phalanges endolories. Morsure des paroles cinglantes sur les tympans du supplicié. Arsène ne parle plus au monde depuis des années, se moque des pensées qui passent dans les caboches de ceux qui ne sont plus que des sacs à viande. Ça cogne les grandes gueules, ça cogne les gosses de riches, ça cogne ceux qui cherchent à prendre des coups mais ça ne cognera pas celui qui en réclame. Le jumeau aimé malgré ses morsures, malgré les abandons qui ont percé son cœur. « Je sais ce que tu essaies de faire. Ça ne marchera pas. » Les ambres tempêtent à la réponse donnée. Il avait promis de ne pas succomber au charme de la douce héroïne mais le manque a assassiné la promesse nouveau-née. Quelques heures, quelques jours. Il a résisté aux premières sueurs, aux premières douleurs. Colosse agenouillé au-dessus de la cuvette des WC, vomissant bile et intestins. Il a tenu jusqu'à ce que sa volonté se brise, jusqu'à ce que son corps n'en puisse plus. Je me suis toujours demandé ce que tu y trouvais. Parle-t-il de la drogue ou de la mort ? Question qui demeurera sans réponse.

Épouse mentionnée. Garance absente, dont il imagine la bouche pleine de semences inconnues. Il hausse les épaules à la menace, se moque de la succube à la lame planquée contre sa cuisse. « Elle me tuera peut-être un jour mais si je dois être tué ce soir, acceptes que ce soit de ta main et non de la sienne. » Réponse mécanique. Il est celui qui est capable de donner sa vie à son aîné, de prendre une pelle et de creuser sa propre tombe si ça peut le contenter. Il est celui qui lui aurait donné de sa substance dans le ventre de leur mère si cela avait été nécessaire. Syndrome du transfuseur-transfusé volontaire, où le jumeau transfusé aurait survécu sans subir les anomalies provoquées par un apport de sang trop important. Paroles cinglantes, cruelles, emplies de mépris. Combien d'heures, de minutes, avant qu'il soit à genoux, à supplier ? Regard mauvais qu'il lui lance en guise de réponse malgré son prénom murmuré d'une voix tremblante. Tu avais juré, Arsène... Tu avais juré, Harley. Le divorce qu'il allait prononcer pour arranger les choses, pour lui rendre sa place à ses côtés. Mensonge ! Mensonge éhonté qui lui a brisé le cœur, ramassis de conneries auxquels il a osé croire malgré la lâcheté de son aîné. Le manque de courage qu'il a oublié à cause de ses sentiments. Imbécile qui n'aurait pas dû oublier que l'amour rend aveugle, avale sa boisson pour noyer les blâmes qui lui montent à la gorge. La faute de sa rechute repoussée sur le dos de sa rousse, de celle qui est peut-être au courant pour avoir remarqué la noirceur de ses bras. « Tu veux remercier quelqu'un pour mon état ? » Œil malade qui se tourne sur le double. « Tu veux que je te donne un putain de nom ? Remercie celle que tu as épousé. Remercie-la de me tuer, remercie-la de nous avoir tué et je dois aussi te remercier, mon frère, pour assister à ça sans rien faire, alors merci et à la tienne. » Le verre levé dans sa direction puis bu pour faire honneur à sa lâcheté. Arsène penche la tête en arrière, savoure la délicieuse brûlure du breuvage le long de son œsophage, savoure le bien être éphémère que lui procurent ses vaines accusations.

Mouvement brusque qui le ramène au moment présent. Il ne jubile plus à la douleur de son aîné, ne jubile plus de lui avoir rendu la monnaie de sa pièce. « Non...! » Grognement noyé dans des halètements de peur aux mains qui remontent les manches de sa chemise, aux ambres qui cherchent puis se posent sur les marques exposées. Arsène jure, tourne la tête sur le côté pour ne pas rencontrer le regard de son frère alors que sa peau touche la sienne, caresse la nécrose qui ronge peu à peu ses bras piqués à de trop nombreuses reprises. Harley s'arrache, se recule, rejoint la fenêtre, laisse Arsène sur le canapé, choqué. Il tremble de peur, tremble de colère, jure en pensant que ça a été une connerie monumentale de mêler son jumeau à tout ça. Je ne prends pas ce risque... Sourcil haussé aux paroles prononcées. Il ne comprend pas, n'ose pas comprendre ce que ça implique, puis, c'est la peur qui gronde, sous-jacente. « Dis-moi que tu ne vas pas faire ce que je pense... Dis-moi que tu ne vas pas le faire... » Arsène se lève du canapé, contourne et se recule de quelques pas pour échapper au double qui compte le pousser dans les bras du manque assassin. Son cœur cogne, menace de crever sous la peur qui le pousse à accélérer la cadence, à appeler la panique. Encore, encore. Il est un animal apeuré prêt à sauter à la gorge du premier venu. « Tu vas me tuer si tu me contrains à rester ici sans rien me donner... Mais peut-être que c'est ce que tu veux... » La lèvre supérieure se soulève avec colère, dévoile les dents cabossées. Il tend la main, impose une distance entre eux, alors qu'il continue à reculer pour rejoindre la porte. « Ça a été une putain d'erreur de venir... » Et de demander de l'aide au frère corrompu par la sorcière...


