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 “Une famille qui crie est une famille unie.” ft. Rosa.

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MessageSujet: “Une famille qui crie est une famille unie.” ft. Rosa.   Lun 22 Fév - 17:18



Rosamund & Maxwell


“Une famille qui crie est une famille unie.”

Monsieur Maxwell Starrick n'eut même pas le temps de retenir son fils ou bien même de l'interpeller une fois dans les escaliers... James Starrick, bien qu'enfant désiré et choyé venait depuis deux, trois ans maintenant, de rentrer dans l'âge ingrat de la crise d'adolescence. Du haut de ses dix-huit ans le jeune Starrick rêvait de liberté et de bons temps. Il ne supportait plus cette ambiance guindée et stricte dans laquelle il vivait maintenant depuis toutes ces années. Il ne supportait plus cet homme qui lui servait de père. La communication entre-eux se résumait au strict minimum. Le fameux « bonjour mon fils, comment vas-tu ce matin ? » n'avait que pour seul destinataire un mur. La seule réponse valable aux yeux du fils était un bruit étrange entre le marmonnement et un son guttural des plus déplaisants. Le manque total de respect qu'avait James envers son père, excédé ce dernier. En cette soirée des plus mouvementés dans la demeure des Starrick, tout ce que Maxwell avait réussi à dire à son fils c'était que jamais au grand jamais il n'aurait osé parler à son propre père comme le jeune homme venait de le faire. L'avocat sûr et froid qu'il était depuis toutes ces années maintenant avait pris le pas sur cet homme bon et pur qu'il avait été un jour. Et cela Max le savait pertinemment. Il le voyait même dans les yeux de sa femme. Leur amour certes était toujours aussi fort, mais quelque chose dans le regard de Rosa lui faisait comprendre que parfois, elle ne le reconnaissait plus. Ce jeune autrichien de trente ans fou amoureux et attendant pendant des heures la femme qu'il aimait, avait laissé la place à un monstre sans cœur, assoiffé de vengeance et d'argent. Ce fut d'une voix faiblarde qu'il s'adressa à son épouse. « Je suis un imbécile... La seule chose que je trouve encore à faire c'est le comparer à moi... Je lui en demande trop. » Du haut des escaliers il se mit à l'observer. Elle qu'il aimait tant... Elle qui jamais n'avait osé le juger... Elle qui l'acceptait tel qu'il était réellement. Un léger soupir s'échappa des lèvres de Maxwell et il se mit à descendre les marches une à une, de telle façon qu'il donnait l'impression d'aller à l’échafaud. « Je ne suis plus dans le coup Rosa. La différence d'âge que j'ai avec nos enfants commencent réellement à se faire sentir. » Il haussa les épaules, perdu dans ses pensées. « Je suis vieux jeu... Je n'arrive pas à m'adapter à leurs besoins et à l'époque dans laquelle ils évoluent. » Était-ce parce qu'il était le père de famille ou bien parce que sa femme était de dix ans plus jeune que lui, que Maxwell avait cette étrange impression d'être le bourreau de cette maison ? « Dis-moi ce qui ne va pas chérie. » Il entrelaça ses doigts avec les siens et l'emmena calmement vers leur salon. Une fois installés sur le canapé, il offrit à son épouse un léger sourire, sa main fine et blanche toujours dans les siennes. « Suis-je trop stricte envers nos enfants ? Ou est-ce seulement un passage de l'adolescence à l'âge adulte ?  J'ai toujours essayé de faire de mon mieux pour leur offrir tout ce dont ils avaient besoin... » Un sourire de nostalgie se dessina sur son visage lorsque sa mémoire remonta dix-huit ans en arrière...  A cette époque-là, tout souriait au couple Starrick. Rosamund était au sommet de sa gloire et Max se faisait un nom dans le milieu judiciaire. Et quoi de mieux pour terminer ce tableau parfait que la venue d'un enfant ? « J'ai toujours cru que tout serait parfait. Ça l'est... Mais... »

Soudainement, les traits du visage de Max se figèrent et son regard devint sévère... Seul son épouse pouvait le voir tel qu'il était au plus profond de lui. Un homme sensible et fragile... Il recommença à s'emporter. « Le jour où je ne serais plus là, il comprendra et il s'en voudra... » Le message était clair. Tout du moins pour Rosa. Maxwell ne pouvait faire référence qu'à sa mère, alors partie bien trop tôt. Et dès que l'avocat pensait à cette dernière et aux raisons de son absence, la colère et la vengeance le rongeait au plus profond de lui-même. Il commença à être nerveux et se leva du canapé sans crier gare. « Ces enfants ont tout pour être heureux. Ils sont pourris gâtés et rien ne trouve grâce à leurs yeux. » Des paroles que ne tarderaient pas longtemps à regretter Maxwell. Mais lorsque ce dernier pouvait être véritablement lui-même face à quelqu'un et non pas jouer un jeu, il pouvait être froid et tranchant. « Je ne comprends pas qu'avec l'éducation que nous leur avons inculquée, ils se permettent de se comporter de la sorte. Aussi bien toi que moi nous avons perdu ce qui nous était le plus cher dans notre vie et est-ce que l'on s'est comporté de la sorte ? Non je ne crois pas. Nous avons tout fait pour sortir plus fort de cette épreuve... » Le premier inconnu rentrant dans le salon pourrait aisément croire que Maxwell n'aimait pas ses enfants et qu'il ne les avait jamais désirés. Mais en réalité, c'était tout le contraire. Doté d'un caractère plutôt colérique, dès qu'une situation le touchait au plus haut point, la seule façon qu'il avait de montrer ses sentiments, c'était de s'emporter. Depuis le meurtre de sa matriarche, Maxwell Starrick avait toujours eu plus ou moins de difficultés à exprimer ses sentiments. Et la colère avait été le meilleur moyen de se sortir de là. A l'heure actuelle, sa colère le rongeait tant, qu'il en venait à mélanger sa langue maternelle avec sa langue d'adoption. Il posa une main  tremblante par la colère contre le verre glacé d'une des innombrables fenêtres du salon.

