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 remettre ma tête dans la gueule du serpent (blanca)

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The badder they are, the bigger the reward.
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Bang bang.
TON JOB: avocat du diable, et parfois trafiquant d'organes pour quelques charitables mafieux.
TON AGE: 33 ans.
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MessageSujet: remettre ma tête dans la gueule du serpent (blanca)   Sam 30 Jan - 22:24

† Blanca & Lloyd
Passion is one great force that unleashes creativity, because if you're passionate about something, then you're more willing to take risks.
Toujours ce même visage de poupée de cire. Toujours ce même regard aux multiples reflets. Toujours cette même bouche entrouverte aguicheuse et séduisante. Toujours ce même diable au corps pâle. Cette faiblesse qui est la sienne. Cette faiblesse qu'il regarde, les yeux émerveillés d'amour, les bras tremblants de désir. Les lèvres mouillés de haine, de rage et de rancœur.

Elle était là, face à lui. Belle comme jamais. Les rideaux étaient tirés puisque la nuit était tombée. Il avait l’irrépressible sentiment d'être parfaitement à sa place, au moment précis où il devait y être, un sentiment de certitude, de plénitude. Si la haine bouillait dans son cœur, son âme, apaisée, se nourrissait de son visage, de la beauté de ses formes, de ses hanches moulées dans cette robe trop serrée. Et toujours cette haine qui serrait ses poumons, s'ancrait dans ses reins, faisait flageoler ses jambes. Il la haïssait, cette femme, avec autant de force qu'il l'aimait. Doux mélange de passions brutales et sauvages, pourries jusqu'à la moelle mais putain, pourtant si bonnes ! Pour rien au monde il n'aurait échangé sa place. Sentir ses lèvres frémissantes prises sous le joug de la haine lui était si doux désormais. Enfin, la mascarade de la soirée s'était achevée. Il pouvait desserrer son nœud papillon, retirer la ceinture de son costard ainsi que ce sourire béat et malsain qu'il collait perpétuellement à son visage. Maintenant, il était lui. Avec elle, il était plein. « Tu m'emmerdes à m'humilier comme ça. » Cassant. La froideur de sa parole, brisant enfin la glace du silence. Des années de mariage, et toujours ces frissons qui parsemaient sa peau, hérissaient ses poils et titillaient ses doigts froids. Il l'aimait, parce qu'elle était la seule à le faire vivre. Elle et ses angoisses, elle et sa folie, elle et son pouvoir. Il n'était qu'une pauvre brebis égarée, qu'une pauvre âme éperdue dans un monde trop grand, trop étranger, trop mystérieux. Elle avait été sa lumière, lui avait dévoilé les symboles de l'homme, les énigmes du monde, elle lui avait donné la vie.
Sa haine était justifiée. Sa colère, amère. Sa rancune, tenace. Pour autant, avant même que la joute ne débute, il savait déjà qui en serait le vainqueur. Cette femme, toujours trop cinglante, toujours trop brillante, trop brûlante. Sa forme désirable et ses yeux doucereux avaient toujours raison de lui. Pour autant, par soubresaut de fierté, par nature aussi, il continuait à vouloir conquérir sur elle sa victoire. « Ils ont quoi, ces hommes, de plus que moi ? » Aguicheuse. Par habitude, par facilité, par nature ? Aguicheuse. Encore et toujours, à la vie et à la mort. Aguicheuse. Toujours ce regard comme invitation, ce corps exalté comme vitrine privilégiée. Aguicheuse. Peut-être même n'était-ce qu'une élucubration de l'esprit malade de Lloyd, malade de jalousie, malade à l'épouvante. En tout cas, ce soir, déambulant parmi ces hommes de prestige, ces hommes à hautes responsabilités, vagabondant au milieu de potentielles amants, laissant à chacun d'eux le soin d'admirer ses courbes flatteuses et ses regards tapageurs, Lloyd s'était senti prendre feu. En lui était né une flamme vengeresse, une haine  inexplicable qu'il ne savait exprimer. Ce qu'il savait, en revanche, c'est qu'il mourrait de trop l'aimer.

Au fond de lui, dans le gouffre de sa conscience, il s'était surpris parfois à en discerner les origines. Le feu de sa haine avait été attisé par les braises de la peur.  La peur de la perdre, celle de la voir loin de lui, celle de quitter à nouveau sa vie, la vraie vie. La solitude ne l'angoissait pas avant de la rencontrer. Avant elle, il n'y avait rien. Qu'un affreux néant, un vide atroce, un abîme qu'elle avait su combler de ses vertigineux talons et de son ego démesuré. Elle lui était un tout vital. Une nécessité. Une fatalité. 
Ses pas résonnèrent dans la chambre dont il avait clos la porte. Il ne tarda pas à lui faire face. Ses jambes, incertaines, lui donnaient un semblant de dignité. Il lui faisait face, avec ardeur, avec colère, sans parvenir à masquer l'amour qui étincelait dans ses yeux. Un amour ardent, brûlant, violent. « Tu sais, pourtant, que tu ne trouveras pas mieux ailleurs. » Ton assuré. La haine s’immisçait en lui, mais il suffirait d'une parole, d'un geste ou d'un regard pour apaiser la gueule affamée du loup qui sommeillait en lui. Encore fallait-il le vouloir.  Parfois, ils aimaient tous deux la violence de leurs êtres intérieurs, l'ardeur éclatante de leur folie commune.

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MessageSujet: Re: remettre ma tête dans la gueule du serpent (blanca)   Sam 30 Jan - 23:14

† Blanca & Lloyd
i will keep quiet. you won't even know i'm here. you won't suspect a thing. you won't see me in the mirror but i crept into your heart. you can't make me disappear til i make you.


La pièce est glaciale. Il n'y a plus rien pour ramener un semblant de chaleur ici. Ni leurs corps qui se frôlent. Ni leurs lèvres qui s'appellent. Blanca semble perdue. Elle ne comprend pas la cause de cette colère à peine dissimulée. Plantée comme une statut dans la chambre, elle contemple son époux. Elle pourrait passer des heures à le faire. Se remémorer chacun de ses traits rien qu'en scellant ses paupières. Passer ses phalanges dans le vide en mimant le toucher de sa peau. À cette seconde précise, elle se contente du silence. De l'immobilité. Dans sa robe bordeaux, qui vient mouler chacune de ses courbes, elle est encore plus belle que d'habitude. Sa chevelure ondulée comme une icône des années cinquante. Ses lèvres rebondies d'une couleur rouge qui appelle à la décadence. Encore une fois, ce soir, face à cette foule de convives, elle a fait son petit effet. Des soirées du genre, elle en a l'habitude maintenant. Sourire, marcher, converser, tenir sa coupe de champagne et offrir l'illusion d'une parfaite femme d'intérieur. Elle a appris à se tenir, à canaliser ses angoisses les plus sombres et à faire taire sa colère bien des fois. Les sourires ont souvent camouflé la haine. Les éclats de rire sont venus refoulés les accès de rage. Elle a serré des mains ce soir. Offert quelques bises à certains qui auraient désiré bien plus que ça. Elle a attendu la fin de la soirée avec une impatience rare – pour le retrouver lui. Et voilà qu'à présent, c'est un bloc de marbre qui lui fait face. Il ne dit rien. Elle ne parlera pas non plus. Elle se contente de miser sur son regard perçant qui ne quitte pas son époux. Quand il ose enfin parler, les mots froids et déterminés cassent le silence pesant. Elle soupire à la hâte – sachant pertinemment ce qui va suivre. Une énième crise. Un ego qui a besoin d'être rassuré. Une jalousie compulsive qui doit s'étaler au milieu de la pièce. Elle pourrait rebondir. Lui dire de se la fermer avec tant de futilités. Elle pourrait aussi se casser d'ici, partir fumer une clope pour se détendre sur la grande terrasse. Au lieu de ça, elle contemple le spectacle avec une certaine note d'amusement. Pour l'instant. Quand il l'interpelle de son interrogation, c'en est trop. Elle pourrait le rassurer. Dire qu'ils n'ont rien de plus que lui. Que jamais quelqu'un ne prendra sa place. Que sans lui, sa vie ne serait que larmes et déchéance. Le perdre ? La pire chose au monde. Il lui arrive parfois de faire ce même cauchemar. Elle court dans cette rue. Il est là, au bout de celle-ci. Il l'observe. Il lui tend la main. Elle court encore plus vite, à s'en cramer les poumons, mais impossible de l'attraper. Et soudainement, Lloyd, disparaît. Et elle se réveille en sursaut, le visage baignant dans la sueur et les larmes. Elle lui en parle rarement. Elle garde cette part d'angoisse au milieu des autres – qui sont alors bien anodines. Restant muette d'abord, elle sent que sa colère va la faire déraper. Que sa fierté doit restée intact. C'est son époux. Jalousie ou pas, la confiance doit régner. Elle sourit alors avec une audace qui lui appartient. « Tellement de choses. » Un mensonge. Une insolence éternelle à lui claquer ses mots alors qu'il verrouille la porte de la chambre pour mieux s'approcher d'elle. La faible distance entre eux est rythmée par cette chaleur qui grimpe déjà. Elle pourrait y couper court. L'attraper par le col de sa chemise et venir bouffer ses lèvres pour l'étouffer de son venin. De son amour. De cette rage qu'il fait naître en elle et que lui seul peut calmer. Pourtant en reprenant la parole, avec une assurance de façade, la seule chose que l'homme fait naître en elle, c'est cette envie de jouer avec lui. D'alimenter la flamme qu'il a allumé avec son discours tordu. « T'en es bien sûr Lloyd ? » Qu'elle vient souffler contre ses lèvres. Sa bouche se dessine dans un sourire captivant alors qu'elle lui ricane au visage. Sa main vient se poser contre le torse viril de son mari et elle le repousse avec une hargne sans précédent. À croire que le diable prend possession du corps de Blanca. Elle n'est pas là pour écouter les conneries de Lloyd. Encore moins pour venir dorer son ego. Elle soupire et ôte ses boucles d'oreilles qu'elle balance sur sa coiffeuse. Elle passe une main dans ses boucles et se retourne vers lui. Un à un, elle déboutonne les boutons sur le côté de sa robe. La brune fait exprès de faire apparaître la soie de ses sous-vêtements. « C'est toi qui m'emmerde. » Commence-t-elle à dire avec une assurance rare. La tête haute. Le regard audacieux. La démarche féline. Elle ressemblerait parfois à une prêtresse des enfers. Une sorte d'envoyée de satan bonne qu'à faire du mal autour d'elle. Bonne qu'à faire ramper les hommes devant sa beauté aussi glaciale que perturbante.  « Tes crises de jalousie deviennent ridicules. » Elle se rapproche de lui, tout en tournant autour de son époux. Comme une lionne en cage qui a besoin de se mettre une énième proie sous la dent. Elle lui refait face et se rapproche pour couper à la distance. Son index entrouvre un peu plus la devanture de sa robe. Elle bombe volontairement la poitrine et mordille sa lèvre. Sans aucune gêne, elle effleure le sommet de ses seins. Son échine frissonne – mais pas autant que si c'était lui qui le faisait. Elle sourit encore. « J'aurais pu me faire sauter au moins dix fois ce soir, si je l'avais voulu. » clame-t-elle avec une confiance inégalable. Elle sait très bien que son physique plaît. Blanca en a longtemps joué pour obtenir ce qu'elle voulait. « Et il n'en est rien. » Elle ne le trompera pas. Quand bien même, elle sort la carte de la sensualité au sein de ses trafics, ça s'arrête là. Elle ne pourrait pas coucher avec un autre. Encore moins regarder Lloyd dans les yeux ensuite. De rage, par pulsion aussi, elle attrape violemment le col de chemise de l'homme. Assez pour le rapprocher de son visage. Elle sert tellement fort que ça pourrait l'empêcher de respirer quelques secondes. Puis ses lèvres s'entrouvrent à nouveau. « J'te parle moi des salopes qui font la queue pour espérer se foutre à genoux devant toi ? » Jalouse également. Maladivement parfois. Elle ne supporte pas la façon dont les femmes observent son époux. La langue prête à bondir comme des chiennes en chaleur. Elle a beau siéger à ses côtés, comme une reine au bras de son roi, la colère prend aussi le dessus parfois. Alors dans un sens, elle pourrait comprendre Lloyd. Le rassurer. Et lui souffler ce qu'il attend. Mais sa trop grande fierté l'en empêche. « Tu ferais mieux d'user de ta colère pour une noble cause. » dit-elle avec malice tout en relevant sa robe pour faire glisser ses bas sous le regard de son mari. Elle fait claquer ses portes-jarretelles contre son échine et recule de quelques pas. Elle attrape le paquet de cigarette – s'en fichant bien d'être à l'intérieur. Elle se retrouve dos au mur. Allume une clope. Tire dessus et recrache la fumée comme une déesse de la sensualité. Son regard ne le quitte pas. « Avant que quelqu'un s'en charge pour toi. »  Elle le défie encore. Elle le cherche au fond de ses entrailles. Peut-être qu'elle a besoin d'encore plus de passion ce soir. Peut-être qu'elle cherche à faire ressortir le pire de lui. « Ce serait bête, non ? » Malice quand tu nous tiens. Elle hausse les épaules et continue de cracher sa fumée à mesure que la nicotine dégomme ses poumons. viens, mon amour, et fais la peau à tes démons.


