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 (noé) éveil.

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It is madness for sheep to talk peace with a wolf. ∆
CARTOUCHES : 841



Bang bang.
TON JOB: gérante d'un casino et, accessoirement, blanchisseuse d'argent très sale.
TON AGE: vingt-neuf ans.
TES ENNEMIS, TES ALLIES:
MessageSujet: (noé) éveil.   Dim 31 Jan - 20:37

† Noé & Avalon
Woodland est un petit bout de paradis. Perdu au milieu du quartier des affaires, c'est un petit parc devant lequel passent tous les gens pressés. Nul ne s'y arrête. Certains avocats, mallette serrée contre leur bras, courent devant ses grilles. D'autres commerçants, apparemment en retard, prennent leur temps pour jeter un petit regard aux pigeons qui y roucoulent paisiblement. C'est un paradis de tendresse, un paradis de douceur, de silence à la belle odeur d'herbe fraîche humide sous la rosée du matin. Avalon aime s'y reposer tôt le matin, au sortir d'une nouvelle orgie énergique. Elle s'y sent bien, s'y apaise, y trouve la force de se plonger dans ses réflexions, qu'elles concernent le travail ou le casino. Rarement ses pensées ne s'éloignent de ces deux préoccupations fondamentales. Avalon est une femme d'argent, une femme d'affaires, une femme brillante, mais certainement pas une femme sociale. Elle n'aime qu'assez peu les gens, et n'arrête que rarement son regard sur les passants, les coureurs ou les couples qui osent frôler l'enceinte du parc en sa compagnie.
Avalon sort d'un geste mécanique le paquet de cigarette qu'elle garde toujours au plus près d'elle, dans la poche de sa veste. Elle n'y jette pas un regard et, toujours aussi machinalement, en sort une cigarette. Tente d'en sortir une. « Merde ! » Paquet vide. Le juron qui frôle ses lèvres ne s'en échappe pas, mais c'est avec douleur qu'elle se contient. Ses désirs ne sont pas satisfaits, et rien ne peut l'agacer plus sûrement. Elle se lève, regarde autour d'elle : plus personne pour l'aider lorsqu'elle en a besoin. Décidément, elle hait la société, et cette dernière le lui rend bien.

Avalon déambule dans les rues. Le manque de nicotine obscurcit ses pensées, fait trembler ses doigts. Elle tapote son jean, distraitement, lève les yeux au ciel pour calmer ses ardeurs. Elle se sent petite fille, en pleine crise, elle se fait honte, elle craint d'être si ardemment confrontée aux faiblesses de ses passions. C'est alors qu'elle passe devant une boutique bien connue, une boutique dans laquelle elle s'arrête régulièrement pour acheter d'inutiles brocantes. Des petitesses qu'elle fourre sur son armoire, sans plus jamais s'en préoccuper. Si cette boutique est une si somptueuse demeure pour elle, c'est qu'elle y connait le commerçant. Homme simple, homme faible, homme qui baisse constamment les yeux. Elle le voit fragile, il l'amuse. Semblable à une poupée de cire, poupée de son, il exécute chaque jour la même petite danse mélodieuse, une mélopée similaire. Chacune de ses visites est la même chose. Celle-ci sera différente. Sourire sur le visage, elle pénètre dans l'enceinte, faisant tinter la sonnette qui prévient d'une nouvelle arrivée.
« Bonjour Noé. Un paquet d'Amsterdamer s'il te plait. » Ses doigts tremblent encore. A l'instant précis, elle donnerait sa vie en échange d'une latte de cigarette, d'une inspiration profonde de cette drogue divine. Elle sent encore la nicotine traverser son corps, pénétrer son sang, apaiser son âme. Elle récupère son paquet, paye sans lâcher Noé du regard, s'amusant de sa gêne et de sa timidité. Ce garçon lui plait. Elle ne saurait dire pourquoi, mais quelque chose en lui l'attire comme un papillon de nuit l'est par la lumière. Il est d'une fragilité qui l'apaise, qui l'interroge et la questionne. Il la laisse pensive. Et femme capricieuse, elle doit trouver ses réponses. Elle jette un regard autour d'elle, constate le vide glacial de la boutique pourtant bien en ordre, et bien pratique. « Je vois que tu n'as pas un seul client pour l'instant, tu m'accompagnes m'en griller une devant ? J'ai quelque chose à te proposer. » Avalon titille sa curiosité. Si elle parvient à extirper des pires salopards des environs tout ce qu'elle souhaite, ce n'est pas un homme comme Noé qui la refusera. Éveiller sa curiosité, tout comme il éveille la sienne.

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MessageSujet: Re: (noé) éveil.   Dim 31 Jan - 22:11

† Avalon&Noé

just another girl.