- Adrenalean 2016 pour Bazzart


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MessageSujet: Re: “Une famille qui crie est une famille unie.” ft. Rosa.   Mar 23 Fév - 11:10




Une famille qui crie est une famille unie


Quand on est à la tête d'une entreprise puissante et florissante où les gens vous obéissent aux doigt et à l'oeil, il est difficile de rentrer chez  soi et de faire face à un adolescent en crise qui ne respecte plus ses parents. Même lorsque Rosa se rend au club clandestin, les gens là-bas la traite avec respect et déférence. C'est loin d'être le cas de son fils… Le jeune James Starrick approche de ses dix-huit et depuis presque deux ans maintenant son esprit de rébellion ne cesse de se confronter à celui de ses parents. Le jeune homme rêve de liberté et d'échappatoire dans le cadre stricte que lui impose ses parents, pour son bien. Encore aujourd'hui Rosa a reçu un coup de téléphone en fin d'après-midi la priant de se rendre au lycée afin de récupérer son fils et de rencontrer en même temps le proviseur. Des problèmes de discipline...Encore les mauvaises notes pouvaient être acceptables dans une certaine mesure, mais les problèmes de discipline c'était une toute autre histoire. La jeune femme se doutait bien qu'il y avait quelque chose à l'origine du comportement de son enfant, mais à chaque fois qu'elle essayait de lui parler elle se retrouvait confronter à une porte close. Cet âge était ingrat, elle avait l'impression de perdre son enfant, ce petit garçon tant aimé et choyé se transformait en un monstre ingrat et plein de boutons. Parfois la jeune femme avait hâte qu'il grandisse et soit adulte au moins son comportement changerait, osait elle espérer.

Ce soir en rentrant avec James et essayant encore en vain de lui parler, les choses avaient pris une toute autre tournure quand Max avait entendu ce qu'il se passait. La relation entre le père et le fils avait tendance à être explosive ces derniers temps et il suffisait que l'un s'emporte pour que l'autre explose. Mais à défaut de conversation houleuse mais constructive les parents se retrouvaient face à un adolescent silencieux, qui ne faisait que claquer les portes et s'enfuir. Et ce soir encore la situation ne changeait guère. D'un naturel plutôt impulsif Max s'emportait vite contre son fils et avait tendance à dire des choses qu'il regrettait par la suite.

Rosa avait suivit la scène qui s'était soldée par la fuite de leur fils, Max semblait désespéré, elle n'aimait pas le voir dans cet état. Du haut de l'escalier il la regardait le regard vide. « Je suis un imbécile... La seule chose que je trouve encore à faire c'est le comparer à moi... Je lui en demande trop. » La jeune femme soupira que répondre à ça, bien sur que Max n'aurait pas du lui dire ça mais sa bouche avait fonctionné plus vite que son esprit. Il commença à descendre les escaliers, dépité. « Je ne suis plus dans le coup Rosa. La différence d'âge que j'ai avec nos enfants commencent réellement à se faire sentir. Je suis vieux jeu... Je n'arrive pas à m'adapter à leurs besoins et à l'époque dans laquelle ils évoluent.  » Rosa ne put s'empêcher de lever les yeux au ciel, ces derniers temps voilà la principale préoccupation de son mari, son âge… « Max… ça n'a rien à voir avec ton âge. Regarde moi, je ne m'en sors pas mieux que toi et pourtant dix ans nous sépare. » Rosa n'avait jamais ressenti la différence d'âge qu'il y avait entre eux, ça n'avait jamais été un problème pas plus quand elle avait vingt ans que quarante-quatre. A ses yeux, il était toujours le même homme, son âge n'était qu'un détail bien insignifiant. Il lui prit la main et tout deux s'installèrent dans leur salon. Tenant toujours dans la sienne la main de son époux, Rosa le laissa parler, il en avait besoin. « Suis-je trop stricte envers nos enfants ? Ou est-ce seulement un passage de l'adolescence à l'âge adulte ?  J'ai toujours essayé de faire de mon mieux pour leur offrir tout ce dont ils avaient besoin... » Rosa se rapprocha un peu plus de son époux et posa sa tête sur son épaule. Elle avait elle aussi des interrogations aux sujets de leurs enfants mais malheureusement pas toujours les réponses qui allaient avec. « Je ne pense pas que nous soyons trop strictes… Il grandit c'est tout et nous avons du mal à nous comprendre désormais. C'est juste un mauvais moment à passer... » Du moins elle espérait, ce n'était pas le genre de relation qu'elle voulait avec son fils ! Être parents était loin d'être évidents et ça ils l'apprenaient un peu plus chaque jour. Ils avaient tellement voulu un enfant et ils étaient alors loin de penser que dix-huit ans plus tard tout serait si compliqué. « J'ai toujours cru que tout serait parfait. Ça l'est... Mais... »  Oui sur beaucoup d'aspects leur vie semblait parfaite, ils s'aimaient, ils avaient une bonne situation, leurs enfants étaient en bonne santé…