Dernière édition par Blanca Mckinney le Dim 31 Jan - 18:07, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: remettre ma tête dans la gueule du serpent (blanca)   Dim 31 Jan - 14:49

† Blanca & Lloyd
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(Finalement, je pense que je vais me mettre à écrire au présent, vu que j'y suis passée spontanément dans la fin du rp :lol: Désolée donc pour le changement de temps -out-).

Il se souvenait bien de sa jeunesse, de son passé, brillant dans les méandres de son âme. Il revoyait cette caravane, symbole d'une vie éphémère, d'une vie de voyage, d'une enfance solitaire. Encore aujourd'hui, il lui arrivait de tressaillir au souvenir du manque qui tiraillait ses pensées. Loin du monde, loin des autres, loin des hommes, il n'avait jamais rien connu. Puis au décès de sa mère, enfin, il avait pu explorer d'autres confins et d'autres horizons. Il avait tant rêvé, tant fantasmé sur l'incongruité des hommes que la déception à leur découverte avait été cruelle et amère. Jusqu'à elle. Jusqu'à ce moment fatidique où il avait posé ne serait-ce qu'un œil sur la perfection de son corps, la beauté de son visage, et la chaleur de son être. Aujourd'hui encore, il aurait prié le ciel chaque jour pour ce don fabuleux qu'il lui avait fait, s'il avait été croyant. Elle lui avait permis de croire aux Anges. C'était déjà ça.
Ce soir, pourtant, elle avait endossé la cape rouge de la diablesse qui sommeillait en elle. A la fois l'un et l'autre, double tout autant que parfaite, elle n'était jamais la même du soir au matin. C'était, sans doute, ce qui fascinait tant Lloyd. A défaut de l'agacer. Elle avait cette facilité a le rendre fou en touchant son cœur de son doigt vengeur. Il lui suffisait de le frôler pour qu'elle fasse naître en lui ce courant électrique qui le traversait de part en part, le laissait rêveur et tremblant. Elle était un tout diabolique et ardent, empli de passions et de chaleur.

Elle n'avait pas tardé à lui répondre. Sa voix, douce, avait pourtant laissé le jeune homme silencieux et effrayé. De quelques mots, de quelques phrases, elle savait produire en lui un effet qu'il n'avait jamais rencontré auparavant. Elle l'avait tiré au désespoir et à l'ennui, pour glisser en son coeur des sentiments nouveaux, impensables, des émotions auxquelles il n'avait jamais envisagé même dans ses rêves les plus fous. Elle lui avait appris la passion, la fureur amoureuse, la ferveur et l'hardiesse. Elle l'avait rendu incontrôlable, elle l'avait soumis aux aléas d'un caractère devenu ambigu. Avec elle, il avait tout appris, tout découvert. Et jamais, oh grand jamais, il ne pourrait la remercier assez.
Pourtant, semblable à leur union incongrue, l'heure n'était pas aux effusions de tendresse. Loin de là. A sa jalousie déplacée, Blanca avait répondu par la provocation. Peste sans cœur, elle s'amusait à braquer sur lui un regard froid et à lui répondre de cette voix langoureuse, séduisante, cette voix comme invitation érotique, comme pulsion pure et violente. Elle était toute entière sujet de désir. Elle se jouait de lui, diablement séduisante, femme à prendre. Se déshabillant de ce doigt vengeur aux allures fines et délicates, elle libérait la rose épineuse qui trônait sous la soie de sa robe. A la douceur succédait la douleur. A l'apparence succédait la réalité. Aux yeux de Lloyd, réalité plus intense, plus profonde et plus belle, plus douloureuse aussi. Pour elle, il aurait gravi des montagnes et se sentait près à affronter la jalousie comme la peur, la haine et l'angoisse. Pour elle, il aurait donné sa vie, son âme et son corps.
Il admire la naissance de ses seins d'un regard approbateur. Il la regarde jouer de ses délices avec colère. Elle le connait si bien que c'en est effrayant. Elle sait lire en lui avec une facilité déconcertante. Il voit ses portes-jarretelles qui subliment ses jambes, lutte contre l'envie subite et ardente de la prendre dans ses bras, de la porter sur le lit, de lui retirer avec violence ce qu'elle s'amuse à dégainer comme arme de défense. Il veut lui faire mal, la tirer, la héler, la brusquer. Il veut lui faire mal pour lui faire sentir à quel point il l'aime, à quel point il est à elle. « Tu crois vraiment que je te laisserais faire ? » C'est un regard amusé qu'il braque sur elle. Sa folie n'a d'égale que son amour. Il la dévisage, ne lâche pas ses yeux, fusille ses pupilles. « Il serait mort avant d'avoir admiré tes formes... Et toi aussi. » Elle est à lui. Elle n'est qu'à lui. Comment peut-elle encore l'ignorer ? Par quelle fantaisie de son esprit ?

Il se rapproche d'elle, délicatement, d'un pas doux et contrôlé. Enfin, il parvient à   apaiser les tourments de son âme, du moins à en donner l'illusion. Ce masque qu'il colle sur son visage parvient souvent à tromper les autres. Jamais elle. Il pose un doigt sur sa bouche, comme pour la faire taire. Que plus jamais ses paroles acerbes n'augmente le dangereux fossé qui s'étend entre eux. Gouffre que finalement, ils s'amusent à franchir allègrement, avec passion, avec danger, avec fureur. Amertume aussi. Amer amour. « Sache que tes yeux langoureux ne sont qu'à moi. » Il lui prend la cigarette des mains, sans gène aucune, la mène à ses lèvres. Il inspire en goûtant la douceur de sa femme, de celle qui a fumé avant lui, de celle qui a tenu entre ses doigts frais le long tube de ce poison mortel. Puis il lâche la cigarette au sol, l'écrase d'un geste du pied. Écrase avec lui, ou du moins espère le faire, l'égo de sa belle. Cet ego surdimensionné qu'elle se plait à affirmer face à lui, à lui tenir tête, à lui faire face comme une tigresse devant son lion. « Tout comme ce corps que tu te plais à montrer. » Il laisse glisser son doigt de sa bouche à son cou, jusqu'à ses seins, fait glisser la robe d'un geste adroit, dépose son autre main le long de ses hanches tout en en dessinant les courbes. Elle est à lui, si bien qu'il connait son corps avec perfection. Il sait tout d'elle. La moindre place de ses grains de beauté, qu'elle arbore avec fierté, la chaleur de ses seins, la douceur de ses jambes. Il pourrait la dessiner les yeux fermés. Il la dessine, d'ailleurs, chaque soir dans son sommeil. Sa main droite remonte, se saisit de ses cheveux, qu'il tire sans douleur, mais assez sèchement pour qu'elle comprenne enfin sa possession. Elle est à lui. A la vie, à la mort. A l'amour, au désir. A jamais. Il lui renverse la tête en arrière, délicatement, fait flirter sa bouche avec ses lèvres rouges et délicatement humides. Il y glisse un baiser éphémère, un baiser semblable aux ailes d'un papillon, un baiser qu'elle pourrait croire illusion. « C'est clair ? » Il lui faut son approbation. Homme de feu, homme de glace, homme de tout, homme à elle ; il attend son consentement. Elle est à lui.

