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 Tu flottes et je te noie [Ellis]

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C'est la nuit qu'il est beau de croire à la lumière
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Bang bang.
TON JOB: Garde du corps, femme de main, tueuse à gage.
TON AGE: 34 ans
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MessageSujet: Tu flottes et je te noie [Ellis]   Mer 17 Fév - 21:23

† Ellis & Joy.
J'aimerai oublier, mais quand je te vois, je me rappelle. Tu es trop vrai, tu as le goût des choses sacrées trop belle pour être touchées, alors cela me coûte quoi de briser ce que je ne peux avoir?



Tu flottes et je te noie
       Une journée, une sale journée. La preuve : elle devait se laver. La blonde entre dans son immeuble avec concierge, pas de lettre, rien. Elle rentre, rien sur le répondeur. Elle jette avec négligence ses clefs sur le guéridon près de l'entrée, allant directement dans sa cuisine ouverte sur le salon. La vue était sympa avec la baie vitrée. Elle fait ce constat tout en se servant un vers de rhum avant d'allumer son ordinateur. Comme toujours elle travaille sur plusieurs projet, mais ce soir elle est d'humeur nostalgique, alors c'est le dossier photo qu'elle ouvre. Des années de fichiers, de données. Ils avaient grandis, c'est ce qu'elle voyait. Ils avaient 16 ans, puis 17 et 18. Ils étaient jeunes et beaux, surtout lui. Elle sourit légèrement en voyant les grimaces d'Ellis. Il n'avait pas tant changé que ça en fin de compte. Elle n'ouvrait jamais le dossier de ses parents, de sa famille, seule les photos avec Ellis avaient le mystérieux pouvoir de lui faire oublier que des fois elle se sentait mal.
Elle ferme son ordinateur, ce duplex est trop grand, trop vide, sans le moindre son. Elle se met à songer qu'elle devrait se prendre un chat, ou un chien. Ellis n'aime pas les chats... Pourquoi songe-t-elle à ce qu'il lui plait à lui ? Il ne vit pas ici. Un chien loup du Saarloos serait parfait. Non, elle ne pourra pas le sortir régulièrement, c'est idiot. Le silence c'est bien.
Elle va sur le côté droit, longeant le couloir qui mène à son atelier, se préparant à bricoler un nouveau moteur pour sa moto.
Le téléphone sonne. C'est la sonnerie d'Ellis. Ok c'était la chanson mythique du film The breakfast club. Elle n'y pouvait rien.

- Oui ? […] Bien sûr ! […] Non j'ai plus rien dans le frigidaire.... […] Parfait, une demi-heure ? […] bise.


Elle raccroche. Un léger sourire aux lèvres avant de se lever, ranger ses outils et aller préparer son arrivé. À défaut de pouvoir cuisiner, elle allait faire quelques cocktails. Un cosmopolitan pour lui, c'est acidulé, ça rappelle les bonbons dont ils se gavaient quand ils étaient plus jeunes, pour elle, une margarita. Mais au shaker, elle faiblit, sa main tremble, son poignet est douloureux, elle grimace et change de main. On sonne, elle vient de tout verser dans les verres. C'est lui, elle lui ouvre. Sans savoir pourquoi elle se recoiffe rapidement dans le miroir, juste à temps pour lui ouvrir la porte et sourire comme une gamine de quatre ans qui voit le Père Noël, sauf qu'elle n'a jamais cru au Père Noël, mais vous voyez l'idée.
Elle lui embrasse la joue et le laisse entrer, l'invitant à se poser sur le canapé pour boire tranquillement.

- Comment a été ta journée ?

Elle sourit paisiblement, sentant chacun de ses muscles se détendre lorsqu'il était près d'elle. Oui il avait changé le gosse de 16 ans, en mieux. Il avait ce corps massif, le sport, son travail qui demande des aptitudes physiques. Ses grandes mains qui tenaient le verre, elle sourit légèrement, il a l'air fort, et pourtant elle le voit encore comme un adolescent.

- Rien de très passionnant de mon côté...


Et disant ça elle prit son verre avec sa main droite, elle cachait la gauche, elle devait être foulée et elle ne voulait pas qu'il s'inquiète pour une idiotie qui ira mieux dans quelques jours. Elle boit cul-sec, et n'ose pas le regarder, glissant quelques regards à l'angle de sa mâchoire avant d'oser remonter lentement vers ses pommettes pour finalement soutenir son regard azure. Elle aurait eu le souffle court, si elle eut été normale. Ce n'était pas le cas, elle souriait, toujours avec lui, même quand elle ne le voulait pas.

_________________
Je suis exubérant, impardonnable. Rien ne peut m'arrêter. Rien ne me fait honte. Je suis irréfléchi, sans espoir, sans cœur, le vice incarné, un enfant sauvage, intrépide, impénitent, perdu à jamais.   @Anne Rice ≈©️ alaska.  

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MessageSujet: Re: Tu flottes et je te noie [Ellis]   Sam 20 Fév - 17:52

à bouche que veux-tu
Il finit sa garde à dix-heures. Il est épuisé de ne pas avoir dormi cette nuit. Il y a beaucoup à faire dans cette ville, et ils ont bien trop peu d’hommes. Comme il y a trop peu de policiers, trop peu de médecins, trop peu d’infirmier, d’ouvrier. Le Maire n’investit pas vraiment là-dedans, ça ne le concerne pas l’ordre au sein de la ville, pas via les services publics. Parfois il parvient à se mettre en colère contre les restrictions budgétaires. Quand il se retrouve impuissant face à un incendie dévorant une maison. Quand il perd quelqu’un, alors qu’avec plus de moyens, plus d’hommes, cette personne aurait pu survivre. Parfois il enrage, contre cette injustice. Nourrit par la colère de ses collègues et par leur impuissance, par l’épuisement. Ellis est fatigué de cette nuit. Une bête inondation de cave, alors on ne réveille pas la troupe, on se débrouille à deux. Mais le travail est plus lent, et plus dur, avec le père sur le dos pour se plaindre du travail trop lent à son goût. Parfois, ils se sentent vraiment traité comme des merdes, et dans ces moments-là, ces hommes ont un certain code, un langage qu’ils ont entre eux pour dédramatiser une situation. Une façon de parler qui les aide à passer au-dessus de tout ça.

C’est leur boulot. Aussi ingrat peut-il être parfois. Il ne changerait de voie pour rien au monde, Ellis. Peut-être la seule chose stable dans sa vie, la chose qu’il fait le mieux. Il n’y a cependant pas que son boulot de stable. Il y a aussi son amie, Joy. Il y a Joy. Toujours là, l’étrange amie, la fascinante et troublante amie. Il quitte la caserne le téléphone à la main. « Joy, c’est moi. » Il a un sourire aux lèvres, comme à chaque fois qu’il l’appelle. « J’aimerai passer à la maison, ma garde est terminée j’ai pensé à venir te voir, je peux ? » Elle accepte, d’une voix neutre, mais c’est normal chez elle, rien de bien étonnant. « Tu as quelque chose à manger, ou je commande pour nous ? » Rien dans son frigo, comme il s’y attendait. Parfois, Joy oublie de se nourrir, elle oublie simplement de faire les courses. Quand il raccroche, il dévie de sa route pour faire des courses. Deux steaks, des tomates, des airelles  et puis un sac de pommes de terre. Y’aura un peu de trop d’un peu de tout, mais elle pourra manger demain, au pire. Il ne s’inquiète pas du choix du vin. S’il n’y a pas de nourriture chez Joy, il y a toujours du bon vin.

Trente minutes après le coup de fils, il est à la porte de chez Joy. Elle lui ouvre, deux cocktails à la main. Elle lui en refourgue un avant de s’effacer pour le laisser entrer. Ellis l’embrasse à son tour, puis se dirige vers la cuisine pour y poser ses courses, il a ramené de quoi leur faire à manger. Il pose le sac, puis se dirige vers le canapé sur lequel il s’affale un peu, rompu de fatigue, le verre à la main. « Je viens de terminer une garde de 48 heures, je suis un peu fatigué, la nuit a été longue. » Et pour confirmer ses dires, il se met à bailler, à bouche béante. Elle vient s’assoir près de lui, mais elle le fuit un peu. Comme toujours, il lui faut un temps d’adaptation à sa présence, jusqu’à ce qu’elle ose plonger son regard dans le sien. Elle a bu son verre sans l’attendre, comme pour se donner une forme de courage. Joy, elle a besoin de courage pour être en société. C’est la femme la plus forte qu’il connait, mais quand ils sont seuls, tous les deux, dans l’intimité de leur amitié, elle a besoin de courage afin de réagir plus posément, plus humainement.

« Tout va bien ? Tu as l’air loin. » Elle n’est pas encore avec lui, il lui faut du temps pour redescendre. Alors il replace une mèche de ses cheveux derrière son oreille, pour la reconnecter avec lui. Il boit son verre, lui aussi, cul sec, avant de le poser sur la table basse. Il lui prend alors une main, entre les siennes, et il se met masser sa paume, ses doigts. Un geste habituel, naturel. « Je nous ai apporté de quoi manger. Je vais cuisiner ce soir. » Il sourit, un peu. « Je compte sur toi pour trouver le vin qui ira avec le plat. » Il se laisse aller contre le dossier du canapé, sa nuit se lit sur son visage. Les heures de sommeil qui lui manquent aussi. Mais il a l’habitude maintenant, ce n’est pas ça qui l’arrête. Mais il est bien content d’avoir sa journée de récup’ demain. « Je n’ai pas pensé au dessert par contre, tu veux un dessert ? » Il fronce un peu les sourcils, puis il baisse les yeux pour observer sa main entre les siennes. Il arrête de masser un peu, il voit des traces sur son poignet et remarque seulement sa réticence à se laisser aller. « Ton poignet est foulé. Comment t'as fait ça ? » Ellis est aussi secouriste, il ne peut pas louper ce genre de blessure.
(c) AMIANTE

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    AUX AUTRES LE CIEL BLEU
    De ces espérances chimériques dont la renommée enchante le cœur de ses esclaves, puisque nous n’emportons chez Pluton que la poussière dont nous sommes formés ©️ signature by anaëlle.

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MessageSujet: Re: Tu flottes et je te noie [Ellis]   Sam 20 Fév - 20:23

† Ellis & Joy.
J'aimerai oublier, mais quand je te vois, je me rappelle. Tu es trop vrai, tu as le goût des choses sacrées trop belle pour être touchées, alors cela me coûte quoi de briser ce que je ne peux avoir?



Tu flottes et je te noie
Elle est loin la princesse, elle le regarde sans le voir et sourit sans savoir. Ses yeux si clair, ce gestuel. Il a fait les courses pour eux, pour elle et il lui parle de son quotidien. Il est épuisé, ses traits sont tirés, il aurait besoin de se reposer, de se détendre. Ellis, il prend soin de tout le monde, sauf de lui, il ne pense pas à son bien, pas assez du moins. Pas de son coeur. Elle pense et songe à ces fois où elle le ramasse parce que d'autres le jettent, ces autre qui finissent étrangement avec des bras et des jambes dans le plâtre. Il baille, affalé, au bout de son rouleau, laconique, elle réponde peu. Oui, ça peut aller. Elle va. Un pied devant l'autre jusqu'au dernier pas qu'elle mettra dans sa tombe, en attendant elle est là, avec une blessure qu'elle tente de cacher. Elle boit son verre cul sec,l'alcool permet de lever les barrières de se détendre, mais il le voit. Il voit qu'elle n'est pas avec lui, qu'elle est dans à tête. Peut-il seulement comprendre sa peur ? Peut-il comprendre pourquoi elle ne peut pas se laisser aller ? Les émotions, les sentiments... c'est si aléatoire. On ne peut pas s'y fier, l'affection rend faible.

- Ca va je t'assure.


Ne pas l'inquiéter, elle s'efforce d'être convaincante, mais son regard fuyant la trahit. Elle le laisse toucher ses cheveux, fermant ses yeux pour cacher sa gène autant qu'elle profite de ce contact. Il est doux, bienveillant, il ne lui fera pas de mal. Jamais. Il prend sa main, elle arque un sourcil. Il ne prend pas la bonne, sa mâchoire se contracte, elle a mal. Elle ne dit rien, souriant paisiblement quand il parle de cuisiner. Joy aime le regarder faire, un homme chez elle, un homme qui prépare le diner. L’aperçut d'une vie qu'elle aurait pu avoir et qu'elle n'aura jamais

- Il vaut mieux que ça toi plutôt que moi.


Elle rit légèrement, avant de s'arrêter subitement. Elle comprenait que c'était un effort qu'il faisait. Il était épuisé, mais il prenait le temps de préparer à manger. Il faisait un effort pour elle, car il savait qu'elle oubliait de manger, tout comme elle oubliait de faire les courses. Son cœur se mit à battre un peu plus fort sans qu'elle ne sache pourquoi. C'est lui qui devrait la regarder cuisiner... mais dans ce cas ils risqueraient tous les deux une intoxication alimentaire. Quand il demanda si elle voulait un dessert elle secoua la tête pour dire non, elle ne voulait pas le déranger plus qu'elle ne l'avait fait. Elle baissa les yeux, et lui il remarqua. Il remarqua l'état de son poignet. Elle se pinça la lèvre, trouvant aisément un mensonge.

- Je suis tombée au travail, je me suis mal réceptionnée.


Elle retira soudaine sa main blessée pour qu'il ne s'en occupe pas d'avantage et se leva pour aller dans la cuisine, voir les bouteilles qu'elle avait, cachant à nouveau sa main.

- tu ne devrais pas t'inquiéter pour moi.


Non... il ne devrait pas. Elle n'en valait pas la peine. Pourtant elle le gardait égoïstement près d'elle, car être sans lui provoquait en elle une douleur vive et poignante. Elle soupira et prit une bouteille de Saint-Emilion, relevant sa tête vers lui avant de se figer et de sourire.

- Tu n'es pas ici pour travailler, j'irais à la pharmacie demain.



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MessageSujet: Re: Tu flottes et je te noie [Ellis]   Sam 20 Fév - 22:21

à bouche que veux-tu

Dire qu’il lui massait la main, délicatement peut-être, mais sa main blessé. Il n’avait même pas remarqué la crispation sur son visage, sur son sourire. Ni à quel point le mouvement était difficile pour elle. Il n’aime pas quand elle fait ça. Quand elle minimise au point de lui cacher une blessure simple à soigner. Elle lui échappe alors, reprenant sa main meurtrie. Le boulot. Oui, parlons-en de son boulot. Sa petite Joy bosse comme garde du corps au Casino Rosebud. Ce n’est pas si étonnant qu’elle se retrouve de temps en temps avec ce genre de blessure, là-bas. Ce n’est pas l’endroit le mieux fréquenté. Vigilance à toute épreuve. Précision. Savoir-faire. Prise de risque. Blessure aussi, parfois. Souvent. Il aime beaucoup sa Joy. Mais il la préfère entière, en sécurité. Cela dit, il n’oserait pas le lui dire. Elle le prendrait mal. Personne n’a le droit de douter de la force de caractère de Joy, pas même lui.