Et là soudainement, Rosa vit l'expression de son époux changer. Ca n'augurait rien de bon, elle le connaissait par cœur, mieux que personne . Et là il se mettait à nu devant elle, à fleur de peau. Quand il ne savait pas réagir face à une situtation qui le touchait sa seule réaction était la colère. « Le jour où je ne serais plus là, il comprendra et il s'en voudra... » Rosa eu un mouvement de recul, elle ne pouvait pas imaginer un jour où Max ne serait plus là à ses côtés, elle ne le supportait tout simplement pas. « Ne dis pas ça Max... » Imaginer vivre sans lui était au-dessus de ses forces. Bien sur elle savait qu'il faisait référence à la perte de sa mère qui avait à jamais marqué son enfance et sa vie d'adulte. Tout ce que Max faisait aujourd'hui n'était que pur vengeance à cause de la mort de sa mère… Elle sentit qu'il perdit pied et sans qu'elle ne s'y attende il se leva du canapé, nerveux. « Ces enfants ont tout pour être heureux. Ils sont pourris gâtés et rien ne trouve grâce à leurs yeux. » La colère prenait pas sur son bon sens, il ne pensait pas ce qu'il disait, elle le savait. Rosa gardait son attention sur son mari. « Peut-être justement ont ils été trop gâtés... » Souvent la jeune femme y pensait, leurs enfants n'avaient jamais manqués de rien, toute leur vie leurs parents s'étaient pliés à leurs caprices, dans la mesure du raisonnable bien sur, mais tout de même ils avaient été gâtés. « Je ne comprends pas qu'avec l'éducation que nous leur avons inculquée, ils se permettent de se comporter de la sorte. Aussi bien toi que moi nous avons perdu ce qui nous était le plus cher dans notre vie et est-ce que l'on s'est comporté de la sorte ? Non je ne crois pas. Nous avons tout fait pour sortir plus fort de cette épreuve... » Que dire à ça ? Leurs enfances avait été bien différentes ! A tout point de vue… « Nos enfants n'ont jamais manqués de rien justement, ils ne connaissent pas la douleur, le manque. Toutes ces épreuves que toi et moi nous avons traversés étant enfants, ils ne savent même pas qu'elles existent. Nous les avons protégés de tout, ils n'ont jamais affrontés le monde extérieur comme toi et moi l'avons fait. On ne peut pas leur en vouloir aujourd'hui de vouloir voler de leur propre ailes... » Bien sur la façon dont les choses se passaient étaient déplaisantes mais ça devait arriver. Vivre dans un monde noir et malsain était une chose, laisser ses enfants vivre seuls et sans défense dans ce même monde en était une autre. Toute leur vie Rosa et Max avait protégés leurs enfants de cette noirceur, et aujourd'hui ils n'étaient pas préparés à l'affronter. Ils ne comprenaient pas encore le monde dans lequel ils vivaient.

Rosa se leva du canapé et rejoignit son mari. Elle passa ses bras autour de sa taille et posa son visage contre son dos, elle le sentait tendu mais à son simple contact il se décontractait un peu. « Calme toi Max… Nos enfants grandissent et testent leurs limites et les nôtres en même temps. On ne peut pas comparer leurs vies et les notres, nous n'avons pas eu d'autres choix que de nous adapter pour survivre. Tu ne peux pas leur demander ça, ils ne vivent pas dans le même monde que nous avons connus. » Les époques étaient différentes et leurs éducations avaient été différentes. Rosa s'écarta juste une seconde pour se mettre face à son époux, elle posa ses deux mains sur son visage et riva son regard à celui de son époux. «  Ce n'est qu'une mauvaise passe mon amour, c'est l'âge qui veut ça. On va s'en sortir je te le promets. » La jeune femme posa alors un tendre baiser sur les lèvres de son époux. La petite ride entre ses yeux montrait bien qu'il était encore contrarié. « Tu sais pourquoi c'est si difficile avec James ? C'est parce qu'il est exactement comme toi, il a hérité de ton caractère et vous êtes incapables l'un comme l'autre de prendre du recul, vous vous énervez d'abord et après vous regrettez ce que vous avez dit. » Il est vrai que souvent elle voyait tellement de Max en regardant James, même physiquement il lui ressemblait tant… Rosa se blottit alors dans les bras de son mari, elle avait besoin de son contact, de sa chaleur, de son odeur.  « On va s'en sortir… Regarde Romy c'est une enfant merveilleuse. » Rosa sourit à la pensée de sa petite fille qui grandissait elle aussi, pourvu qu'elle soit plus calme que son frère… « Nous avons bien élevés nos enfants Max. Je n'ai aucun regrets. Je n'aurai pas voulu d'un autre père pour mes enfants. » Lui dit elle avant de l'embrasser amoureusement.

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MessageSujet: Re: “Une famille qui crie est une famille unie.” ft. Rosa.   Mer 24 Fév - 6:40



Rosamund & Maxwell


“Une famille qui crie est une famille unie.”

«Max… ça n'a rien à voir avec ton âge. Regarde moi, je ne m'en sors pas mieux que toi et pourtant dix ans nous séparent. » Rosa n'avait pas tort après tout. Il est vrai que James ne faisait guère de différence entre son père et sa mère. Le père de famille soupira légèrement. « Tu as raison... » Se pourrait-il que les dires jaloux des gens faisant partie de son entourage aient enfin réussie à l'atteindre ? Se mettrait-il à douter lui si sûr et confiant en temps normal ? Une agréable sensation de chaleur l'envahit soudain lorsqu'il sentie la tête de son épouse se poser sur son épaule. Il tourna machinalement la tête vers sa direction et déposa un tendre et délicat baiser sur ses cheveux dorés. Ses yeux se fermèrent brièvement, profitant de l'instant présent. « Je ne pense pas que nous soyons trop strictes… Il grandit c'est tout et nous avons du mal à nous comprendre désormais. C'est juste un mauvais moment à passer... » Tout cela, Max ne le savait que trop bien. Et pourtant il ne pouvait empêcher sa colère de le titiller à un point tel que la famille en arrivait à de tel moment de stress et d'éparpillement. Et cette dernière était si haute à l'heure actuelle, qu'elle lui fit penser aux pires atrocités de sa vie. Il ne lui en fallut guère plus pour changer du tout au tout et faire disparaître ce moment de zénitude que Rosamund avait réussie à lui insuffler.