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MessageSujet: Re: remettre ma tête dans la gueule du serpent (blanca)   Dim 31 Jan - 16:04

† Blanca & Lloyd
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L'amour. Oh. L'amour. Avant lui, Blanca n'y a pas pas goûté. Elle ne voyait que le pauvre cœur brisé de sa mère. Assez idiote pour espérer le retour de l'être aimé. De son père, la brune n'a aucun souvenir. Un salopard de plus. Un pauvre con qui s'est tiré à défaut d'assumer. Une espèce d'animosité inexpliquée teintant encore parfois ses souvenirs. Elle a vu sa mère chialer comme une  gosse égarée. Elle l'a vu errante dans les rues. Elle l'a vu implorer son retour, les genoux à terre devant l'autel de l'église. Tout ça n'était que futilités pour Blanca. Très vite, elle a fait ses propres armes. Se refusant à aimer. Se refusant à sentir son cœur s'emballer. De la baise tout au plus. Des corps qui s'échaudaient et qui se cherchaient. Des soupirs. Des râles. Des cris. Rien de plus. Puis y a eu ce moment. Fatidique. Un regard échangé. Un sourire en coin face au charme de Lloyd. La beauté glaciale se réchauffant en une fraction de seconde. Ses yeux azurs qui cherchaient à capter ceux de l'avocat. Ses courbes ravageuses qui voulaient l'attirer telle une succube. Elle est tombée amoureuse sans savoir comment. C'est arrivé. Les sentiments ont dévalé les marches de son cœur. Il s'est imposé en roi dans tout son esprit. Elle respirait pour lui. Elle vivait pour lui. Les disputes ne faisaient qu'accroître cette passion dévastatrice qui unissait le couple. Une double personnalité. Mi-ange. Mi-démon. Une double personnalité qui se complaisait à agacer son époux. Le chercher. L'énerver. Éveiller ce sentiment abrupte de jalousie. Le tenir en laisse comme un chien. Le faire remuer ciel et terre rien que pour qu'elle se sente impératrice de son existence. Elle prenait son pied à se jouer de lui. Comme elle prenait son pied à l'aimer comme personne sur terre ne le ferait.

L'audace. Toujours plus d'audace. Elle joue comme une catin dans les filets de son mac. Ses doigts deviennent des lames aiguisées pour faire brûler Lloyd d'envie. Son échine claire qui se dévoile. Ses vêtements qui disparaissent. Elle veut garder cette distance. Elle veut le faire brûler. Elle cherche à le faire céder. À voir son visage se décomposer. À voir ses lèvres s'assécher. À voir tout son corps se crisper, tant il la désire. Ses prunelles appellent à l'exil dans leurs draps de soie. Sa respiration – presque – saccadée n'accentue qu'un peu plus l'érotisme de la scène. Les mots ont résonné dans la pièce. Acides. Perfides. Provocateurs. Comme tout le temps. C'est ce qui vient caractériser leur amour si atypique. Cette façon de se provoquer, de s'attirer comme des aimants pour mieux s'éloigner. De se retrouver pour se capter, se détester, s'aimer, se détruire. Une putain de passion que la brune adore mettre en scène. Comme maintenant. Quand il reprend la parole, elle ne peut s'empêcher de sourire. Amusée par la scène. Amusée par la façon dont l'avocat cherche à reprendre les rennes. Elle hausse les épaules – silencieuse. Évidemment, qu'il pourrait tuer tout homme qui s'approcherait trop près d'elle. Évidemment, qu'elle aussi pourrait crever pour avoir déshonorer leur mariage. Mais ça l'amuse. Cette façon dont les deux se retrouvent sans cesse sur la corde raide. Elle crèverait comme lui crèverait s'il osait en sauter une autre.  Quand il s'approche d'elle, Blanca ne bouge pas. Un sourcil arqué pour feindre une fausse surprise. Mais elle le connait par cœur. Elle pourrait dépeindre son portrait les yeux bandés. Elle pourrait parler de lui des heures en décrivant chacune de ses réactions. Il est ancré en elle. Il est imprégné dans sa chair. Elle est marquée pour la vie. Le doigt de son époux vient empêcher d'autres paroles de s'extirper de sa bouche. Elle sourit quand même. Elle le défie du regard. Autant que sa langue qui cherche à franchir la barrière de ses lèvres. Il parle encore. Il fait valoir ses droits d'époux. Il redore son ego d'une couverture dorée et virile. Puis il ose attraper sa clope. Quelle erreur. Elle ne dit rien. Scandaleuse et silencieuse, elle l'observe. Ses yeux pourraient appeler à l'exile de cette pièce. Le planter comme un chien et lui faire apprendre de ses erreurs. Mais rien. Encore moins lorsqu'il reprend la parole. Des paroles suivies de gestes sensuels. La valse de la passion reprend. Quand les doigts de l'homme caressent l'échine. Quand il ose frôler la peau de son cou, de ses sains. Quand ses doigts deviennent maîtres de ses courbes. Elle veut soupirer. Elle veut se laisser aller à murmurer son prénom avec force. Mais elle se retient pour ne pas lui donner ce qu'il attend. Encore plus quand il se saisit de la chevelure brune et que sa tête vire en arrière dans un geste assuré. Elle l'observe. Elle se mesure à lui, comme une boxeuse qui veut gagner son match. Leurs lèvres se frôlent à peine et ça ne lui suffit plus. Il a alimenté la braise dans tout son corps. Il a lancé une flamme qui ne fait qu'accroître. C'est fort, c'est chaud, c'est brûlant. Elle le veut. Elle le désire. Elle veut le mettre à terre et le faire ramper. Elle veut qu'il comprenne à quel point, ce soir, c'est elle qui aura sa peau.

« Je ne sais pas. » Souffle-t-elle avec arrogance face à l'interrogation de Lloyd. Elle ricane et empoigne la chemise de l'homme. Lentement, elle le fait reculer. La plante de ses pieds frôlent la cendre au sol. Ça crame et c'en est douloureux. Mais trop concentrée, elle continue d'avancer. Elle le fait retomber sur leur lit avec une hargne rarement égalée. La brune grimpe sur lui. À califourchon. Son bassin s'osant à quelques ondulations sans scrupules. Elle mordille sa lèvre et remontent ses mains le long du torse de l'avocat. Des mains qui viennent se resserrer autour de son cou. Elle serre. Elle serre fort quelques secondes. Assez pour voir le visage de l'homme se décomposer. C'est malsain. C'est étrange. Mais c'est tellement eux. Elle se baisse pour frôler ses lèvres. D'abord avec une douceur qui contraste complètement. Puis avec une rage non dissimulée. Elle mord la bouche de l'homme. Si fort qu'une goutte de sang vient se déployer. Elle ôte alors les mains de son cou. Son index rattrape la goutte pourpre et elle suçote son doigt face à lui. À la vie, à la mort. Pour le meilleur et le pire. Même quand le sang coulera.  « Et là, est-il clair pour toi, que tu n'as aucune raison de douter ? » En vérité, il en a. Elle est sanguine. Sensuelle. Séduisante. Elle est au cœur des trafics comme une poupée qui agit sur commande. Charmer pour mieux berner. Séduire pour mieux enfoncer. Et il le sait. Il n'empêche qu'elle est agacée par les doutes de son époux.  « Tu es un abruti. » dit-elle en le forçant à relever le torse. Toujours assise sur lui, elle déboutonne les derniers boutons de sa chemise. En l'ôtant, ses lèvres se perdent le long de son épaule qu'elle redessine avec plus de douceur cette fois-ci. Une douceur qui contraste avec ses ongles qui griffent la peau de son buste. Malicieuse, elle vient déposer un baiser sur la blessure causée par ses soins. Elle s'abreuve de l'odeur de Lloyd. Les paupières scellées, elle se colle à lui si fort. Si fort pour oublier le reste. Si fort pour oublier ses angoisses qui remontent. Elle se sent débordée soudainement par la même peur. Celle de le perdre. Celle de le voir se faufiler entre d'autres cuisses. Celle de le voir l'oublier comme une malpropre.  « Jure que tu ne m'abandonneras pas. » Sa requête ressemble presque à une supplication. Elle le fixe. Ses yeux brillent. Ses lèvres sont entrouvertes. Elle le regarde prise entre la rage de la scène et les doutes de son cœur. « Jure le moi. » Et sans même lui laisser le temps de répondre, elle lui arrache un baiser. Un baiser passionné. La valse de leurs langues ressemblent à refrain final d'un opéra. La tension est palpable. Elle se cramponne à lui ; à ses cheveux. Elle ne lui laisse aucun moyen de retrouver un peu d'air. Elle lui montre d'un échange, qu'il est tout. Qu'il le restera. Qu'elle est sienne. Qu'elle mourrait pour lui. C'est une ode à nous, mon amour, le remarque-tu seulement?