Elle s’échappe. Elle s’éloigne. Elle part dans la cuisine. Elle est partie choisir une bouteille de vin pour eux deux. Ne pas s’occuper de son poignet, ce n’est malheureusement pas dans les attributions d’Ellis. « Tu devrais être plus prudente au travail. » Dit-il d’un air distrait. Il est ailleurs, pas concentré sur la conversation en cours. Sans attendre son avis, Ellis se lève pour venir la rejoindre. Elle s’est encore éloignée de lui, pas physiquement non. Mais elle met une distance entre eux. Pour une simple foulure au poignet ? Elle devrait se détendre. Doucement, il vient saisir son bras d’abord, descendant sur son coude, puis vers son poignet, annonçant doucement la couleur. Ellis, depuis le temps, a appris comment prendre Joy, il a appris comment faire pour ne pas la braquer et se prendre un coup dans le nez parce que la manœuvre a été trop franche. Joy est un animal sauvage qu’il faut savoir apprivoiser avant de penser à l’approcher.

Les mains d’Ellis sont encore fraiches, il vient emprisonner le poignet blessé de la belle dans sa main. « Mais qui va prendre soin de toi, sinon moi ? » Il lui offre un clin d’œil complice. « Je te connais, demain tu utiliseras ton poignet comme si de rien n’était. Si tu veux bosser, laisse-moi m’en occuper. » Il penche la tête sur le côté, pour la convaincre. « A moins que tu sois prête à prendre quelques jours de congés ? » Il sourit, victorieux. Il sait qu’il va avoir gain de cause parce que Joy est incapable de prendre des vacances, ce n’est pas dans son vocabulaire. Elle deviendrait folle à tourner en rond ici, ou même en ville. Etre en vacances ne lui va pas. Elle en est incapable. Il n’a pas besoin d’insister plus, il la libère et s’éloigne en direction de la salle de bain. Il sait où se trouve sa pharmacie parce que c’est lui qui l’a installé et l’a remplie. « Assied-toi Joy. Laisse-moi m’occuper de toi. »

Quand il revient, elle lui avait obéit. Il sourit, satisfait. Il ne faut pas grand-chose pour faire plaisir à Ellis. Elle le sait bien, il n’est pas compliqué à vivre, Ellis. Il s’approche, et commence à appliquer un gel anti-inflammatoire sur sa peau, massant la zone meurtrie pour bien faire imprégner le gel. Il pose ensuite un bandage, habilement et délicatement. « Voilà. Fais attention à ton poignet s’il te plait. D’accord ? » Il s’approche encore, venant poser un baiser sur sa joue. Ellis est un homme plutôt tactile, en demande constante de contact. Et il doit se retenir, car avec Joy, c’est plus difficile. Il ne sait pas toujours – même aujourd’hui – quand il peut la toucher, quand il ne peut pas. Souvent, il doit la laisser venir avant d’oser l’enlacer un peu plus.
 
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MessageSujet: Re: Tu flottes et je te noie [Ellis]   Sam 20 Fév - 22:56

† Ellis & Joy.
J'aimerai oublier, mais quand je te vois, je me rappelle. Tu es trop vrai, tu as le goût des choses sacrées trop belle pour être touchées, alors cela me coûte quoi de briser ce que je ne peux avoir?



Tu flottes et je te noie
Être plus prudente. Elle était toujours prudente, c'était scientifique, mathématique et physique. Bon, il était vrai que son instinct de survie n'était pas des plus développer, mais il pouvait parler lui, il faisait un métier tout aussi dangereux. Elle avait piraté la radio de flic et pompier, elle était toujours informée de ses missions, et toujours elle avait peur quand il s'agissait d'un incendie. Elle avait sortie la bouteille, l'instant d'après il était près d'elle, saisissant son bras et descendant lentement vers son poignet. Le contact la fit se raidir sur le moment, mais elle se calme, ses muscles se détendant petit à petit. Ellis. Ce brun aux yeux si clair. Elle se pinça les lèvres. Il était aussi beau que le jour où elle l'avait remarqué. Ils avaient seize ans, le temps passe vite. Trop.

À se connaître depuis si longtemps, il devine si aisément ses failles, il sait où la toucher pour qu'elle faiblisse. Oui, demain elle ne serait pas allée à la pharmacie, elle aurait travaillé comme si de rien n'était au point d'empirer sa blessure. Vacance, elle ne connaissait pas ce mot, aussi à l'évocation de cette malédiction elle se fit obéissante. Comme une enfant, elle s'installa posément en l'attendant. Il était allé dans la salle de bains. Elle sourit. Il avait fait une trousse de secours pour elle, elle ne s'en servait jamais. Quand il était là, c'était lui qui la soignait,leurs emplois du temps respectif ne leur permettaient pas de se voir autant qu'ils le voudraient, mais ce soir il était là, il prenait soin d'elle.

Quand il revient, elle se laissa faire, l'observant. Elle sentait le contacte sur sa main, la douceur de ses gestes sûr. Puis elle le regarda lui. Ses cheveux sombre retombaient sur son front, elle avait envie de les toucher, mais elle devait se retenir. Il termina son œuvre, un baisé à sa joue, elle se mit à rougir légèrement.
Elle le regarda droit dans les yeux, se perdant quelque part entre leur deux regards si clairs et si purs, pas comme son âme à elle. Elle n'avait pas le droit de le contaminer, et pourtant. Elle sourit un instant de son beau sourire de travers, sa bouche partant toujours en coin, comme une malformation de naissance étrange.

- Merci Ellis...


Elle se redresse, hésite un instant et se décide à l'embrasser sur sa joue, pas si loin de ses lèvres, mais pas trop près non plus, juste de quoi laisser un doute, une émotion. Lentement, elle passa ses bras autour de lui et réfugia son visage au creux de son cou, respirant son odeur, son souffle régulier et profond percutant le creux de sa nuque avec chaleur, pressant son corps de femme contre le sien, cherchant sa chaleur, son réconfort, le bien-être qu'il lui a toujours apporté. Doucement elle se détendait, son coeur si mesuré d'habitude battait plus fort comme pour prouver son existence, pour hurler qu'il était vivant.

Du bout de ses doigts, elle caressait, la naissance de ses cheveux sombre dans sa nuque. Il était beau comme un enfant, doux comme un chocolat chaud durant les jours de pluie. Ellis. Elle en oubliait le temps. Il est des instants qui ont un goût d'éternité, elle savourait celui-ci. Combien de temps s'étaient écoulés ? Elle ne le savait pas. Hébétée, elle le relâcha lentement, comme si elle regrettait cet éloignement.

-Je dois te laisser cuisiner je crois....


Elle avait chuchotée ces mots à son oreille avant de le regarder droit dans les yeux, féline. Elle recula un peu avant de déboucher la bouteille, laissant le vin s'éventer pour libérer sa saveur et son parfum après l'avoir versé dans un décanteur.


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MessageSujet: Re: Tu flottes et je te noie [Ellis]   Jeu 25 Fév - 13:11

à bouche que veux-tu

Ellis la libère. Quelques secondes plus tard, un doux baiser vient effleurer sa joue, juste sur le coin de ses lèvres. Il sourit. Il est ravi qu’elle se détende enfin, il sait comment la prendre, il sait comment faire. Il est tellement fier de savoir comment faire pour la ramener dans le monde des vivants. Joy s’éloigne tellement parfois, que cela lui fait peur. Il craint un jour de ne pas savoir la ramener. Qu’elle s’enfonce dans son monde, qu’elle se détache de tout sentiment. Comment ferait-elle ? Le jour où même lui ne serait pas capable de la ramener sur terre ? Comment tournerait-elle ? Ça lui fait peur, à Ellis. Elle sombre un peu plus de jour en jour. Avant, elle pouvait faire l’illusion auprès d’autrui. Maintenant, maintenant c’est dur. Il faut qu’il soit là pour qu’elle sourit. Il faut qu’il soit là pour que brille dans ses yeux un semblant d’humanité. Un tel constat le rend triste, pour elle. Mais il ne la lâchera pas, jamais.

Puis elle s’approche, contre toute attente elle se glisse dans ses bras. Elle se réfugie au creux de son cou et se glisse au plus proche de lui. Il hésite un moment, puis l’entoure de ses bras également en sentant son corps se détendre contre le sien, jusqu’à mouler parfaitement ses courbes. Sa main vient caresser sa nuque et Ellis réprime un frisson. Cela dit, lui reste prudent, il garde ses mains sur sa taille et dans son dos. Joy n’a pas de demi-mesure, c’est tout ou rien, mais ça ne veut pas dire qu’elle est vous fait des avances. Il faut savoir faire la différence de temps en temps. Avec elle, il sait. Elle s’attarde dans ses bras, cela dit. Et plus elle s’attarde, plus quelque chose se réveille chez lui. Et si elle continue, à se presser comme ça contre lui, la situation va devenir gênante. Ellis est un homme comme un autre, et Joy. Joy est très belle. Et tellement… unique.

Mais elle se détache enfin, elle s’éloigne et le libère. Il doit cuisiner, oui. Elle va ouvrir le vin, parce qu’il est temps de réinstaller une distance entre eux. Mais elle lui a ouvert la porte ce soir, il sait qu’il peut à nouveau se glisser près d’elle sans que ça ne la perturbe de trop. Parce qu’elle lui a ouvert la porte. « C’est vrai, je dois cuisiner. Tu m’aides ou tu me regardes ? » Il commence alors à s’affairer, à prendre les courses qu’il a faite et à se servir dans les armoires de cette cuisine que lui seul devait connaitre par cœur. Parce que Joy ne cuisine pas, il n’est même pas sûr qu’elle sache où se trouve les casseroles sauf quand il est là pour les sortir. Il se met à son affaire, sortant les couteaux et se mettant aux fourneaux. Dans une trentaine de minutes, leurs assiettes seraient prêtes, sous le regard attentif de son amie.

« A quoi tu penses en me regardant comme ça ? Parce c’n’est pas que je n’aime pas me sentir tout nu, mais je te sens me scruter et tu as un regard assez indéfinissable. » C’est connu, Ellis n’est ni prude, ni pudique. Il pourrait se balader à poil toute la journée sans que cela ne le préoccupe. Même s’il n’est pas chez lui. Mais il faut bien admettre quelque chose : cet appartement n’est vivable que parce qu’il est passé dans le coin, et uniquement parce qu’il a pensé à ces petits détails de la vie quotidienne auxquels elle n’aurait jamais pensé. Parce qu’elle ne vit pas comme tout le monde. Il s’occupe de faire cuire la viande, mais il lui jette des regards à la dérobée. « Reste avec moi, Joy, ne pars pas dans ton monde. » Je lui souris, tranquillement. L’air de rien.
 
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MessageSujet: Re: Tu flottes et je te noie [Ellis]   Jeu 25 Fév - 14:18

† Ellis & Joy.
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Tu flottes et je te noie
Elle se sent bien entre ses bras, elle s'y est toujours sentie en sécurité. Ellis lui donnait l'impression d'être un barrage entre elle et le monde, ou un pont. Il lui traduit le monde extérieur pour elle et en même temps il la préserve de ce trop-plein de bruits et d'émotions. Elle presse son corps contre lui d'avantage quand elle sent ses bras se refermer sur elle. Pourquoi ne pouvait-elle pas rester ainsi pendant des heures, pendant une vie ? Parce que la vérité lui fouette le visage et le balaie aux quatre vents : Elle n'est pas faite pour cette vie, pas faite pour être si proche de lui. Ellis, il est fragile, il est faible, il ne pourrait jamais supporter sa vraie vie. Il pourrait être blessé de tant de manières.

Elle le libère en songeant à cela. L'observant faire avec un regard attentif pendant qu'elle décante le vin, elle observe sa baie vitrée qui donne une vue superbe sur la ville, son terrain de jeu et de chasse. Est-ce qu'un jour elle ne devrait pas tout simplement partir et quitter sa vie ? Elle tourna sa tête vers lui, laissant échapper un léger rire qui n'avait rien à voir avec la gravité de ses pensées.

- Je préfère te laisser faire... Il faut que je ménage mon poignet si je dois encore casser des nez demain...

Elle sourit en le laissant faire, elle ne prit que le temps de se faire un autre cocktail et boire en le regardant faire. Elle soupirait légèrement, il était beau Ellis Elle l'avait toujours trouvé beau. Elle sourit légèrement en repensant à la fois où ils avaient bien failli coucher ensemble quand elle logeait dans sa famille, et son regard dévia vers ses fesses musclées, rondes.. moulées dans son pantalon. Elle ferma un court instant les yeux pour penser à autre chose, elle n'avait pas ce genre de besoin primaire, instinctif et bestial. Elle but d'une traite son verre. Il venait de lui poser une question, et elle avait peur de donner la réponse, alors elle se taisait comme toujours. Ce qu'elle fit pourtant c'est s'approcher de lui, se mettre au plus près pour le regarder faire, observer ses mains grandes.

- C'est juste que je te regarde Ellis, tu te sens peut-être mis à nue car tu ne peux pas te cacher avec moi.


Elle le connaissait depuis trop longtemps, elle avait vu trop de choses de lui, trop de facettes, trop de ses aventures pour qu'elle l'ignore, pour qu'elle ne le devine pas, pour qu'un jour ça ne la blesse pas. Elle l'avait vu ce soir-là, à l'orgie. Sans savoir pourquoi ça lui avait fait si mal, pourtant elle savait qu'il en voyait d'autre qu'elle, elle savait qu'elle n'était et ne serait jamais que sa bonne amie, la meilleure. Rien de plus. Alors pourquoi elle a eut si mal à le voir entourer d'autres ? A voir ses mains toucher et effleurer ces tissus de chair ? Elle ferme un court instant les yeux et il parle à nouveau. Rester avec lui. Elle rouvre ses yeux polaires et sourit légèrement.

- Je suis là, ne t'en fais pas.


Elle se pinça les lèvres, elle savait qu'il savait, non pas pour l'orgie, mais pour sa tête. Il savait qu'elle se réfugiait de plus en plus dans son univers, dans son mind palace, et elle avait de plus en plus de mal à en sortir. Elle le regarda, droit dans les yeux, intensément. Comment il fera quand elle ne reviendra plus ? Comment cela sera sans elle ? Et comment elle s'en sortira sans lui ? Elle respire lentement, mais intensément. Ses questions se suspendent entre leur regard, elle sait qu'il comprend ce qu'elle ne dit pas en cet instant. Comment de rien, elle avance vers lui et caresse son épaule en passant avant de prendre deux assiettes pour mettre la table.

- Tu veux dormir avec moi ce soir ?


Elle n'avait qu'une chambre, qu'un lit. Il y avait le canapé, mais il était trop fatigué, le corps trop tendu de sa garde... et ce n'était pas comme si c'était la première fois qu'ils dormaient ensemble.