La dureté... C'était donc cela la raison de tous les maux de Maxwell Starrick ? Il n'en était certes pas le fautif à proprement parler, mais cette carapace qu'il avait du se forger avec les années était devenue si impénétrable que lorsque l'avocat se dévoilait au grand jour, il en résultait une explosion de sentiments enfouit au plus profond de son être depuis des mois. Max était homme à encaisser lorsque quelque chose n'allait pas. D'autant plus que son métier ne l'aidait guère à évacuer le stress et les émotions accumulés durant les différents procès auxquels il assistait. « Ne dis pas ça Max... » Le mouvement de recul de Rosa le déstabilisa quelque peu. Il eut peur de mal l'interpréter, mais sa dernière phrase le rassura au fin fond de lui-même. Il compris bien rapidement que dans ses yeux la peur s'était installée. « Ce n'est pas ce que je veux... Je sais que ce n'est pas à toi que je devrais dire cela mais plutôt à lui. Il se doit d'ouvrir les yeux. »

Perdu dans ses pensées des plus embrumées, la fenêtre aux vitres éclatantes lui renvoya son propre reflet. Et ce qu'il vit l'effraya au plus haut point. L'homme qui lui faisait face ne pouvait pas être Maxwell Starrick. Un homme sans cœur et sans pitié lui faisait face et le narguait, un regard froid et hautain le menaçant au moindre mouvement qu'il décidait de faire. Était il devenu cet homme que le temps et la douleur avaient façonné ? L'horreur crispa ses doigts et ses sourcils se froncèrent. « Que vont dire les gens ? Que vont-ils penser ? Que Maxwell Starrick est capable de défendre le pire des assassins mais pas d'élever son fils ? » Pour dire vrai, Maxwell n'en pensait pas moins. Il avait cette force mentale de tenir tête à n'importe quel avocat, capable de tuer de sang froid un être abjecte doté d'une âme damnée, mais incapable de se faire respecter par son propre fils. « Peut-être justement ont-ils été trop gâtés... » « Mais alors que faut-il faire ? Si tu ne leur en donne pas assez, ils râlent qu'ils n'ont rien. Quand ils en ont trop, ils deviennent des monstres d'égoïsme... Si tu ne leur met pas de limites, ils se permettent tout et n'importe quoi mais ils viennent des années après se plaindre du peu d’intérêt que tu leur as porté. Par contre si tu es trop sur leurs dos, ils crient au scandale et à l'étouffement. Que veulent-ils à la fin bon sang ? » « Nos enfants n'ont jamais manqués de rien justement, ils ne connaissent pas la douleur, le manque. Toutes ces épreuves que toi et moi nous avons traversés étant enfants, ils ne savent même pas qu'elles existent. Nous les avons protégés de tout, ils n'ont jamais affrontés le monde extérieur comme toi et moi l'avons fait. On ne peut pas leur en vouloir aujourd'hui de vouloir voler de leurs propres ailes... » Cette dernière tirade eu pour effet de couper toute parole à Monsieur Starrick. Lui-même il fallait l'avouer, avait eu quelques différents avec son père. Certes ces derniers n'avaient pas été aussi houleux que ceux auxquels il devait faire face en ce moment, mais leur incompréhension n'avait eu de cesse de croître lorsque le jeune Maxwell Starrick avait eu à parler justice avec son patriarche.

De sa main gauche, celle encore libre de tout mouvements suspects trahissant son stress et son énervement, Max passa sa main dans ses cheveux certes grisonnants mais toujours aussi abondants. Protéger ses enfants de l'injustice et du vice ? Étaient-ils les meilleurs parents pour cela ? Lui avocat et bourreau des temps modernes à ses heures perdues ? « Suis-je le mieux placé pour protéger deux enfants de l'infamie Rosamund ? Ne suis-je pas en train de démontrer un fameux dicton qui veut que l'hôpital se foute de la charité ?  Ou bien faites ce que je dis mais pas ce que je fais ? C'est de moi, de personnes comme moi que je devrais défendre nos enfants. Parce que je ne suis pas mieux que cette vermine qui arpente nos rues Rosa. Je me suis rabaissé à son niveau. » Avec sa délicatesse légendaire, Rosa se leva du canapé et enlaça son époux entre ses bras. C'était une emprise dont Max ne voulait en aucune raison être libéré. « Calme toi Max… Nos enfants grandissent et testent leurs limites et les nôtres en même temps. On ne peut pas comparer leurs vies et les nôtres, nous n'avons pas eu d'autres choix que de nous adapter pour survivre. Tu ne peux pas leur demander ça, ils ne vivent pas dans le même monde que nous avons connus. » L'énervement lâcha toute emprise sur lui lorsque son épouse parvint à prendre le dessus sur cette dernière. Sentir ses mains fines et blanches se poser sur son visage le fit frissonner. « Ce n'est qu'une mauvaise passe mon amour, c'est l'âge qui veut ça. On va s'en sortir je te le promets. » Maxwell buvait ses phrases tel un assoiffé dans le désert. Il se perdit dans cet oasis qu'étaient ses yeux et ses lèvres charnues et incandescentes se posèrent sur les siennes, tel le vent saharien brûlant la peau de sa chaleur torride. Pour un temps, un temps incertain et incalculable il oublia ses soucis et même ses enfants. Sa main droite, qui pourtant encore tremblait il y a à peine quelques minutes, devint sûre et entreprenante. Elle se posa sur les reins de Rosa et entreprit une pression qui rapprocha d'autant plus Madame Starrick de son époux. « Tu sais pourquoi c'est si difficile avec James ? C'est parce qu'il est exactement comme toi, il a hérité de ton caractère et vous êtes incapables l'un comme l'autre de prendre du recul, vous vous énervez d'abord et après vous regrettez ce que vous avez dit. » Maxwell eut un petit sourire en coin. Pour sûr qu'il lui ressemblait ce petit con. Aussi fière et droit que son père. Il avait même hérité du second prénom de celui-ci. « On va s'en sortir… Regarde Romy c'est une enfant merveilleuse. » Ah Romy... Telle mère, telle fille comme on dit. Une main de fer dans un gant de velours. Bizarrement, Maxwell se faisait plus de soucis pour son fils que pour sa fille. Il savait Romy doté d'un caractère fort et indépendant. Il n'y avait qu'à regarder Rosa. Rien n'y personne n'osait la contredire. Et surtout rien ne semblait la déstabiliser. Si James ressemblait autant à son père, il y avait pour sûr plus de soucis à se faire pour ce pauvre enfant. Max n'avait toujours eu que du respect et de l'admiration pour un caractère tel que celui de sa dame. Lui il n'était que maîtrise de soi apprit au détriment de bien d'autres choses. Ce n'était qu'une vulgaire copie, un ersatz, une imitation... « Nous avons bien élevés nos enfants Max. Je n'ai aucun regrets. Je n'aurai pas voulu d'un autre père pour mes enfants. » Rosamund Starrick n'eut que pour seule réponse un baiser qui voulait en dire long sur l'amour et le respect qu'il portait à sa femme. Pourtant, entre deux baisers, il réussit à exprimer un doute qui depuis longtemps le rongeait. « Qu'adviendra-t-il du peu de respect que James songe encore à me montrer le jour où il apprendra ma double casquette d'avocat et de bourreau ? » Car oui et cela en était bien logique, la fratrie Starrick ne savait guère de choses sur les activités de leurs parents. L'une était une ancienne grande danseuse classique qui marchait sur les traces de son père et l'autre était un brillant avocat.