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MessageSujet: Re: remettre ma tête dans la gueule du serpent (blanca)   Dim 31 Jan - 17:31

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Elle est cruauté. Dévastatrice. Sa parole ne s'entrouvre que pour proférer des paroles mortifères. A chacun de ses mots, Lloyd s'embrase, ses gestes se font plus violents, plus rapides, sa main se ferme et sa mâchoire se serre. Elle alimente sa haine, et en joue. Ce sourire sur son visage témoigne manifestement du jeu qu'elle entrevoit dans cette dispute qui s'annonce. Elle se moque de lui. Il aurait aimé hurler de rage, crier son désespoir. Il se contente de la laisser faire. Si la moindre de ses paroles est une honteuse provocation, s'il la hait plus qu'il ne la jamais fait, il ne peut empêcher son corps de frissonner à son contact, son âme de la vouloir toute entière, ici et maintenant. Sa passion et son désir le tiennent en haleine alors qu'elle use de ses charmes, qu'elle se rit de ses faiblesses. Elle le connait trop bien. Trop bien. Là où lui ne connait rien.

Elle est son tombeau. Elle est son cœur et elle est ce qui le glace. Elle est son sourire et elle est ses lèvres pincés sous le joug de la colère. Elle est ses cris et ses larmes, son passé et son présent, son avenir. Elle est sa plus grande et sa plus terrible faiblesse. Loin d'elle, il ne fait que flotter dans une existence face à laquelle il ne trouve pas le moindre charme. S'il est pleinement ancré dans la société, il ne fait qu'y jouer un rôle. Avocat de renom, il serre des mains, élabore des compliments stratégiques, mène à bout ses enquêtes et offre la rédemption à des damnés. Mais il ne connait pas la société. Ne s'y sent ni bien ni mal. Il survole la vie. La survolait. Et aujourd'hui, là, dans cette chambre luxueuse où brillent l'éclat des bijoux de la belle sur la commode, où s'amoncellent les costumes de créateur, où le lit revêt des draps de satin, il connait la misère. Dieu qu'elle est belle, cette misère. C'est bien là, la vraie beauté. Elle est sa raison de se lever chaque matin, celle d'ouvrir les yeux, celle de s'éveiller à la vie. Et aujourd'hui, là, à cet instant précis, elle est également sa douleur et sa peine, sa peur et ses craintes. Loin de souffler en lui une vague de bien-être, de certitude et d'amour, elle y distille la terreur. Diablesse. Joueuse.
Couché sur le lit, Lloyd se sent emprisonné. Il voudrait hurler, s'extirper de cette étreinte forcée, lui envoyer à la figure qu'il a besoin de sa réponse. Son ego le force à la repousser, la rejeter, l'envoyer valser au milieu de la pièce, sans gène, sans crainte, il doit dominer. Mais loin, très loin, aux tréfonds de lui, ces pulsions vitales le lui interdisent. Il reste là, sans oser faire un geste, sans oser respirer même. Il subit les passions de sa dame, et il la dévore du regard. En elle, il a trouvé un idéal. Lorsque ses lèvres sont mutilées, lorsqu'elle serre son cou, lorsqu'il chute dans les bassesses de la soumission, il ne ressent qu'un indicible bien être. Un instant, la haine recule sous la domination du désir. Un instant, il répond au baiser de sa belle, enlace sa langue avec la sienne, dans une danse sublimement érotique. C'est ce qu'ils doivent à l'amour : la perfection de leurs étreintes.
Ce baiser le laisse haletant. A chaque fois que leurs lèvres se croisent, Lloyd demeure surpris par ce qui les unis. Une passion éclatante, absolument sublime de sensations qui témoignent de ce plein d'émotions qui vibre en eux. Ils sont beaux, ils sont un gage de ce qu'est l'amour véritable. D'ailleurs, Lloyd n'en a que des compliments, dès la fin d'une réception. Tous se surprennent à les admirer, de jalousie plus que d'attirance. Il suffit de jeter un œil sur l'un d'eux pour savoir qu'il n'est plus un cœur à prendre.

Tremblant, Lloyd la saisit par les épaules. Il n'a de cesse de jeter son regard dans le sien, de se perdre dans les océans de promesses se déchaînant dans les prunelles de sa belle. Il aime ses yeux : c'est sans doute ce qu'il aime le plus. Puis, un murmure. Un simple murmure, qui fend l'air comme une insulte. « Je ne sais pas. » Lloyd étincelle. Il brille de satisfaction. Il brûle d'ego. Il s'enivre de la vengeance qui s'impose à lui. Il se saisit des épaules de sa belle, ne la lâche plus, puis la renverse sur le dos. A son tour d'être au dessus. A son tour de dominer. Cette fois, elle ne gagnera pas. Son égoïsme ne le supporterait pas. Il la nargue du regard, l'emprisonne de sa poigne de fer, lui crée des menottes de chair. Dans cette emprise, elle est captive. Captive de lui, captive de ses besoins, de ses désirs, de son ego. Il est temps qu'elle comprenne. « Il y a tant à découvrir ailleurs. » Il mord son cou, sans douceur, sans violence non plus, dépose sa marque sur elle, la trace de ses dents, elle est à lui, à nul autre. Il préférerait la voir morte qu'au bras d'un autre. Par un soubresaut infini de fierté, saoul de la possibilité de signer là sa première victoire, il se relève. C'est une torture qu'il inflige à ses désirs, une torture que de la voir là, presque nue, couchée sur ce lit, seule sur ces draps froids. Son âme l'oblige à l'y rejoindre. Elle hurle, elle crie, elle ne cesse de lui faire écho dans la tête. Non, ne la laisse pas, rejoins là, apaise ta haine, laisse éclater tes démons, prends là, montre lui qui domine dans les faits, dans les actes, dans ta violence. Son ego la fait taire. Pour l'instant. Victoire éphémère.

Droit, fier, debout, Lloyd la regarde de haut. Il la contemple telle une oeuvre de collection dans un musée. Elle est unique, sublime, inestimable. Il l'a déjà volé, mais chaque nuit, dans ses rêves, il fantasme qu'il la vole à nouveau. Jamais vraiment acquise, elle est un oiseau libre, un aigle affamé qui rôde parfois trop loin, qui teste des limites qu'il est temps d'affirmer. Elle est à lui. Non qu'elle soit sa chose, mais elle est sa personne. Son âme, sa vie. Son double. « Dis moi que tu as compris. » Il persiste. Cette réponse lui est vitale, et tant qu'il attend encore, il semble perdre de l'air. Respirer lui devient délicat, tant il est assailli de voix dans sa tête, tant il meurt de la rejoindre et tant elle l'en empêche en refusant de lui apporter cette simple réponse. Réponse somme toute banale. Mais réponse soumission. « Dis moi que tu cesseras de jouer de tes charmes, où que tu sois. Dis moi que tu es à moi, et rien qu'à moi, et que jamais tu n'en voudras d'autre. » Toi d'abord. Demande égoïste et enfantine, mais requête nécessaire. Lloyd la regarde toujours. Il laisse courir ses doigts sur les jambes nues de sa dame, s'amuse à deviner les frissons qui parcourent sa peau. Si tu me veux, soumets toi lui dit-il en silence.

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MessageSujet: Re: remettre ma tête dans la gueule du serpent (blanca)   Dim 31 Jan - 19:15

† Blanca & Lloyd
i will keep quiet. you won't even know i'm here. you won't suspect a thing. you won't see me in the mirror but i crept into your heart. you can't make me disappear til i make you.


De succube implacable, à gamine apeurée. Le masque tombe pour quelques secondes. Elle se cramponne à son époux comme une acharnée. Comme si dans les secondes suivantes, il va disparaître. Elle s'ancre à lui telle une louve. Elle ne veut pas le lâcher. La valse de leurs langues se poursuit. L'air vient à lui manquer. Sa poitrine se gonfle. Elle sent son souffle qui se barre. Ça lui est égal. Elle ne peut pas couper court à cet instant. Sa pire angoisse. Son cauchemar qui prend forme en l'espace d'une seconde. Abandonner la passion pour voir la métaphore de cette séparation impensable. Elle ne veut pas y penser. Encore moins l'imaginer. Que ferait-elle sans lui ? Elle crèverait. Comme toutes ces camées qu'elle a croisé, seringues au bras. Comme tous ces hommes qui se sont pris des balles bonnes qu'à faire exploser leurs cervelles. La mort, elle l'a côtoyée bien des fois. Comme sa meilleure amie. Sa meilleure alliée. Impératrice dans les décombres de la vie. Mourir, elle s'y est souvent préparée avant sa rencontre avec Lloyd. Elle se disait qu'un jour les affaires auraient sa peau. Une balle perdue. Un coup de poignard. Elle y était préparée. C'était comme ça. Marche ou crève. Mais la mort prend une autre tournure maintenant. Elle sait que sans lui, ce serait pas quelque chose de brutal. De rapide. Ce serait qu'une saloperie d'agonie qui la ferait souffrir à chaque seconde, chaque minute. Malgré tout, cette angoisse terrible de le perdre ne l'empêche pas de se comporter en dominante. Incapable de faire le premier pas. Incapable de laisser cette carapace de feu au placard. Elle mène la danse. Elle le mène par le bout de son nez. C'est comme ça depuis le début. C'est ce qui conditionne leur couple.