- Je te ferais couler un bain après manger, ça te fera du bien aussi, je crois que j'ai des vêtements à toi aussi...


Elle se tapote la lèvre inférieure avec son indexe, avant de le regarder en souriant, pendant un instant retrouver son insouciance et être elle, juste elle, la fille qui était folle au lycée, qui avait été rejeté par sa famille mais qui était si vivante, si prête à se battre, habitée par la fureur de vivre.

- Tu as si peur de me perdre Ellis ?

Elle disait cela sérieusement avant de rire légèrement comme pour balayer le sérieux, terminant de mettre la table, l'embrassant sur la joue en passant. Elle était courageuse, où alors inconsciente, pour elle, il n'y avait jamais de risque, seulement des probabilités, des statistiques et quelque chose de si inéluctable à la vie. Comme quand on se sait malade au point que la vie nous quittera un jour, elle savait qu'un jour, elle ne serait plus que dans sa tête. Sera-t-elle seulement un jour capable de parler encore ? De voir les visages ? Elle avait son encre, c'était Ellis, mais un jour il lui échappera, et elle n'aura plus personne, seulement elle, elle et son esprit hors norme.



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MessageSujet: Re: Tu flottes et je te noie [Ellis]   Lun 29 Fév - 22:41

à bouche que veux-tu

Ellis cuisine à son aise, sous le regard attentif de la jolie blonde. Elle promène son regard sur lui, et il fait semblant de rien, pourtant il sent l’analyse critique au plus profond de lui-même. Il ne sait pas vraiment pourquoi il est à ce point mal à l’aise, alors qu’elle le regarde, il pense qu’elle ne le voit pas vraiment. Elle est si froide, parfois, désintéressée. C’est aussi difficile pour lui d’être passé au crible par la seule femme qu’il désire vraiment, et qui ne veut pas de lui. Il a seulement l’impression de passer au scanner, sans aucun autre sentiment. Ça, ça le perturbe. Mais il l’ignore. Ce n’est pas grave, ce n’est pas si important. Du moment qu’il peut faire partie de sa vie. Il peut encore s’en contenter. Mais combien de temps, c’est encore une autre question. Mais cela fera bientôt vingt ans qu’ils se connaissent, vingt ans qu’il lui court après. De façon tout à fait maladroite, mais cela fait bien vingt ans qu’il se lance, puis qu’il renonce aussi sec, bien trop vite que pour se rendre compte des réactions de Joy, de ses vraies réactions.

Mais c’est vrai, il ne sait plus se cacher d’elle. Ellis est un livre ouvert, toutes ses pensées se lisent sur son visage, dans ses gestes, dans son regard et ses sourires. Il est facile à déchiffrer. Un instant leurs regards s’accrochent, elle le dévisage et le sonde. Comme si elle savait quelque chose qui ne devrait pas se dire. Comme si elle lui en voulait. Tu veux dormir avec moi ce soir ? Cette demande le surprend, mais il finit par lui sourire. « Si tu en as envie. » Ca leur arrivait encore bien parfois, et il doit avouer ne pas avoir le courage de rentrer jusque chez lui. Soudain, ce sont les 48 heures de gardes qui lui tombent sur les épaules. Il sera content de coucher ici ce soir. « Mais seulement si tu ne bosses pas trop tôt demain, j’n’ai pas envie d’être réveillé à quatre heure du matin. » Il ponctue d’un clin d’œil complice. Il la connait bien. Elle met la table tandis que lui termine son plat, coupant les plaques de cuissons.

Je te ferais couler un bain après manger, ça te fera du bien aussi, je crois que j'ai des vêtements à toi aussi... Il lève la tête vers elle alors qu’il apporte les plats à table. Il s’installe et les sert tous les deux – généreusement. Il a la dalle, et puis elle, elle ne devait pas avoir beaucoup mangé de la journée. « Eh bien, quelles généreuses attentions, Joy. Je ne dis pas non. Toute façon, j’allais devoir prendre une douche » La douche à la caserne n’est en rien relaxante, juste de quoi se sentir un peu plus propre, mais rien ne vaut un bon bain relaxant. Puis soudain, comme un cheveu sur la soupe, elle lui pose une question difficile. Peur de la perdre ? Oui, tous les jours il s’inquiète. Mais au lieu de le lui dire, il pose un grand sourire tendre. « Ne t’en fais pas des montagnes, ma belle, c’est juste que je me sentirai bien seul si tu n’étais plus là pour écouter mes déboires. » Il pique une bouchée de viande dans son assiette et l’amène à ses lèvres. C’est ironique, pour cacher son inquiétude. Oui, il a peur de la perdre un jour, mais il ne le dira pas. « Alors, c’est bon ? T’avais mangé aujourd’hui ? » Il sourit, amusé. Mais il revient à son regard transperçant. « J’ai l’impression que tu veux dire un truc, mais que tu n’oses pas. Depuis quand tu n’oses pas me parler ? »
 
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MessageSujet: Re: Tu flottes et je te noie [Ellis]   Mar 1 Mar - 0:33

† Ellis & Joy.
J'aimerai oublier, mais quand je te vois, je me rappelle. Tu es trop vrai, tu as le goût des choses sacrées trop belle pour être touchées, alors cela me coûte quoi de briser ce que je ne peux avoir?



Tu flottes et je te noie
Joy l'observait, Joy le devinait. Lui, il ne la comprenait pas, car elle était semblable à une japonaise dans l'âme, elle ressent plus qu'elle n'exprime. Que ressens-elle ? De la douleur, de la passion, du vide, un vertige, la crainte. Quand elle le regarde lui que ressens-elle ? Du désir, maladie charnelle, de l'instinct de protection, jamais elle n'avait eu à ce point besoin de protéger quelqu'un, de le protéger de lui, des autres et d'elle. La déception à le voir se perdre dans le bras des autres, à le voir venir vers elle, la faire espérer pour finalement se noyer sous d'autres lèvres, vagabonder sur d'autres peaux que la sienne. Douleur. Elle se hait à ressentir toutes ces émotions qui la rendent faible, elle se hait à se voir malheureuse quand elle le voit, quand elle l'a vu à l'orgie. Elle sait qu'il voit d'autres femmes, d'autres hommes, mais c'est une chose de savoir, et une autre de voir. Pâlement elle sourit quand il accepte de dormir avec elle, esquissant un de de ses sourires indéfinissables. Joy, elle se recroqueville contre lui quand elle dort, il est son ultime rempart contre le monde extérieur, contre ses cauchemars. Elle le voit épuisé, fatigué son Ellis, il travaille trop, trop tard, trop durement. C'est un homme, il a les épaules pour cela, pourtant il est plus faible qu'elle. Cela la tue.


- Ne t'en fais pas je ne bosse qu'en début d'après midi, comme toujours je me lèverais avant toi, j'en profiterais pour aller courir et ramener du café ?


Pendant un instant, pendant qu'il la serre et que son regard croise le sien, elle le regarde, tendrement. Elle lui sourit avec une douceur qu'elle a de plus en plus rarement, mais qui réapparaît quand il reste de plus en plus avec elle. Intensément elle le regarde alors qu'elle met une fourchette dans sa bouche. La nourriture était délicieuse, autant que l'homme face à elle.

- Avec quelque huiles essentielles ça te détendra les muscles aussi... J'aime juste prendre soin de toi, c'est tout...


C'était tout, mais tous les deux savaient que c'était plus complexe qu'il n'y paraissait. Seul lui avait droit tant de ses attentions. Il est beau Ellis en homme d’intérieur qui s'occupe d'elle, qui rend cet immense appartement vivant, qui la rend vivante. Elle ne se l’avouera jamais, jamais elle ne pourra le reconnaître, mais pendant quelques secondes, c'est amoureusement qu'elle le regarde. Sentiment controversé pour elle. La tête et le cours font sablier, on utilise toujours l'un au détriment de l'autre, mais l'humour douteux de son ami inverse la tendance. Son regard se brise, redevant plus froid et distant.


- Je ne suis qu'une oreille attentive alors...

Elle se sent légèrement déçue. Non, pas légèrement. Cela la blesse, ça la blesse vraiment, et la seule chose qui le montre et la simple façon dont elle baisse ses yeux vides vers son assiette. Un instant elle se déconnecte de son corps, elle se déconnecte pour ne pas sentir la souffrance, pour rassembler ses idées avec intelligence. Elle sait qu'elle n'est qu'une amie, rien de plus, elle doit prendre donc les paroles à proprement parler, ceux d'un ami, envers une amie. Rien de plus. Elle piqua de la viande, saignante, comme elle l'aime, tendre, c'était du beurre à couper.

- J'adore... tu cuisines toujours aussi bien Ellis... et ce n'est pas que mon ventre vide qui parle.


Elle relève ses yeux et sourit, courageuse et vaillante, ravalant sa tristesse. Il la connaissait, elle mangeait à peine, une pomme par-ci, une barre protéinée par là. Elle ne savait pas se faire à manger, et même mettre un plat dans la micro-onde, c'était toute une aventure.... ayant déjà mis un repas recouvert de papier aluminium... elle avait bien failli faire cramer son appartement. Depuis quand elle n'osait plus lui parler ? Comment pouvait-il savoir ? Comment deviner ? Ne voit-il pas ce qu'il lui fait subir ? Non, non car il pense qu'elle ne l'aime pas, qu'elle ne veut pas de lui. Joy, elle s'ouvre, pas longtemps, mais elle le fait, mais lui, il s'en va quand elle est si près de se donner à lui. Mauvais minutage, mauvaise fréquence radio.


- C'est juste que je ne sais pas comment le dire, ni même si cela est légitime venant de moi...


Qui était-elle pour critiquer sa conduite ? Ce n'était même pas une critique dans le fond, c'était juste l'expression de fait. Il avait été là ce soir précis. Elle l'avait vu, c'était un fait, l'action qu'il avait posé était un fait. Mais la façons dont elle voulait le dire, sa colère, l’indignation, c'était a perception subjective qui parlait. Etait-elle en droit de se positionner ainsi ? De lui faire la morale ? De lui dire que ce comportement qu'il avait n'allait pas le rendre heureux ? Qui était-elle pour lui dire ça ? Son amie, juste sa meilleure-amie. Pourtant il était une chose qui ne lui venait pas à l'esprit. La douleur qu'elle avait ressenti, la rage, la colère. Elle avait serré les poings si fort à s'en faire blanchir les jointures. Pouvait-elle lui parler de ça ? Non. Elle n'en n'avait aucun droit, car elle n'était que l'amie. Une amie ne doit pas souffrir face à ça, une souffrance qui ressemble à celle causée par la trahison.

-Je crois que je préfère garder certaines choses pour moi, Je... enfin tu sais que je ne suis pas très douée en communication.


Elle se pince les lèvres avant de se mordiller celle inférieur, se resservant un verre de vin avant de le servir lui, buvant cul-sec par habitude, par besoin de courage pour oublier un instant la peine, la fatigue. Elle relève ses yeux vers lui, transperçant les siens avant de sourire avec le courage du blessée, un air de madone qui pardonne en dépit de la peine, en dépit de la rage qui coule dans ses veines. Car certains neuropeptides savent balayer l’indignation et donner le courage de regarder avec une affection profonde la personne en face, telle que l'ocytocine. Elle le regarde.

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MessageSujet: Re: Tu flottes et je te noie [Ellis]   Jeu 3 Mar - 19:40

à bouche que veux-tu

Il lui sourit, amusé. C’est vrai que peu importe l’heure à laquelle elle doit se lever, Joy fait partie des lève-tôt. Il ne sait pas si elle a déjà réussi à se faire une grasse matinée un jour, en tous cas, jamais avec lui. Qu’au contraire, Ellis a un sommeil de plomb, et à moins qu’elle ne cherche à le réveiller pour l’éjecter de chez elle, il sait toujours se rendormir. « T’as déjà essayé les grass’mat’, Joy ? Essaye, c’est bien, de rester au lit et de paresser avec moi. » Il ponctue d’un clin d’œil amusé. Il dit ça dans le vent, il sait bien qu’elle n’est pas capable de rester à ne rien faire, allongée dans un lit. Il n’a jamais rencontré de femme qui s’ennuyait autant dans un lit. Et qui n’avait jamais une petite idée derrière la tête en l’invitant à partager sa couche. Jamais Joy n’a tenté de le provoquer, de le charmer un peu, de lui montrer une petite ouverture. Jamais. Et peut-être que ça ne lui est jamais venu à l’esprit, c’est possible, ne voyant chez Ellis, que son vieil ami d’enfance. Souvent, il s’en vexe, mais dans le fond, il ne veut pas perdre tout ce qu’il a avec elle, même s’il peut être parfois maladroit et que ses propos ne sont pas toujours bien compris. Tout comme étaient mal pris ses mots, quand il lui dit de ne pas se faire de film quand il lui demande de rester avec lui. Joy et le second degré, pour certains sujets, cela semblait difficile à comprendre.

« C’est pas ce que je voulais dire, Joy. Tu n’es pas que mon épaule pour pleurer. C’est un peu du second degré, tu sais ce que c’est du second degré, non ? » Je m’amuse un peu à ses dépens, lui offrant un sourire angélique. Ma main parcourt l’espace au-dessus de la table pour venir se poser sur la sienne. « Joy, tu es bien plus que ça. Je ne prendrai pas le risque de te perdre. » Tu le saurais si tu regardais vraiment. Mais ça, il ne le dit pas, n’osant pas aborder un sujet pointilleux. Plusieurs fois, il s’y est déjà risqué, pour se heurter à un mur. De moins en moins il tente sa chance, jusqu’au jour où il ne tentera plus. Jusqu’au jour où il en aura assez de se prendre un non catégorique, jusqu’au jour où il en aura marre qu’elle lui échappe et qu’il finisse par véritablement s’intéresser à quelqu’un d’autre. Cela dit … Il garde ça pour lui. Il se raisonne. Joy n’est pas pour lui. Elle ne veut pas de lui. Ils ne viennent pas du même monde, même s’ils se connaissent par cœur. Ca ne peut pas marcher, hein ? C’est elle qui le lui a dit. Et il la croit. Peut-être stupidement.

Elle tente de s’ouvrir, de lui parler. Mais elle ne dit rien de vraiment engageant. Elle est évasive et s’échappe. Elle se sert un verre de vin, puis le sert. Ellis la regarde vider son verre cul sec. « Tu me caches quelque chose… Mais je suppose que tu me parleras quand tu le sentiras ? » Il ne veut pas la forcer. Il n’a jamais été pour la forcer à parler, ce n’est pas comme ça qu’il arrive à ses fins avec elle. Il la laisse venir à elle, toujours, même s’il ne se montre pas toujours très patient, il fait de son mieux, avec les moyens du bord. Pour tout, il y arrive. Ce n’est que quand le sujet de leurs sentiments respectifs est abordé qu’il faiblit et saute sur la première occasion pour oublier l’affront et le rejet. Il ne fait que fuir, dans le fond, plutôt que de se battre. Ça dure depuis si longtemps. Il reprend une autre bouchée de viande, une gorgée de vin rouge. « C’est grave ? Sur une échelle de 1 à 10, tu dirais quoi ? Juste pour voir si je dois m’inquiéter un peu. » Il sourit. Dans le fond, même s’il est inquiet, il sait que d’eux deux, elle est le plus à même de prendre soin d’elle-même.