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Dernière édition par Maxwell J. Starrick le Ven 26 Fév - 22:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: “Une famille qui crie est une famille unie.” ft. Rosa.   Jeu 25 Fév - 23:16




Une famille qui crie est une famille unie
 
« Suis-je le mieux placé pour protéger deux enfants de l'infamie Rosamund ? Ne suis-je pas en train de démontrer un fameux dicton qui veut que l'hôpital se foute de la charité ?  Ou bien faites ce que je dis mais pas ce que je fais ? C'est de moi, de personnes comme moi que je devrais défendre nos enfants. Parce que je ne suis pas mieux que cette vermine qui arpente nos rues Rosa. Je me suis rabaissé à son niveau. » Rosa avait toujours cru que le moment le plus difficile en devenant mère serait quand elle devrait s'occuper seule de son bébé si petit et si fragile, mais non. C'était bien quand ils grandissaient que les choses devenaient bien plus compliquées. Ils ne voulaient plus simplement dormir et manger. Et aujourd'hui leur fils leur causait bien du soucis… Personne ne naît parent, on le devient. Mais le chemin est semé d’embûches ! « Personne n'est mieux placé que toi pour les protéger, car tu sais contre quoi tu te bats. Du moment qu'ils sont sain et sauf peu m'importe d'où viennent nos intentions. » Car oui, l'un et l'autre était bien mal placé pour protéger leurs enfants du mal, qu'ils représentaient un peu. Mais c'est en côtoyant le mal qu'on peut s'en protéger, comment se protéger de l'inconnu sinon ?

C'était dans l'ordre des choses d'affronter ses parents et James ne manquait pas cette étape de l'adolescence. Et le pauvre enfant était doté d'un fort caractère hérité de Max, alors autant dire que cela n'arrangeait pas les choses. En grandissant il se calmerait sûrement mais il avait encore des choses à prouver… Rosa aimait à penser que ce n'était qu'un mauvais moment, après tout leur fille Romy ne leur causait pas tous ces problèmes, ou alors pas encore… Rosa soupira, elle voyait bien le désaroi de son époux. Plus les enfants grandissaient et plus il se sentait désarmé face à eux. Il est facile d'affronter des enfants qui croient tout ce qui sort de la bouche de leurs parents, mais il est plus difficile d'affronter de jeunes adultes qui commencent à penser par eux même et à poser des questions… « Qu'adviendra-t-il du peu de respect que James songe encore à me montrer le jour où il apprendra ma double casquette d'avocat et de bourreau ? » La jeune femme soupira, elle aussi pensait à ce moment où il faudrait avouer la vérité aux enfants. Toujours dans les bras de son mari Rosa se contenta de le regarder, plutôt sérieusement. « Ce jour là, toi et moi on lui parlera comme à un adulte. Il aura tous les éléments pour comprendre, le choix sera le sien. » La jeune femme savait que Max s'inquiétait de perdre l'amour de ses enfants avec tout ce qu'il leur cachait, mais ça ne pouvait pas arriver ! « Je te connais, sous toutes tes facettes et ça ne m'empêche pas de te respecter et de t'aimer. » Dit -elle avant de l'embrasser.

Rosa s'inquiétait du jour où la vérité serait dévoilée, car Max n'était pas le seul à cacher une double vie. Elle aussi avait son jardin secret, son monde à elle, son côté d'ombre. Elle n'en n'avait pas honte , le club clandestin lui apportait beaucoup. Mais face à ses enfants c'était différent… « Quand ils le sauront, ils seront sûrement en colère et choqués, mais ils ont vécus une vie privilégiée jusqu'à aujourd'hui. Il faut qu'ils comprennent le monde dans lequel ils vont devoir vivre et surtout ne pas oublier qu'on l'a fait pour eux. » D'une certaine manière oui, si les enfants Starrwick avaient eu la vie dont ils ont profité c'est bien grâce à la double vie de leurs parents.

La situation était malheureusement pour ce soir compromise, seuls Max et Rosa ne pourraient pas résoudre le problème. Il ne servait à rien de se monter la tête plus que ça. La jeune femme posa sa main sur la joue de son mari. « Viens, allons nous coucher. Demain sera un autre jour. » Le soleil se lèverait et une toute nouvelle journée commencerait sous de meilleurs hospices.

