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 temps plus vieux (grim&jo)

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The badder they are, the bigger the reward.
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Bang bang.
TON JOB: croque-mort au petit déjeuner.
TON AGE: dix ans. (okay, quarante-et-un)
TES ENNEMIS, TES ALLIES:
MessageSujet: temps plus vieux (grim&jo)   Jeu 11 Fév - 20:35

temps plus vieux
Je l’entraine plus loin en tirant sur sa main. Je l’incite à me suivre avec un sourire terriblement amusé, digne de l’adolescent que je ne suis plus depuis des années déjà. Loin de la lumière de la ville, loin du monde, loin de la civilisation. Loin de la classe et de l’élégance. C’est dans une ruelle un peu sombre que mon dévolu se jette, alors que dans la nuit noire, je la plaque contre le mur une main possessive sur sa nuque et l’autre avide, sur sa hanche. Mes lèvres se fondent dans les siennes, sa bouche s’ouvre pour moi et nos langues se trouvent. Et l’on se trouve, enfin. Cette séance au cinéma avait été longue, et ennuyeuse. Pour elle aussi. Ce n’était pas le film qui nous intéressait, loin de là. Il n’était qu’un prétexte. Pour se revoir. Mais quelle idée aussi un film. Près de deux heures enfermés dans une salle à ses côtés, sans se regarder, sans se parler. Prétendant être absorbé par le film… Si peu. Même elle s’était ennuyée à mourir, j’en mettrai ma main à couper.

Mon corps pressé contre le sien trahit mon envie d’elle. La pression monte, j’abandonne ses lèvres pour embrasser son cou, et la main possessive descend un peu plus bas, sur la courbe de sa poitrine que je ne fais qu’effleurer. Je gémis ma frustration contre sa peau, me pressant un peu plus contre elle. Je pourrais la dévorer, là, ici et maintenant. Je pourrais la prendre et la faire mienne. Il n’y a pas de désir plus primitif que celui-ci. Je remonte à ses lèvres, brièvement. « J’en ai envie, mais je ne ferais pas ça ici. J’ai plus vingt ans. » Non pas que je me sente vieux, mais nous méritons mieux que de nous casser le dos dans une ruelle insalubre. Celle-ci peut avoir son charme pour un baiser à la sauvette. Mais j’ai passé l’âge des culbutes derrière une voiture, ou dans une voiture – quand on a de la chance. Je l’embrasse encore. Avec une soif d’elle évidente. « Viens. »

Je lui attrape la main encore une fois. Je n’ai pas la patience de retrouver sa voiture, puis je n’habite pas loin. En coupant par les entrepôts nous arriverons plus vite. J’avance vite, pressé, tendu. Je ne regarde même pas si elle suit. Je la tiens, je ne la laisserai pas tomber. Elle est avec moi. Cela fait trop longtemps que j’attends. Pourquoi attendre le deuxième rendez-vous quand nous étions tous les deux prêts à passer le cap sans nous poser de question le premier soir ? Pour le défi, pour le jeu. Parce que nous le pouvions. Quel con, non mais j’vous jure. Les grands entrepôts nous cernent, jetant des ombres sur notre chemin et plongeant les rues dans un noir encore plus complet que ce qu’offre la nuit. Je connais le chemin comme le fond de ma poche, et c’est sans aucune hésitation que je nous fais traverser une ruelle non éclairée.

Jusqu’à ce que je m’arrête net. Au bout de la rue, une silhouette se détache. Mon excitation redescend d’un coup, je me redresse, les sens en alerte, prêt à réagir. Je cherche à analyser la situation, au bout de la rue un réverbère clignote et je crois reconnaitre quelqu’un que je connais, quelqu’un que je connais même très bien. J’avance un peu, sans lâcher Josefina. « Grim ? Qu’est-ce que tu f… » Je remarque quelque chose d’anormal, un corps allongé. Je presse la main de Josefina, comme une mise en garde. Puis je libère sa main, espérant qu’elle comprenne le message et qu’elle se tienne là où elle est. Je m’avance un peu, m’approchant prudemment de mon ami. Dire que je m’apprêtais à ramener la plus délicieuse des créatures chez moi et à passer une nuit d’enfer. Tu fais chier Grim. Et je le pense vraiment très fort. « Qu’est-ce qu’on a ? » Josefina devait rester en arrière, un moment du moins. J’ai besoin d’analyser la situation avant de l’impliquer, de savoir ce que ce corps signifie avant de la confronter au regard impitoyable de Grim. Si elle était la mort, si pâle et si froide, Grim est l’Antéchrist, venu annoncer la fin des temps. Je sais, j’ai de très bonnes relations.
(c) AMIANTE

_________________

    On cherche à le saisir mais il s'échappe sans cesse, on croit le dominer et c'est lui qui nous tient. Alors, peu à peu, inexorablement, nous plongeons dans les abîmes insondables de la folie : la mort, ultime pulsion, n'est-elle pas la seule issue ?...
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