Mais ce soir, les cartes se retournent. La reine tombe. Le roi brille. Très vite, elle se retrouve sur le dos. Lui au dessus à la toiser du regard comme si elle allait disparaître en grains de poussière. Elle le fixe sans réagir. La brune attend sa réponse. Maintenant. Tout de suite. L'attente devient un supplice. Et les mots qui s'extirpent de la bouche de l'homme deviennent perfidie. Elle fulmine. Elle tente de serrer les poings mais se retrouve maintenant prisonnière. Elle n'a plus rien de la féline qui mène sa danse royale. Elle ne ressemble plus qu'à une pauvre soumise. Son regard pourtant si clair regorge d'une lueur sombre et détestable. Elle pourrait presque grogner de rage. Il continue. Il malmène Blanca de ses paroles. Chaque mot est une larme qui déchire son échine. Encore plus, quand il vient mordiller la peau de son cou. Elle ne savoure même plus les frissons qui dessinent sa peau. Elle le déteste. Elle le hait à cette seconde précise. Va au diable, salopard. Qu'elle rêve de cracher à sa gueule. Quand il se relève pour la laisser orpheline sur le lit, la colère s'accentue encore. Elle ne bouge pas. Elle l'observe. Là, à moitié nue, telle une sirène échouée à la recherche d'un pauvre pêcheur. Son regard détaille la silhouette de Lloyd. Elle pourrait se lever. Se cramponner à lui. Souffler qu'elle l'aime à en crever et qu'il n'a pas droit de partir ainsi. Elle pourrait sourire et lui dire, allez viens mon amour, on oublie ça. Mais rien. Le silence est roi. Sa colère est reine.  

Il continue. Il veut entendre des choses. Des choses qu'il exige d'un ton cordial. Il la cherche. Il veut obtenir soumission. Il peut crever. La colère grimpe à une vitesse folle. En l'épousant, l'avocat savait très bien dans quoi il s'engageait. Il n'épousait pas une romantique. Encore moins une niaise qui se soumettrait sans sourciller. Il épousait une lionne. Il épousait une fille de la rue. Une fille qui avait dû grandir sans aucune aide. Sans aucun bon sentiment. Elle avait fini par détester les gens et se réfugier dans sa solitude. Elle avait décidé que personne n'aurait sa peau. Qu'elle continuerait de briller pour son caractère de feu. Pour les flammes qui se dégageaient de ses mots. Une animosité connue dans le milieu. Même ses pairs savaient à quoi s'en tenir. Au début, certains se demandaient bien comment Alfio pouvait autant miser sur elle. Ils ont très vite compris qu'elle avait tout pour faire la différence. Alors, même si ses tripes crament de sentiments pour Lloyd, elle ne craquera pas. Elle ne lui donnera pas satisfaction. « Mon charme est ma meilleure arme, hélas, chéri. »  souffle-t-elle avec audace. Son charme, c'était son gagne pain depuis bien longtemps. Personne pouvait résister à ses courbes appelant au scandal. Encore moins à son regard qui pouvait hypnotiser n'importe quoi. Certaines rougiraient de n'exister que par un physique et un caractère bien affirmé. Blanca, elle, en jubilait. « Beaucoup de tes collaborateurs seraient d'accord. J'en suis certaine. » A vrai dire, elle s'en contre fiche de l'avis de ces derniers. Elle ne tient à les mentionner que pour l'énerver lui. Que pour reprendre les cartes. Elle veut abattre les siennes pour l'abattre lui. Oh mon amour, il ne fallait pas jouer. La brune se relève avec toute la délicatesse d'une nymphe. Elle passe à ses côtés et feint presque l'ignorance. Elle s'assoit devant sa coiffeuse et passe un coup de brosse dans sa chevelure ondulée. À moitié nue, elle ne se rhabille pas pour autant. Elle dépose une goutte de parfum dont Lloyd raffole tant au creux de son cou. Puis elle se relève. La brune avance d'un pas langoureux. Son index trace des formes à peine définies dans le dos de l'avocat. Elle sourit. Elle mordille ses lèvres. Elle veut gagner. Elle doit gagner. « Pourquoi te donner ce que tu ne me donnes pas ? ». Ricanant, Blanca en devient détestable. « Depuis quand, crois-tu être en mesure de me tenir tête ? Tu savais très bien dans quoi tu t'engageais en m'épousant, mon amour. » Elle accentue volontairement les deux derniers mots d'une voix enfantine. Presque moqueuse. Rarement, elle s'est soumise face à lui. Elle a toujours trouvé une échappatoire pour ne pas le faire. Un baiser, un sourire, une parole faussement tendre, son corps. Ce soir, pour une dispute anodine, tout semble foutre le camp. Les règles imposées par leur union. Ce qu'ils forment. Ce qu'ils sont. Et surtout ce qu'il est. Elle lui fait face. Elle sourit. Elle dépose un premier baiser sur son omoplate. Puis son buste. Puis son ventre. Ses doigts font légèrement glisser la bordure de son pantalon. Elle feint de tomber à genoux devant lui. D'en bas, elle l'observe. Féline, elle se mord la lèvre en se jouant de lui. En se jouant de son plaisir. De sa peau. « As-tu envie de sentir à quel point, tu es mien ? » Demande-t-elle. Blanca remonte à hauteur de l'homme. Elle empoigne sa virilité à lui en faire mal. Elle veut le voir se crisper de douleur. « Tu sais ce qu'il te reste à faire. Dis-moi que tu ne m'abandonneras jamais. Le premier. Dis-le. » Elle lui ordonne presque sans relâcher l'étreinte contre son entre-jambe. Qu'il la déteste, qu'il la maudisse. Elle s'en fiche. La brune ne peut plus faire demi-tour. Ancrée dans cette spirale de domination. Désolée, mon amour.
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MessageSujet: Re: remettre ma tête dans la gueule du serpent (blanca)   Lun 1 Fév - 10:30

† Blanca & Lloyd
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Leur mariage. Plus qu'une véritable cérémonie, il n'avait été qu'une concrétisation d'un amour déjà maint fois assouvis dans les méandres des draps défaits. Il n'avait été que la preuve officielle et véritable d'une passion tendre comme elle l'était aux premiers instants. Ils s'étaient mariés vite. Soumis à une relation inédite, mis au fait d'une sensation qu'ils ne connaîtraient plus ailleurs, ils avaient profité de cet instant à deux. Peu de famille, peu d'amis alors, comité réduit. Cette cérémonie avait davantage été un duo de signatures entremêlées comme gage de leur amour. Comme s'ils avaient besoin d'une bague à leur doigt pour prouver leur passion... Pourtant, cet anneau qu'elle n'enlevait jamais (du moins le croyait-il, et l'espérait-il également) était comme un repoussoir pour les potentiels amants qui vrillaient leur regard lubrique sur sa gueule d'ange. Repoussoir éphémère, pas suffisant ; mais repoussoir quand même. Il se rassurait toujours à voir luire sur sa main l'éclat de son diamant, comme un gage de possession. Par cette bague, elle était à lui plus sûrement encore. Il l'avait aimé en lune de miel comme il l'aimait à chaque instant. Lorsqu'elle s'était avancée, dans sa robe blanche, jusqu'aux portes de la mairie, ses yeux avaient brillé d'un éclat semblable à celui qu'il avait encore aujourd'hui et à cet instant. Ici comme ailleurs. Ici comme partout.
Avec leur mariage, ils avaient surtout scellé un pacte qui régissait leur couple. Elle dominait, il se soumettait. Elle détenait à elle seule le pouvoir, trônait sur son piédestal en or, là où il rampait allègrement à ses pieds. Il avait la force du langage lorsqu'il siégeait au barreau, mais devant elle, devant ses accusations et ses injures, il n'était qu'un novice somme toute médiocre. Il perdait sa rhétorique, il perdait son aisance, il redevenait un enfant blessant chaque jour son innocence. Maîtresse diabolique, elle lui avait fait découvrir les portes du vice et des démons. Ouvrant la boîte de Pandore et affichant sur son visage ce sourire cruel et réjoui, elle l'avait traîné dans les ruelles les plus sombres de l'âme humaine. Et avec quelle joie, quels délices et quelle jouissance il se traînait dans ces gouffres !

Pas ce soir, toutefois. Là, face à elle, son ego proférait ses derniers soubresaut. Sa haine, sa colère, son amertume le poussaient à d'autres horizons. Il voulait, lui aussi, découvrir autre chose, différent et nouveau. Il voulait le pouvoir. En tirant hors de lui ses vieux démons, elle avait provoqué un avènement qu'elle n'imaginait même pas. Son égoïsme avait pris le pas sur son amour (non moins fort et non moins passionnel) et il voulait plus que tout au monde qu'elle se soumette à lui. Qu'elle crie, qu'elle hurle sa défaite. Qu'il jouisse d'une femme perdue comme elle avait joui de le perdre. La lutte du pouvoir s'était lentement mise en place, lutte qu'elle avait accéléré de ses œillades ravageuses et de ses courbes trop savamment montrées. Elle connaîtrait maintenant sa colère, qu'elle aiguisait à chaque parole, qu'elle enflammait par son refus. Chacune de ses phrases venait se ficher dans son cœur et atteignait sa cible : elle était bonne joueuse et bonne tireuse. Mais il n'ignorait pas ce sourire qui, peu à peu, perdait de son amusement pour revêtir le drap de la peur. La peur, oui. Il sentait en elle, comme tant de vibrations mélodieuses, qu'elle commençait à fléchir. Un peu, seulement. Suffisamment. Non.