 
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MessageSujet: Re: Tu flottes et je te noie [Ellis]   Jeu 3 Mar - 20:52

† Ellis & Joy.
J'aimerai oublier, mais quand je te vois, je me rappelle. Tu es trop vrai, tu as le goût des choses sacrées trop belle pour être touchées, alors cela me coûte quoi de briser ce que je ne peux avoir?



Tu flottes et je te noie
Joy ne pleurait pas. Jamais. Enfant, elle était tombée d'un arbre. Fracture. Elle avait hurlé, puis serrée les dents, mais jamais une larme n'avait foulée le sol de sa joue. Quelquefois quand elle voyait Ellis pleurer par le passé, elle ne comprenait pas. Loin de vouloir rester dans son ignorance, elle lui avait demandé pourquoi de l'eau salée coulait sur son visage. Il n'était pas blessé, il ne saignait pas. Alors, il lui a raconté. C'était son cours qui saignait. L'image avait semblé si abstraite à la blondinette. C'était étrange alors de voir quelque quelques jours en arrière, dans sa chambre, devant le miroir baroque, une seule et solitaire larme avait fendillé son visage. Cette vision l'avait profondément choqué. Elle avait compris. On a beau nous expliquer, quelquefois il faut vivre les choses pour les comprendre. C'était lancinant, cette douleur. Aigu au début, puis lentement elle devient plus longue, plus pesante, la gorge se serre, on suffoque. Une seule larme, une seule peine. Ravalée, refoulée, mais là devant lui, elle n'en montre rien. Jamais elle n'a pleuré devant Ellis et elle ne pouvait pas imaginer qu'un jour cela arriverait. Il lui échappait. Il lui avait toujours échappé. Elle esquissa un doux sourire. Tendre. Une grasse matinée à coté de lui. Elle en était incapable, il le savait. Elle avait besoin de courir, d'être utile, alors quoi de mieux que de lui préparer le petit-déjeuner comme elle le faisait à chaque fois qu'il dormait chez elle ?

- Tu serais vraiment prêt à sacrifier un bon café avec de la viennoiserie sortie du four du boulanger ?


Elle aussi, elle le taquine, elle apprend avec lui, souriant en voyant sa main sur la sienne, sentant un frisson lui parcourir l'échine avec ce simple contact et les mots qu'il prononce. Il ne prendrait jamais le risque de la perdre. Prouve-le, elle voulait le lui dire. Mais sa gorge se serra, elle avait du mal à avaler sa salive. C'était trop de lui parler, de lui dire tout ce qu'elle pensait. Combien de temps allait-elle tenir avant de craquer ? Doucement, elle prit les devants, elle entrelaça leurs doigts, caressant les siens, les mêlant. Elle observait cet échange de peau avec un air indéfinissable sur le visage angélique. De la tendresse ? Un émerveillement soudain ? Elle s'en mordilla légèrement la lèvre inférieure. Petit bouche gourmande.

- Ca me fait du bien de l'entendre, je crois. Je sais que tu fais attention à moi Ellis, j'ai bien vu que tu as fait beaucoup à manger pour que j'en ai encore pour quelque jours.


Elle releva ses yeux vers lui pour le regarder, lui et ses sublimes yeux bleus. Il prenait soin d'elle. Aime-moi putain. Non. Ne pas dire cela. Elle ne pouvait avoir quelqu'un dans sa vie, elle ne pouvait pas vivre avec un homme, Ellis. Elle ne pouvait pas le perdre, et son travail était trop dangereux pour prendre le risque. Elle serra un peu plus fort sa main. Elle ne voulait pas le perdre. Elle serrait fort, elle le relâcha en voyant les jointures blanches.

- Pardon... je suis désolée, pardon... je suis nulle.


Si ce n'était pas les autres qui allaient l’abîmer, ça serait elle. Non, elle ne voulait pas être la cause de sa destruction. Elle mange, picorant dans son assiette avant de boire cul sec. Elle soupire légèrement, se passant une main dans sa cascade de boucle.


- Oui, au bon moment.

Elle sembla hésiter à en dire plus. Mais finalement il lui donnait un bon compromit.

- Cette échelle doit être émotionnelle ou intellectuelle?

Elle avait parlé trop vite. Mais elle devait bien savoir. Mais de ce fait elle lui donnait un léger indice Elle se mordit la lèvre et ne lui laissa pas le temps de répondre.

- Intellectuellement 8. Émotionnellement 0.

Menteuse. Elle l'entend cette voix dans sa tête qui lui hurle sa duperie. Elle secoue sa tête, elle devait se ressaisir, être forte. Forte pour lui. Elle le regarde longuement tout en terminant son assiette, se prenant un autre verre de vin. Elle sentait son cerveau déconnecter un peu et ça lui faisait du bien.

- tu veux une pomme pour dessert ?


Elle change de sujet tout en se levant, restant planté devant son frigidaire ouvert. Figée dans une pensée. L'avoir chez elle comme cela. Que serait leur vie si elle,avait accepté d'être sa petite amie quand elle avait 17 ans ?Faire des enfants, un mariage peut-être ? Même s'il n'aimait pas ça. Elle n'aurait peut-être jamais connue la rue, les mauvais coup. Elle aurait été une honnête femme. L'alcool coulait dans son sang, elle pouvait presque toucher des petites têtes brunes. Beurk. Son ventre n'était pas une machine. Son ventre ne pourrait jamais héberger la vie, car elle est la mort. Elle prit une pomme et la donna à Ellis. Caressant légèrement ses cheveux sombres au passage. Elle avait sa carrière. Elle était parfaitement heureuse ainsi, sans hommes, sans enfant, personne pour regretter sa mort. Mensonge. Il allait la regretter. Assise à nouveau, elle observait l'homme en face d'elle. À ses lèvres, elle buvait un autre verre de vin.

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MessageSujet: Re: Tu flottes et je te noie [Ellis]   Ven 4 Mar - 17:13

à bouche que veux-tu

Ellis continue de manger, détaillant son visage pour mémoriser ses traits. Ses traits arrondis et fins, ce petit nez pointu et légèrement retrousser. Joy est une belle femme. Puis ses yeux, d’un bleu unique et particulier. Il n’en a jamais trouvé de pareils. Ça lui avait de suite frappé à ses seize ans. Ses grands yeux bleus. Il lui sourit, amusé par ses tentatives d’humour. « Oh, on serait allé chercher les viennoiseries ensemble pour une fois, on aura profité du lit tous les deux. » Un nouveau clin d’œil. Il n’oserait pas les véritables sous-entendus, mais il n’est même pas sûr qu’elle les entende, en fait. Joy ne fait jamais dans la dentelle, personne ne pourra lui reprocher un quelconque manque de clarté. Du moins, c’est ce qu’il pense à son propos.

Ses doigts viennent chercher les siens, faisant baisser les yeux d’Ellis sur leurs mains entrelacées. Il se laisse faire et laisse la vague de sensations l’envahir au passage, apaisant les traits de son visage. Quand elle le remercie, il la regarde et lui sourit. Mais un moment, il eut presque l’impression de voir son regard trembler. Ses doigts se crispent autour des siens, il la serre en retour, ne sachant pas si elle en a besoin ou non. Mais elle finit par le lâcher rapidement en se confondant en excuse. Il ignore quel message elle tente de lui faire passer, elle s’échappe encore. Elle embraille, passe à une autre question alors qu’il continue à achever son assiette. Il sourit quand elle se dévoile un peu. Mais il ne dit rien, il la laisse venir. Toujours.

Intellectuellement 8. Émotionnellement 0. Il la regarde. Menteuse. « Tu ne peux pas être émotionnellement à zéro, Joy. Sinon c’est que je dois vraiment m’inquiéter pour toi. » Le repas se termine alors, elle s’échappe encore. Elle se lève et lui propose une pomme pour le dessert, s’attardant derrière lui en laissant trainer sa main sur son épaule. Elle lui dépose la pomme devant son assiette, mais il n’en a pas envie. Il la fait tourner dans sa main un peu, sans grande envie. « Non pas vraiment. » Il la redépose sur la table et se lève en s’étirant, baillant largement. Elle, elle s’envoie un nouveau verre de vin sans même s’en rendre compte. Il sourit. « Bientôt il n’y aura plus aucun inhibition chez toi, tu me révéleras tous tes petits secrets. » Dit-il, taquin. Il vient se glisser dans son dos, elle pose ses mains sur ses épaules et embrasse le haut de son crâne. « Je vais faire couler le bain, je n’irai pas me coucher tard. » Puis il s’éloigne vers la salle de bain. « J’ai cuisiné, c’est toi qui fait la vaisselle ! » Comme de bien entendu.

Quand il arrive dans la salle de bain, il ferme la porte pas tant pour s’isoler d’elle que par habitude. Mais il est vrai que pour le coup, se retrouver seul un moment lui renvoie toute sa fatigue en pleine figure. Il tourne le robinet d’eau chaude et verse les huiles qu’elle a préparées sur le rebord de la baignoire. En attendant que la baignoire se remplisse, il s’assied par terre en s’appuyant contre le mur et ferme les yeux, un moment qui lui semble durer une seconde. Mais en réalité, le silence et la fatigue l’accablent et il s’endort un peu. Il ne se réveillera que quelques petites minutes plus tard quand Joy, inquiète de ne pas l’entendre répondre à sa question ouvre la porte à la volée. « Désolé » dit-il en relevant la tête. « Je crois que je me suis endormi pendant que l’eau coulait. » A propos d’eau, il était temps de couper le robinet. Il se redressa sur ses genoux et coupa l’eau, s’affaissant un peu sur le rebord, il baille encore une fois. Il se fait un peu comédien : « Je vais avoir du mal à me déshabiller maintenant. A ce propos, tu vas regarder ou me laisser seul ? » Je lui lance un regard intrigué.

 
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MessageSujet: Re: Tu flottes et je te noie [Ellis]   Ven 4 Mar - 19:36

† Ellis & Joy.
J'aimerai oublier, mais quand je te vois, je me rappelle. Tu es trop vrai, tu as le goût des choses sacrées trop belle pour être touchées, alors cela me coûte quoi de briser ce que je ne peux avoir?



Tu flottes et je te noie
Elle leva les yeux au ciel. Ellis. Inimitable Ellis. Ils feraient quoi dans ce lit après tout ? Outre se réveiller et parler ? Ils pouvaient parfaitement le faire debout, attablé. Que faire d'autre ? Elle ne voyait pas. Elle n'avait jamais vue. Elle ne rétorqua que par un sourire tendre et moqueur, mordillant sa lèvre inférieur avant de se résoudre.

-Que vais-je faire de toi cher et tendre Ellis ?


Elle soupira. Leurs doigts entremêlé qui se touchaient, s'effleuraient, danse sensuelle qui ne la laissait pas indifférente et la ravageait. Ellis. Elle ne voulait pas le perdre, pas lui, et pourtant. Était-ce le seul moyen de le préserver, de le protéger ? De quoi ? De qui ? D'elle, de sa vie. De lui. Il serrait plus fort lui aussi. Un seul corps pendant un instant elle avait réussi à ne plus distinguer les limites de son corps et du sien. Elle le lâcha, s'excusant. Elle avait eut peur de lui faire mal le serrer si fort. Elle ne le voyait pas fort Ellis, pourtant il était pompier. Elle n'arrivait pas à l'imaginer solide, lui qui souffrait tant dans son cœur. Elle ne le voyait pas un jour se battre vraiment pour quelqu'un. Pour elle. Elle avait peur de le casser, si elle le serrait trop fort. Fissurer la jolie tasse de porcelaine.
Il l'avait percé à jour. Menteuse. Elle mentait car la réponse était à l'inverse de celle qu'elle avait formulé. Intelligemment, il faisait ce qu'il voulait de son corps.... Mais elle, elle avait eu si mal. Elle s'était fendue. Fissuré son armure.

- Tu n'as pas envie de connaître la vérité Ellis.


Disant cela elle s'était levée pour lui prendre une pomme il n'en voulait pas, tant pis. Elle avait eu le temps de rêvasser, d'imaginer une vie alternative et qui ne sera jamais. Retournée à sa place, elle finissait la bouteille toute seule. Elle avait une grande résistance, mais à un moment, c'était comme ci cette armure tombait. Son cerveau partait en couille, son cœur se réveillait. Pourquoi pas après tout, le lendemain elle aurait oublié avec la gueule de bois, et Ellis ne lui en voudra jamais.

- Avoue que tu aimerais me voir bourrée, tu veux abuser de moi, pervers.


Elle éclata de rire, elle se moquait, gentiment. Le laissant se lever. Il mettait les mains sur ses épaules, elle pencha la tête et en embrassa furtivement une alors qu'il baisait le dessus de sa tête. Tendresse. Elle se leva, faisant la vaisselle. Elle mit le surplus de nourriture dans des tuperwares, le tout dans le frigidaire. Ca ne lui prit pas beaucoup de temps, fini la bouteille de rouge. Elle avait commencé une de rhum. Lentement elle passa devant la salle de bain.

- Ca t'embête si je me joins à toi ?


Pas de réponse. Elle entre. Sa salle de bain pue le luxe. Du marbre, du bois noble. Moderne. Au milieu trônant une baignoire sur pieds de lion. L'eau chaude qui coulait générait de la buée. Elle voyait Ellis. Endormit. Elle s'approcha lentement. Il était beau. Irréel. Il s'était endormit de fatigue.

- Je vais déjà t'aider à te déshabiller si tu es fatigué.


Elle sourit tendrement, caressant sa joue. Posant la bouteille sur le guéridon, elle le regarda intensément. Doucement, ses doigts arrivèrent en bas du t-shirt. Elle le regardait. Toujours. Elle ne pouvait pas quitter ses yeux. Ses doigts effleuré doucement sa peau en remontant le t-shirt pour le lui enlever. Lentement, elle fit passer sa tête. Elle observa son torse. Elle voulait toucher. Avait-elle le droit ? Depuis quand elle demandait ? Il était beau. Trop pour son propre bien. Elle laissa ses doigts effleurer son torse, son ventre ferme. Le pantalon. Elle défit la boucle de la ceinture sans regarder Laissant tomber le vêtement à terre. Il était en boxer. Elle esquissa un sourire.

- Je vais prendre le bain avec toi. Je te laisse enlever ton boxer et rentrer dans l'eau, je te rejoins.