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MessageSujet: Re: hide and seek (arsène)   Dim 27 Mar - 12:56

dark paradise
I could recognize him by touch alone, by smell; I would know him blind, by the way his breaths came and his feet struck the earth. I would know him in death, at the end of the world.
« Arsène… Arsène. Il est temps de réviser tes classiques » Se loge le sourire requin, l’irascible expression saluant à la moindre occasion. Moqueur qui se pare de l’accusation précédente, s’en fait une nouvelle peau. « Elle ne te mènera pas au chasseur, simplement à la descente, à la finalité de ce qui bat encore là-dedans » Cœur pointé du doigt, carcasse endommagée qu’il voit se dégrader un peu plus à chaque présence. Frère à la dérive, l’enveloppe devenant lambeaux. Vie chevauchant la mort. Les ravages de la drogue sont des imaginations, des horreurs tapissées dans son crâne, quelques films et témoignages grappillés. La peur. C’est le sentiment dominant, la crevure au cœur, la certitude que tout s’achevera, bientôt. Et s’ajoute l’horreur supplémentaire. Une gosse entre les pattes de son frère, une petite séjournant entre ses draps, se faisant une place, taillant sa part dans les sentiments de celui qui est sien. Gosse qu’il s’imagine à l’image d’une Lola. Lolita. Princesse attisant le danger pour mieux l’éclater, le voir au trépas sur les pavés. Livre qu’il doit lui donner, ne lui faire lire que la fin. L’abandon.

Etre tué de sa main. Inquiétantes paroles, mots déroutants. L’incompréhension se loge aux traits du visage, fait surface, vivacité de la chair, animation. La mort de son frère est une terreur de tous les jours. Journal qu’il parcourt chaque matin, rayon cadavres, cherche un nom, espère n’y voit que des inconnus. Lui qu’il n’accepte pas de perdre, lui auquel il ne montre que le mépris, la distance. Attitude gauche. Les mots s’entravent, se font silence. Harley se tait, n’a pas de quoi répondre. Préférence pour le refus de parole. Rien qui ne peut exprimer sa pensée. Poings dans les poches, serrés à la jointure presque éclatée. Jamais la fin ne s’envisage. Visage terne de toute expression, mort. Il écoute les mots, saisit la trouille qui gagne les entrailles du plus petit. Pas ça. N’y songe pas. évidemment qu’il y pense, un peu plus à chaque fois, depuis qu’il a appris la vérité. Défaire les liens, mettre un terme à la gangrène blanche. « Si j’en avais les moyens, je le ferai. Crois-moi que j’arrêterai ta marche vers la mort… » Un peu plus chaque jour, une réduction de la vie, des pas croisant le chemin de la tombe. Un cadavre qu’il voit en regardant son frère. Joues creusées. La drogue rogne les chairs, façonne un squelette, déchire la carne. Petit pantin désarticulé qu’il voit devant lui. C’est l’aveu de ses volontés, de ce qu’il voudrait pour lui. Arrêter, sauver, pardonner. « …mais je ne sais pas, je ne sais pas comment m’y prendre. Je te tuerai en tentant quoique ce soit » Sevrer sans précaution, sans indications préalables. Arrêter les aiguilles et mettre un terme à la vie. Harley ne connaît pas les procédures, ignore le chemin, le mal qui attend le plus jeune. L’obliger à arrêter, lui demander une promesse. Aujourd’hui brisée.

Stupide qui se dirige vers la porte, croit que la soirée est achevée, qu’après le cambriolage, il est en droit de repartir. Idiot. « Elle est fermée » Constat qu’il élève de sa voix, porte jusqu’à l’oreille de celui qu’il s’imagine grogner. De quelques pas, il est là, proximité jalousée, quémandée. La main se loge au bras décharné, agrippe à la plaie. Faire ployer par la douleur. « Tu vas repartir et ensuite ? Tu iras vers le premier dealer croisant ta route, et peut-être que la dose sera la dernière, qu’on te retrouvera demain matin, baignant dans le caniveau » à chaque mot, l’appui sur la plaie, la hargne en expansion. Rapprochement. Petit cogné contre le mur. Entravé. Se chuchotent les paroles, serpente la mort entre les mots du blessé au cœur. « Tu crois échapper à leur sort ? Tu te crois au dessus des lois ? Regarde ! » Les veines tranchées de bleu, saillies. Preuve d’un enterrement proche. Pression sans plus aucun ménagement. Volonté du mal. Souffrance à imprimer. La colère dans la paume. Lui faire comprendre la douleur qu’il ressent, qu’ils partagent. « Si je te laisse repartir, je prends le risque de ton cadavre » Carcasse charriée au matin, dégueulant au ruisseau. « Tu connais l’overdose, évidemment… c’est toi le médecin, n’est-ce pas Arsène ? Mais peut-être que tu as tout prévu, que tu penses pouvoir éviter le sort de tous les drogués » Les émotions à la surface du visage. Animé d’une colère incontrôlée.

Charogne qu’il traine jusqu’au fauteuil précédemment occupé. Bras retenus en arrière, liés, noués d’un tissu retrouvé à sa poche. Cravate faisant office de liant. « Enumères les options qu’il te reste » Fauve arraché au regard du frère, une voix seulement. Empathie faussement zéro pour le suffoquant. « Je ne possède pas ce que tu voudrais t’injecter, mais il y a certainement d’autres options… et ne songe pas à un cocktail de médicaments »


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