L'odeur de son parfum commence à se répandre dans la pièce. Lloyd hume, se délecte, ne peut s'empêcher de goutter encore une fois la douce odeur de la passion, la douce odeur de sa dame, de celle qui en lui éveille tant de bestialité. Son âme se renfrogne sous le charme de ces émanations. Un frisson, puis deux. Qui se multiplient sous les caresses de Blanca. Elle laisse glisser ses doigts sur son coeur, et ses membres se raidissent. Il voudrait céder, plus que tout, l'embrasser à en perdre haleine, mordre ses seins et goûter à son paradis perdu. Ses sens s'embrasent lorsqu'elle tombe à ses genoux, il goûte à la plénitude de son proche plaisir. Pourtant, pour la première fois peut-être, la voir à genoux lui ouvre d'autres perspectives. Il la voit soumise. Cette position, maint fois exécutée, à laquelle il n'a jamais vu auparavant autre chose qu'un don de soi qu'elle maîtrisait à l'excellence, l'appelle maintenant comme une forme d'évidence. Il la regarde de haut, et il aime ça. D'un coup, il se sent viril, il se sent homme. Elle est cette femme de caractère, cette femme digne et brutale qu'il possède tout entier.
Peut-être l'a-t-elle senti. Peut-être a t-elle vu qu'en une seconde, elle risquait de perdre cette chose qu'elle avait en de nombreux mois transformé en sa chose. Peut-être a-t-elle bien compris cette flamme qu'elle a vu briller dans ses yeux lorsqu'elle est tombée à ses genoux. Peut-être a-t-elle craint pour sa position de dominante, pour cette lutte de pouvoir, peut-être pour la première fois a-t-elle vu une potentielle défaite. Et c'est en femme qu'elle réagit. En  Dame cruelle. Elle empoigne avec force le plus grand symbole de ce que serait un défaite, elle empoigne son statut d'homme par sa virilité. Il empêche avec douleur les cris de s'échapper de sa bouche à moitié close, mais il respire fort maintenant. Elle le torture savamment, et il doit l'avouer, il y prend goût. Pour autant, la douleur est telle qu'il ne peut empêcher son dos de se courber, son regard de puer la haine. Il l'écoute, mais ne l'entend pas vraiment : ses sens se brouillent à mesure qu'il craint pour ce qui fait de lui un homme. Sa réponse est prompt. « Et si, pour une fois, je retrouvais ma virilité ? » C'est avec fureur qu'il serre son poignet, qu'il la maintient et retire sa main de son entre-jambe. Il n'a plus aucune douceur ni aucune tendresse pour elle, et il la brutalise tant qu'elle l'a brutalisé. S'il a souffert, elle souffrira maintenant. Justement, il veut rétablir l'équilibre. « Depuis quand notre mariage est-il un gage de soumission consentie ? Je n'ai jamais signé un tel papier, chérie. » Il s'amuse, cette fois, de sa répartie. S'il sait bien, au fond de lui, que la raison se place du côté féminin, il argumente pour défendre son rôle. Il est bon à ça. Toujours été doué pour argumenter et convaincre. Sauf elle.

Il ne lâche pas son poignet, trop peureux qu'il est de retrouver son entre-jambe soumis à sa poigne de fer. De son autre main, il dessine à nouveau les courbes de son corps. Il s'arrête à son string,  caresse délicatement l'arrondi de ses fesses, serre, serre à en mourir, serre à s'en délecter, à jubiler. Il ne fait sûrement pas mal, son but n'est pas la douleur, son but n'est que le plaisir. Il sent les frissons qui émanent de sa peau, il sourit de ses lèvres qui se trémoussent, de ces signes apparents d'un désir qu'elle pourrait bien vouloir cacher. Vouloir, seulement. « Je sens déjà que tu es mienne avec les frissons qui parcourent ton corps et le plaisir évident que tu prends à mes caresses. » Il empoigne l’élastique dentelé qui maintient son string à ses hanches, ne lui laisse pas une chance : il l'arrache avec violence, laissant sur la belle peau diaphane de sa dame une marque rouge qui témoigne de sa puissance. Virilité masculine, machisme maint fois endormi qui se réveille lentement. « As-tu enfin compris que tu n'es qu'à moi ? A moi, à personne d'autre ? Tu sais bien que je te fais jouir mieux que quiconque, alors dis moi que tu as bien compris, et que plus jamais, oh grand jamais tu n'abuseras de ton charisme avec d'autre. » Il la saisit par le bras, passe l'autre main autour d'elle et la lève pour la jeter sur le lit. Non sans ardeur. Elle est nue, maintenant, totalement nue devant lui, ne reste sur elle qu'un soutien gorge qui  cache encore délicatement les courbes de ses seins. « Tu n'a pas idée de ce que tu vas gagner à te soumettre, mon amour. » Sans gêne, il admire ce qu'il a mis à nu. Il n'attend que son consentement pour la soumettre aux plaisirs infinis dans lesquels lui seul peu la conduire. « Et tu n'as pas non plus idée de ce que tu pourrais perdre à ne pas le faire. » Oh, menace ! Pour l'amour de ta vie, peux-tu écarter ta fierté Blanca ?

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MessageSujet: Re: remettre ma tête dans la gueule du serpent (blanca)   Mer 3 Fév - 15:47

† Blanca & Lloyd
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Peu farouche. Taquine au possible. Elle attise. Le feu chez lui. Pour faire ressortir, le pire. Elle veut le voir souffrir. Elle veut l'amener dans les dédales de l'enfer. Pour avoir osé agir ainsi. Pour avoir craché des mots perfides pour la soumettre. Telle une chienne avec sa laisse dorée. Jamais. Jamais la brune n'a accepté de mettre ses travers de côté. De devenir docile et obéissante. Fille de la rue. Errante dans l'âme. Elle n'a pas eu le choix. Du sang sur les mains pour survivre. Les coups de feu. Les insultes. Les ricanements au dessus des cadavres sans vie. A dix-sept ans à peine, elle est entrée dans la vie des grands, oubliant toute innocence au passage. Elle se revoit marcher sur le fil du bien ou du mal. Telle une funambule voulant charmer son public. Elle se revoit appuyer sur la détente – rien que pour voir ce que ça faisait. Une surdose d'adrénaline se faufilant dans ses veines tremblantes. Dans son monde, y avait peu de place pour la soumission. Refusant de devenir une fantôme animé par le désarroi comme son idiote de mère. Visage d'ange devenant succube. Le rêve d'un tas d'hommes. La retrouver dans des draps froids pour les faire s'animer d'un feu ardent. La toucher et la faire leur pour quelques minutes. Elle a très vite compris ça. Alors, Blanca a fini par s'animer de cette lueur de passion. De séduction. Lèvres rougies et pincées. Cuisses dénudées dans des robes affriolantes. Jamais soumise. Toujours dominatrice. Même avec ses amants les plus violents. Même quand sa peau se voyait parfois marquée de traces significatives.

Ce soir, le tableau est le même. Les coups de pinceau ont dépeint la même réalité. Elle face à lui. Lui cherchant à s'en sortir. À regagner sa virilité. À mettre à genou son épouse. Elle, fougueuse. Colérique de ce revirement de situation. Charmeuse au possible. Tentatrice sans aucun remord. Sa main posée sur la virilité de Lloyd. Elle serre. Elle serre à chaque fois plus fort. Pour lui faire mal. Pour déceler les traits qui se crispent sur son visage. Il a mal. Il cherche à faire bonne figure. La pièce devient témoin silencieuse de ce qui se joue. Un face à face bien entamé à présent. Lui, contre, elle. La brebis face au loup. Tête à tête enflammé qui ne semble pas vouloir prendre fin. Elle est sûre de son coup. Sûre de pouvoir l'appâter. Sûre de gagner encore. Sa confiance devient de l'insolence. Ses lèvres se pincent. Elle veut attiser. À chaque fois plus. Soumettre le corps tout entier de son mari au feu incendiaire. Mais non. Retournement de situation. Trop vite. Trop fort. Ça en devient fatal. Le type attrape avec férocité le poignet si fin de Blanca. Il maintient l'appui et elle ressent une sorte de brûlure indescriptible. Ça devient douloureux. Ça l'empêche pas de le confronter du regard. Pas question de baisser les yeux. Pas question de lui dire, oh mon amour, non, pas comme ça, plus doucement, plus tendrement. Il continue de causer. Des paroles qui rendent folle de rage la brune. Le sentiment qui se crée en elle est ambivalent. Soumis à la débâcle des paroles de l'avocat. Soumise aux à ces caresses qui effleurent la courbe de ses fesses. Qui frôle sa peau comme la plus belle mélodie au monde. Elle rêve de sceller ses paupières. De soupirer. De mettre fin à ce mélodrame entamé. Elle veut qu'il lui fasse l'amour. Retrouver sa peau contre la sienne. Crier qu'elle le désire comme jamais. Mais rien. Elle le laisse faire. Elle le laisse tirer sur l'élastique de son sous-vêtement. Faible amas de dentelle qui se retrouve avec hargne – au sol. Elle sursaute presque. Pas déçue de ce retournement de situation dans le fond. Voir son époux se comporter comme un fou de désir la comble. Mais ça l'empêche pas de le détester. De le maudire. De vouloir lui faire payer cette incartade.