Sans quitter le lieu, devant lui. Elle enleva son haut et le jeans. Elle était en brassière de sport et boxer pour homme. Un qu'Ellis avait oublié chez elle C'était pratique et confortable. Elle se tourna vers lui. ôtant le reste de ses vêtements. Nue. Elle n'osait plus le regarder pendant instant avant d'oser affronter son regard. Elle prit le cognac, buvant un grand rasade avant de la reposer et de rentrer dans l'eau. Les jambes sur un côté, elle se laissa glisser pour mouiller sa tête, ses cheveux. Des gouttes parcouraient son visage, ses cheveux retombant sur sa poitrine, une boucle enroulant son mamelon.

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MessageSujet: Re: Tu flottes et je te noie [Ellis]   Mer 9 Mar - 15:35

à bouche que veux-tu


Ellis et Joy sont un peu un mystère l’un pour l’autre. C’est étrange parce qu’ils se connaissent depuis si longtemps, ils n’ignorent presque rien l’un sur l’autre mais à certains niveaux, ils sont encore déphasés. Ces deux êtres qui ne devraient plus faire qu’un continuent à chercher à se rattraper et à s’ajuster l’un à l’autre. Ils ne savent pas comment l’autre fonctionne, tout simplement Parce qu’ils sont diamétralement opposés. Peut-être qu’il doit en être ainsi, peut-être ne devraient-ils pas chercher à ce point à apprendre l’autre par coeur. Peut-être. Ou peut-être pas. Tous les jours, Ellis s’étonne, désarçonné par son attitude. Elle devrait lui être prévisible depuis tout ce temps, non ? Et pourtant, il y a très peu de choses qu’il peut prévoir chez elle. Oh, il sait qu’elle ne prend pas bien soin d’elle, physiquement parlant. Elle se nourrit mal, ignorant les besoins de son corps comme quelqu’un qui s’obstine à voir son corps comme une entité extérieure à elle-même, comme un poids. Oubliant de manger jusqu’à se sentir mal, ignorant de soigner ses plaies au risque d’une infections, remettant à plus tard les besoins physiologiques de son corps, se concentrant sur son esprit – et encore. Elle part si loin parfois, Joy. On a peur qu’elle s’oublie et qu’elle finisse par en mourir. Ellis sait tout ça, il est prévoyant. Il sait comment prendre soin d’elle. Mais son esprit... Il lui reste irrémédiablement fermé. D’où les surprises, les incohérences, le mystère planant entre eux deux.

Comme quand elle s’avance dans la salle de bain, annonçant qu’elle désire le rejoindre dans l’eau. Il met du temps à percuter qu’il va se retrouver dans le même bain qu’elle. Il finit même par en rougir, un peu. Mais avec la buée dans la salle de bains provoquée par l’eau chaude, ça ne se voit pas trop. Il se relève, la regardant sans vraiment comprendre ce qu’elle lui veut. Abuser d’elle, même saoule, ça ne lui est jamais venu à l’esprit. Il la voudrait entière, décidée, désireuse. Mais elle n’est pas comme ça, Joy. Elle ne veut pas de lui. Abuser d’elle, c’est l’option qu’il lui reste mais même bourrée elle lui éclaterait la gueule sur la baignoire en marbre. Ce n’est pas comme ça qu’il conçoit le sexe de toute façon, encore moins avec elle. Ce n’est pas baisé qu’il veut avec elle, encore moins profiter d’elle. Il aimerait lui faire l’amour, comme elle le mérite, comme elle l’entend. Mais elle ne le veut pas, que peut-il de plus ? Elle s’approche encore et lui propose de le débarrasser. Il fronce les sourcils, curieux. « C’était pour rire Joy... » Mais déjà, elle a glissé sa main sur sa joue et bientôt elle se glisse sous son t-shirt. Elle ne se veut en rien caressante, mais lui, il retient son souffle alors qu’il sent ses mains lui effleurer le bas-ventre. Il l’aide à se débarrasser du t-shirt, puis surprend son regard posé sur lui. Il surprend de l’intérêt, de la convoitise. Et il l’observe intensément alors qu’elle caresse sa peau du bout des doigts, distraite. Il a envie de lui prendre la main pour qu’elle arrête. Ou pour qu’elle continue encore. Il ne sait pas trop.

Puis ses doigts agiles viennent défaire son pantalon, l’aidant à le faire tomber au sol. Rien que ses doigts jouant au dessus de son bas-ventre le fit se contracter à ce niveau-là. Et quelques instants plus tard – alors qu’il se croyait trop fatigué pour être excité – il n’y avait plus aucun doute sur l’effet qu’elle lui avait fait en la déshabillant. Mais quand ce fut à son tour de se déshabiller pour rentrer dans l’eau, il déglutit difficilement. « Tu... Euh. » Il ne pensait pas vraiment qu’ils allaient partager un bain. Il ne s’attendait pas le moins du monde à la voir dans un de ses boxers à lui, et l’image était terriblement excitante, et il rougissait devant son excitation évidente. Elle abandonne ses derniers vêtements alors qu’il détourné pudiquement le regard, et elle entre dans la baignoire. Les clapotis de l’eau le font se retourner vers elle, qui s’émerge pour ressortir les cheveux trempées, ruisselant sur sa poitrine nue. Il bug, complètement. Il hésite, ne sait pas trop quoi faire. Mais elle a l’air si innocente. Et si ce n’était pas du tout calculé ? Il n’est que son ami après tout, Joy a une définition plutôt étrange de l’amitié mais il n’est que son plus vieil ami. « Tu es cruelle » Il décide de dédramatiser en levant théâtralement les yeux et ses mains au ciel, rompant le silence. Il finit par baisser son caleçon et se rapprocher de la baignoire. « Pardonne mon corps de réagir au tien, mais je ne suis qu’un homme, et tu as décidé de me tuer visiblement. » Le corps d’Ellis était tendu par le désir purement primitif d’elle, et puis – surtout parce que c’était elle – il sentait son coeur marteler sa gorge, comme prêt à se déverser par sa bouche. Ellis ne fait pas que désirer Joy depuis toutes ces années, c’est un peu plus profond que ça. Mais il joue les désinvoltes. Parce qu’elle ne veut pas de lui, parce qu’elle n’est pas comme ça. Du moins, il croit.  

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MessageSujet: Re: Tu flottes et je te noie [Ellis]   Mer 9 Mar - 16:35

† Ellis & Joy.
J'aimerai oublier, mais quand je te vois, je me rappelle. Tu es trop vrai, tu as le goût des choses sacrées trop belle pour être touchées, alors cela me coûte quoi de briser ce que je ne peux avoir?



Tu flottes et je te noie
Quel enfer, être de la même terre mais pas du même monde. Était-ce possible d'être si différent ? De ne pouvoir se comprendre et seulement se deviner de temps à autre un éclat dans l'obscurité. Ellis. Elle voulait le comprendre. Le connaître intimement, personnellement. Incapable. Elle ne voyait pas son désarroi, elle ne voyait pas à quel point il pouvait l'aimer. Elle n'arrivait pas à le concevoir, y croire. S'il l’aimait autant, pourquoi la déchirer à chaque fois en allant ailleurs ? En se perdant dans d'autres bras, en susurrant des paroles tendres d'autres ? Elle ne voyait pas. Elle regardait sans voir. Jamais elle ne voyait la tristesse dans ses yeux quand elle se refusait à lui. Elle ne voyait pas qu'il se perdait dans d'autre bras pour oublier sa peine. Tous ces gens qui le ballottent, qui maltraite son cœur, elle veut les tuer, alors elle devrait mourir si elle se rendait compte que son errance était de son fait. Non, pas du sien, le leur. Leur incapacité à se parler. Chirurgie, il faudrait être cœur ouvert. Un jour. Juste une fois. Pas ce soir.

C'était pour rire, mais la blonde ne riait plus. Elle se sentait étrange en le déshabillant, lui ôtant lentement ses vêtements, appréciant le contact de sa peau du bout des doigts. Elle le regarde lui. Troublée, interdite. Elle se sentait étrange, incapable de comprendre les réactions de son corps face à cet homme. Lui. Ellis Clearwater. L'eau claire et elle nageait en eau sombre. Elle voulait observer chaque réaction de son corps d'homme. Voir ses pupilles se dilater, sa peau se réveiller en chair de poule. Elle était avide de ces réactions. Il avait bloqué sa respiration, figé. Beau. Sans observer le travail de ses doigts, elle fait disparaître sa ceinture et ouvre son pantalon, effleurant légèrement un tissu plus léger que le jean. Elle a bu, son esprit lui semble embrumé et pourtant pour la première fois elle pense peut-être clairement. Son corps se chauffe, brûlant de celui de l'homme près d'elle. C'est parce que c'est Ellis. Avec nonchalance elle e déshabille pour se plonger dans l'eau, l'observant l'observer. Elle était cruelle. Elle balança légèrement sa tête en arrière, laissant sortir un soupir chaud de ses lèvres, ode intime, enivrante. La buée jouait avec les formes de son corps autant que l'eau le faisait.

- Cruelle ? Et to,i ne l'es tu pas ?


Elle se mordille la lèvre en le regardant avec intérêt faire tomber le dernier de ses vêtements. Elle l'avait sentie cette protubérance quand ses doigts avaient parcouru son corps. Elle la voyait. En d'autre circonstances cette vision du corps animal instinctif l'aurait dégoûté. Longtemps cela l'avait dégoûté. Elle n'avait jamais été pourvu de besoin si primaire.. Sans doute car le voyait comme un besoin. Elle n'en avait pas besoin, elle le désirait. S'il savait qu'elle point, elle désirait.

- Je croyais que c'était toi qui voulait ma mort...


Elle laisse échapper cette phrase comme une confidence. Elle l'observait, lui son corps, le regard brillant d'une intensité, d'une émotion nouvelle. Elle avait chaud, froid. Sa peau était éveillée, sa bouche entre ouverte laissait passer un souffle léger et profond. Elle entendait la musique de. Star Wars dans sa tête, 'a cross the star ' elle revoyait Padmé avouer son inclination à Anakin. Eux aussi n'avaient pas le droit de s'aimer, mais ils allaient mourir. Pouvait-elle, elle aussi, lui dire qu'elle était un peu morte chaque jour depuis qu'elle avait connu ? Non. Mais elle le fera, si un jour elle devait mourir. Si un jour elle passait l'arme gauche, elle le lui dirait. Elle réalisait, veritaserum qui coule dans le sang, elle l'aimait.

- Tu es bien plus qu'un simple homme Ellis. La banalité ne rentre pas chez moi. Tu es tellement plus.


Sa gorge se serra, contraction étrange. Elle sentait ses yeux s’humidifier, mais la larme restait l'intérieur. Elle sentait son cœur battre dans ses tempes, un frisson parcourir son corps, c'était délicieux comme sensation, sa tête tournant très légèrement, assez pour qu'elle se sente pour une rare fois bien. Les frissons avaient activé sa peau, sa poitrine tendue. Elle soupira profondément, s'amusant à effleurer le corps d'Ellis avec ses jambes, ses pieds, ses mains s'attardant sur ses jambes. Doux va et viens, jeux de corps, de peau.

- J'ai envie que tu me serres fort contre toi... tellement fort.


Elle sembla réfléchir un court instant, mais ses neurones avaient pris des congés sans la prévenir, alors elle replia ses jambes et se déplaça avec une précision relative pour se mettre dans le même sens qu'Ellis, entre ses jambes, sans lui demander de permission. Son côté contre son torse d'homme. Elle se pressait contre lui. Elle avait besoin de lui. De ses bras, de son corps, de ses mots. Un tel besoin de quelqu'un relevait de la dépendance, jamais elle ne pourra le lui dire à quel point l'indépendante et sauvage Joy avait besoin d'Ellis, à quel point sans lui son espérance de vie serait diminué. Comme pour un remerciement, comme pour tenter de calmer les battements de son cours qui s'affole. Ses lèvres effleurent sa joue avant se se presser dans sa nuque.


- Ne me laisse pas tomber Ellis....


Supplique, le regard brillant de désir, une main sur le torse du jeune homme, son cœur semble se débattre aussi vite que le sien. Ils battent à l'unisson. À en crever.


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MessageSujet: Re: Tu flottes et je te noie [Ellis]   Sam 19 Mar - 22:29

Elle le tue, Joy. Il ne sait pas comment elle fait pour avoir l’air aussi ingénu en l’aguichant de la sorte. Elle ne fait pas exprès et c’est sans doute ça le pire dans l’histoire. Elle ne fait pas exprès. Cela dit, par moment, il ne sait pas comment la comprendre, comment interpréter ses paroles et ses gestes. Joy est un tel mystère. En ce moment, cela le bouffe de ne pas savoir ce qu’elle veut, ce qu’il se passe dans sa tête. Il voudrait disposer d’indices et des pistes. Il voudrait comprendre. Comment peut-on connaitre une personne depuis autant d’années et se demander encore ce qu’il peut se passer dans la jolie caboche blonde de sa meilleure amie. Il pourrait lui donner tellement plus, si elle le voulait. Mais justement, que veut-elle ? Joy ne parle pas de ses sentiments, elle en nie toutes les formes. Ce qui ne facilite en rien la vie d’Ellis. Dans l’eau du bain où il s’installe, elle replie les jambes pour lui laisser de la place et son regard s’obstine à ne pas descendre trop bas, regarder les courbes de ce corps qui le tentent un peu trop pour la nature de leur relation. Il ne peut pas. Elle ne veut pas. C’est ce qu’elle lui a toujours fait comprendre. C’est ce qu’il a toujours cru. Mais quand elle se met à le caresser de ses jambes et de ses pieds, dans un lent va et vient incessant, le regard d’Ellis s’assombrit d’une lueur sombre, pleine d’un désir primaire et pourtant si violent. C’est un sentiment brut. Et sous le regard de Joy, qui s’en amuse comme si elle ignorait l’effet que ça produisait sur lui, il se sent sale. Comme si le désir qu’il éprouve pour elle était une chose honteuse, pour un peu, il cacherait bien son traitre membre. Presque pudique. J'ai envie que tu me serres fort contre toi... tellement fort. Il déglutit, difficilement. Il passe sa langue sur sa lèvre inférieure, trahissant les idées qui lui venaient. Il a du mal à trouver ses mots. Il a un sourire timide. Il glisse sa main sur la sienne, pressant légèrement ses doigts.