C'était une après-midi habituelle, t'étais déjà fatigué de voir tous ces visages sombres passer. T'étais fatigué de tous les voir tirer la gueule, de voir leurs grands yeux tristes, leur sourire mesquin, t'en avais assez de, à longueur de journée, entendre leurs mots tranchants, leurs mots qui sonnaient un peu trop faux et qui faisaient un peu trop mal. T'en avais assez de voir toutes ces têtes baissées défiler et parmi elles, pas un seul sourire, pas un seul regard qui aurait su se démarquer. Être différent, être doux comme la caresse du vent, doux et bienveillant. Un regard qui réchaufferait ton cœur brisé, celui qui ne bat plus que pour battre, qui  n'a plus aucune raison de continuer. En vérité, tu serais même pas étonné si un jour, il décidait d'arrêter. Mais la vie était une chienne, c'était écrit partout, c'était comme ça, pas autrement. Alors, juste pour s'amuser, pour voir Noé le clown se rétamer encore un peu, tomber un peu plus profond dans l'trou qu'il s'est lui même creusé, elle a décidé de faire durer le Supplice.
Tu frissonnais. Il faisait bien trop froid, dans ces quelques mètres carrés bondés de toutes sortes d'objets inutiles. Ca allait du kilo d'farine jusqu'à la brosse à chiottes, et fallait avouer que tu trouvais ça désolant de passer tes journées dans cet espèce de cagibi trop p'tit qui puait la poussière et où les gens pressés se bousculaient.    Certains voulaient acheter le journal pour pouvoir lire dans les transports en commun bondés, et pour d'autre, et ceux-là étaient plus nombreux, c'était juste le besoin de nicotine qui les amenait à pousser la porte de ce p'tit magasin. Toi, tu fumais pas, quand tu mourras, tu voudras pas souffrir trop fort, t'as déjà bien assez morfler dans ta traître existence.
Mais c'était le cas de cette jeune brune qui passait la porte, laissant se glisser dans la pièce un courant d'air glacé qui te foutait un frisson désagréable dans la nuque. Tu la connaissais, du moins, tu te souvenais vaguement d'elle et du son de sa voix. Fallait dire que c'était le meilleur compliment que tu pouvais faire à quelqu'un, je me souviens de toi, vu le nombre de connards qui passaient et qui ne se ressemblaient jamais dans la journée. Ils n'avaient qu'un seul point commun, ils avaient le regard éteint. Cette fille là, Ava t'avais cru comprendre, où quelque chose dans le genre, elle était un peu plus polie, un peu plus souriante et elle cachait un peu mieux son jeu. Mais tu te faisais pas d'illusions, la vérité c'est que la plupart des gens qui peuplaient cet endroit étaient tous pareils à l'intérieur, brisés, et qu'ils faisaient en somme tous la même chose, ils brisaient les gens. La différence entre eux et toi, c'est que toi, plutôt que de briser les gens, tu préfèrais parfois les ignorer avec tout le mépris dont tu sais faire preuve. Mais le mépris, c'est qu'une façade, la vérité c'es que t'as trop peur de l'ouvrir, toi le p'tit Noé trop chétif. Tu baisses le regard alors qu'elle t'en lance un un peu trop insistant. Tu le sens qui te brûle la peau et déjà, celle-ci se rosie. Foutue timidité, que tu te dis. Foutue fille, oui ! Puis d'un geste maladroit, tu attrapes un paquet de clopes sur l'étagère derrière toi et lui tend, lui indiquant le prix tout en sachant qu'elle le connaît déjà.  Tu la regardes quelques instants. Elle va te demander quelque chose, tu le sais, tu le vois sur ses lèvres qui tremblent avec une certaine hésitation, et dans ses yeux déjà gagnants. Tu hausses un sourcil lorsque t'entends ses paroles. Tu restes immobile quelques instants, tu doutes, comme à ton habitude. Tu finis par hausser les épaules avec une certaine nonchalance puis tu réponds un petit « Pourquoi pas... » Puis c'est pas comme si t'allais oser refuser après tout.
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MessageSujet: Re: (noé) éveil.   Lun 1 Fév - 14:34

† Noé & Avalon
(c'est hyper nuuuuul. :rip: )

Elle le sent perdu, toujours aussi timide. Distant et froid, non par mégarde, mais par méconnaissance. Il accepte par politesse, mais nulle envie, nulle curiosité ne semble s'éveiller sur son visage de marbre. Avalon ne s'intéresse que rarement au commun des mortels. Après tout, ils ne méritent pas son seul intérêt. Plat, ennuyeux, elle n'a qu'une opinion très mesurée des êtres qui l'entourent, et la société n'est pour elle qu'un ramassis de moutons à gerber. Seuls certains élus trouvent grâce à ses yeux honorables. Certaines personnalités atypiques, des êtres différents, des papillons voguant dans l'unique lumière des ténèbres. Noé n'est rien de tout ça. Il est, par excellence, l'illustration de ce qu'elle aime le moins et de ce qui la désintéresse le plus. Pour autant, sans parvenir à le comprendre, sans arriver à en discerner le sens, un certain attrait la pousse à lui. En cette timidité, elle discerne quelque chose de pertinent. Quelque chose qu'elle veut trouver, qu'elle veut comprendre. Loin d'attiser la curiosité de Noé, elle fait brûler la sienne. Encore et toujours.

Ils sortent de la boutique, faisant à nouveau tinter la clochette de l'entrée. L'air est frais, et Avalon n'attend pas plus d'une minute pour sortir sa cigarette, la mettre à sa bouche et l'allumer. La nicotine fuit dans ses poumons, déverse en elle un bien-être qu'elle ne trouve que dans l'addiction. Rien d'autre n'a d'importance. Rien d'autre que ce nectar qui consume son cœur, et le soleil qui réchauffe leur corps. « Putain, que ça fait du bien. » Elle se parle. Immédiatement, elle en a oublié la présence de Noé. Ses yeux s'échappent, ses pensées avec eux. Elle vagabonde au milieu des arbres du parc, suit cet homme qui tient appui sur sa canne pour péniblement faire quelques mètres, s'envole vers un oiseau en plein ciel. Puuis elle se sovient. Noé. « T'aimes ton job ? » Question crue, autant qu'indiscrète.

Il a une barbe de trois jours. Un visage bien dessiné. Somme toute attirant. Pourtant, il ne lui semble pas que l'attrait qu'elle lui accorde soit de nature physique. Un timide au plumard ne l'intéresse pas. Sa conversation ? Certainement pas. Elle a beau le dévisager pour tâcher de comprendre, l'explication ne s'impose pas à elle. Il est cette énigme et ce mystère contre lequel elle ne cesse de buter. En lui, elle ne trouve rien. Et pourtant, régulièrement, il hante ses pensées.

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