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 puisque rien ne dure (rufus)

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The badder they are, the bigger the reward.
CARTOUCHES : 185



Bang bang.
TON JOB: pompier et ambulancier
TON AGE: trente-quatre ans
TES ENNEMIS, TES ALLIES:
MessageSujet: puisque rien ne dure (rufus)   Mar 16 Fév - 0:08

puisque rien ne dure
Une soirée, dans un bar branché. Il y a la boite de nuit pour brancher, mais ce soir, il a choisi le bar branché. C’est toujours au-dessus de ses moyens, toujours au-dessus de sa position. Mais ce n’est pas important, il sait toujours comment s’offrir ses entrées. Ne le voyez pas comme un gigolo. Ellis est pompier, il a des relations, tout simplement. Et on ne peut plus professionnelles. On l’oublie souvent. Le côté sérieux d’Ellis. On ne retient que les fioritures. On ne retient que le beau sourire d’Ellis, ses beaux yeux et puis ses abords faciles, son cœur fragile. On retient le superficiel. Et on associe son boulot à un travail de stripteaseur, en oubliant les mauvais côtés. En oubliant les flammes qui se dressent devant eux comme un mur infranchissable, en oubliant les personnes qu’ils ne peuvent pas sauver, les morts qui les hantent. Les morts.

Ce soir on célèbre la vie. Les morts, Ellis les laisse sur le pas de la porte, c’est mieux ainsi. Un autre soir les fantômes, quittez son épaule. Il arpente les lieux, circule entre les gens, entre les tables hautes et les silhouettes alanguies se déhanchant au rythme d’une musique lancinante, une musique avec un rythme lancinant, étrange musique que celle de notre temps. Elle possède un charme envoûtant, elle a des airs un peu avant-gardiste, hors-norme. Ellis aime tout ce qui sort du moule. Mais cette musique fait exception, on l’entend partout, surtout dans les cocktails, les galas… les bars branchés. Ca ne sort pas de l’ordinaire. Mais ce n’est pas pour la musique qu’il est là. C’est pour les vivants. Pour ces corps qui bougent et qui vibrent, pour son cœur qui s’ouvre et qui s’offre. Pour son envie d’aimer. Même si peu à peu, il ne sait plus ce que ça veut dire. Même si peu à peu il se perd, à chercher quelque chose qu’il a pourtant sous son nez, depuis des années. Pourquoi cherche-t-il à ce point ce petit quelque chose qui est elle ? Pourquoi ne va-t-il pas la trouver elle directement ? Parce qu’elle ne veut pas, croit-il. Parce qu’elle ne l’aime pas, se dit-il. Joy n’aime personne. Et lui, il aime trop. A ne plus savoir ce que ça veut dire.

Il s’arrête au bar, accoste le serveur pour un verre. Son regard erre encore alentours. Il cherche quelqu’un, sans trop savoir qui. Il cherche cette aura sombre qui le transcende. Cette aura qui lui rappelle quelqu’un d’autre. Il cherche, il scrute. Jusqu’à tomber sur un visage, un homme qu’il a déjà abordé une fois. Sans aucun succès. Un homme pour qui sourire ne suffit pas à intéresser. Ellis n’est pas un prostitué, il n’agite pas ses fesses pour hameçonner. Cela dit, voir Monsieur Black en ces lieux le fait sourire. Il s’attarde sur sa silhouette, épouse du regard les contours de son corps, un regard qui indique clairement qu’il est en train de l’imaginer nu en ce moment. Il doit avoir un corps athlétique, puissant, tendu dans l’effort. Ellis ne se gêne pas pour le regard appuyé. Et quand il se fait surprendre, ce n’est que pour lever son verre en sa direction avant de se détourner de lui et de siroter son verre. Il n’ira pas le trouver, pas tout de suite, ou peut-être pas ce soir. Rien n’est écrit d’avance.

Sa voisine de gauche le remarque, lui sourit. Ellis lui lance un clin d’œil. Mais il n’y a rien qui se dégage d’elle, rien qui intéresse Ellis, rien qui lui rappelle sa jolie blonde. Pas même les yeux, pourtant la nuance n’est pas loin. Cela fait longtemps qu’il n’a plus pensé à Joy ainsi, depuis la dernière fois qu’elle l’a jeté et qu’il a couru se jeter dans les bras de celui qui veut bien de lui. C’est un cycle à répétition. Il se retourne vers le barman, commande un deuxième verre en prévision de la fin de celui qu’il a en main. Plus tard, il se mettrait en chasse, ce soir il peut rentrer avec quelqu’un, il en a envie. Il en a besoin. Mais quelque part, s’il rentre seul, ce n’est pas grave. Quelque part, s’il rentre seul, ce n’est rien.
(c) AMIANTE

_________________

    AUX AUTRES LE CIEL BLEU
    De ces espérances chimériques dont la renommée enchante le cœur de ses esclaves, puisque nous n’emportons chez Pluton que la poussière dont nous sommes formés ©️ signature by anaëlle.

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