Puis sans d’autres mots, il regard Joy se déplacer, se ramasser sur ses jambes pour lui tourner le dos. Sans lui demander son avis, elle se faufile jusqu’à lui. Il est mal à l’aise, terriblement mal à l’aise quand il sent son sexe se frotter contre sa chute de reins. Raide, il laisse échapper un petit soupir alors qu’elle se tourne sur le flanc. Pas mieux. Vraiment pas mieux. Elle s’alanguit contre lui, et son cœur semble vouloir éclater dans sa poitrine. A quoi joue-tu, Joy ? Sais-tu seulement ce que tu fais ? Elle se laisse aller, s’abandonne. Comme si le corps d’Ellis était le moule parfait dans lequel elle pouvait se lover. Ne me laisse pas tomber Ellis... Son cœur a un raté, le pauvre, il est surmené. Trop sollicité, et à la fois trop réprimer. Ellis ne peut écouter ce palpitant trop fragile. Et pourtant, les élans de tendresse l’emportent alors qu’il referme les bras sur elle pour l’entourer de sa force tranquille. « Jamais. Je serai toujours là. » Il vient embrasser son front. Paternel. Sa joue. Fraternel. Puis son regard descend et tombe sur ses lèvres. L’amant parle, le désir aussi. Une main vient caresser la joue d’ivoire tandis que le regard cherche à obtenir une quelconque autorisation qu’il prend finalement. Doucement, il se penche pour venir s’emparer de ses lèvres dans un baiser timide. Il craint sa réaction, se veut chaste. Mais quelques secondes passent et son désir le submerge. Bientôt ses lèvres se fondent dans les siennes, et ses mains la serrent contre lui encore plus fort. Il s’emballe, son cœur manque d’imploser et ses jambes se collent aux siennes, comme pour mieux la fondre dans son corps. Il voudrait plus, tellement plus. Je ne te laisserai pas. Jamais.

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MessageSujet: Re: Tu flottes et je te noie [Ellis]   Dim 20 Mar - 1:06

† Ellis & Joy.
J'aimerai oublier, mais quand je te vois, je me rappelle. Tu es trop vrai, tu as le goût des choses sacrées trop belle pour être touchées, alors cela me coûte quoi de briser ce que je ne peux avoir?



Tu flottes et je te noie
Coule l'alcool, s’épanche la drôle de sensation dans son sang, dans sa peau, dans son corps. Elle voit Ellis, son corps. Eux deux dans cet espace réduit du bain. Dans le même navire. Naufragé affectif. Naufrage. Titanic dans sa tête. Oh elle avait dû le voir ce film avec sa mère. Forcée, condamnée à ce navet. Et pourtant. Elle avait imaginé ce que ça serait que de perdre Ellis, juste un instant. La douleur. La gorge serrée. Une douleur... non, c'était au delà de la douleur, c’était une déchirure, un abîme. Elle avait cru suffoquer. Perdre Ellis. Ne plus voir son visage, ne plus entendre sa voix. Oh elle pourrait vivre sans le voir, si seulement elle savait qu'il errait quelque part sur le vaste, vaste monde et qu'il était heureux sans elle. Mais s'il devait disparaître de la surface de la terre... comment pourrait-elle vivre ? Peut-on vivre sans son âme ?
Ellis son âme ? Oui, elle le savait, mais elle en pouvait pas. Elle n'était que la meilleure amie. Juste la meilleure amie et elle voyait pourtant son corps qui lui était offert, ce corps qui réagit au sien... Et elle ? Elle avait senti la chaleur montrer dans son corps, sa poitrine se tendre et son ventre se tordre. Elle effleure son corps de ses jambes, de ses pieds, le regard intense, le cerveau qui part en couille. Burn out des neurones. Elle veut ses bras, elle veut sentir son corps contre le sien. Elle a besoin de ce rempart contre le monde. Protège moi Ellis. Je t'en supplie...
Elle veut ses bras, elle se serre. Sans un mot, sa chute de rein frôle son membre, elle entend son soupire, ça la fait frémir, elle recommence le mouvement. Elle ne comprend pas ce qui se passe dans son corps. Sa peau s'éveille au contact de la sienne. Son flan contre son torse d'homme. Leurs corps se moulent. Géométrie parfaite. Elle veut qu'il la serre, qu'il la garde et ne la laisse jamais. Serre moi Ellis... serre moi si fort que mon corps disparaisse dans le tien.
Être un. Juste un. Plus jamais de séparation, un esprit, un corps.
Fébrile. Son cœur défonce la cage thoracique, ravage sa respiration. Saccadée. Faible gémissement qui s'échappe de ses lèvres quand il la serre et prête serment. Sale évadé, traite. Elle se serait maudite de tant de faiblesse, mais son état n'est pas normal. Sa tête est en RTT, son cœur prend la relève. Son corps. Aime-moi putain. Aime-moi comme tu n'as jamais aimé. Baisé à son front. Sa poitrine se tend contre son torse. Baisé à sa joue. Ellis... je t'en prie. Aime-moi. Moi. Il s'arrête. Il l'observe. Embrasse-moi... Elle le veut, elle tend légèrement la tête. Faible mouvement. Embrasse-moi. Chaste. Elle frémit. Le temps se stoppe. Il fige. Une entité prend une photo. Photographie charnelle. Moment de vérité, brève lucidité. Aime-moi. Les lèvres d'Ellis se fondent sur les siennes. Elle caresse sa joue, entre-ouvre la bouche. Sa langue cherche la sienne. Elle veut danser. Début de valse qui coule et sombre vers le tango. Aime-moi. Elle veut plus. Son ventre se tord, se tend, bouge lascivement contre le bas ventre de l'amant. Lascivement... désireuse. Doucement. Elle prend sa main, la porte à ses seins alors qu'elle le regarde intensément. Le souffle saccadé. Elle veut qu'il la touche. Fais-moi l'amour. Fais-moi sentir femme, montre-moi que j'ai un corps, réveille mon cœur. Je t'en supplie... fais moi l'amour comme tu ne l'a jamais fait à une autre. Gémissement de son nom, Ellis, son rauque, chaud alors qu'elle cherche sa bouche, qu'elle veut le goûter, cueillir chaque son à sa source. Elle a soif de lui. Encore. Toujours. Déshydratée.
Mains dans les boucles blondes d'Ellis, elle tire légèrement pour déployer sa gorge glorieux, lèvre qui quitte la bouche pour flirter avec la peau, goûtant sa nuque. Elle va au hasard de ses envies, au hasard de son corps qui réagit au sien. Joy n'a jamais connu d'homme. C'est Ellis. Comment peut-elle avoir un autre homme que lui ? Comment pourrait-elle se donner à tous ? Se donner à tous c'est se donner à personne. Lentement, elle le laisse faire, le laisse agir pour ne pas le posséder. Danse, échange. Frémissement, sons qui se perdent l'un contre l'autre. Elle l'aime, c'est parce qu'elle sait ce que c'est, car elle a trop conscience de la portée de ce sentiment qu'elle ne peut pas aller avec d'autres... qu'elle ne peut pas désirer un autre. Face à cette vérité. Elle se fige un instant. Étrange image qui revient à son esprit. Des corps qui se mêlent... celui d'Ellis mais pas avec le sien. Non rendort toi cerveau. Laisse-moi me sentir bien, laisse-moi goûter à l'hydromel... pitié... laisse-moi un instant de bonheur dans ma vie de merde. Elle oublie à nouveau... quelques minutes. Et se fige à nouveau. Souffle saccadé. Terrifié. Elle se rend compte. L'alcool diminue tout comme son influence. Ellis. Tu ne m'aimes pas. Comment peux-tu savoir ce que c'est d'aimer comme je t'aime ? J'aurais aimer que tu m’aimes comme moi je t'aime... mais tu ne peux peux pas... car tu aimes les autres.

- Menteur.

Elle s'éloigne. Sort de la baignoire et manque de glisser. Manque d'air. Comment a-t-elle pu être si bête. Pâle. Fantomatique. Joy disparaît.

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MessageSujet: Re: Tu flottes et je te noie [Ellis]   Lun 21 Mar - 14:26

La chair appelle la chair. Son corps appelle le sien, attend une réponse et l’obtient. C’est inespérée et pourtant, elle s’offre et se donne. Le voulait-elle ? L’avait-elle prévu ? Il se pose certaines questions bien sûr, mais elles s’envolent une à une alors qu’elle répond à son baiser. Depuis longtemps, il espère. Depuis longtemps il rêve à celle pour qui il pourrait tout quitter, juste pour la satisfaire elle, pour son bonheur à elle. Depuis longtemps il tente pour être à chaque fois repoussé, détourné. Mais il a bon espoir ce soir, elle est venue le chercher après tout, non ? Elle le veut, elle en a envie. Il le sent, quand son corps se cambre contre le sien, c’est instinctif et primaire. Elle ne réagirait pas ainsi si elle ne le désirait pas. Il se donne, lui, il l’aime et l’adore. Il lui donnerait tout, si elle savait.

Sa langue trouve la sienne, sa bouche dans la sienne, il glisse ses doigts dans ses cheveux. Mais bientôt, elle vient chercher sa main, désireuse d’être touché elle la pose sur son sein. Un instant, il met fin au baiser pour plonger son regard dans le sien, elle ne l’a jamais laissé la toucher. Jamais à ce point. Il replonge sur ses lèvres avec fièvre, un peu plus d’ardeur que tout à l’heure. Il s’empare de son sein, la caressant avec adresse. Sa main glisse sur son ventre, caressant sa peau, ses hanches délicates, ses côtes. Son souffle accélère, son cœur bat à un rythme effréné. Il s’aventure en terrain inconnu. Joy est un territoire intouchable, n’ayant jamais eu le droit de s’aventurer sur sa peau. Incroyablement douce, il mémorise chaque recoin de sa peau, ce n’est pas ici qu’il veut la prendre et l’honorer. Dans une stupide baignoire, un peu trop à l’étroit. Ce n’est pas l’endroit parfait pour ce moment. Ce n’est pas comme ça qu’il l’imaginait. Mais il prend ce qu’elle lui offre avec un plaisir évident, les mains tremblantes un peu, à cause de l’excitation et du désir qui le fait souffrir. Ellis. Elle soupire son nom et le fait gémir contre ses lèvres.

Ses doigts fins se perdent dans ses boucles, viennent étirer son cou, l’exposant à ses lèvres inquisitrices. Il se laisse faire dans un soupire tremblant, savourant ses baisers brûlants sur sa peau. Que Joy le prenne, il est tout à elle. Si elle savait. Si elle savait comme il la désire depuis toutes ces années, si elle savait comme il l’aime depuis tout ce temps. En silence. Gardant pour lui ces sentiments qu’il ne peut prononcer, par peur du rejet, persuadé qu’il est que ce n’est pas ce qu’elle veut. Persuadé qu’elle se rirait de lui s’il se déclarait. Il avait déjà tenté, maladroitement. Il avait essayé, s’était pris un mur et était parti en courant soigner sa peine. Elle ne voulait pas, il devait noyer sa honte et sa déception. S’il était moins con, il aurait vu et il aurait pris le temps d’attendre. Il la connait pourtant, il sait qu’il lui faut du temps pour les sentiments. Et pourtant, il a fui. Lâche. Plutôt que d’attendre. Dans le fond, il devait lui-même avoir peur que ce soit vrai. Marre des préliminaires, il cherche à la ramener près de lui, sur lui. Il s’agrippe à sa taille, imprimant un mouvement, l’incitant à se retourner vers lui. Joy. Le soupire est presque une supplique.

Mais elle se fige, un peu. Il continue pourtant, mais elle s’échappe bientôt, froide à ses caresses, froides à ses baisers. Elle le regarde. Le regard vide à nouveau. Menteur. Il ne comprend pas, il la regarde, noyé par son propre désir. « Joy… ? » Elle s’échappe, elle le lâche et l’abandonne. Il tente de la retenir, la main sur son poignet mais elle fuit et manque de glisser dans sa fuite. Elle sort de la baignoire, laissant Ellis dans une frustration sans nom, sans comprendre ce qu’elle lui dit. « Ne fais pas ça… Je ne mens pas. » Il se redresse, sort de la baignoire à son tour et s’approche d’elle qui lui tourne le dos. « Je ne comprends pas. » Il s’approche encore un peu, puis pose sa main sur son bras, désireux de la voir se retourner, de la retrouver. Elle avait peur, ça ne peut être que ça. Lui aussi, il a peur. « Joy, s’il te plait regarde-moi. » Il a peur aussi, des sentiments qu’il a pour elle, de ce désir violent qui l’a saisi alors qu’elle se pressait contre lui. Il a peur, oui. Mais est prêt à faire face pour elle. Si elle le veut.

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MessageSujet: Re: Tu flottes et je te noie [Ellis]   Lun 21 Mar - 16:37

† Ellis & Joy.
J'aimerai oublier, mais quand je te vois, je me rappelle. Tu es trop vrai, tu as le goût des choses sacrées trop belle pour être touchées, alors cela me coûte quoi de briser ce que je ne peux avoir?