[…]

Un bruit sourd réveilla Rosa, elle ouvrit les yeux subitement. Elle dormait dans les bras de Max, sa tête posée contre sa poitrine, ses bras autour d'elle, leurs jambes emmêlées. Elle regarda le réveil, il était presque quatre heures du matin… Peut-être avait elle rêvée… Mais non encore un bruit, quelqu'un était chez eux. La jeune femme se releva un peu et secoua son mari. « Max...Réveille toi. » La jeune femme finit par se lever, nue elle attrapa la chemise de Max qu traînait au sol pour se couvrir. Elle alluma la lumière et se rendit aussitôt au rez-de-chaussé d'où venait le bruit. La lumière était éteinte. Elle entendait en haut Max qui lui demandait de l'attendre et de ne pas descendre seule, trop tard. Rosa alluma la lumière de l'entrée pour trouver son fils. « James ! » Le jeune homme était dans un état déplorable. Plein de sang séché, son visage amoché, ses mains écorchées. Son instinct maternel surgit aussitôt et elle lui sauta presque dessus, regardant son état de plus près. « Mais qu'est-ce qui s'est passé ?! » Le jeune homme ne disait rien, il ne semblait pas en forme… « Tu es blessé?! » Pour une fois il n'entendrait pas un sermon sur l'heure à laquelle il était rentré.  « Ça va Maman, c'est rien. Je me suis fait tapé dessus par un groupe en rentrant… » Rosa connaissait son fils et là il lui mentait. Elle le fit asseoir au salon et regarda son visage de plus près. « James… Parle moi... » La jeune femme avait besoin d'en savoir plus… Elle leva alors les yeux en voyant Max accoudé à la porte qui regardait la scène se déroulant sous ses yeux. Comment allait-il réagir… ? « James, va te débarbouiller un peu que je puisse te soigner. » Le jeune homme acquiesça et se leva pour se rendre à la salle de bain. Sur le canapé il avait laissé sa veste, Rosa ne pu s'empêcher de regarder les poches, sa main rencontra un bout de papier que ses yeux ne pouvaient que reconnaître. Elle leva les yeux vers son mari… « Max… Il était au club... » Là un mélange de colère et frustration monta en elle, comment son fils avait pu y entrer ? A cause d'elle il avait été blessé…

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MessageSujet: Re: “Une famille qui crie est une famille unie.” ft. Rosa.   Lun 14 Mar - 0:13



Rosamund & Maxwell


“Une famille qui crie est une famille unie.”

« Personne n'est mieux placé que toi pour les protéger, car tu sais contre quoi tu te bats. Du moment qu'ils sont sains et saufs peu m'importe d'où viennent nos intentions. » La façon de pensée de son épouse ne pouvait être qu'optimiste. Rosamund était femme à vous faire facilement voir les choses d'une façon plus gaie et joyeuse. Après tout elle n'avait pas complètement tort. Élever des enfants dans un monde de bisounours ne pouvait guère créer des guerriers. Les enfants sans défenses ni caractère ne pouvait donner des adultes complets et sur d'eux-même. Et en aucun cas Maxwell ne voulait lâchait dans ce monde de brutes, des jeunes adultes assistés et incapables d'agir par eux-même. Il ne souhaitait pas voir sa progéniture accablée de problèmes diverses et dans l’impossibilité de se défendre. Il désirait voir l'aboutissement de dix-huit ans d’éducation stricte mais juste. Il était désireux de voir à quel point il pouvait faire confiance à ses enfants et fermer les yeux, confiant de leur avenir radieux. Mais malgré toutes les précautions prises, son fiston lui donnait l'impression d'avoir mal réceptionné le flambeau.
La question du rejet et de la colère le titillait plus que de raison. Maxwell James Starrick se savait le cul entre deux chaises. Il était un genre nouveau du célèbre mythe du Docteur Jekyll et M. Hyde. Un être pur et bon qui cachait sous des couches et des couches de politesse et de savoir vivre, un homme assoiffé de vengeance amère et de sang impur.
« Quand ils le sauront, ils seront sûrement en colère et choqués, mais ils ont vécus une vie privilégiée jusqu'à aujourd'hui. Il faut qu'ils comprennent le monde dans lequel ils vont devoir vivre et surtout ne pas oublier qu'on l'a fait pour eux. » Et si... ? Et si leurs enfants, résultat ultime de leur union, n'était que l'équation sordide et folle de leurs passe-temps peu glorifiants ? Si entre ces âmes pures et jeunes, se cachaient des monstres d’égoïsme et de sadisme ? Et si James n'était qu'en fait, qu'un meurtrier en puissance qui n'attendait que le moment opportun pour sortir de sa cachette ? Si tout ce que Maxwell détestait, se trouvait chaque jour sous son nez ?
L'autrichien n'osa rien dire de tout cela à son épouse. Pour la première fois de sa vie certainement, il garda bien au chaud ses doutes et ses peurs. Certes il ne savait que trop bien que s'il les avait énoncé à Rosamund, elle aurait prit la peine de les effacer d'un revers de la main, accompagné d'un sourire et d'un baiser des plus tendres... Mais Monsieur Starrick était homme à se faire du mouron. La souffrance faisait partie de sa vie depuis l'enfance...

« Viens, allons nous coucher. Demain sera un autre jour. » Soupirs grave de conséquences, mais apaisement total. Monsieur Starrick ne peut empêcher un petit sourire de se dessiner sur ses lèvres. Ces lèvres qui n'avaient qu'une envie... Celle d'embrasser ce corps qui lui faisait face. Ce corps qui depuis vingt-quatre ans maintenant était son terrain de jeu, sa folie douce.
Encore une fois elle avait raison. Rester là debout dans un salon bien vide et froid ne pouvait guère régler la situation. Max laissa passer son épouse devant, se retirant légèrement à l'arrière. Il posa sa main sur le bas de son dos et une fois les lumières éteintes, ils montèrent à l'unisson. Pour sûr, cette nuit risquerait d'être assez mouvementée.

Maxwell était monté se coucher, la tête envahit de soucis et de préoccupations. Il savait l'endormissement compliqué et presque impossible. Il était homme à ressasser longtemps après. De ce fait, le seul remède efficace à l'heure actuelle avait été de prendre son épouse dans ses bras et de lui caresser délicatement les cheveux, jusqu'à ce que cette dernière s'endorme paisiblement. Monsieur Starrick la savait plus que contrariée également par toute cette histoire. Elle ne le montrait guère. Elle n'était pas ce genre de femmes à s'apitoyer sur son sort à la moindre contrariété. Dotée d'un fort caractère, Rosa était bien plus coriace que pouvait l'être son époux. La maîtrise de soi, elle connaissait et cela était tout à son honneur. Bien heureux était Maxwell de savoir qu'il pouvait compter sur elle dans des moments comme ceux-là.