Il parle. Il parle à mesure qu'elle veut le faire taire. Qu'il arrête. Qu'il se taise. Qu'il cesse cette valse des mots. C'est lassant. C'est énervant. Les mots s'apparentent à un poison qui court sur la peau de Blanca. Ça brûle. C'est toxique. Il l'est aussi. Il ne se stoppe pas pour autant. Amouraché de sa belle. Dingue d'elle. Complètement fou de son corps. De sa personnalité, au fond. Il l'empoigne à nouveau pour la balancer sur le lit. Le corps de la poupée valse. Telle un morceau de chiffon qu'on froisse ; qu'on tord. Là, étendue, à moitié nue. Colère. Haine viscérale. Sa cage thoracique se soulève dans une rythmique rarement atteinte. Il parle à nouveau. Elle veut le faire taire. Elle pourrait mordre sa lèvre au sang. Mordre sa peau pour y laisser des marques. A vie.  Quand il ose venir la menacer, la coupe est pleine. Elle se met à sourire. Sourire d'une lueur qu'il ne connait pas. Cette même lueur qui anime ses prunelles opalines avant d'appuyer sur la détente. La même lueur à regarder ces pauvres âmes se faire charcuter pour un organe et quelques billets. La soif du sang. La lueur de la haine. Encore allongée. Encore nue. Encore soumise. Elle lâche un soupire. Garde le silence comme une lente agonie. Puis son pied vient frôler les draps. Blanca se redresse à peine, prenant appui sur ses coudes. « Et toi, as-tu une idée de ce que tu pourrais perdre en agissant ainsi ? » demande-t-elle. Retrouver un peu de soi. Retrouver un peu de dignité. Elle le regarde sérieusement. Bien sûr qu'il sait. Comme elle sait que sans lui, tout son paysage serait morne et triste. Que son cœur crierait à l'abandon. À la folie de la perte. Que sans ses yeux, sans ses gestes, sans sa voix, Blanca se retrouverait orpheline. Orpheline d'un amour que pas un mot ne saurait décrire avec exactitude.  « As-tu une idée de combien d'hommes voudraient pouvoir faire ça ? » Elle appuie ses paroles d'une caresse furtive sur sa bouche. Ses lèvres s'entrouvrent. Le bout de sa langue fait son apparition. Ses prunelles restent ancrées vers lui. La féline veut briller. La féline veut rayonner. Maintenant. Plus rien ne compte. Elle continue de le fixer. Elle continue de chercher une réponse dans le regard avide de l'avocat. « Et ça ? »  Ses mains descendent contre son soutient-gorge. Elle le descend assez pour libérer un de ses seins. Elle en taquine la pointe en se mordant la lèvre. La sensualité atteint son apogée. Ode à la débauche. Ode à la passion. Elle veut attiser la colère à nouveau. Comme si le calme ne peut pas exister entre eux. Comme si la douceur n'est pas de mise. « Puis ça ? » Ses phalanges s'engouffrent entre ses cuisses. Comme sur un piano, elles pianotent contre sa chaire. Contre ce mont qu'il doit rêver de caresser. Elle sourit. « A ta place, bien sûr. » Coup fatal. À nouveau. Le rendre jaloux. Fou de jalousie même. Le faire s'imaginer la scène. D'autres hommes caressant le corps de sa moitié. De celle qui lui appartient corps et âme. Doux supplice.

Le silence redevient roi. Quelques secondes de répit. La volcanique ne bouge pas. Impératrice dans des draps de soie. Un corps plein de volupté et de charme. Elle le regarde. Elle se dit que tout ça a trop duré. Que son corps réclame le sien. Que son intimité ne rêve que d'être prise au piège par sa virilité. Qu'elle veut le voir s'énerver. Le voir la prendre comme jamais il aurait imaginé le faire. Peau contre peau. Lèvres contre lèvres. Des souffles inexistants. Un rythme impétueux. Elle ne peut plus. Attendre. Faire semblant. Elle ne peut plus résister. « Lloyd... » Souffle la brune dans un voix rauque. Cassée par l'envie. Cassée par cette sécheresse qui en devient douloureuse. « Je t'appartiens. » concède-t-elle avec difficultés. Elle regrette déjà. Ses paroles. Sa soumission. De le faire gagner. De le voir triompher. Mais elle sait très bien que dans quelques minutes, il payera son insolence. Il payera son revers de virilité. Il payera et s'en souviendra. « Ma bouche, mes seins, mes cuisses, mes fesses, absolument tout mon corps est tient. » La voix de Blanca n'a jamais été aussi sensuelle qu'à présent. « Alors maintenant, viens. Viens me prendre. Fais moi vibrer. Fais moi sentir à quel point tu as envie de moi. » Requête sur un plateau doré. Requête qui ressemble à une capitulation. Sa respiration est encore saccadée. Elle se déteste. D'avoir offert à son époux ce qu'il attendait. D'avoir osé se soumettre. De n'être plus la reine. Aux dépends de la victoire du roi. « Et si tu ne te dépêches pas, mes doigts commenceront le travail. » Dernière marque d'insolence quand elle commence à se caresser devant lui. Sans gêne. Sans retenue. Scandaleuse qu'elle est. Affriolante et agaçante. Tu me veux mon amour ? Viens le prouver.
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MessageSujet: Re: remettre ma tête dans la gueule du serpent (blanca)   Mer 3 Fév - 18:10

† Blanca & Lloyd
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Victoire. Ce nom sonne amer dans sa tête. Il n'ose pas même le prononcer.  Victoire. Lloyd ne comprend pas, ne conçoit pas. Quelque chose lui échappe, et il met du temps à goûter son extase. Il se sentait défaillir, pourtant, lorsque son sein s'était échappé de sa prison doré, lorsqu'elle avait touché sa montagne de merveilles, lorsqu'elle avait attisé son désir. Tout, en lui, criait la défaite. Il se sentait tressaillir, défaillir, il aurait donné son âme pour la pénétrer, exploser en elle toute la violence non contenue qu'il aurait trouvé en l'échec. En lui offrant la victoire, elle l'apaise. C'est finalement une fin brusque et dérangeante. Il s'attendait à des cris, des hurlements, des déchaînements de passion. Elle lui en offrit, certes, et la joute fut belle. La victoire, elle, fut simple. Lloyd la regarde, il la voit se jouer de lui, il se surprend à découvrir en elle une expression qu'il ne lui connaissait pas. Ce sourire ne l'effraie pas, il le déconcerte. Un sourire du diable, un sourire de l'enfer, les sourires que lui servent les monstres mafieux qu'il doit sortir de prison. En elle, il reconnait le mal qui gouverne sa vie sans qu'il n'y participe vraiment. Lloyd est de ces albatros qui ne savent plus voler.
Blanca semble avoir trouvé, en ce silence qu'elle instaure, un semblant de calme et de repos. Il la voit s'apaiser, son visage se décontracter. Comme si quelque chose l'avait quitté, brusquement, comme si d'un geste il avait calmé ce feu tourbillonnant qu'elle attise ardemment. C'est la première fois. La première fois qu'elle murmure son nom de ce souffle rauque qu'est celui de la défaite. La première fois qu'elle implore, qu'elle se soumet, qu'elle lui donne ce qu'il demande. La première fois. Et il sent dans son intonation, il sent sur son visage, il ressent tous les efforts qu'un tel acte lui coûte. Nulle pitié ne traverse pourtant son regard. Lloyd la dévisage et écoute en silence, retenant son souffle pour ne pas troubler cet instant qu'il goûte avec indifférence. La victoire lui semble fade. Il pensait exploser de bonheur, goûter à la véritable jouissance, retrouver sa virilité et ce qui faisait de lui un homme. Il constate maintenant que les fantasmes dépassent de loin la fiction qu'il s'était imaginé. Elle est une dominante, et il lui est soumis. Voilà la réalité de leur union, et voilà ce qui fait d'eux une perfection.

En un pas, il est à elle. Il enserre sa main, l'empêche ainsi de s'offrir une délectation qui viendra plus tard, de ses mains à lui. A quelques centimètres de sa bouche, Lloyd goûte à l'odeur de son parfum, s'enivre de la tenir contre lui, se délecte de la chaleur de sa peau. Un tel amour, définitivement, ne se pouvait décrire. « A jamais. » susurre-t-il. Son ton n'est ni fier, ni amer.  Victoire douce, victoire tranquille, il n'étale aucune assurance surfaite et garde en lui cet ego boursouflé. Mieux, même, puisqu'il lui offre enfin la réponse qu'elle attendait tant, cette réponse qu'elle connaissait pertinemment, mais qu'elle exigeait d'entendre de sa bouche. Je ne t'abandonnerais pas, mon amour. Il plonge dans ses yeux, y puise une égalité qu'ils n'avaient jamais instauré autrefois dans leur union. Ils sont ensemble sur leur piédestal. Ensemble et uni contre le reste du monde.  

Il se saisit de sa bouche. Il la dévore. La passion trop longuement retenue explose enfin, à l'instar du bonheur d'être à elle. Femme incroyable, femme superbe, il l'embrasse avec cette passion dévorante qui, toujours, caractérisera leur union.  Leurs langues se croisent, se mêlent, s'ignorent et se serrent. Elles jouent la valse endiablée du Désir. Ses mains d'homme caressent son corps de femme, ses cheveux délicatement ondulés, son visage à la pâleur divine. Il s'enivre de son contact, se grise de son plaisir, s'use à la toucher. Il ne la touche pas, non, il la découvre, le redécouvre, la serre fort, trop fort, et l'embrasse tout aussi fort. Tout en lui n'est plus qu'excès, voilà bien longtemps que la retenue a quitté leur duo. Ses doigts descendent le long de ce paysage fabuleux, se glissent, fouillent à la recherche de trésor, et il sent qu'il en approche à mesure qu'elle tressaille. Il trouve son plaisir dans le sien comme son ardeur dans la sienne. Tout en lui n'est que pâle copie d'elle. Il l'embrasse encore, plus tendrement cette fois, et toujours ses doigts se jouent d'elle, la dominent, la tourmentent délicieusement. Doux. Trop doux. Assez doux pour que son ego se réveille. Brutalement, alors qu'il lâche ses lèvres et qu'il plonge son regard dans le sien, il se rappelle. Victoire. C'est un homme désormais, un dominant et un gagnant. Saoul de fierté, il se saisit de sa dame, la renverse, et sans plus de cérémonie, assoit sa domination. Dans ce royaume des délices, il est le maître. Il la caresse de ses mains, vogue sur elle de ses hanches. S'il l'aime, il le lui montre assez pour insuffler en eux une passion déferlante, envahissante. Dans cette chaleur qui monte à sa tête, dans cet ego qui se rappelle à son être, il l'aime plus qu'il ne l'a jamais aimé. Il voudrait hurler, crier, à quel point il est à elle, à quel point son plaisir dicte le sien, à quel point elle reste un fantasme inégalé. Il ne dit rien, pourtant, lui montre par l'acte d'aimer ce qu'est le véritable amour. Il est brutal, il est rapide, il sait qu'elle aime ça. Il apaise son orgasme douloureux par les tendres caresses de ses mains. Son souffle se raréfie, et le plaisir trouve sa place, niché au creux de ses reins.