Tu flottes et je te noie
L'obscurité a toujours calfeutré le corps angélique. Démon d'un soir qui refusa la lumière, terrifiante lumière. Brûlante rétine, aveuglement, aucun rêve ne peut plus s'en échapper, condamnée. L'ombre la calfeutre, aseptise les émotions et, pourtant, son dos joue le xylophone de l'émotion, il est le pianiste qui révèle la mélodie de son corps et fait frotter les cordes qui révèlent l'extase en un soupirent. Elle se souvient de cette nuit, adolescente sans toit, elle avait atterri chez son meilleur ami, terrifiée, dans le même lit. Elle ne dormait pas, comme humble dédommagement, elle veillait sur son sommeil, elle avait compris. Elle comprenait qui elle était. Ange qui s'est refusé à l'Éden et qui se coupa les ailes. Elle ne pourra jamais ne faire que le bien car ce n'est pas elle. Elle ne fait que son bien, ce qui lui semble juste. Une promesse, une seule. Si elle ne pouvait préserver qu'une seule personne pour le restant de ses jours, cela serait lui. Aime-moi. Non, elle n'en n’avait pas le droit car elle était trop noir pour lui. Elle ne voulait l’entraîner dans les ténèbres sous l'opéra avec elle. Toujours veiller sur lui. Toujours. A jamais. Ellis.
Bouche contre bouche, wagons connectés, échange de passagers qui valsent et s'arrêtent. Se figeant sur place quand les prunelles se croisent à nouveau. Cette main qu'elle lui a fait poser à sa poitrine qui se relève frénétiquement. Elle le regarde. Oui, jamais il ne l'avait touché ainsi, jamais elle ne l'avait embrassé ainsi, jamais ils n'avaient eu pareille proximité. Elle le voulait, le désirait. Barrage immonde qui retient l'eau vive, le flot de ses sentiments pour lui qu'elle contient, retient avec tant d'ardeurs. Elle lui sourit tendrement, amoureuse. Elle aime. Ellis. Je t'aime. Jamais elle ne le lui a dit et, pourtant, elle le lui montrait chaque jour. Sans doute pas comme il le voudrait, mais de la seule façon qu'elle connaissait.
Elle chérit ses baisers, cette manière si charnelle qu'il a de la posséder en cet instant, de la rendre femme. Elle sent d'étranges vagues l'a submerger, marin en détresse, c'était comme si le sentiment d'Ellis passait dans ses veines. Aime-moi, prends-moi. Tremblante de tout son corps en sentant sa caresse au mont de son cours. Turbine, fleure de peau, haletante dans sa bouche. Il la rend animale, il la rend humaine. Humaine, une femme, une flamme. Petite flamme qui valse sur ses jambes allumette qui se fonde contre celle de l'amant. À fleur de peau à fleur de lui. Elle cambre son corps sous chaque caresse, en réclamant d'autres, main à son ventre qu'elle tend. Plus. Je veux plus. Je veux tout de toi et te donner tout de moi.
Le tourne disque déraille, grésillement sur le vieux vinyle. Image sale de corps qui s’imbrique. Ce n'est pas de l'amour, c'est la baise. Oublie. Oublie pour mieux rester contre lui, écrin parfait de son corps. Mains à sa taille qui le ramène sur lui, mouvement suggestif à son bassin qui ondule contre le sien. L'entendre dire son prénom, entendre le désir dans son prénom. Elle le regarde intensément, comme si l’éternité était dans ses yeux, vérité biblique, prophétique. Court l'instant, trop court sans doute. Le souvenir du corps d'Ellis mêlé à celui des autres, hommes, femmes. Son regard redevient froid, elle relève toutes les barrières pour se protéger. Ne rien ressentir pour ne pas être blesser, ne pas ressentir la souffrance, la fuir. Elle le traite de menteur. Menteur. Tu veux me prendre parce que je suis la seule que tu n'as pas eue ? Personne ne m'aura, pas même toi car tu ne m'aimes pas. S'il l'aimait, aurait-il agi ainsi ? Sans cesse à fuir ? Court Forest ! Elle ne comprenait pas, elle n'en voyait pas sa déception quand elle le repoussait, elle n'en comprenait pas que lui aussi avait peur, peur d'elle peur des sentiments qu'il avait pour elle. On fuit devant le vrai amour, car il est trop vrai, trop terrifiant de vérité. Il l'appelle, mais elle est déjà loin, loin dans sa tête. Elle se lève sort de l'eau, il tente de la retenir et ça déchire le palpitant, déversant le rouge dans l'âme et le désir de pleurer des larmes de sang. Elle Dos à lui, manquant de tomber, elle se recroquevillait sur le fauteuil de la salle de bains. Elle sentait les larmes au bord de ses yeux, mais non, elle ne pleurait jamais, larme solitaire qu'elle versa il y a quelques jours. Ellis, part, si tu ne peux pas m'aimer sainement, fuis, et cesse de me rendre humaine, car j'ai mal. Elle a mal, elle souffre, douleur incompréhensible, perceptible par un bref tremblement de ses épaules qui semblent si chétives quand on ne sait pas les corps qu'elles peuvent porter. Il revendique ne pas mentir. Comment peut-il dire cela ? Menteur, Pinocchio! Touche-la de tes mains sales des autres corps. Elle se lève, dos à lui, enfilant son kimono vert, fébrile, fragile. Poupée de porcelaine fissurée. Elle sent cette main à son bras. Il voulait la regarder la voir. Sa gorge se sert. Rupture dans l'esprit. Elle se sent déconnectée. La peur la fige, le dégoût la paralyse. Elle reste ainsi, figée, froide, quelque seconde, une minute, puis deux, avait-elle seulement respirée pendant ce laps de temps ? Lentement elle se tourne vers lui, une mèche de cheveux barrant son regard. Son visage semble si figé, elle ressemble une statue froide comme le marbre, seul son regard la trahi, les larmes n'ont toujours pas passé la barrière de ses yeux. Inondation du regard, c'est un flot infini, l'océan d secret qu'elle tait au fond de son cours, on fond de son âme. Elle a peur.

- Comment peux-tu seulement dire que tu ne mens pas alors que je t'ai vu ?


Fébrile, sa voix tremble un instant, s’étouffe dans une strangulation. Plus forte, elle doit être encore plus forte. Pour elle, pour lui. Elle ferme un court instant ses yeux. Abaisse un peu plus la flamme de son humanité qui fut si ardente quand son corps était fondu au sien. Elle relève ses prunelle polaire vers lui. Froide, lointaine, si loin de tout.

- Je t'ai vu au Rosebud. Je suis l'ombre d'Avalon et toi, ô toi... je te reconnaîtrais entre mille, dans le noir et avait un autre visage, je saurais que c'est toi.


La sentence vient de tomber, aveux lourd de souffrance, le poids des action, de sa lâcheté dans son incapacité l'attendre elle. Pourquoi tu ne sais pas m'aimer ? Pourquoi on a pas le droit d'être ensemble ? Pourquoi tu ne te bats jamais pour moi ? Ultime question, le poids de sa vie. Il la loupe à chaque fois qui la cherche chez d'autre. Un jour, il la ratera une foi de trop, et ce jour là, c'est la dernière bougie sur le gâteau de son humanité qui sera soufflée.

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MessageSujet: Re: Tu flottes et je te noie [Ellis]   Mer 23 Mar - 15:43

Il a froid. Non pas à cause de l’eau qui ruisselle de sa peau, pas plus à cause de la température ambiante nettement inférieure à la température agréable du bain. Il a froid à l’intérieur alors qu’elle lui tourne le dos et qu’elle s’échappe. Il la regarde faire, enfilant son peignoir vert. Lui, reste là, les bras ballants et complètement nu derrière elle. Regarde-moi. Il a froid à cause du mur de glace qu’elle est en train de bâtir entre eux deux, et lui est figé, tétanisé. Il n’a pas compris. S’il savait pourrait agir. Mais qu’a-t-elle ? Que lui veut-elle ? Qu’a-t-il fait ? Il repasse en boucle dans sa tête ces dernières minutes enlacés, il cherche ce qui a merdé. Mais il ne sait pas. Il sait juste à quel point il se sentait léger, brûlant d’un désir inassouvi depuis des années déjà. Plus qu’un désir, une passion. Un amour. Alors oui, il crève de trouille, debout derrière elle, alors qu’elle lui refuse un regard. Comme s’il l’avait blessé. Mais qu’a-t-il fait ?! ... La question reste sans réponse. Pendant ce silence pesant, sa main retombe le long de son flanc, il baisse la tête et abandonne. Elle ne veut pas de toi, Ellis. C’est pourtant clair. Ca ne l’est pas, non. Parce qu’elle n’a pas le droit de l’allumer de la sorte pour lui reprocher quelque chose ensuite. Il est désarçonné.

Lentement, elle se retourne et quand il voit le regard qu’elle lui lance, il sent son coeur rater un battement, et c’est douloureux. Le regard vide, elle le toise. Comme s’il ne s’était rien passé, comme si son corps n’avait pas réagit au sien. Comment fait-elle cela ? Comment ose-t-elle ? Ça lui fait mal. Fais pas ça. Mais il n’a pas le temps de le lui dire qu’elle l’assène de ses paroles froides et dénués de sentiments. « Que... Tu m’as vu ?... » Il ne comprend pas, ses sourcils se froncent et son coeur, ô son coeur bat la chamade, l’assourdissant. Il réfléchit à ce qui aurait pu la mettre en colère, il réfléchit à ce qu’il a fait ces derniers temps, il panique. Mais il ne voit pas. Jusqu’à ... Rosebud. Il se fige, malgré lui, il a un mouvement de recul alors qu’elle le broie par sa colère froide. Je te reconnaîtrai entre mille, dans le noir et avec un autre visage... Il blêmit. Alors elle était là ? En spectatrice, à surveiller Avalon ? Il avait toujours fait attention de venir à ces orgies quand Avalon n’était pas là. Par respect pour elle, pour Joy. Parce qu’elle n’avait pas besoin de ça. Et qu’il ne voulait pas coucher avec la patronne de Joy. Il l’avait peut-être touché, et sans le savoir. « Je... Je ne savais pas qu’elle était là, que tu étais là. Joy ! » Il avance une main vers elle, pour la toucher, mais renonce à mi-parcours. Il se sent sale. Pour la première fois sans doute, alors qu’il n’a jamais eu aucun problème avec sa sexualité, il se sent sale.

Sa main retombe le long de son corps, il recule encore. Mais il ne comprend pas tout et s’emmêle. « Mais... Tu... Tu voulais me punir ?! » En plongeant dans ce bain avec lui, en se mettant à nu, à se glisser contre lui et jouer avec ses ardeurs. Se jouait-elle de lui ? Pour le punir ? L’aguicher pour mieux le repousser ? Il plonge son regard dans le sien, toujours aussi glacial, toujours aussi détaché et loin de tout. Il interprète mal, et se fait de fausses idées. Il se fâche, un peu. Il l’aime et la désire depuis tant d’années, et elle s’est jouée de lui. Parce qu’il s’était tapé sa patronne – peut-être. « Ça va, tu t’es bien amusée ?! Tu m’allumes et puis tu me craches ton dégoût à la figure ?! Je savais pas qu’Avalon était là ! T’as pas le droit de me reprocher ça ! » Il reprend ses affaires, humilié, fatigué et en colère. « J’espère que t’as bien profité du diner, Joy. Je rentre chez moi. » Il enfile son caleçon et son jeans avant de quitter la pièce en claquant la porte, achevant de se préparer dans le salon.

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MessageSujet: Re: Tu flottes et je te noie [Ellis]   Mer 23 Mar - 16:48

Ellis.... il ne comprend pas et sans doute qu'il ne comprendra jamais. Elle, qu'est ce qu'elle a encore? pas même une famille pour l'aimer tant elle les a pousser à la haïr, tant ils l'ont aussi provoqué. Elle le déteste en cet instant car... car...  J'ai la tête en vrac, j'aurais pu être heureuse mais toi, tu brise tout, alors va te faire foutre. La tête en vrac. L'eau du bain est encore chaude, chaude la chaleur de leur étreinte de de feux.
Elle l'aime Ellis, depuis trop longtemps, par habitude, car il est son habitude, son point de repère, celui qui ne l'a jamais rejeté. Elle se croyait peut-être à l'abris de ces chose là. De ces connerie du coeur. pourtant elle lui ment, c'est sans doute pour ça qu'il reste, car il ne sait pas tout. Elle se voyait avec lui plus fort que la vie, plus fort que les chute pourrit des pantin dont les files cassent sous le joug des années. Histoire qui défile. Elle lui mentirait, elle lui mentira. Le silence serait trop pire. Trop dur.
Le regard froid, lointain, il ne doit voir que ça. T'es pas foutu de voir les soldats lacrymales, du con. Elle est en colère, depuis tout ce temps, il ne voit jamais sa souffrance, il en vois jamais à quel point elle prend sur elle, à quel point elle lute et se bat pour lui quitte à se battre contre lui. C'est tellement facile de tuer ceux qu'on aime pas, de de se battre contre un connard, un fils de putain, un porc. Ne vois tu pas que c'est là le plus beau des courage que de combattre celui qu'on aime?
Si je tombe, tu ne seras même pas là pour me rattraper, amortir ma chute. Elle entre-ouvre la boucle la reine des neiges. Comment ose-t-il, comment peut il dire cela? Comment peut-il lui dire qu'elle a agit pour le punir. Elle crispe ses doigts sur ses bras, ses bras déjà couvert de cicatrices. Elle rentre ses ongles dans sa chair tendres, laissant le sang perler sur sa chair diaphane, elle se griffe pour ne pas l'écorcher lui. Elle regarde la bouteille et la fini alors qu'il rassemble ses affaire. Elle a envie de hurler.
Nous ne sommes peut-être pas si fort que ça Ellis, après tout ce temps, tu ne me connais toujours pas.
Ca lui fait mal... ça la déchire, le voir coucher avec n'importe qui c'est horrible, d'avoir vu ça du début à la fin. Il vient e sortir, larmes solitaire qui coule à nouveau, avec cette larme c'est son coeur qui saigne. Ravaler la souffrance, ravaler la haine, la couleur, vite, recoud ton âme et combat à nouveau. Bat-toi car tu as cette force, car si vous n'êtes pas plus fort à deux, toi, tu es forte pour deux, tu le peux encore, comme une voiture qui tire sur la fin, fait avancer les pneus usés, défonce le bitune. Car tu es forte pour deux.
Elle serre la bouteille vide entre ses main et sort en trombe de la salle de bain.

- Ellis!


Elle s'approche la lionne blessée balançant vigoureusement la bouteille qui s'écrase ne mille morceau de verres, de coeurs, dans la poubelle. il aurait pu croire qu'il allait se la prendre dans la gueule, à défaut d'ouvrir son cerveau ça aurait ouverts sa gueule. A ne rien voir tu mériterait un éclat de verres dans la cornet et finir réellement aveugle. Elle ne l'a pas fait. Une raison. Elle l'aime.

- Si c'est vraiment ça que tu penses, poses-toi les bonnes questions.

Sa vision tangue, l'alcool? La colère? La souffrance? Mélange de tout, trop plein, elle qui n'a pas l'habitude, elle est ivre de tout.

- Je m'en fout d'Avalon, d'un ou d'une autre. J'ai vu Ellis, j'ai tout vu de A à Z. Ferme les yeux un instant et met toi un seconde à ma place, tu vois là? Toi dans l'ombre qui regarde, me regarde et moi... moi entourée comme toi tu t'es entouré et donné, des mains sur mon corps, mon corps qui se mêle à celui des autres... et toi... tu dois regarder... en silence... et ne rien dire.

Le plus terrifiant est sans doute le calme et la froideur avec laquelle elle formule tout ça. Remake de film d'horreur, le grand chef qui rend fou par les mots et pousse a l'horreur. Qu'il ressente juste un instant la peine, qu'il perçoive un car de seconde la douleur. Elle se délecterait presque de cette souffrance si ce n'était pas celle d'Ellis. Elle avait un avant gout du rôle de parent, punir son enfant pour qu'un jour il comprenne qu'il se trompe de route qu'il s'égare. Si tu continue Ellis, tu ne sauras plus ce que c'est que d'aimer, tu ne sauras plus aimer et recevoir de l'amour. C'est par amour que je suis dure. La tête tourne, elle tangue, un pas pour ne pas perdre l'équilibre, un pas qui pousse sa tête contre le mur. Violent, lourd, sourd.

- Ca tu vois, te dire ce que je viens de te dire, c'est punir, c'est faire du mal. Mais si tu crois que ce qui c'est passé tout à l'heure était punition... alors ouais, tu peux partir, parce que ça veux juste dire que tu ne me connais pas.

Elle le regarde sauvagement, faisant fit de l'écorchure à la tempe. les douleur physique elle ne les sent plus contrairement au celle de l'âme. Un, deux trois, elle avance, le regarde durement, et secoue la tête car elle ne comprend pas. Elle ne comprend pas le cheminement de la soirée. L'alcool. Elle voit les image par seconde, séquençage anachronique. Ils sont dans le bain là ou dans le salon? Ils s'aiment ou ils se détestent? Elle se perd, tourne. tourne les violon. Tourne le monde. Demain, elle aura tout oublier, tout ne sera que comme un rêve ou un cauchemar oublié au matin, oublié la saveur des lèvres, la chaleur de sa main désireuse sur son corps. Noir, lumière. Debout ou au sol? Eveillée ou endormit? Rien, elle ne sait plus rien. Elle n'est plus.