Pendant de longues minutes le visage de son fils ne l'avait pas quitté. Dès que Max osait fermer les yeux ne serait ce que pour quelques secondes, le regard dur et froid de son fils sonnait comme le glas. Le glas d'une époque révolue et devenue incertaine. Le glas de l'enfance insouciante et pure. Il soupira, pour la énième fois de cette nuit agitée et ne put s'empêcher de ressasser les mots durs et glacials que James avait osé balancer à son patriarche. Le père de famille ne supportait plus d'être tiraillé entre la colère que cette situation avait fait naître en lui et ce sentiment plutôt castrateur qui amputait en Maxwell toute sensation de se sentir l'homme de cette maison. Le respect  auquel son statut lui offrait, en prenait pour son grade. Il se prenait à repenser au passé... Nostalgique il ne l'était pas. Tout du moins pas en temps normal. Son fiston, pourtant si sage et discipliné lorsqu'il n'était qu'une petite tête blonde. Certes en dehors de la maison, il avait réussie à faire parler de lui. Son petit côté perturbateur avait bien rapidement fait surface. Mais une fois rentré dans la demeure familiale, le respect qui lui était du n'était en aucun cas bafoué. Mais les années passant, la « peur » que le patriarche avait réussi à immiscer n'était plus que du vent et poussière aux yeux. N'était-ce là qu'un passage comme aimait à l'imaginer son épouse ? Il n'en savait pas plus qu'elle...

« Max...Réveille toi. » L'avocat grogna légèrement et d'un geste rapide, remonta les draps sur sa tête. « Oooh Scheiße... » Un grognement plus poussé surgit de la bouche de Max lorsque la lumière fut. « Qu'est-ce qui se passe ? » Il s'étira et tourna la tête vers son réveil. « Non mais qu'est-ce qui... » Pas le temps de terminer que la tornade qu'était son épouse était déjà sortie de la pièce. « Rosa attends-moi... » Il soupira de fatigue et tâtonna au sol à la recherche de sa chemise. Chemise volée par son épouse soit dit en passant. Il se leva avec difficulté et prit dans son dressing un jogging et un t-shirt qui n'allait en aucun cas ensemble. « James ! »  James ? Comment ça ? Fronçant les sourcils, il se précipita au rez-de-chaussé, désireux de comprendre la situation.

« Mais qu'est-ce qui s'est passé ?! Tu es blessé?! » Le sang de Maxwell ne fit qu'un tour. Voir son fils dans cet état le réveilla en l'espace de seulement quelques secondes. La bête noire qui ne cessait de sommeiller en l'avocat sortie de son hibernation. Elle poussa un cri tel, que cela en chamboula Max. « Ça va Maman, c'est rien. Je me suis fait tapé dessus par un groupe en rentrant… » Il se précipita vers son fils, mais ce dernier ne put empêcher ses yeux de lancer un regard quelque peu noir à son patriarche. Ce rapide coup d’œil n'échappa pas à Monsieur Starrick. Le ton de sa voix, dénué de toute colère mais emplie d'une fatigue usante et lassante se fit entendre. « S'il te plaît James ne commence pas... » Les yeux inquisiteurs du père de famille scrutèrent le visage de James. Certes il est vrai que San Dolores connaissait des hauts et des bas. Que toutes les fréquentations n'étaient pas bonnes à prendre et que seuls certains quartiers étaient des plus sûrs. Mais jamais au grand jamais la famille Starrick avait eu à se plaindre de quelques façon que ce soit. « James, va te débarbouiller un peu que je puisse te soigner. » S’exécutant, le fils les laissa seuls quelques instants. L'autrichien observa son épouse se débattre avec la veste du jeune Starrick, lorsque cette dernière en sortit un bout de papier reconnaissable entre mille. « « Max… Il était au club... » Maxwell n'en croyait tout bonnement pas ses yeux ni ses oreilles. Il empoigna vivement son épouse et la regarda dans les yeux. « Dis-moi comment Connor a laissé passer cela ? » L'incrédulité et la colère l'envahissait. Bien évidemment il se devait de ronger son frein car en aucun cas son épouse était fautive. S'il y avait bien un fautif dans cette pièce, c'était bien lui. Il se ressaisit quelque peu et reprit. « Ou qui sais-je qui s'occupe de faire rentrer les gens après tout... ? » Max n'attendait guère de réponse à cela. Il fit signe à sa femme de le suivre à l'étage. Une fois arrivé à la salle de bains éclairée, il poussa légèrement la porte. Le ton qu'il décida de prendre se voulait calme et compréhensif. Pour sûr son fils craquerait. Pour sûr il cracherait le morceau. C'était le boulot de Max après tout, emmener ses clients dans un piège et les acculer pour qu'ils n'aient plus qu'une option, celle d'avouer leurs crimes et méfaits.
« James est-ce que l'on peut rentrer ? » Maxwell n'était certes pas fou. Il connaissait l’adolescent comme s'il l'avait fait. Il ne se doutait que trop bien que la partie risquerait d'être compliquée. Mais il avait foi en la douceur maternelle de son épouse pour faire également craquer le jeune homme. « Tu sais qu 'il ne va pas falloir laisser ce crime impuni. » « Ah toi et ton sens de la justice. » « Et bien oui. Il faudra porter plainte James. » « Je me suis juste fait taper dessus. C'est rien de méchant. » « Rien de méchant tu dis ? C'est comme ça que des gens se font assassiner. »

- Adrenalean 2016 pour Bazzart


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MessageSujet: Re: “Une famille qui crie est une famille unie.” ft. Rosa.   Lun 14 Mar - 17:58




Une famille qui crie est une famille unie
 

Être mère n'était décidément pas une vocation, plus le temps passait et plus Rosa avait l'impression de se tromper de chemin avec James et Romy. C'est maintenant qu'ils étaient grands, presque des adultes que les résultats de l'éducation qu'ils avaient reçus petits se faisaient sentir. Et souvent la jeune femme se demandait ce qu'elle avait bien pu faire pour qu'ils agissent de cette façon. Elle avait toujours fait au mieux pour ses deux enfants, ils était sa chair, son sang, sa raison d'être. Elle se rappellerait toute sa vie la première fois qu'elle les avait tenu dans ses bras et ce sentiment d'amour infini qu'on ressent en un claquement de doigt pour cette petite personne qu'un instant auparavant on ne connaissait même pas. Quand on croit que son cœur est plein, on se rend compte que non, il peut s'agrandir et on peut aimer encore.