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MessageSujet: Re: remettre ma tête dans la gueule du serpent (blanca)   Mer 3 Fév - 19:20

† Blanca & Lloyd
i will keep quiet. you won't even know i'm here. you won't suspect a thing. you won't see me in the mirror but i crept into your heart. you can't make me disappear til i make you.


Une seconde. Une seconde pour tout changer. Des paroles qui glissent hors de la bouche de Blanca. Capitulation déguisée. Capitulation pour obtenir ce qu'elle veut. Lui. Fausse soumise au cœur lourd ce soir. Ce manège a assez duré. Elle ne veut plus l'affronter. Plus maintenant du moins. Elle veut sa peau autant qu'elle désire son corps. Elle appelle sa bouche autant que son cœur le supplie de rester. Elle exige. Elle attend. Une attente qui ressemble à un supplice. Comme si sa peau tiraille de le voir loin d'elle. Comme si son regard ne suffit plus à régner. Blanca le regarde. Prête à en découdre. Prête à utiliser ses propres phalanges comme gage de plaisir. Elle voudrait remonter le temps pourtant. Effacer cette dispute. Effacer les doutes de son époux. Effacer ce revers de virilité. Lui démontrer à sa manière qu'elle est sienne. Qu'elle lui appartient. Qu'aucun homme sur terre ne pourra la combler comme lui. Ne pourra lui apporter cet amour aussi fort que destructeur. Aussi brutal que tendre. Aussi énigmatique que malsain. Sa fierté a fini par céder. Un peu. Juste un peu. Juste assez pour lui montrer encore une fois que son mariage l'emmène dans des dédales insoupçonnés. Elle est effrayée la poupée. Effrayée de voir ce qu'il fait d'elle. Effrayée de voir à quel point la peur de le perdre peut venir la faire déroger à ses règles. Effrayée de voir que sans lui, elle pourrait crever dans le premier caniveau venu.

Et ce qu'elle attend – arrive. Il s'approche. Il se suspend au dessus de sa fine silhouette. Leurs regards se captent. Leurs souffles dansent – animés par une envie indécente. Elle reste silencieuse. Elle ne se fait pas insolente. Ni amère. Elle observe les traits de son époux et se dit qu'il est merveilleux. Merveilleux de son caractère. Merveilleux de ses sourires. Merveilleux de ses maux cachés. Merveilleux en l'aimant comme la plus précieuse des femmes. Ce qu'il murmure suffit à la rassurer. Envolées les angoisses du moment. Envolée la peur qui a martelé son cœur durant ces longues et interminables minutes. Elle esquisse un léger sourire. Il n'a plus rien de lubrique ou de sadique. C'est presque comme le sourire d'une gamine. Puis finalement, leurs lèvres se scellent. Un baiser fort. Fougueux. Un baiser qui ressemble trait pour trait à leur amour. Elle accroche la chevelure de l'avocat de ses phalanges. Elle tire légèrement dessus. Leurs langues ne se quittent pas. Elle manque d'air. Elle suffoque presque. Mais c'est la torture la plus agréable au monde. Elle sent sa poitrine se gonfler. Sa peau frissonner à mesure que son époux l'effleure du bout des doigts. Il la fait sienne d'un touché. Elle descend ses doigts le long de son dos. Ses ongles viennent marquer l'échine masculine par moment. Sa chute de rein se cambre quand il prend possession de ses chaires. Elle lâche un soupire. Grogne contre sa bouche. Rêve que ce moment ne cesse pas. Jamais. Elle veut le garder pour l'éternité à ses côtés. Leurs lèvres se séparent pour mieux se retrouver. Dans un élan de tendresse à présent. C'est presque une caresse de coton qui s'empare de leurs bouches. C'est comme un voile de soie qui vient crier victoire. Le seul qui le fait – c'est lui. Quand il renverse le corps de sa femme. Quand les gestes deviennent plus forts. Plus brutaux. Quand Lloyd n'hésite plus à se montrer viril et fort. Le corps de Blanca tremble. Valse entre les mouvements assurés de l'avocat. Elle lâche des soupires. Elle murmure son prénom. Elle s'empare du visage de l'homme. Sa bouche claque la sienne. Sa langue se faufile comme une vipère prête à mordre. Elle ondule son bassin pour le faire fondre. Pour le rendre fou. D'un geste, elle se retrouve à califourchon sur lui. Les mains posées sur son torse.

Durant quelques secondes, elle ferme les yeux. En les rouvrant, elle semble inoffensive. Ce n'est plus une bête assoiffée de passion. De brutalité. Ce n'est plus une garce manipulatrice qui souhaite arriver à ses fins. C'est seulement une épouse. Une femme amoureuse. Son index effleure le visage de son mari. Puis la réalité revient frapper à la porter. Elle enchaîne les mouvements de son bassin. Tantôt rapides et brusques. Tantôt saccadés et langoureux. Elle veut qu'il se crispe. Qu'il soupire. Qu'il se dise qu'elle est magnifique. Là, telle une déesse à disposer de son corps tout entier. Elle devient furie de désir. Furie de lui. Elle se déhanche avec force. Sent le plaisir monter à une allure démesurée. Elle a le souffle coupé. Le cœur en vrac de tant de force. Les lèvres asséchées par l'absence des siennes. Alors qu'elle donne les coups finaux. Elle attrape ses mains pour les caler le long de sa chute de reins. Puis sa bouche rattrape la sienne. Elle malmène ses lèvres comme il a malmené son ego durant quelques minutes. Des minutes qui parurent une éternité. Ne me tortures plus mon amour. Qu'elle voudrait lui dire. Tous les deux sentent leurs corps se crisper. Ça crame de partout. Elle brûle de désir comme elle brûle de plaisir. Sa peau frissonne. Elle crépite de toute part. Elle voit le regard de son mari et ça suffit à la faire partir dans d'autres cieux. Essoufflée. Amoureuse. Comblée. Satisfaite. Éprouvée. Elle retombe contre le corps de l'avocat. Leurs souffles restent saccadés. La respiration de Blanca est irrégulière. Elle le regarde d'un air tendre. D'un air pourtant énigmatique. D'un air capable d'hypnotiser n'importe qui. « Tu vois, quand tu veux. » Souffle-t-elle taquine, comme souvent. Elle lâche un léger rire. Un rire cristallin. Un rire enfantin. Elle est belle quand elle rit la poupée. Elle est belle quand l'innocence s'empare de ses traits pour un court instant. Blanca caresse sa joue puis vient déposer un baiser chaste sur sa bouche. Chaste après la pente sinueuse dévalée quelques secondes avant. Pente de plaisir. Pente de désir. Pente de domination. Comme toujours. « A jamais. » Dernière concession qu'elle souffle sans le regarder. Sans le rendre victorieux jusqu'au bout. Sa tête se blottie dans le cou de son époux. Elle tire légèrement les draps. Restant nue contre lui, sa chevelure effleure la peau de son torse. Elle ferme les yeux. Elle s'abreuve de son odeur. Elle s'abreuve de lui. Camée de son mari. Camée de tout chez lui. Oh toi, mon plus bel amour, sais-tu que je suis tienne. Que je suis soumise à ton amour. Maintenant. Toujours. Oh toi, mon plus bel amour, que ton cœur soit mien pour l'éternité. Refrain qu'elle pourrait murmurer comme un chant mélodieux. Mais rien. Le silence. Parce que c'est plus simple.
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MessageSujet: Re: remettre ma tête dans la gueule du serpent (blanca)   Mer 3 Fév - 23:32

† Blanca & Lloyd
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(c'est tout petit, juste un petit quelque chose pour finir ce premier rp darling koeur)

Tout n'est qu'évidence. Blanca en est une, comme le sexe qui les unie. Rien de sale, rien de glauque, seulement l'union de deux corps faits l'un pour l'autre. Il y a quelque chose de profondément naturel, de beau et de sauvage, de doux et de bestial. Une parfaite alliance des contraires, une osmose particulière. Ils respirent à l'unisson, se déhanchent à l'unisson, se caressent à l'unisson. Ils ne sont qu'un. Leurs doigts se frôlent, leur main se mêlent, leurs yeux se croisent, leur corps s'emmêle et leur esprit s'illumine. Ils s'embrasent, et c'est une véritable plénitude qui attend les amants. L'un comme l'autre goûte aux joies de la victoire. Victoire charnelle, victoire physique, qui suit une dispute fusionnelle. Il veut l'enlacer, l'embrasser, la lacérer. Il ne veut rien, mais avec elle, il a besoin de tout. C'est au delà du compréhensible. Parfois, Lloyd se dit qu'il est un fanatique. Religieux au service de sa belle divinité, il lui voue un culte difficilement compréhensible. Il se sent Élu de la déesse, et avec elle, touche à une infinité de paradis. Sa place sur terre est toute acquise, et elle est auprès d'elle. Désormais, il n'envisage plus rien d'autre. Tout n'est qu'évidence.

Douce joueuse. Cruelle joueuse. Blanca n'en finit pas. Toujours, ses lèvres s'entrouvrent pour une douce et belle litanie de provocations. La colère a cédé la place à l'amour pur, et en lui ne brûle plus la passionnelle colère qui titillait son cœur peu de temps avant. Apaisé, rasséréné, délicatement nourri des délices de sa belle, il ne peut s'empêcher de sourire. A tâtons, il cherche la main de sa belle, y glisse la sienne, entremêle ses doigts aux siens. La domination est un vice qui lui sied bien au teint. C'est ainsi qu'il l'aime, en sa plus parfaite plénitude. Lorsqu'elle rouvre la bouche, Blanca ne joue plus. C'est une effusion d'amour, un débordement d'émotions, une promesse lancée au vent qui se perd dans la brume mais ne disparaît jamais. Elle est à lui, et chaque jour, elle continue à lui prouver. Il ne répond pas, mais serre ses doigts fins entre les siens. Ils ne sont plus deux, désormais. Ils ne sont qu'un, nu, offert au culte de l'amour.

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