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MessageSujet: Re: Tu flottes et je te noie [Ellis]   Dim 3 Avr - 22:06

La porte qui claque et l’impression d’entrer dans un autre monde. L’agitation derrière lui, le silence à présent dans cette grande pièce, aussi grande que son appartement tout entier, à lui. Joy n’avait rien avant, elle avait su s’en sortir, ne pas boire la tasse et se laisser submerger par les vagues déferlantes. Ellis n’en avait eu cure de se faire de l’argent facile – sans dire que le boulot de son amie était facile –, il en a eu des opportunités. Pour travailler mieux, gagner plus, vivre plus confortablement. Au lieu de ça, Ellis est pompier, sous-payé par rapport à la masse de travail accompli, vivant dans un petit appartement qui correspond au séjour et à la cuisine de Joy, salle à manger comprise. Il s’en fichait, lui, qu’elle s’en sorte mieux. Elle semblait heureuse. Mais cet appartement, en cet instant lui semble trop vide, trop artificiel, trop silencieux. Surtout silencieux. C’est assourdissant. Dans la salle de bain, son cœur battait à ses oreilles, à l’unisson avec celui de Joy. Le clapotis de l’eau alors que leurs corps bougeaient était doux à l’oreille, puis ça avait dérapé. Dans le mauvais sens du terme. Il n’avait pas compris, il n’a toujours pas compris. Il l’accuse de vouloir le punir, mais il n’en est lui-même pas convaincu. C’est simplement qu’il ne comprend pas le pourquoi, qu’il se triture les méninges pour comprendre encore ce qu’il a fait de mal. Pourquoi, elle, l’a pris si mal. Pourquoi elle le torture de la sorte. Ne peux-tu pas faire les choses simplement, Joy ?

Il enfile son jeans, peu convaincu de quitter les lieux véritablement. Ce n’est pas un sanguin, Ellis. Quitter Joy fâché lui fait plus peur qu’autre chose. Rester, il ne sait encore. Mais elle sort de la salle de bain, en peignoir, la bouteille de vins dans la main mais qui l’instant d’après vient s’exploser dans la poubelle. Même ivre, elle vise juste. Malade ! Mais il n’a pas le temps de parler, elle s’avance sur lui, froide et dénuée de tout sentiment. Un être sans cœur, sans âme, les gestes calculés comme ceux d’un automate. Ellis a peur de cette Joy-là. Il a toujours peur qu’un jour, elle prenne le dessus sur sa Joy et qu’il ne la revoit plus jamais. Sans se doute qu’il est la cause de la victoire de l’une sur l’autre. Sans savoir que c’est lui qui cause les torts, provoque l’automate, éteint l’humaine. Alors Ellis fait ce qu’elle lui dit, il imagine. Son cœur a un raté alors qu’il imagine d’autres mains qui l’étreignent, des corps s’imbriquant les uns dans les autres et parmi eux, le sien. Joy. Bien sûr, il n’aime pas. Mais qui est-il pour décider de ce qu’elle peut faire ou non de son corps ? Qui ? L’ami ou l’amant ? Le prétendant ? Même pas, il a trop été repoussé déjà. Encore une fois de plus ce soir. « Je n’aimerai pas ça, c’est vrai ! Tu es ma… mon… Non je n’aimerai pas ça ! Mais je n’ai aucun veto sur les personnes avec qui tu couches, Joy ! Et réciproquement ! Je n’ai pas voulu te blesser… » C’est vrai, il ne savait pas, il ne s’en est pas rendu compte. Et il s’en veut, vraiment. Regarde dans ses yeux, Joy.

Elle continue alors, elle se fracasse la tête contre le mur, le sang perle et il a un geste vers elle, pour la soutenir, mais elle l’empêche de s’approcher, elle l’assène de ses mots encore. Dur et vrai. Elle plante son regard dans le sien, comme si c’était encore la seule chose qu’elle pouvait faire, l’incendier. « Je ne pense pas que tu voulais me punir ! Mais je ne comprends pas, Joy ! Je ne comprends pas ce que je dois dire, ce que je dois faire. Je sais pas où je suis dans tout ça, tu comprends ?! Bordel je suis célibataire, je couche avec qui je veux encore, mais… tout à l’heure… J’ai cru que… que tu voulais et tu m’as encore… » Rejeté. Comme une merde, sans qu’il ait eu le temps de comprendre. « Je sais pas ce que tu veux, Joy. Tu comprends ?! Je sais PAS ! » Il s’est approché d’elle en sifflant ces mots, énervé, perdu, désespéré, frustré. Il l’a saisie par les épaules, la secouant légèrement. Comme si la secouer pouvait l’aider à comprendre. « Si tu savais Joy… » Mais il la regarde, elle n’est déjà plus là, plus vraiment. Ses épaules s’affaissent, il la lâche et recule d’un pas. « Tu es ivre, Joy. Tu devrais aller te coucher… Je ferais mieux de rentrer. » Pas parce qu’il la croit responsable. Pas parce qu’il est fâché contre elle, mais simplement parce qu’elle ne veut peut-être plus de lui chez elle, plus cette nuit en tout cas. Demain, elle aurait peut-être tout oublié.

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MessageSujet: Re: Tu flottes et je te noie [Ellis]   Dim 3 Avr - 23:59

† Ellis & Joy.
J'aimerai oublier, mais quand je te vois, je me rappelle. Tu es trop vrai, tu as le goût des choses sacrées trop belle pour être touchées, alors cela me coûte quoi de briser ce que je ne peux avoir?



Tu flottes et je te noie
Joy. Drôle de nom pour une fille qui n'a jamais l'air si joyeux. Les photos, quand on les regarde, on la voit si immuable. Sauf là. Oui, lors de vacances avec Ellis, lors du bal de fin d'année aussi. Elle l'avait tellement harcelé avec Dirty. Dancing, fasciné par le film, par ce Johnny qui ne laissera jamais bébé dans un coin. Ils avaient appris la danse mythique. On les avait regardés... et tous s'étaient payé leur tête quand elle se scratcha sur lui lors du porté. On avait pris des photos de ce moment, et loin d'être en rage ou triste, elle avait ri, sur Ellis, avant de cacher son visage dans son cou. Ellis avait toujours su réveiller des émotions chez elle, la mécanique émotionnelle se remettait en marche, bonne ou mauvaises, elle sentait des choses. Elle se sentait vivante. Elle le rejoint, en rage et trop calme. Iceberg, elle aurait fait couler le Titanic sans verser une larme. Elle le tacle et vise juste, aussi sûre que la bouteille atterrit dans la poubelle. Précision. Tueuse. Elle a la cour en vrac et la tête qui dérape. Oui. Souffre. Souffre autant que tu me fais souffrir. Sauf qu'elle ne souffre plus. Loin Joy, tiens toi loin, ne réveille pas ton âme. Elle veut la laisser crever. Robot, geste calculé au millimètre, aussi sûrement que ses mots. Ô Ellis... sais-tu seulement que je peux faire pire, tellement pire. Je pourrai te tuer avec des mots, te rendre fou.
Les mots raisonnent, se heurtent à la tête d'Ellis, se heurtent aux murs. Vide. Il est vide son appartement. Duplex. Minimaliste dans les meubles. Il n'y a pas de vie, un peu comme dans son corps. Elle vit, fait son boulot, mais rien ne vient faire brûler la flamme. Oh, elle se rappelle. Elle a froid, elle est malade et elle est sotte. Pourquoi ? Comment le prouver ? C'est si simple.. mais pas tout de suite. Créons le manque, cela arrivera plus vite qu'on ne le pense.
Face à lui, elle l'écoute. Il n'aimerait pas cela. Elle le sait. Dans le fond, elle connaissait à l'avance sa réponse. Elle lui avait mis ces images en tête en sachant que cela le ferait souffrir. Il n'en voulait pas la faire souffrir. L'insolente lèvent théâtralement les yeux au ciel. Comédienne. Non, Tragédienne. Elle emprunte le talent des grecs. Elle ne comprend pas. Elle ne voit pas qu'il se perd dans les bras des autres, car il la cherche elle. Elle ne veut pas le regarder dans les yeux, car elle a peur d'y voir la vérité.
Sa tête au mur laisse une marque de sang. Elle l'écoute, lutte pour garder ses esprits. Elle ne veut pas s'échouer au sol maintenant. Elle doit tenir. Je veux tenir ! Impérieuse et glorieuse. Battante la Joy, telle Cyrano, elle se bat. Je me bat, je me bat. Comment c'est inutile ? Je le sais, mais on ne se bat pas dans l'espoir du succès, non, c'est bien plus beau lorsque c'est inutile. Éclat de lucidité. Serait-il lui un Cyrano qui se bat pour la cause perdue dont elle est ? Il ne sait pas où il est dans sa vie à elle. Si seulement il savait. Tu n'es jamais resté assez longtemps pour le savoir, du con. Idiot du village. Et pourtant... pourtant. Il vient, s'approche, félin et la secoue.

- Si je savais ?


Oui, Ellis. Si elle savait ? Dit lui ? Secoue là encore. Elle sent à nouveau son coeur battre, elle retient sa respiration, manque de s'étouffer, air brûlant qui emplit ses poumons. Ellis. Oui, elle est ivre, mais en pleine maîtrise de son cerveau. Elle le regarde, cet homme trop beau pour son propre bien. Et... si seulement, trop amoureux d'elle pour leur bien à eux deux. Elle se fige. Devient de marbre, telle les gisants des églises. Son esprit est comme foudroyer.
Vous voulez le savoir pourquoi elle a froid, pourquoi elle est malade et sotte ? C'est très simple. À la manière d'une Jane Eyre. Elle a froid, parce qu'elle est seule; aucun contact ne fait jaillir la flamme qui n'est en elle. Elle est malade, parce que le sentiment le meilleur, le plus doux, le plus sacré que l'homme puisse éprouver lui est interdit. Elle est sotte parce que, elle ne lui fera pas signe d'approcher, elle ne fera pas un seul pas à sa rencontre, quelles que soient ses souffrances.
Lentement, son corps redevient chaud, ses joues prennent des couleurs et son regard, son regard se fait étrangement brûlant. Non ne part pas. Elle s'approche, elle se concentre pour ne pas tanguer, son pas jusqu'à lui est sûr. Elle pose une main sur son épaule, le pousse à se tourner vers elle, elle le regarde. Elle le regarde comme elle aurait toujours du le regarder. Dans son trouble, elle ne remarque pas que la manche de son kimono tombe sur son épaule, montrant des cicatrices tout comme elle voit celle qui est sur le torse d'Ellis. Cela lui rappelle à quel point elle a peur pour lui. À quel point ce jour-là, elle avait eu peur. Nuit et jour à l'hôpital. Elle avait mis son job, sa vie entre parenthèses. Brûlure à son torse qui le rendait si sexy. Fébrile, elle passe ses doigts dessus.

- Pardon Ellis.

Elle le caresse, sincèrement, sa main parcourant son torse, le pec, le ventre, jusqu'à la frontière de son jean. Et si au lieu d'attendre, qu'il vienne à elle, si elle allait à lui ? Si en fait elle pouvait avoir chaud, être guérie et intelligente ? Le regard troublé, trahissant le trop-plein de conscience et d'émotions.

- Tu as raison. Si je savais, et si j'avais su, j'aurais donné bien d'avantage, je n'aurais pas fait certain choix.


Si elle avait su mettre ses émotions à nu. Si elle avait vu le regard amoureux qu'il avait pour elle. Si elle avait vu sur son visage ce qu'il y avait d'amour et de rage, elle aurait su l'aimer. Et putain . Putain. Elle l'aime. Elle l'aime tellement que ça fait mal. Elle sent cette violente douleur à la poitrine. Est ce que c'est ça aimer ? Une douleur qu'on.. qu'elle chéri ?

- Je te veux Ellis. Hier, aujourd'hui demain. Je te veux. Reste avec moi.


Elle a peur Joy,  ça se voit, fébrile tremblement de ses mains sur le corps de l'homme.

- J'ai peur Ellis, j'ai peur mais... si tu reste avec moi, on sera courageux ensemble.


Elle sourit faiblement, une main à sa joue alors que ses lèvres vont chercher tendrement les siennes. Tendresse. Elle n'en avait jamais eu, mais ce soir, ce soir, elle n'est pas elle, elle est celle dont elle deviendra et qu'elle va devoir oublier. Elle frémit, débordant de trop d'amour qu'elle refoule au quotidien. Lentement, elle se détache de lui, mais pas de sa main, sourire idiot au visage, elle le conduit vers la chambre, manquant de trébucher sur une paire de godasses, elle éclate de rire. Franc, elle se sent bien, étrangement bien. D'un coup de pied, elle ouvre la porte de sa chambre. Lit King Seize à baldaquin, un tableau de Van. Gogh en face. C'est tout ce qu'il y a. Elle se tourne à nouveau vers lui, légère, elle l'embrasse à la commissure de sa lèvre pour le faire languir avant d'enlever son kimono. Impacte de balle dans le dos. Elle prend un boxer propre, un autre de ceux d'Ellis, et reste torse nu alors que, mutine, elle se met dans le lit, tapotant la place à coté d'elle.

- Ne garde pas ton jean...


Comme si il allait le garder de toute façon. Elle attend, ne le quittant pas de yeux. Elle se sent bêtement heureuse. Bête. Heureux les simples d'esprit dit la bible. Il n'y a pas à dire, il y a du vrai. Si au quotidien elle se prenait moins la tête, si seulement elle pouvait cesser de penser au pire, aux risques. Elle pourrait être heureuse. Si elle arrêtait d'avoir peur de se sentir justement humaine comme en cet instant, si seulement elle acceptait qu'on puisse l'aimer. Que cet homme l'aime.
Allongé à coté de lui sourit.

- Tu sais, je me suis toujours dit que j'devrais  te dire ça si j'étais sur le point de mourir mais...


non... elle va éviter de se la jouer à la Padmé et lui dire que de toute façon elle se meurt un peu plus chaque jour et blablabla. Padmé n'est pas cool. Han Solo est cool, très cool et elle l'a de toute façon souler en le forçant a voir tout les star wars... et plus plusieurs fois même.

- Je sais.


I Know. Je t'aime, et tu as souris parce que tu le savais. Et l’ivresse l'emporta, elle voulait l'embrasser, mais sa tête se heurta à son torse, et visiblement le sommeil la décida à prendre le corps d'Ellis pour matelas.

_________________
Je suis exubérant, impardonnable. Rien ne peut m'arrêter. Rien ne me fait honte. Je suis irréfléchi, sans espoir, sans cœur, le vice incarné, un enfant sauvage, intrépide, impénitent, perdu à jamais.   @Anne Rice ≈©️ alaska.  

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Tu flottes et je te noie [Ellis]

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