Le pire c'était de voir les mêmes doutes et les mêmes questions dans le regard de son mari. L'un et l'autre ils avaient tout donnés à leur enfants, pour que leur éducation soit des plus complètes. Et aujourd'hui elle voyait dans les yeux de Maxwell ce sentiment d'incompréhension. Mais ce qui l'inquiétait encore plus c'était tout ce qu'il ne lui disait pas. Rosa connaissait son mari, plutôt bien maintenant après vingt-quatre années passées ensemble, et elle savait qu'il ne disait pas tout. Qu'il avait des craintes bien plus profondes enfoui en lui même et qu'il ne voulait rien dire. La jeune femme essayait de trouver les mots pour l'apaiser et faire disparaître cette lueur de son regard. Mais il n'y avait rien à faire, l'un comme l'autre, ils étaient démunis face au comportement de leur fils et bien qu'ils soient unis et qu'ils s'aimaient comme au premier jour, Rosa ne pouvait s'empêcher de ressentir quelques petites vagues dans son couple. Elle espérait seulement que ces turbulences n'étaient pas annonciatrices d'une tempête...

Être réveillée en pleine nuit par ses enfants était une chose que Rosa avait oublié. C'était d'ailleurs bien la seule chose qu'elle ne regrettait pas du temps que ses enfants étaient encore des bébés, devoir se lever plusieurs fois par nuit à chacun de leurs pleurs. En grandissant il lui arrivait de devoir aller les voir de temps à autre, après un cauchemar ou lorsque l'un d'eux étaient malades. Mais être réveillée en pleine nuit et trouver son enfant en sang et blessé, ça c'était quelque chose auquel elle était loin d'être préparée. Elle ne supportait pas de savoir ses enfants malades, alors voir son fils dans cet état lui brisa le cœur. Malgré ses dix-huit ans elle ne voulait qu'une chose le prendre dans ses bras et lui murmurer que tout allait bien, maman était là. Mais elle préférait se retenir, ne sachant pas comment il risquait de réagir.

Un groupe, lui était tombé dessus alors qu'il rentrait et voilà son état. Rosa aurait pu y croire, les temps étaient difficiles et sombre, on n'était pas à l’abri d'un incident dans ce genre. Bien que depuis qu'ils habitaient ici, ils n'avaient jamais eu de problème. Max était descendu, affublé d'un survêtement et d'un tee-shirt dépareillé. Après tout elle avait volé sa chemise… La jeune femme avait peur, peur de la réaction de son mari face au retour de son fils. Mais il n'y eu pas de cris, pas de bataille, pas encore…

Rosa demanda à James d'aller se débarbouiller un peu, afin qu'elle puisse soigner ses blessures, alors qu'elle regardait dans sa veste, elle trouva dans la poche un ticket, un ticket qu'elle ne connaissait que trop bien malheureusement… Il était allé au club, dans son club… Comment c'était possible… ? Alors qu'elle disait à Max ce qu'elle venait de trouver, elle vit la colère voiler le regarde de son époux, il fit un pas vers elle avant de lui empoigner le bras violemment. « Dis-moi comment Connor a laissé passer cela ? » Rosa regarda Max, elle n'aimait pas le ton qu'il employait, pas du tout. Elle se dégagea de lui tout d'abord. « Tu me fais mal Max. » Alors Rosa fit un pas en arrière, pour échapper un peu à son mari. Il soupira avant d'ajouter.  « Ou qui sais-je qui s'occupe de faire rentrer les gens après tout... ? » Rosa n'aimait pas du tout le ton que son mari employait. Elle ne pouvait pas vérifier l'identité de chaque personne qui venait. On demandait simplement à l'entrée un carte d’identité certifiant de la majorité de la personne et d'avoir sur soi 100§ en cash. Mais elle ne préférait pas lui répondre, elle risquait de s'énerver…

Max lui fit signe pour qu'ils rejoignent leur fils dans la salle de bain. La porte était entre ouverte et on pouvait voir la lumière s'en échapper. « James est-ce que l'on peut rentrer ? » La jeune femme fut presque surprise du ton doux de son mari, il n'entrait pas en terrain conquis, il se tenait sur ses gardes. Le couple entra dans la salle de bain, James avait enlevé le sangs séché et la crasse qui couvrait son visage. « Tu sais qu 'il ne va pas falloir laisser ce crime impuni. » Rosa savait ce que Max essayait de faire, il voulait des réponses, il voulait la liberté.  « Ah toi et ton sens de la justice. » Rosa soupira en regardant son aîné. « Et bien oui. Il faudra porter plainte James. » « Je me suis juste fait taper dessus. C'est rien de méchant. » « Rien de méchant tu dis ? C'est comme ça que des gens se font assassiner. » Rosa ne préférait pas penser à cette possibilité. Elle ouvrit un placard pour prendre la trousse de soins et fit asseoir son fils sur le rebord de la baignoire. « Tu étais où James ? » Il avait traîné dans les rues elle voulait savoir, et aussi réussir à lui faire cracher la vérité. Rosa désinfecta les plaies sur son visage, puis elle fut attirer par ses poings, ils étaient en sale état. « Tu as rendu des coups on dirait… » Si vraiment on groupe lui était tombés dessus, seul, il n'aurait pas pu se défendre. Puis en relevant sa manche, elle vit le tampon que l'on mettait à l'entrée club. Il essaya de le cacher aussitôt. « Montre moi ça ! Qu'est-ce que c'est James ?! » Elle savait pertinemment ce que c'était mais elle voulait que son fils avoue. Alors elle le regard seul comme une mère pouvait le faire, espérant que son fils craquerait.

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